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Providing Content in Canada's Official Languages

Please note that the Official Languages Act requires that government publications be available in both official languages.

In order to meet some of the requirements under this Act, the Commission's transcripts will therefore be bilingual as to their covers, the listing of CRTC members and staff attending the hearings, and the table of contents.

However, the aforementioned publication is the recorded verbatim transcript and, as such, is transcribed in either of the official languages, depending on the language spoken by the participant at the hearing.

 

 

 

 

 

 

 

TRANSCRIPT OF PROCEEDINGS BEFORE

      THE CANADIAN RADIO‑TELEVISION AND

TELECOMMUNICATIONS COMMISSION

 

 

 

 

TRANSCRIPTION DES AUDIENCES AVANT

  CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION

   ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES

 

 

 

 

 

 

SUBJECT:

 

 

 

VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /

PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HELD AT:             TENUE À:

 

Convention Centre                 Centre des congrès de Québec

1000 René-Levesque Blvd. East                 1000, boul. René-Levesque est

Quebec, Quebec                 Québec (Québec)

 

March 20, 2006          Le 20 mars 2006


 

 

 

 

Transcripts

 

In order to meet the requirements of the Official Languages

Act, transcripts of proceedings before the Commission will be

bilingual as to their covers, the listing of the CRTC members

and staff attending the public hearings, and the Table of

Contents.

 

However, the aforementioned publication is the recorded

verbatim transcript and, as such, is taped and transcribed in

either of the official languages, depending on the language

spoken by the participant at the public hearing.

 

 

 

 

Transcription

 

Afin de rencontrer les exigences de la Loi sur les langues

officielles, les procès‑verbaux pour le Conseil seront

bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des

membres et du personnel du CRTC participant à l'audience

publique ainsi que la table des matières.

 

Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu

textuel des délibérations et, en tant que tel, est enregistrée

et transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues

officielles, compte tenu de la langue utilisée par le

participant à l'audience publique.


Canadian Radio‑television and

Telecommunications Commission

 

  Conseil de la radiodiffusion et des

télécommunications canadiennes

 

 

 

 

Transcript / Transcription

 

 

 

 

        

  VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /

PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION

        

 

 

 

 

 

BEFORE / DEVANT:

 

Charles Dalfen          Chairperson / Président

Michael Arpin          Commissioner / Conseiller

Richard French          Commissioner / Conseiller

Andrée Noël          Commissioner / Conseillère

Joan Pennefather          Commissioner / Conseillère

 

 

 

ALSO PRESENT / AUSSI PRÉSENTS:

 

Chantal Boulet     Secretary / Secrétaire

Valérie Lagacé          Legal Counsel /

Conseillère juridique

Robert Ramsay          Hearing Manager /

Gérant de l'audience

 

 

 

HELD AT:          TENUE À:

 

Convention Centre            Centre des congrès de Québec

1000 René-Levesque Blvd East            1000, boul. René-Levesque est

Quebec, Quebec            Québec (Québec)

 

March 20, 2006          Le 20 mars 2006

 


TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS

 

 

   PAGE / PARA

 

PHASE I

 

 

PRÉSENTATION PAR / PRÉSENTATION BY:

 

591991 B.C. Ltd. (Corus) 8 /   38

 

3924301 Canada inc. (Communications Lévis 2001) 89 /  521

 

9147-2605 Québec inc. (Jean-Pierre Coallier)    190 / 1174

 

Standard Radio Inc. 254 / 1524

 

Yves Sauvé (SDEC) 292 / 1710

 

 

 


   Québec (Québec)

‑‑‑ L'audience débute Lundi, le 20 mars 2006 à 0920 /

    Upon resuming on Monday, March 20, 2006, at 0920

LISTNUM 1 \l 11     LE PRÉSIDENT :  À l'ordre, s'il vous plaît.  Order, please.

LISTNUM 1 \l 12     Good morning everyone.  Bonjour tout le monde et bienvenue à cette audience publique.

LISTNUM 1 \l 13     Mon nom est Charles Dalfen, président du CRTC.  Je présiderai cette audience en compagnie de mes collègues.  Michel Arpin, vice‑président de la Radiodiffusion à ma gauche; monsieur Richard French, vice‑président des Télécommunications à ma droite; à sa droite, Andrée Noël, conseillère régionale du Québec et à la gauche de monsieur Arpin, Joan Pennefather, conseillère nationale.

LISTNUM 1 \l 14     L'équipe du Conseil qui nous assiste se compose notamment de Robert Ramsay, gérant de l'audience et directeur principal, Analyse et Politique en matière de radio; Bernard Montigny, avocat général, radiodiffusion, Valérie Lagacé, conseillère juridique ainsi que Chantal Boulet, secrétaire de l'audience auprès de qui vous pouvez vous renseigner sur toute question relative au déroulement de l'audience.


LISTNUM 1 \l 15     Nous examinerons au cours de cette audience dix demandes radiophoniques pour le marché du Québec, incluant la demande de renouvellement de la licence de CKNU Donnacona.

LISTNUM 1 \l 16     Nous examinerons, ensuite, la demande de renouvellement de licence de la station CJMS Saint‑Constant puis celle de la station CKOD‑FM, Salaberry‑ de‑Valleyfield.

LISTNUM 1 \l 17     Nous étudierons les demandes en vue d'exploiter une station radiophonique dans le marché du Québec ainsi que la demande de renouvellement de la licence du CKNU‑FM dans l'ordre des articles 1 à 6, 8 à 10 et 45 présentés dans l'Avis d'audience publique de radiodiffusion CRTC‑2006‑2.

LISTNUM 1 \l 18     Certaines de ces demandes sont concurrentielles sur le plan technique car elles sollicitent les mêmes fréquences dans ce marché.  Le Comité d'audition examinera les propositions à la lumière des objectifs culturels, économiques et sociaux définis dans la Loi sur la radiodiffusion et de la réglementation qui en découle.


LISTNUM 1 \l 19     Le Comité d'audition se basera sur plusieurs critères dont l'état de la concurrence et la diversité des voies éditoriales dans le marché ainsi que la qualité des demandes.  Il examinera également la capacité du marché à soutenir de nouvelles stations de radio ainsi que les initiatives proposées par le Développement des talents canadiens.

LISTNUM 1 \l 110     Nous étudierons, ensuite, la demande de renouvellement de la licence de CJMS Saint‑Constant.  Le comité d'audition discutera avec la titulaire de la question, à savoir s'il y a eu manquement au règlement de 1986 sur la radio et à ses conditions de licence.

LISTNUM 1 \l 111     Le Comité d'audition examinera, ensuite, la demande de renouvellement de la licence de CKOD‑FM Salaberry‑de‑Valleyfield.

LISTNUM 1 \l 112     Dans la décision renouvelant la licence de CKOD‑FM le 10 février 2005, le Conseil constatait la non‑conformité de la titulaire Radio Express Inc. relative à sa soumission des rapports annuels et des rubans témoins ainsi qu'au versement de contribution au Développement des talents canadiens.  De fait, une ordonnance exécuteur relatif à la soumission de la première avait alors été émise.

LISTNUM 1 \l 113     Dans le cadre de la présente audience, le Comité d'audition déterminera s'il y a eu de nouveaux manquements par la titulaire à l'égard de ses obligations relatives à la soumission du rapport annuel, de rubans témoins à la diffusion de musique vocale langue française et au versement des contributions au Développement des talents canadiens.


LISTNUM 1 \l 114     De plus, la titulaire n'a pas démontré qu'elle a rencontré son engagement relatif aux avantages tangibles qu'elle avait proposés lors du changement du contrôle de son entreprise en septembre 1999.

LISTNUM 1 \l 115     Le Comité d'audition entend discuter avec la Requérante les mesures correctives appropriées.

LISTNUM 1 \l 116     J'invite maintenant la Secrétaire, Chantal Boulet à vous expliquer la procédure que nous suivrons.  Madame Boulet.

LISTNUM 1 \l 117     LA SECRÉTAIRE :  Merci, monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 118     Avant de débuter, j'aimerais souligner quelques points d'ordre pratique qui contribueront au bon déroulement de cette audience publique.

LISTNUM 1 \l 119     Tout d'abord, lorsque vous êtes dans la salle d'audience, je vous demanderais d'éteindre vos téléphones cellulaires et télé‑avertisseurs ou de les mettre en mode vibreur car ils risquent d'importuner les participants et les membres du Conseil.


LISTNUM 1 \l 120     Je vous demande également d'éteindre vos Black Berries et tout autre appareil de messagerie électronique car ils causent de l'interférence aux systèmes de communications utilisés notamment par les traducteurs.  Nous comptons sur votre collaboration à cet égard durant toute l'audience.

LISTNUM 1 \l 121     Nous prévoyons siéger de 9 h 30 à 18 h 00 à chaque jour.  Nous nous arrêterons pendant une heure pour le lunch et nous ferons une pause de 15 minutes au milieu de l'avant‑midi et une autre au milieu de l'après‑midi.  Nous vous préviendrons si un changement à l'horaire survient.

LISTNUM 1 \l 122     Pendant toute la durée de l'audience vous pourrez consulter les dossiers des demandes à la salle d'examen située à la pièce 304.A qui est en face de la salle d'audience.

LISTNUM 1 \l 123     Tel qu'indiqué dans l'Ordre du jour, le numéro de téléphone de la salle d'audience est le 418‑649‑5215.

LISTNUM 1 \l 124     Une transcription des comparutions quotidiennes sera affichée sur le site internet du Conseil peu après la fin de l'audience.  Les personnes qui désirent acheter des transcriptions peuvent s'adresser au sténographe qui se trouve à la table en face de moi ou directement auprès de la compagnie Mediacopie.

LISTNUM 1 \l 125     Nous procéderons maintenant à l'audition des articles 1 à 10 inscrits à l'Ordre du jour.  Ces demandes sont compétitives et seront entendues de la manière suivante.


LISTNUM 1 \l 126     Tout d'abord, nous entendrons chaque requérante tour à tour, comme le précise l'Ordre du jour, et chaque requérante disposera de 20 minutes pour faire sa présentation.  Les questions des membres du Conseil suivront chaque présentation.

LISTNUM 1 \l 127     Au cours de la deuxième phase, les requérantes pourront choisir de comparaître à nouveau dans le même ordre pour présenter leur intervention relative aux demandes concurrentes.  Elles disposeront de dix minutes pour le faire et le Conseil pourra les interroger ensuite.

LISTNUM 1 \l 128     In Phase 3, other parties will appear in the order set out in the agenda to present their appearing intervention and ten minutes will be allowed for each presentation.  Any questions from the Commission, again questions may follow from the Commission.

LISTNUM 1 \l 129     Phase 4 provides an opportunity for each applicant to reply to all the interventions submitted on their application.  Applicants appear in reverse order.  Ten minutes are allowed for this reply and again, questions may follow.


LISTNUM 1 \l 130     Maintenant, monsieur le président, j'aimerais indiquer aux fins du dossier que la Requérante Radio CHNC Limitée a déposé des commentaires supplémentaires concernant sa demande et que la Requérante, Communications Médialex Inc. a déposé la traduction de son mémoire complémentaire.

LISTNUM 1 \l 131     Ces documents ont été ajoutés au dossier des demandes et peuvent être consultés à la salle d'examen.

LISTNUM 1 \l 132     De plus, l'intervenante Cogeco Diffusion Inc. a déposé... a demandé à déposer un ajout à ses commentaires suite aux corrections techniques qu'aurait faites la Requérante 591991 BC Limited au soutien de sa demande concernant la station CFEL Montmagny.

LISTNUM 1 \l 133     Ces commentaires supplémentaires seront ajoutés à l'intervention de Cogeco et la Requérante traitera de ses commentaires lors de sa présentation.

LISTNUM 1 \l 134     Monsieur le président, nous entendrons maintenant la première demande qui est la demande de 591991 BC Limited, une filiale de Corus Entertainment Inc. en vue d'obtenir une licence visant l'exploitation d'une entreprise de programmation de radio FM commerciale spécialisée de langue française à Québec.


LISTNUM 1 \l 135     La nouvelle station sera exploitée à la fréquence 92,5 mégahertz, canal 223C1 avec une puissance apparente rayonnée moyenne de 3 400 watts, puissance apparente rayonnée maximale de 10 000 watts, hauteur de l'antenne : 373,4 mètres.

LISTNUM 1 \l 136     Monsieur Pierre Arcand comparaît pour la Requérante et il nous présentera ses collègues, après quoi vous aurez 20 minutes pour votre présentation.

LISTNUM 1 \l 137     Monsieur Arcand.

PRÉSENTATION / PRESENTATION

LISTNUM 1 \l 138     M. ARCAND :  Merci beaucoup.

LISTNUM 1 \l 139     Monsieur le président, messieurs les vice‑présidents, mesdames les conseillères, membres du personnel du Conseil, mon nom est Pierre Arcand, président de Corus Québec.

LISTNUM 1 \l 140     Je suis accompagné aujourd'hui, à ma gauche, de Johanne Lebeuf, vice‑présidente Ventes chez Corus Québec; à sa gauche Herman Charest, directeur général du marché de Québec; à ma droite, Christophe Lecompte, vice‑président Finance et Administration chez Corus.


LISTNUM 1 \l 141     À la table, également, à la droite, à l'extrême droite, monsieur Jean‑François Gagnon de chez Cossette Média.  À l'arrière, à partir de ma droite, monsieur John Hayes, président de Corus Radio; Jocelyn Ruel, ingénieur‑en‑chef pour les stations de Québec; Sylvie Courtemanche, conseillère juridique et, enfin, Jacques Papin, vice‑président responsable de la Programmation chez Corus Québec.

LISTNUM 1 \l 142     Monsieur le président, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous sommes devant vous aujourd'hui afin de vous présenter notre demande en vue d'obtenir une licence de radiodiffusion pour l'exploitation d'une station FM de langue française à Québec, le seul projet voué à l'information dans cette instance.

LISTNUM 1 \l 143     Cette station sera connue comme étant le 92,5, le nouveau FM parlé de la Capitale.  Le processus d'appel de demande de licence de radio pour desservir le marché de Québec a évolué sensiblement depuis l'appel original le 13 juillet 2004.

LISTNUM 1 \l 144     En effet, les événements entourant la station CHOI‑FM, la station CKNU‑FM ainsi que la décision du Conseil de permettre le dépôt de demande modifiée ou de nouvelle demande dans la langue du choix des requérantes a nécessité trois provocations de cette instance.


LISTNUM 1 \l 145     Ces délais ont mené Corus Québec à faire une réflexion particulière sur la dynamique et les spécificités du marché de Québec.  Ajoutons à ceci l'acquisition par Corus en mai 2005, des stations d'Astral Media de Québec, CFOM‑FM et CHRC.

LISTNUM 1 \l 146     Cette réflexion ainsi que l'arrivée récente de Corus Québec dans le marché de la Capitale québécoise nous ont donc menés à la conclusion suivante :

LISTNUM 1 \l 147     Il existe une opportunité unique de faire une utilisation novatrice et distincte de la fréquence 92,5.  C'est justement ce que Corus Québec propose dans sa demande de licence de radio FM de langue française.

LISTNUM 1 \l 148     En effet, face au choix existant dans le marché, nous sommes convaincus qu'il serait important d'instaurer une nécessaire et plus saine concurrence dans le marché radiophonique de Québec afin d'établir un meilleur équilibre tant au niveau de la répartition des revenus que de la variété de la programmation radiophonique.

LISTNUM 1 \l 149     La seule source d'information privée à Québec ne peut être confinée à la bande AM.  Sa présence sur cette bande l'empêche de rejoindre la grande majorité de la population de la Capitale.  Radio‑Canada l'a bien compris en transférant au cours des dix dernières années l'ensemble de ses stations AM à la bande FM au Québec et au Canada.


LISTNUM 1 \l 150     Il est clair, donc, à la lumière également de notre expérience depuis près d'un an que CHRC, maintenant la seule radio sur la bande AM à Québec, ne peut véritablement être performante au niveau financier et ceci, même après avoir consenti des efforts et des ressources importantes au niveau de l'information, notamment en doublant nos effectifs journalistiques de trois à six.

LISTNUM 1 \l 151     Corus Québec est convaincu que sa proposition d'offrir une station radiophonique FM spécialisée à prépondérance verbale orientée vers la clientèle cible des 25‑54, une station qui va privilégier l'information, les affaires publiques et les débats sur les enjeux de l'actualité, répondra non seulement à une demande qui existe dans le marché de Québec, elle introduira aussi de la variété radiophonique.

LISTNUM 1 \l 152     Plus important encore, Corus Québec estime que sa demande répond à une vive inquiétude des auditeurs de Québec, soit la montréalisation des ondes.

Nous voulons offrir un service radiophonique d'information digne d'une capitale.


LISTNUM 1 \l 153     Selon nous, il est effectivement indéniable qu'il y a une réelle demande dans le marché de Québec pour une telle station.  Le sondage de la firme Impact Recherches effectué dans la région du Québec Métropolitain démontre que plus d'un répondant sur deux, 56 pour cent, ont laissé entendre qu'ils seraient intéressés à écouter une station offrant une programmation axée sur les nouvelles et les informations si elle était en onde.

LISTNUM 1 \l 154     Autre fait intéressant, une personne sur trois qui n'écoute pas la radio actuellement à  Québec affirme qu'elle écouterait une telle station si elle était en onde.

LISTNUM 1 \l 155     Une analyse des derniers sondages BBM démontre clairement qu'il y a une perte de près de 11 pour cent des heures d'écoute totale dans le marché de Québec à l'automne 2005, comparativement au printemps 2005, soit 1 400 000 heures d'écoute.

LISTNUM 1 \l 156     À la lumière des bouleversements dans le marché radiophonique de Québec durant cette période, on constate que ces heures d'écoute perdues n'ont été récupérées par aucune autre des autres stations de radio présentes dans le marché.


LISTNUM 1 \l 157     Par contre, comme le nombre d'auditeurs est resté stable, on s'aperçoit donc que ces derniers ont tout simplement diminué leurs heures d'écoute.  Ce désintéressement est inquiétant pour l'industrie de la radio car il révèle que les formats des stations FM actuelles ne réussissent pas à combler les besoins des auditeurs.

LISTNUM 1 \l 158     La programmation que nous proposons promet une approche journalistique rigoureuse, saine et de qualité.  Corus Québec, le seul diffuseur privé à s'être doté d'un service d'information est convaincu qu'il y a une place pour ce genre de radio à Québec où de nombreux auditeurs manifestent un intérêt évident pour les stations de radio parlée qui traitent d'actualité et de débats de société.

LISTNUM 1 \l 159     Notre volonté d'offrir une alternative au niveau de la radio parlée vous est présentée en pleine connaissance de cause quant aux difficultés rencontrées par le Conseil avec ce genre de programmation dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 160     Corus veut se distinguer avant tout avec des dialogues sains qui respectent en tous points les exigences de la Loi sur la radiodiffusion.

LISTNUM 1 \l 161     À ce chef, nous avons avec nous aujourd'hui copie de notre Code de déontologie qui a pour objectif d'établir les normes et les responsabilités qui nous incombent dans notre offre de programmation à prépondérance verbale.


LISTNUM 1 \l 162     Nous estimons qu'il existe une conjoncture toute particulière dans le marché de Québec qui nous permettrait d'offrir une programmation FM orientée vers l'information et les affaires publiques et sur la station CHRC une programmation spécialisée axée principalement sur les sports et les activités communautaires locales.

LISTNUM 1 \l 163     Notre projet prévoit également le passage sur cette nouvelle station FM de la majeure partie du personnel de CHRC, animateurs et journalistes en leur offrant le défi d'une nouvelle antenne sur FM, tout en maintenant un service AM selon les modalités prévues dans l'actuelle licence de CHRC.

LISTNUM 1 \l 164     Nos objectifs sont donc clairs, nous voulons offrir des services améliorés et de qualité, amener un équilibre financier à CHRC qui a fait défaut au cours des dix dernières années, les pertes dépassant plus de 10 000 000,00 $.

LISTNUM 1 \l 165     Afin d'assurer donc ce service de qualité en terme d'information et d'affaires publiques, nous prévoyons l'embauche de six nouveaux animateurs et les effectifs d'information seront de plus portés à huit.


LISTNUM 1 \l 166     Nous croyons que cette nouvelle combinaison AM‑FM va offrir une opportunité unique dans le marché publicitaire de Québec, permettant aux commerces de la Capitale de cibler un vaste auditoire qui est intéressé à l'actualité et aux débats de société.

LISTNUM 1 \l 167     Pour la province de Québec, le marché publicitaire de la radio a affiché un taux de croissance total de 6,5 pour cent au cours de la dernière année.  Malgré tous les bouleversements qu'elle a connus dans le secteur de la radio, la Ville de Québec a affiché tout de même une augmentation du marché publicitaire de 3,8 pour cent pour la même période en dépit de la perte de 1,4 millions d'heures d'écoute.

LISTNUM 1 \l 168     Selon l'étude de marché de Cossette Média, les revenus publicitaires générés par la radio à Québec en 2003 représentaient près de 31 000 000,00 $.  En utilisant l'hypothèse la plus réaliste, la nouvelle station proposée pourrait obtenir une part commerciale de sept pour cent pour des revenus d'environ 2 000 000,00 $ pour la première année en onde et des revenus de 3 800 000,00 $ pour la septième année.


LISTNUM 1 \l 169     De plus, Corus Québec prévoit aussi apporter une contribution très significative au chapitre du Développement des talents canadiens.  Nous avons, en effet, proposé une contribution de 2 800 000,00 $ sur sept ans, à raison de 400 000,00 $ par année, ce qui constitue un investissement quatre fois plus important que tous les projets présentement devant le Conseil.  Ceci est sans précédent.

LISTNUM 1 \l 170     Les initiatives prévues au chapitre du Développement des talents canadiens comprennent des versements annuels de 50 000,00 $ à Musique Action et un autre 50 000,00 $ au fond Radiostar.

LISTNUM 1 \l 171     Un montant annuel de 100 000,00 $ pour la formation de journalistes au Cégep de Jonquière afin d'appuyer la formation journalistique en région, un apport significatif pour les régions et, plus important encore, un appui qui viendra enrichir les programmations radiophoniques régionales.

LISTNUM 1 \l 172     Un montant annuel de 200 000,00 $ par année pour subventionner un programme de formation de journalisme radiophonique qui sera offert par l'Université Laval.

LISTNUM 1 \l 173     La demande de Corus est soutenue par un plan d'affaire réaliste.  Nous prévoyons atteindre le seuil de la rentabilité à la cinquième année d'exploitation, ce qui nous apparaît raisonnable pour l'implantation d'une radio locale du genre que nous proposons et dont nous connaissons bien les exigences budgétaires.


LISTNUM 1 \l 174     Corus Québec a en place une équipe de direction dynamique et compétente et mettra, comme en font foi nos activités récentes à la station CHRC et CFOM‑FM, nous mettrons donc toutes nos ressources afin d'assurer le succès de cette nouvelle station.

LISTNUM 1 \l 175     Notre proposition donc répond largement aux quatre grands critères établis par le Conseil dans l'octroi de nouvelles licences radiophoniques.  Notre demande est de haute qualité, répond à un besoin clairement exprimé par la population ainsi que de nombreux intervenants socio‑économiques et culturels de la région de Québec.

LISTNUM 1 \l 176     Notre offre de programmation locale est substantielle, viens renchérir le traitement de l'information et de l'actualité à Québec et, en plus, notre demande représente la contribution la plus importante au Développement des talents canadiens parmi tous les projets actuellement étudiés par le Conseil.

LISTNUM 1 \l 177     Nous croyons que notre demande n'aura pas d'incidence importante sur les stations de radio existantes dans le marché.

LISTNUM 1 \l 178     Et, enfin, notre station FM, la seule demande vouée à l'information dans cette instance, constituera une alternative concurrentielle au plan de la programmation radio à Québec et sera un outil important afin de contrer la montréalisation des ondes si souvent décriée depuis quelques années.


LISTNUM 1 \l 179     Nous sommes maintenant disposés à répondre à vos questions.

LISTNUM 1 \l 180     LE PRÉSIDENT :  Merci bien, monsieur Arcand.  Je vais commencer et peut‑être mes collègues auront aussi des questions à vous poser.

LISTNUM 1 \l 181     On va commencer par la question primordiale de la capacité du marché d'absorber une nouvelle station.  Est‑ce que vous pensez que le marché de Québec peut absorber une station FM de plus maintenant?

LISTNUM 1 \l 182     M. ARCAND :  Je pense que oui.  Je pense que le marché de Québec est un marché qui souffre un peu, je vous dirais, de plusieurs problèmes, je vous dirais, qui ont été conjoncturels au fil des dernières années.

LISTNUM 1 \l 183     Évidemment, nous croyons, nous, qu'il y a de la place non seulement pour un, mais plusieurs... peut‑être même pour quelques stations de radio.

LISTNUM 1 \l 184     Lorsque je vous ai parlé des chiffres tout à l'heure, on parlait d'une croissance quand même qui existe dans le marché de Québec, qui est légèrement inférieur à la croissance du Québec en général, en terme de publicité.


LISTNUM 1 \l 185     Cependant, il faut, monsieur le président, quand même tenir compte de ce qui s'est passé à Québec depuis les deux ou trois dernières années, que je pense le bouleversement qu'il y a eu avec CHOI‑FM, l'espèce d'insécurité, les guerres entre diffuseurs à Québec qui ont été nombreuses, dans lesquelles on demandait aux commerçants de ne pas annoncer la radio à telle station sous peine de boycott.

LISTNUM 1 \l 186     À toutes fins pratiques, la Ville de Québec a perdu en l'espace de quelques années trois morning men, si on veut, extrêmement importants.

LISTNUM 1 \l 187     Donc, malgré tout ça, il y a quand même une croissance des revenus dans le marché.  Donc, je pense que ça veut dire qu'il y a de la place, Québec est une ville quand même saine sur le plan économique, vous avez de l'expansion également à Lévis, vous avez de l'expansion un peu partout dans la région.  Donc, je pense qu'il y a de la place pour le marché.

LISTNUM 1 \l 188     Et je vous dirai aussi qu'il y a comme un déséquilibre qui existe actuellement dans le marché parce qu'il y a trois stations qui occupent presque 70 ou 75 pour cent des dollars publicitaires à Québec, ce qui ne rend pas la compétition tellement saine actuellement.


LISTNUM 1 \l 189     LE PRÉSIDENT :  Je vous entends, mais je me demande si de telles luttes, de telles chicanes, de tels problèmes n'augmentent pas la part du marché.

Est‑ce que les auditeurs de radio ne sont... ne deviennent plus intéressés?

LISTNUM 1 \l 190     Et je me base aussi sur les chiffres qui sont présentés par Cossette à la page 12 où on demande... on démontre là que le nombres d'heures par capita à Québec est plus élevé qu'ailleurs?  On a un chiffre de 21,7 heures per capita en comparaison avec d'autres marchés d'à peu près la même taille et je me demande si avec tout ça, on a un marché intéressant, un auditoire très intéressé?

LISTNUM 1 \l 191     M. ARCAND :  C'est‑à‑dire que je pense que lorsque l'étude a été faite, si je ne m'abuse l'étude a été faite l'an dernier, à l'époque où on était, évidemment, au summum de toute la question relative à CHOI.  Donc, il y avait quand même là un élément peut‑être d'intérêt supérieur.

LISTNUM 1 \l 192     Mais je reviens toujours là‑dessus.  Nous, on regarde la situation à l'automne où, là, soudainement, il y a eu une baisse très importante de l'auditoire.  Et encore une fois, pour avoir été quand même assez présent, moi, personnellement, dans le marché de Québec, je peux vous dire que si vous étiez un annonceur radiophonique, vous étiez sollicité par des stations.


LISTNUM 1 \l 193     Il y a eu des injonctions contre... entre diffuseurs, il y avait une guerre, à ce moment‑là, entre Genex et Cogeco qui existait.  Je ne peux pas vous dire que c'était extrêmement sympathique pour un annonceur d'aller à la radio.  Un annonceur publicitaire regardait la situation puis il disait : moi, là, je vais aller dans un endroit en télévision ou dans les journaux où c'est plus calme un peu.

LISTNUM 1 \l 194     Alors, je pense que les chiffres, il faut faire attention.  Vous avez dans les chiffres qui ont été dévoilés au cours des deux dernières années, vous avez eu des... pour employer une expression des * peaks and valleys +.

LISTNUM 1 \l 195     Il y a eu vraiment des records d'écoute à certains endroits, des faiblesses considérables à d'autres, mais compte tenu de cette situation‑là, je pense que le marché, malgré tout, est quand même relativement simple.

LISTNUM 1 \l 196     Je ne sais pas si les gens de Cossette veulent ajouter quelque chose à ça.


LISTNUM 1 \l 197     LE PRÉSIDENT :  Mais je vais ajouter peut‑être avant qu'ils répondent que si on compare... là, on compare quelques marchés, mais si je compare les trois premiers qui sont à peu près la même taille : Québec, Ottawa‑Hull et Winnipeg, on voit là des marchés à peu près de même taille, on constate que le marché de Québec est à peu près 30 000 000 $ tandis que Ottawa‑Hull est à peu près combien?  50 000 000 $ et Winnipeg, 34 000 000 $?

LISTNUM 1 \l 198     Ça veut dire que dans le marché, les marchés d'à peu près une même taille, le Québec est peut‑être le plus faible entre ces trois‑là au point de vue marché total.

LISTNUM 1 \l 199     Qu'est‑ce que ça veut dire, et une croissance assez plate pendant les dernières, trois, quatre, cinq années, et je me demande qu'est‑ce qui vous donne votre optimisme de croissance du marché?

LISTNUM 1 \l 1100     Je pense que vos chiffres démontrent une croissance annuelle à peu près de trois pour cent et demi par année, trois pour cent virgule sept, virgule quatre, sur quoi basez‑vous votre confiance?

LISTNUM 1 \l 1101     M. ARCAND :  Bien, je pense que notre confiance est basée sur le fait justement qu'il y a eu  énormément de problèmes dans le marché.  Ce marché‑là est un marché qui, à notre avis, est sous‑développé et c'est un marché aussi qui, encore une fois, c'est un marché à trois à toutes fins pratiques.


LISTNUM 1 \l 1102     C'est un marché dans lequel vous vous retrouvez avec CHOI qui est là et les deux stations d'Astral qui contrôlent, à toutes fins pratiques, un nombre assez important d'heures d'écoute, et a environ, je pense, quelque chose comme 70 pour cent des dollars publicitaires dans le marché.

LISTNUM 1 \l 1103     Et pendant longtemps également à Québec, avant que... jusqu'au début des années... au début des années 2000, Astral avait la très très grande majorité à l'époque, des ventes nationales en plus.

LISTNUM 1 \l 1104     Alors, tout ça ne contribuait pas à donner beaucoup de concurrence dans le marché.  Il y avait trois joueurs et les autres... c'est un marché qui, contrairement à tous les marchés que j'ai pu voir à Ottawa ou à Winnipeg ou dans d'autres marchés à travers le Canada, c'est un marché un peu d'extrême.

LISTNUM 1 \l 1105     Vous avez les gagnants qui font de l'argent, qui vivent très bien, et vous avez les autres qui ont beaucoup de difficultés à réussir.

LISTNUM 1 \l 1106     Donc, je pense que si on apporte... et le marché, à notre avis en tout cas, est un marché qui est quand même sain.  On se rend compte...

LISTNUM 1 \l 1107     LE PRÉSIDENT :  Monsieur Arcand, excusez‑moi de vous interrompre, mais est‑ce que vous avez une explication pour un tel phénomène?  Vous savez, pourquoi il n'y a pas un partage qui a plus de rapport avec les parts d'écoute?


LISTNUM 1 \l 1108     M. ARCAND :  Je pense que... bien, l'explication c'est que Québec a toujours été un marché un peu... un peu extrémiste dans toute l'histoire, si on veut, de la radio.  Il y a eu, par exemple, je pense, beaucoup de tendance à dire si on ne s'identifie pas clairement au marché de Québec, on est un peu rejeté.

LISTNUM 1 \l 1109     Il y a toujours eu un ou deux animateurs qui ont fait des styles de radio assez extrémistes qui font qu'ils ont obtenu une très grande part de l'écoute.  Il y a eu toutes sortes de phénomènes qui se sont produits à Québec et qui font que ça n'existe pas nécessairement ailleurs de la même façon.

LISTNUM 1 \l 1110     Québec est un marché un peu différent en ce sens‑là et donc, je pense que c'est un peu ce qui explique les tendances assez... assez énormes de ce marché‑là.

LISTNUM 1 \l 1111     LE PRÉSIDENT :  Vous dites dans votre discours ce matin, dans votre présentation orale, que vous avez des problèmes avec CHRC aussi sur la bande AM.  Mais à Montréal, votre performance financière à la bande AM est beaucoup mieux, n'est‑ce pas?

LISTNUM 1 \l 1112     M. ARCAND :  Oui.


LISTNUM 1 \l 1113     LE PRÉSIDENT :  Et que, encore une fois, on constate aussi que, mettons à Toronto, le CFTR talk radio, news, est très très rentable et réussit mieux.

LISTNUM 1 \l 1114     Pourquoi est‑ce que la bande AM comme telle pose des problèmes?

LISTNUM 1 \l 1115     M. ARCAND :  Bien, disons que le problème... CHRC pendant des années a été une station qui a été numéro un dans le marché de Québec, sauf que depuis, je vous dirais, les dix dernières années en particulier, il y a eu, premièrement, des bouleversements en terme de qui était propriétaire de la station, premièrement.

LISTNUM 1 \l 1116     Deuxièmement, je peux vous dire que tout le monde, à un moment donné, a décidé d'aller sur la bande FM.

LISTNUM 1 \l 1117     À Québec, en particulier, je peux vous dire que la première station, même s'ils n'avaient pas fait de demande pour un talk à l'époque à Québec, la station CJMF à Québec, dès la fin des années 90 était une station qui faisait des émissions du matin qui étaient talk, faisait des émissions de fin d'après‑midi qui étaient talk, faisait des émissions le midi qui étaient talk.


LISTNUM 1 \l 1118     Donc, déjà il y avait théoriquement une station qui faisait quand même de l'information parlée le matin avec des animateurs.  Donc, il n'y avait pas beaucoup de place pour CHRC.  Et vous savez, dans les marchés comme Toronto, si vous avez trois, quatre, cinq stations AM, bien, ça crée une synergie entre les différentes stations.  À Québec, il reste que CHRC.

LISTNUM 1 \l 1119     Alors, il faut vraiment faire un effort considérable pour pouvoir aller écouter cette station‑là à Québec parce qu'elle est la seule.  Il n'y a pas d'autres stations AM dans le marché de Québec.  Il n'y a que des stations FM qui... c'est donc devenu la norme et donc, les auditeurs ont une offre au FM qui est là et qui n'existe pas sur la bande AM où il n'y a que CHRC.

LISTNUM 1 \l 1120     Alors ça explique un peu pourquoi CHRC, au fil des années, a vraiment été une station qui a eu sa large part de problèmes.

LISTNUM 1 \l 1121     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Maintenant, on pousse un bouton, peu importe si c'est AM ou FM, si on cherche une station talk, je ne sais pas où, à Ottawa, à Montréal, à Toronto, mais ici, vous trouvez que le fait que c'est AM a un certain impact sur le bouton?


LISTNUM 1 \l 1122     M. ARCAND :  C'est‑à‑dire que le problème, monsieur le président, c'est que les stations AM, de toute façon, dans l'ensemble du Canada n'ont pas le même genre de problème que CHRC, mais ne sont quand même pas performantes comme les stations FM le sont, de façon très claire.

LISTNUM 1 \l 1123     Et si je regarde certains chiffres, elles vont quand même en décroissant.  Ce n'est pas la même situation que CHRC.  Il existe encore des stations AM qui sont profitables, mais c'est quand même en décroissance depuis quelques années.  C'est la réalité à laquelle on a à faire face.

LISTNUM 1 \l 1124     Et, moi, la seule statistique que je constate qui existe depuis déjà quelques années, c'est que dès que vous atteignez les gens qui ont 25 ans et plus, les nouveaux qui arrivent à 25 ans et 26 ans, trois personnes sur quatre ne considèrent même plus la bande AM.

LISTNUM 1 \l 1125     D'ailleurs, Radio‑Canada l'a bien compris, ils ont à peu près... très peu de stations AM maintenant.

LISTNUM 1 \l 1126     LE PRÉSIDENT :  Depuis le changement de propriétaire à Montréal, vous avez des améliorations sur la bande AM, sur votre station à Montréal?

LISTNUM 1 \l 1127     M. ARCAND :  Oui.  La station CKAC va un peu mieux.  Évidemment, lorsque nous sommes arrivés, nous avons hérité d'un déficit considérable dans le cas de CKAC.


LISTNUM 1 \l 1128     Nous avons pris les mesures, nous avons rétabli la programmation.  Nous nous sommes dotés d'une équipe de vente et nous croyons que dans le cas de CKAC il y a moyen de faire une station spécialisée, pour la simple et bonne raison que le marché est beaucoup plus gros à Montréal et donc, nous croyons qu'il y a de la place véritablement pour avoir une station qui est rentable.

LISTNUM 1 \l 1129     Dans le cas de CHRC, je pense que c'est une situation qui est un peu plus difficile à cause de l'étroitesse, si on veut, du marché pour une station AM.  Il faut, à toutes fins pratiques, que vous alliez chercher... puis particulièrement je vous dirais dans le cas des stations AM, ce n'est pas qu'il n'y a pas de monde qui écoute, mais on est toujours confiné au 25‑54 et c'est sûr que la population plus jeune écoute moins les stations AM et c'est ce que les annonceurs publicitaires recherchent.

LISTNUM 1 \l 1130     LE PRÉSIDENT :  Malgré vos efforts là quand vous dites que vous avez doublé vos effectifs journalistiques, vous les avez doublés et même avec ça la publicité et tout ça, vous trouvez...

LISTNUM 1 \l 1131     M. ARCAND :  C'est‑à‑dire que ça s'est amélioré, mais c'est encore déficitaire.


LISTNUM 1 \l 1132     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Passons à une autre question.  Dans votre demande, vous indiquez que vous vous êtes basé sur l'expérience de CJEC‑FM pour évaluer la taille de l'auditoire potentiel de votre nouvelle station et je pense que c'est dans l'étude Cossette, à la page 26.

LISTNUM 1 \l 1133     Mais est‑ce que CJEC est vraiment un indicateur valable, parce que c'est, quoi, un adulte contemporain tandis que vous voulez présenter une station de talk news, comment trouvez‑vous que c'est un indicateur valable?

LISTNUM 1 \l 1134     M. ARCAND :  Écoutez, dans le cas de CJEC, c'était un nouveau joueur il y a quelques années dans le marché qui rejoignait un groupe cible à peu près similaire.  Cette station‑là va chercher un groupe cible qui est quand même... qui est quand même, je vous dirais, présent dans le marché de Québec et c'est un groupe cible qui peut être similaire parce que vous savez, les gens qui écoutent la radio n'écoutent pas seulement une station, ils écoutent plusieurs stations.

LISTNUM 1 \l 1135     Et donc, si vous prenez l'auditeur, si on veut, d'une station adulte contemporain, a aussi des chances d'écouter une station talk aussi.  Je veux dire, il y a quand même des similitudes au niveau de... au niveau de ça.


LISTNUM 1 \l 1136     On l'a prise à l'époque parce que c'était véritablement la nouvelle station qui était entrée dans le marché et donc, on voyait vraiment qu'il y avait un * test case + à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 1137     LE PRÉSIDENT :  Mais vous ciblez plutôt vers des femmes âgées de... comme dit Cossette aussi, il y a un tableau dans la présentation à la page 3 à 18, indiquant que CJEC est beaucoup plus orienté vers les femmes.

LISTNUM 1 \l 1138     M. ARCAND :  Monsieur le président, peut‑être que monsieur Gagnon pourrait...

LISTNUM 1 \l 1139     LE PRÉSIDENT :  Mais on va donner à monsieur Gagnon l'opportunité de répondre.

LISTNUM 1 \l 1140     M. GAGNON :  Oui.  Ce que je rajouterais... bien, c'est sûr que c'était la seule station sur laquelle on pouvait se baser et qui avait certaines similitudes, comme monsieur Arcand l'a dit.

LISTNUM 1 \l 1141     C'était une nouvelle station qui arrivait dans un marché où les stations existantes étaient déjà très bien établies, d'une part, et la station faisait face à un problème semblable, c'est‑à‑dire d'arriver, et à l'époque où on a fait notre étude, alors que le format était déjà présent dans le marché et répondait bien aux besoins des auditeurs.


LISTNUM 1 \l 1142     Dans ce cas‑là, c'était les femmes 25‑54, alors que la station proposée par Corus qui offre du talk radio, il y avait déjà beaucoup de plages horaires qui étaient dédiées à ce moment‑là dans le marché lors de l'automne 2004 quand on fait l'étude la première fois.

LISTNUM 1 \l 1143     Alors, nous, on s'est basé sur tous ces aspects‑là pour avoir un point de départ pour notre station, sauf que, effectivement, les cibles sont quand même semblables, mais je dirais peut‑être un petit peu plus larges pour la station proposée.

LISTNUM 1 \l 1144     Donc, on couvre l'ensemble des 25‑54 et je dirais également que le succès... le format talk est quand même populaire auprès de groupes cibles un petit peu plus large dans le marché de Québec, donc les 18‑24 qui peuvent également contribuer aux heures de la station.

LISTNUM 1 \l 1145     LE PRÉSIDENT :  Vous êtes monsieur Gagnon?

LISTNUM 1 \l 1146     M. GAGNON :  C'est bien ça.

LISTNUM 1 \l 1147     LE PRÉSIDENT :  Monsieur Gagnon, vous pouvez peut‑être m'aider aussi dans... avec quelques données dans votre rapport.


LISTNUM 1 \l 1148     Quand je regarde ce positionnement que vous avez fait à la page 18, vous mettez Corus la nouvelle station à peu près dans le milieu entre jeunes et âgés et femmes et hommes, et je suis d'accord que 54 devient de plus en plus jeune, comme vous le montrez, mais pourquoi CHRC est si loin de Corus sur le même axe?

LISTNUM 1 \l 1149     M. GAGNON :  Parce qu'ils sont beaucoup plus âgés.  Les auditeurs, si on regarde le profil qui se trouve à la page précédente, CHRC, on voit qu'il y a une sur‑indexation des 55 ans et plus.  Donc, cet axe‑là, c'est l'axe plus jeune ou plus âgé.

LISTNUM 1 \l 1150     Donc, nous, on vise avec Corus une station un petit peu plus jeune, comme on a dit, 25‑54 plutôt que 55 ans et plus.

LISTNUM 1 \l 1151     LE PRÉSIDENT :  Parce que si... je comprends votre réponse avec CJEC, mais la station la plus comparable au point de vue programmation, c'est vraiment CHRC maintenant dans le marché ici?

LISTNUM 1 \l 1152     M. ARCAND :  Peut‑être Radio‑Canada.

LISTNUM 1 \l 1153     LE PRÉSIDENT :  Ou peut‑être Radio Canada.

LISTNUM 1 \l 1154     M. ARCAND :  Parce que, juste pour vous donner, monsieur le président, il nous fera plaisir de vous déposer ça, mais avez, de toute façon, les données.


LISTNUM 1 \l 1155     Radio‑Canada avait en 1997, alors qu'ils étaient sur la bande AM, avait 306 000 heures d'écoute.  Ça, c'était la station CBV à Québec.  Et au résultat, le dernier résultat de sondage à l'automne, ils sont rendus maintenant à 1 256 000 heures d'écoute.

LISTNUM 1 \l 1156     Ils ont donc quadruplé depuis 1997 leur part de marché, ce qui est absolument... ils n'ont pas changé leur programmation de façon... ça demeure la première chaîne, ça demeure...

LISTNUM 1 \l 1157     Il y a donc un besoin là très clair qui a été identifié et, nous, la raison pourquoi on est quand même là, c'est qu'on sait que Radio‑Canada a un public quand même qui est très fidèle.  On ne pense pas que demain matin on va... on va changer nécessairement de façon considérable, mais nous on pense tout simplement qu'il y a de la place pour une radio de qualité, une radio populaire, mais une radio de qualité qui est capable d'aller chercher ce genre d'auditeur‑là.

LISTNUM 1 \l 1158     LE PRÉSIDENT :  Et vous pensez que les résultats sont grâce au changement à FM plus qu'au talent de monsieur Lafrance et son équipe?


LISTNUM 1 \l 1159     M. ARCAND :  Monsieur Lafrance a fait un bon travail, mais vous savez... je pense que monsieur Lafrance fait un excellent travail.  Le seul problème, c'est que pendant quand même un certain temps, ils se sont identifiés dans le marché comme étant les seuls à fournir un service complet d'information.

LISTNUM 1 \l 1160     Oui, il se fait du talk radio à Québec, mais vous savez, et je pense que je n'ai pas besoin de vous expliquer quel genre de talk radio il y a eu à Québec, mais il n'y avait pas vraiment, normalement, comme c'est le cas actuellement à Montréal, il y a toujours une station radio canadienne, si on veut, qui fait une formule parlée.

LISTNUM 1 \l 1161     Il y a toujours une contre‑partie FM, comme vous avez d'ailleurs deux stations adultes contemporains à Québec, vous avez deux stations rock, vous avez...

LISTNUM 1 \l 1162     Donc, on pense, nous, qu'une formule parlée, ça serait normal qu'il y en ait une autre, qu'il n'y ait pas juste Radio‑Canada sur la bande FM.  C'est un peu dans ce sens‑là qu'on...

LISTNUM 1 \l 1163     LE PRÉSIDENT :  Merci.  Monsieur Gagnon, vos chiffres, vous estimez... C'est où ça?  C'est à la page 26, je pense, encore une fois.  Et vous dites que là vous cherchez, vous comptez que votre client aura un auditoire d'à peu près 65 000 jusqu'à 85 000, basé sur l'expérience du CJEC.  Est‑ce que c'est vrai?

LISTNUM 1 \l 1164     M. GAGNON :  Mais oui.


LISTNUM 1 \l 1165     LE PRÉSIDENT :  Mais quand je cherche des chiffres comparables de CJEC, où est‑ce que je les trouve?   Parce que, là, quand je vois... et c'est à quelle page que vous mentionnez ici?

LISTNUM 1 \l 1166     M. GAGNON :  Je dirais que CJEC nous a servi de base, mais comme j'ai dit tantôt, étant donné que l'auditoire qu'on recherche est plus large, on lui a donné un upgrade, finalement.  Ça, c'était le minimum absolu alors que, nous, on s'est dit on va partir d'un peu plus haut que CJEC.

LISTNUM 1 \l 1167     LE PRÉSIDENT :  Parce que CJEC, c'est à peu près 49 jusqu'à 57, hein?

LISTNUM 1 \l 1168     M. GAGNON :  Oui.  Bien disons qu'ici on est parti de la portée dans le marché qui était de 58 000.

LISTNUM 1 \l 1169     LE PRÉSIDENT :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1170     M. GAGNON :  Et de 67, 68 total.

LISTNUM 1 \l 1171     LE PRÉSIDENT :  Et le upgrade, c'est basé sur quoi?

LISTNUM 1 \l 1172     M. GAGNON :  C'est basé sur notre expérience, je dirais, chez Cossette, compte tenu du format, compte tenu de la cible qui est plus large, compte tenu du fait qu'on pouvait aller chercher d'autres auditeurs que simplement la cible 25‑54 parce qu'il y a beaucoup d'heures qui sont générées par les 18‑24 dans le format talk à Québec.


LISTNUM 1 \l 1173     C'est sur cette base‑là qu'on s'est dit qu'on devait partir plus haut que du simple 58 000 dans le marché, 67 sur l'ensemble du... de la couverture de l'antenne.

LISTNUM 1 \l 1174     LE PRÉSIDENT :  Mais c'est plutôt des guess work informés bien sûr, mais c'est... vous n'avez pas des calculs que vous avancez...

LISTNUM 1 \l 1175     M. GAGNON :  On n'a pas inclus un calcul spécifique parce que, d'une manière ou d'une autre, ça reste toujours des estimés, sauf que notre base de partir des chiffres de CJEC comme un minimum absolu, c'était vraiment ce qu'on croyait être le plus réaliste.

LISTNUM 1 \l 1176     LE PRÉSIDENT :  Et aussi votre chiffre de 105 000 auditeurs moyens que vous constatez est la moyenne actuelle du marché.  Moi, je ne peux pas calculer un tel chiffre si je fais les... Est‑ce que vous l'avez fait?

LISTNUM 1 \l 1177     Ce sont des chiffres plus petits que ça, la moyenne actuelle du marché 105 000?

LISTNUM 1 \l 1178     Parce que vous dites à la page 11 que le marché... une station pour 63 000 habitants, une station commerciale pour 78 000 ou 79 000 habitants.

LISTNUM 1 \l 1179     D'où est‑ce qu'on chiffre moyen d'à peu près 105 000?


LISTNUM 1 \l 1180     M. GAGNON :  Bien, ça, c'est la portée moyenne du marché qui est à 116.  Donc, on aurait dû lire, si je ne me trompe pas...

LISTNUM 1 \l 1181     LE PRÉSIDENT :  Si vous voulez après nous montrer comment parce que, moi, je n'ai pas trouvé la base pour un tel résultat.  Ça existe peut‑être, mais je n'ai pas pu le trouver.

LISTNUM 1 \l 1182     M. GAGNON :  Je vais vous l'obtenir.

LISTNUM 1 \l 1183     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Merci.  Après la pause, ça va.

LISTNUM 1 \l 1184     Mais à la page 34, encore une fois, ça parle de la stabilité du marché et je pense que vous avez déjà répondu, monsieur Arcand, que vous... que c'est grâce aux problèmes dans le marché qu'on a eu une courbe assez plate et pas d'une croissance que vous projetez.  C'est ça votre réponse?

LISTNUM 1 \l 1185     M. ARCAND :  Madame Lebeuf qui est quand même impliquée dans le marché pourrait peut‑être aussi donner la réponse parce qu'elle le vit sur le plan des ventes publicitaires à tous les jours, alors...


LISTNUM 1 \l 1186     Mme LEBEUF :  Merci.  Si je compare avec les plus grands marchés du Canada, une croissance de janvier à janvier, si je regarde au mois de janvier 2003, O.k. pour l'année, dans le temps, le marché de Québec indexait au‑dessus des 13 marchés... des plus gros marchés canadiens; c'est‑à‑dire il y avait 6.5 d'augmentation ou de croissance dans le marché versus 3,7 pour les 13 marchés.

LISTNUM 1 \l 1187     Avec ce qui s'est passé de janvier 2003 à janvier 2004, le marché de Québec est passé en décroissance et depuis ce temps‑là il y a une légère croissance dans le marché de Québec, mais comparativement aux autres grandes villes canadiennes du même acabit, la croissance est en deça à Québec.

Et on ne comprend pas pourquoi on serait en deça parce que le marché de Québec est un marché en santé.

LISTNUM 1 \l 1188     Si je regarde, par exemple, à Winnipeg, dans la dernière année, j'ai une augmentation de 12.4 pour cent versus 3.8 pour le marché de Québec.  Ça a comme... c'est vraiment en deça là.

LISTNUM 1 \l 1189     Si je regarde pour un marché, un autre marché, je vous dirais, par exemple, Ottawa‑Hull est en augmentation de 11.1 versus encore 3.8 pour le marché de Québec. Il y a vraiment un manque.

LISTNUM 1 \l 1190     Il y a une disponibilité des auditeurs, il y a une disponibilité des annonceurs, sauf qu'il y a un frein qui se fait en ce moment avec tous les bouleversements qu'il y a eus et ça se voit très bien.


LISTNUM 1 \l 1191     Ça pourrait... on pourrait aller rechercher l'argent qu'on perd en ce moment dans le marché et ça ne toucherait même pas ou presque pas même les autres stations de radio qui sont présentement sur le marché.

LISTNUM 1 \l 1192     LE PRÉSIDENT :  Des pessimistes voient ça comme problème, des optimistes comme opportunité, j'imagine.

LISTNUM 1 \l 1193     Mme LEBEUF :  Une opportunité pour sûr.

LISTNUM 1 \l 1194     LE PRÉSIDENT :  Oui, mais on n'a pas une vraie explication.  On a la réponse de monsieur Arcand, mais c'est qualitatif, c'est...

LISTNUM 1 \l 1195     Mme LEBEUF :  Ce que je pourrais vous dire, c'est que depuis le dernier sondage... depuis... attendez, je m'excuse de parler de Jeff Filion, mais il est parti... il est parti au mois de mars et on a perdu dans le marché de Québec 1.4 millions d'heures d'écoute qui n'ont pas été reprises par les autres stations.

LISTNUM 1 \l 1196     Ces 11.4... ces 1.4 millions d'heures signifient environ 11 pour cent des parts de marché des heures d'écoute dans la région de Québec.  Si je le transfère en dollars publicitaires, c'est 3 500 000,00 $.


LISTNUM 1 \l 1197     Le problème, encore une fois, c'est que... pas le problème, la chose qui est bien, c'est quand même qu'il y a une croissance dans les dollars publicitaires investis.  Ça veut dire que les annonceurs sont là.

LISTNUM 1 \l 1198     Il y a une croissance, mais encore une fois il y a des heures d'écoute qui manquent dans le marché.  Tout nous indique qu'il y a vraiment un potentiel dans le marché.

LISTNUM 1 \l 1199     M. ARCAND :  Si je peux ajouter, monsieur le président, je pense qu'au‑delà de cette question‑là, il est clair, nous, quand on regarde les coûts par point ‑‑ là, je ne veux pas entrer dans des technicalités, mais les coûts par point de ce qui est vendu à Québec, de tout ce qui se passe comme tel à Québec ‑‑ il y a un problème de tarification.

LISTNUM 1 \l 1200     On ne vend pas assez cher la publicité à Québec par rapport à ce qui se passe à Montréal.  À Montréal, on a réussi à remonter, si on veut, le marché de façon assez significative.

LISTNUM 1 \l 1201     Et dans le cas de Québec, c'est sûr qu'il y a, je vous dirais, un problème conjoncturel qui est causé par l'ensemble de ces facteurs‑là, et...

LISTNUM 1 \l 1202     LE PRÉSIDENT :  Et comment pensez‑vous que vous pouvez solutionner ce problème‑là?


LISTNUM 1 \l 1203     M. ARCAND :  Bien, comme dit Johanne...

LISTNUM 1 \l 1204     LE PRÉSIDENT :  Vous ne voulez pas engager des gens qui sont, comme vous dites ici, qui ne comprennent la Loi sur la radiodiffusion, par exemple. Vous mettez la main... comment est‑ce qu'on solutionne ce problème‑là?

LISTNUM 1 \l 1205     M. ARCAND :  Monsieur le président, je pense qu'on a fait la démonstration avec la station.

LISTNUM 1 \l 1206     Vous nous avez donné il y a deux ans ou un an et demi la possibilité de faire un FM parlé à Montréal.

LISTNUM 1 \l 1207     Nous avons fait un FM parlé qui a connu un grand succès et dans ce FM parlé là, je pense que nous avons fait la démonstration que nous pouvions faire une radio de qualité, une radio populaire, mais qui n'allait pas à l'encontre de la Loi de la radiodiffusion.  Et, vous savez, on est une entreprise publique, on a quand même une responsabilité importante envers le public, envers nos actionnaires.

LISTNUM 1 \l 1208     Il est évident qu'on va tout faire pour que cette station‑là soit quand même une station de qualité et je pense que Radio‑Canada l'a prouvé aussi.  On peut faire quelque chose de populaire et qui soit de qualité aussi.


LISTNUM 1 \l 1209     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Monsieur Gagnon, voulez‑vous ajouter quelque chose?

LISTNUM 1 \l 1210     M. GAGNON :  Mais je vous laisserais peut‑être notre point de vue d'agence concernant ce qui s'est passé à Québec aussi au niveau des investissements de publicité dans les deux dernières années et ça va expliquer un peu pourquoi la croissance a été peut‑être un petit peu plus faible et pourquoi on dit qu'il y a peut‑être de l'argent qui est quand même disponible.

LISTNUM 1 \l 1211     C'est que la controverse a fait en sorte... toutes les controverses qu'il y a eues à CHOI et à d'autres stations a fait en sorte que pour le bien de nos annonceurs, on a été un petit peu plus prudent à investir nos dollars dans le marché de Québec, d'une part.

LISTNUM 1 \l 1212     Ensuite, la disparition de certains blocs a fait disparaître certaines opportunités de médias qui pourraient revenir, donc qui pourraient recommencer à être intéressantes pour nos clients.


LISTNUM 1 \l 1213     Un troisième point, c'est qu'il y a eu plusieurs stations qui étaient en période de repositionnement dans le marché de Québec ces deux dernières années et, encore une fois, ce qui a fait en sorte... comme on ne veut pas accoler n'importe quel contenu à nos annonceurs, on est un petit peu plus prudent avant d'investir.

LISTNUM 1 \l 1214     Donc, nos investissements ont réellement diminué dans le marché de Québec pour une certaine période, mais stratégiquement, la radio à Québec demeure, surtout par les heures qu'elle génère, demeure tout à fait pertinente.

LISTNUM 1 \l 1215     Donc, c'est juste une attente un petit peu d'un climat un petit peu plus sain et de plus d'opportunités de médias afin qu'on recommence nos... à investir un petit peu plus massivement.

LISTNUM 1 \l 1216     Et si je peux me permettre encore, le point que vous avez soulevé tantôt, c'était une coquille parce que le 105 000 auditeurs, comme moyenne du marché, en fait, si je regarde à la page 26 ou plutôt à la page 30, c'est 115 000 qui aurait dû être lu et qui correspond à peu de chose près à la moyenne des dix stations du marché... d'un marché de Québec qui est 116 000.  Donc...

LISTNUM 1 \l 1217     LE PRÉSIDENT :  Cela, vous avez * downgradé + le 116 000.

LISTNUM 1 \l 1218     M. GAGNON :  Pardon?

LISTNUM 1 \l 1219     LE PRÉSIDENT :  Vous avez donné un upgrade au marché, mais vous avez donné un downgrade sur le chiffre moyen, n'est‑ce pas?


LISTNUM 1 \l 1220     M. GAGNON :  Bien, downgrade... c'est vraiment 115 000 qu'on a là, au lieu de 116 000.

LISTNUM 1 \l 1221     LE PRÉSIDENT :  Donc, 115 000, oui, mais vous dites à la fin que c'est 105 000 à long terme.

LISTNUM 1 \l 1222     M. GAGNON :  Le 105 000, c'est une coquille.

LISTNUM 1 \l 1223     LE PRÉSIDENT :  Une quoi?  This is...

LISTNUM 1 \l 1224     M. GAGNON :  Une erreur de frappe, désolé.  Il manque un... ça aurait dû être... au début ça aurait dû être 115 000, comme c'est indiqué à la page 30.

LISTNUM 1 \l 1225     LE PRÉSIDENT :  Les deux sont 115 000, O.k.  Merci.

LISTNUM 1 \l 1226     Maintenant, parlons des autres chiffres, vos projections que vous avez fait dans votre requête.

LISTNUM 1 \l 1227     Vous comptez sur une augmentation, une croissance par année d'à peu près 12 pour cent presque, encore une fois dans un marché où même vous, vous projetez une croissance de 3,4.

LISTNUM 1 \l 1228     Est‑ce que c'est... ce n'est pas ambitieux ou...


LISTNUM 1 \l 1229     M. ARCAND :  Écoutez; nous pensons qu'il y a... je pense qu'on revient... il y avait un coût à l'incertitude, à l'instabilité et je pense que ce qu'on se contente de vous démontrer ce matin, c'est que dans le marché de Québec il y a eu un coût à l'instabilité, à l'incertitude, au fait que, par exemple  ‑‑ et, ça, ça m'a été confirmé, par exemple, par les gens de Cossette ‑‑ même si certaines stations à Québec étaient dominantes, certains annonceurs ne veulent pas être identifiés à cette station‑là.

LISTNUM 1 \l 1230     Donc, il y a une situation comme ça et quand on voit les taux de croissance qu'on a vus à Radio‑Canada, on s'aperçoit qu'il y a quand même du potentiel à cet endroit et, vous savez, on ne parle quand même pas de chiffres qui sont si énormes que ça.

Alors, 12 pour cent, si on commence à deux millions, ce n'est pas si énorme que ça.

LISTNUM 1 \l 1231     Ça paraît beaucoup, mais je pense qu'il y a une portion de ça, c'est l'augmentation du marché et l'autre portion, c'est, on l'espère, l'augmentation ou notre indice d'écoute qui devrait être là.

LISTNUM 1 \l 1232     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Maintenant, l'impact que vous projetez sur les autres stations dans le marché, encore une fois dans l'étude Cossette, on a une répartition de cet impact‑là et vous avez tiré une estimation de sept pour cent pour Corus, du marché.


LISTNUM 1 \l 1233     Vous avez basé ça encore une fois sur quoi, monsieur Gagnon ou monsieur Arcand, le sept?

LISTNUM 1 \l 1234     M. GAGNON :  Bien, le sept pour cent est basé sur les heures qu'on a estimées à la page... je vais retourner en arrière...

LISTNUM 1 \l 1235     LE PRÉSIDENT :  Basé sur l'année 2003?

LISTNUM 1 \l 1236     M. GAGNON :  Tout à fait, oui, à la page 28.  Donc, nous avons estimé les heures potentielles de la station qu'on a divisées ensuite sur l'ensemble des heures qui ont été générées par seulement les stations commerciales disponibles dans le marché, donc pas sur l'ensemble des heures qui sont générées.  C'est ce qui nous donne notre sept pour cent.

LISTNUM 1 \l 1237     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Ça, vous avez commencé avec des chiffres de CJEC.  Encore une fois, il y a le upgrade jusqu'à 65 à 85 et, ensuite, les heures multipliées?

LISTNUM 1 \l 1238     M. GAGNON :  Les heures comme telles ont été calculées en fonction de la portée qu'on a déterminée pour la station, multipliées par le nombre d'heures moyen par auditeur, ce qui nous donne un total de 795 000 heures qui correspond à 5.8, une part de 5.8 mais, ça, c'est sur l'ensemble des heures du marché.


LISTNUM 1 \l 1239     Lorsqu'on re‑pondère ces heures‑là sur les heures commerciales, c'est ce qui nous donne notre sept pour cent.

LISTNUM 1 \l 1240     LE PRÉSIDENT :  Merci.  C'est le 70 pour cent que vous avez pris pour les 25‑54?   Comme portion de votre auditoire, c'est le 46 comme pourcentage de 66, c'est quoi?  Vous avez fait un calcul, quoi, à peu près de 70 pour cent?

LISTNUM 1 \l 1241     M. GAGNON :  Pardon?  Vous êtes à quelle page?

LISTNUM 1 \l 1242     LE PRÉSIDENT :  À la page 28.

LISTNUM 1 \l 1243     M. GAGNON :  À la page 28?

LISTNUM 1 \l 1244     LE PRÉSIDENT :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1245     M. GAGNON :  Les heures qu'on utilise à la page 35 sont les heures sur 12 plus.

LISTNUM 1 \l 1246     LE PRÉSIDENT :  C'est le 12 plus?

LISTNUM 1 \l 1247     M. GAGNON :  Ce n'est pas les heures 25‑54.

LISTNUM 1 \l 1248     LE PRÉSIDENT :  Mais pour arriver à votre sept pour cent, vous devez ensuite aller aux adultes 25‑54, n'est‑ce pas?

LISTNUM 1 \l 1249     M. GAGNON :  Non.  C'est toujours en 12 plus.  C'est juste que le 5.8 pour cent n'est pas sur... au départ, a été calculé sur la somme des heures qui sont disponibles dans le marché.


LISTNUM 1 \l 1250     Donc, c'est la part d'un marché, je dirais, globale de la station, alors que pour déterminer les revenus, il faut qu'on exclut les heures qui sont générées par les signaux hors marché ainsi que les stations non commerciales.  Dans ce cas‑ci c'est Radio‑Canada.

LISTNUM 1 \l 1251     Donc, on a re‑pondéré le 5.8 pour cent pour en arriver au sept pour cent.  Donc, il y a 13... à peu près 13 parts, 13, 14 parts qui ont été enlevées du total.

LISTNUM 1 \l 1252     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Merci.  Je pense que je comprends et continuons.

LISTNUM 1 \l 1253     Maintenant, on arrive au sept pour cent et, ensuite, on répartit cet impact sur les autres stations sur quelle base?

LISTNUM 1 \l 1254     M. GAGNON :  D'une part, c'est sur l'offre des stations actuelles, donc les contenus qui sont offerts, est‑ce qu'ils sont similaires ou différents de celui qui est proposé par la nouvelle station et, également, sur l'auditoire cible qui est rejoint.

LISTNUM 1 \l 1255     Donc, plus une station propose un format radiophonique similaire et une cible similaire, plus logiquement il va être touché par l'arrivée d'une nouvelle station.


LISTNUM 1 \l 1256     LE PRÉSIDENT :  Est‑ce que l'impact ne sera pas le plus grand sur CHRC?

LISTNUM 1 \l 1257     M. ARCAND :  Il n'y a pas beaucoup de revenu à CHRC, donc l'impact sera... sera assez minime, je pense.

LISTNUM 1 \l 1258     M. GAGNON :  Compte tenu aussi de la part déjà faible de CHRC, l'impact va être limité.

LISTNUM 1 \l 1259     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Et quel impact, quel sera l'impact sur les stations communautaires dans la région CKRL et CKIA?  Est‑ce que vous avez calculé?

LISTNUM 1 \l 1260     M. GAGNON :  Bien, d'une part, nous, compte tenu qu'on utilise les chiffres du CRTC qui ne comprennent pas les revenus publicitaires de ces stations‑là, ils n'ont pas été inclus dans l'analyse.

LISTNUM 1 \l 1261     On parle vraiment des parts de marché et des revenus commerciaux.

LISTNUM 1 \l 1262     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Mais c'est vrai, vous n'avez pas pensé à cet impact‑là étant donné les chiffres sur lesquels vous avez basé vos autres chiffres?

LISTNUM 1 \l 1263     M. GAGNON :  Bien, dans ce type d'étude‑là, c'est assez difficile de tenir compte de ces stations‑là parce que, d'une part, elles sont souvent pas membres de BBM, donc les chiffres sont soit non disponibles ou on a... on ne peut pas les utiliser dans un document comme ça.


LISTNUM 1 \l 1264     M. ARCAND :  Mais on pense, monsieur le président, qu'ils sont encore plus faibles que ceux de CHRC.

LISTNUM 1 \l 1265     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Passons maintenant à un autre sujet, mais mes collègues vont avoir des questions après peut‑être sur le marché mais, moi, je vais passer maintenant sur la question de la programmation proposée par votre nouvelle station.

LISTNUM 1 \l 1266     D'abord, et maintenant, on fait des petits calculs ici aussi pour être certain qu'on comprend votre requête.

LISTNUM 1 \l 1267     Vous avez précisé, et je cherche votre programmation et je l'ai ici.  Voilà, Annexe 1‑B de votre requête et vous avez précisé que la programmation sera à 70 pour cent locale, ça veut dire plus que 88 heures, et que le reste des émissions, 30 pour cent ou à peu près 38 heures, proviendrait du réseau Corus Québec.

LISTNUM 1 \l 1268     Mais quand on examine votre prix de programmation, on note que le pourcentage des émissions locales semble plus élevé.  Est‑ce que c'est... est‑ce que c'est vrai?


LISTNUM 1 \l 1269     Par exemple, entre 9 h 00 et 11 h 00, lundi à vendredi, vous avez une émission intitulée * Showbiz Show + que vous qualifiez comme étant locale réseau.

LISTNUM 1 \l 1270     Qu'est‑ce que ça veut dire * locale réseau +?

LISTNUM 1 \l 1271     M. ARCAND :  Ça veut dire que c'est une émission qui peut parvenir de Montréal, mais c'est une émission dans laquelle il y aura une portion qui vient de Québec, à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 1272     Alors, si je prends, par exemple, un exemple, ça tombe bien parce que c'est l'exemple, à mon avis, parfait.  Hier soir, à Montréal, il y avait le Gale des Jutra, les prix du cinéma québécois, c'est le genre d'émission qui peut parvenir au départ de Montréal, il peut y avoir une portion de cette émission‑là où on a les réactions des gens de Québec suite aux gagnants et ainsi de suite.  Alors, c'est...

LISTNUM 1 \l 1273     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Ça peut être généré à Québec ou ailleurs?

LISTNUM 1 \l 1274     M. ARCAND :  C'est ça.

LISTNUM 1 \l 1275     LE PRÉSIDENT :  Et c'est pour cette raison que vous ne comptez pas ces programmes‑là parmi... dans vos chiffres de locale?

LISTNUM 1 \l 1276     M. ARCAND :  Exact.


LISTNUM 1 \l 1277     LE PRÉSIDENT :  O.k.  * Table Ronde +, l'émission à 6 h 00 et 12 h 00 durant la fin de semaine, est identifiée comme étant une émission locale le samedi, mais dimanche, réseau.  Est‑ce que c'est bien le cas?

LISTNUM 1 \l 1278     M. ARCAND :  Oui; c'est‑à‑dire que dans ces cas‑là, par exemple, une table ronde, c'est probablement le tour de l'actualité.

LISTNUM 1 \l 1279     Alors, cette émission‑là peut être locale le samedi, parvenir de Québec, mais comme nous avons un réseau au Québec, il se peut très bien que cette émission‑là, le dimanche, vienne de plusieurs marchés à l'extérieur de la Ville de Québec.  Ça peut être de Sherbrooke, de Chicoutimi, de Montréal.

LISTNUM 1 \l 1280     Donc, c'est pour ça qu'on a mis cette émission‑là comme étant réseau le dimanche.

LISTNUM 1 \l 1281     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Mais on peut tirer de tout ça que votre engagement, c'est à 70 pour cent, ça veut dire 88,5 heures par semaine locale?

LISTNUM 1 \l 1282     M. ARCAND :  Absolument.

LISTNUM 1 \l 1283     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Vous avez dans votre demande aussi à l'annexe 1‑B, vous proposez d'offrir des chroniques culturelles et artistiques pour un total de 40 minutes par semaine.

LISTNUM 1 \l 1284     Pouvez‑vous élaborer sur le contenu de ces chroniques?


LISTNUM 1 \l 1285     M. ARCAND :  Bien, écoutez, ce sont des chroniques sur les activités artistiques qui sont à Québec.  Ça va nécessiter l'embauche d'une personne à la pige qui viendrait, à ce moment‑là, faire une série de chroniques.

LISTNUM 1 \l 1286     En général, ces chroniques‑là se retrouvent dans l'émission du matin, l'émission du retour à la maison et, à ce moment‑là, c'est ce vers quoi on tend actuellement, mais c'est 40 minutes.  C'est surtout des capsules de deux minutes dont on parle, une série de capsules de deux minutes.

LISTNUM 1 \l 1287     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Ce serait dans un programme particulier?

LISTNUM 1 \l 1288     M. ARCAND :  Ce n'est pas un programme.  En général, c'est l'émission du matin et du retour à la maison.

LISTNUM 1 \l 1289     LE PRÉSIDENT :  Et vous vous engagez d'en faire 40 minutes par semaine?

LISTNUM 1 \l 1290     M. ARCAND :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1291     LE PRÉSIDENT :  Mais comme on est le CRTC on vous pose la question : est‑ce que vous êtes prêt d'accepter ça comme condition?

LISTNUM 1 \l 1292     M. ARCAND :  Oui, oui, absolument.  Oui.


LISTNUM 1 \l 1293     LE PRÉSIDENT :  Merci.  À la page 4 de votre mémoire complémentaire, vous indiquez que la programmation du nouveau FM pourrait être diffusée en grande partie sur les ondes de CHRC‑AM et, comme vous le savez bien, on peut avoir 42 heures par semaine, ça veut dire le tiers de la programmation peut être simultanée.

LISTNUM 1 \l 1294     Et d'après votre lettre du 27 juin 2005, CHRC offrirait 42 heures d'émissions simultanées en provenance du nouveau FM.

LISTNUM 1 \l 1295     On veut apprendre exactement la relation entre la programmation de CHRC et la nouvelle station.  Est‑ce que vous pouvez nous guider?

LISTNUM 1 \l 1296     M. ARCAND :  De façon très simple pour mettre ça, c'est sûr que la station FM serait une station d'information et d'affaires publiques; d'abord et avant tout des bulletins de nouvelles, et la station CHRC serait une station beaucoup plus axée sur le sport qui est d'abord sa première identité et qui serait, également donnée à certains organismes communautaires qui auraient droit d'y faire certaines émissions à ce moment‑là.  Essentiellement, c'est ce qu'on essaie de faire dans le cas de CHRC.


LISTNUM 1 \l 1297     Parfois, et je peux vous donner un exemple parce que ça tombe quand même assez bien, ce matin je regardais la victoire, par exemple, des Remparts de Québec.  Alors, c'est un genre d'événement où il y a eu à Québec 15 000 personnes, je pense que c'est vendredi soir, pour le match entre Chicoutimi et Québec.

LISTNUM 1 \l 1298     Il est évident que dans un cas comme ça, il y aurait... enfin, c'est Saguenay et Québec, c'est ça?

LISTNUM 1 \l 1299     M. GAGNON :  C'est Rimouski.

LISTNUM 1 \l 1300     M. ARCAND :  C'est Rimouski?  Bon; excusez‑moi, je ne suis pas tellement la Ligue junior majeure du Québec, mais en tout cas, il y avait un match très important.  Et donc, il y avait 15 000 personnes.

LISTNUM 1 \l 1301     Dans ce cas‑là, probablement il y aurait une diffusion simultanée à la fois sur CHRC et sur la station FM parce que l'événement serait, évidemment, très important et, donc, ça c'est le genre d'événement dans lequel... qui pourrait se retrouver sur les deux stations.

LISTNUM 1 \l 1302     Mais, de façon générale, CHRC serait beaucoup plus sportif; information et affaires publiques sur la bande FM.


LISTNUM 1 \l 1303     LE PRÉSIDENT :  Et peut‑être pour nous aider... j'ai votre réponse là, mais peut‑être pour nous aider, si vous pouvez passer sur votre grille de programmation proposée et de nous indiquer si on trouverait les mêmes programmes sur CHRC ou non, grosso modo, ça nous aiderait aussi.

LISTNUM 1 \l 1304     M. ARCAND :  Nous allons vous fournir l'information.

LISTNUM 1 \l 1305     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Je pense que c'est peut‑être mieux de le faire... pardon?

LISTNUM 1 \l 1306     M. ARCAND :  Herman, peut‑être?

LISTNUM 1 \l 1307     M. CHAREST :  Oui.  En fait, ce qui concerne la diffusion des émissions simultanées, comme vous l'avez mentionné très bien, il y a 42 heures maximum permis par le règlement du CRTC.  Nous, on en a planifié 20, en fait, seulement 20 heures, mais ça va concerner exclusivement certaines émissions, comme Pierre l'a mentionné sur des événements particuliers.

LISTNUM 1 \l 1308     Mais plus particulièrement sur la programmation du 81,5 sur CHRC, il n'y a que deux émissions, soit une émission de l'avant‑midi qui s'appelle le * Showbiz + et soit, également * Québec à table + qui se veut une table ronde.

LISTNUM 1 \l 1309     J'ai ici une programmation de CHRC qu'on a essayé d'élaborer en terme de projet.  Je pourrais vous en remettre une copie et, comme ça, vous pourriez y jeter un coup d'oeil et ça viendrait peut‑être clarifier davantage les émissions qu'on va y retrouver, celles qui sont en simultanée et celles qui sont directement locales.


LISTNUM 1 \l 1310     LE PRÉSIDENT :  Bon, ce serait une bonne idée et on peut ou si vous pouvez aussi circuler ce document‑là aux intervenants et, ensuite, on peut en parler sûrement à la phase 4.

LISTNUM 1 \l 1311     Au même sujet, monsieur Arcand, vous avez déposé je crois, ce matin, un Code de déontologie proposé qu'on n'a pas vu avant et aussi si vous pouvez circuler ce document‑là aux intervenants et, s'il y a lieu, on va en parler à la phase 4.

LISTNUM 1 \l 1312     M. ARCAND :  D'accord.

LISTNUM 1 \l 1313     LE PRÉSIDENT :  O.k.

LISTNUM 1 \l 1314     M. ARCAND : Merci.

LISTNUM 1 \l 1315     LE PRÉSIDENT :  Bon, l'orientation de CHRC, ça reste du sport?

LISTNUM 1 \l 1316     M. ARCAND :  Principalement du sport, oui.

LISTNUM 1 \l 1317     LE PRÉSIDENT :  Principalement?  Parce qu'on a tiré un article, monsieur Arcand, c'est dangereux, dans la presse Affaires le 13 janvier où monsieur Arcand est cité en disant qu'il y aurait peut‑être une nouvelle orientation de CHRC.

LISTNUM 1 \l 1318     L'avez‑vous vu?

LISTNUM 1 \l 1319     M. ARCAND :  Oui, mais c'est‑à‑dire... j'ai vu l'article, mais vous savez, une nouvelle orientation...


LISTNUM 1 \l 1320     LE PRÉSIDENT :  Oui, il faut être vigilant même.

LISTNUM 1 \l 1321     M. ARCAND :  Vous savez, la nouvelle orientation de CHRC, et c'est une nouvelle orientation par rapport à ce qui existe actuellement, mais ça reste que le sport demeure prédominant quand même.

LISTNUM 1 \l 1322     On peut... on peut faire une nouvelle orientation et quand même garder les éléments clés qui ont fait le succès quand même.

LISTNUM 1 \l 1323     LE PRÉSIDENT :  Mais l'orientation reste?

LISTNUM 1 \l 1324     M. CHAREST :  Oui, effectivement. L'auditoire de CHRC demeure très sensibilisé à tout ce qui s'appelle sport et depuis la dernière année on a pris des engagements à Québec avec, entre autres, les Remparts qui est le club junior de Québec, on vient d'en prendre, où on diffuse 75 matches et ici, local et à l'extérieur.  On a pris cet engagement‑là puis on vient de le faire.

LISTNUM 1 \l 1325     On vient tout juste de terminer une entente aussi avec les Capitales de Québec qui est l'équipe de base‑ball où il va y avoir 92 matches qui vont être effectivement rediffusés sur les ondes.


LISTNUM 1 \l 1326     Alors, comme vous pouvez voir, Québec est bien servie présentement par la station de CHRC et je pense que c'est dû à la Capitale en terme de contenu sportif.

LISTNUM 1 \l 1327     Ça représente en tout et partout, grosso modo, 52 heures de diffusion par semaine, ce qui représente 44 pour cent de l'auditoire... pas de l'auditoire, pardon, de la programmation que vous allez recevoir copie.

LISTNUM 1 \l 1328     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Merci.  On va passer maintenant à la programmation Création orale.

LISTNUM 1 \l 1329     Encore une fois vous avez dans votre Annexe 1‑B, 45 heures et, ensuite, information locale, 80 1/2 et chroniques culturelles pour un total de 50 heures cinq minutes.  Est‑ce que c'est le cas?

LISTNUM 1 \l 1330     M. CHAREST :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1331     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Mais...

LISTNUM 1 \l 1332     M. CHAREST :  Effectivement et sous la connotation * Création orale +, en général, tout ce qui s'appelle * programmation musicale, contenu musical + et tout ce qui s'appelle aussi * temps commercial +.

LISTNUM 1 \l 1333     Alors, si on regarde la programmation de la nouvelle station parlée à Québec, à contenu verbal majoritairement, donc la portion musicale ne représente que 16 heures de diffusion dans toute la semaine et la portion commerciale, 16 heures également.


LISTNUM 1 \l 1334     Alors, en tout et partout, on se retrouve avec des éléments qui ne font pas partie de la création ou de... effectivement de la création orale qui représente seulement 25 pour cent de la programmation.

LISTNUM 1 \l 1335     Donc, toute la balance de la programmation qui est du contenu de création orale représente 74 pour cent de la programmation de la station.

LISTNUM 1 \l 1336     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Vous avez combien... et ça se traduit en combien d'heures?

LISTNUM 1 \l 1337     M. CHAREST :  C'est toute la balance, donc c'est 126 heures moins 32 heures.  Alors, on parle à peu près de 90 heures si mes calculs sont bons.

LISTNUM 1 \l 1338     LE PRÉSIDENT :  O.k.

LISTNUM 1 \l 1339     M. CHAREST :  Un petit peu plus aussi.

LISTNUM 1 \l 1340     LE PRÉSIDENT :  O.k.  On aura peut‑être des questions après là‑dessus, sur vos chiffres que vous venez de mentionner, mais le total est à peu près... vous dites quel pourcentage?

LISTNUM 1 \l 1341     M. CHAREST :  Ça représente 74.2 pour cent de notre programmation qui est... oui.

LISTNUM 1 \l 1342     LE PRÉSIDENT :  C'est 74.

LISTNUM 1 \l 1343     M. CHAREST :  Oui.


LISTNUM 1 \l 1344     LE PRÉSIDENT :  Vous avec une calculatrice?  126 multiplié par 74, c'est combien à peu près?

LISTNUM 1 \l 1345     M. ARCAND :  Ça fait 93... 93... c'est 93.

LISTNUM 1 \l 1346     LE PRÉSIDENT :  Soixante‑quinze...

LISTNUM 1 \l 1347     M. ARCAND :  C'est 93.

LISTNUM 1 \l 1348     M. CHAREST :  C'est 93 heures au total.

LISTNUM 1 \l 1349     LE PRÉSIDENT :  C'est 93 heures semaine, O.k.  Et comme vous le savez, on a une politique sur les stations spécialisées, les formats spécialisés, il y a une obligation d'avoir plus que 50 pour cent.

LISTNUM 1 \l 1350     M. CHAREST :  Cinquante pour cent, effectivement, et notre programmation le démontre très bien.  La majeure partie, comme j'avais mentionné tantôt, 70 pour cent de toute notre programmation, elle est locale par le fait même.

LISTNUM 1 \l 1351     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Ça, vous pouvez nous assurer que par condition de licence, il y aura au moins 63 heures par semaine?

LISTNUM 1 \l 1352     M. CHAREST :  Vous n'avez pas de crainte là‑dessus; on respecte le tout.


LISTNUM 1 \l 1353     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Je pense que j'ai vos réponses.

LISTNUM 1 \l 1354     Vous avez aussi à l'Annexe 1‑B, quatre heures 25 minutes, informations locales.

LISTNUM 1 \l 1355     Quand entendez‑vous présenter les nouvelles locales, les informations locales?

LISTNUM 1 \l 1356     M. CHAREST :  En fait, à tous les jours on prévoit quand même plusieurs bulletins de nouvelles.  Il y en a 13 du lundi au vendredi à tous les jours, entre 6 h 00 le matin et 18 h 00 et les week‑ends il y en a 10, toujours également entre 7 h 00 le matin et 18 h 00.

LISTNUM 1 \l 1357     La durée de ces bulletins‑là est de quatre minutes.  À l'intérieur de ces quatre minutes, on va en donner une minute au niveau national et les balances... la balance de ce temps‑là, trois minutes va être de contenu local.

LISTNUM 1 \l 1358     Alors de là, finalement, sur la globalité des heures allouées à l'aspect information, ce qui représente six heures 50 par semaine, de ce total‑là il y en a quatre heures 25 qui est de contenu local.

LISTNUM 1 \l 1359     LE PRÉSIDENT :  Est‑ce que ces heures‑là, ces émissions‑là seront diffusées aussi sur les autres stations, CFOM ou CHRC?

LISTNUM 1 \l 1360     M. CHAREST :  Non.


LISTNUM 1 \l 1361     LE PRÉSIDENT :  Ce serait juste...

LISTNUM 1 \l 1362     M. CHAREST :  Non, parce que ce que l'on prévoit par la programmation que vous allez voir tantôt au niveau de CHRC, il va y avoir des émissions spécifiques à CHRC d'information et pendant la journée, ce que l'on prévoit aussi, c'est tout simplement d'affecter des journalistes qui vont créer et produire des bulletins d'information pour chacune des stations autres, soit CHRC et CFOM.

LISTNUM 1 \l 1363     LE PRÉSIDENT :  Hum‑hum!  Mais vous dites dans votre... je pense que c'était dans une lettre que vous avez écrite le 27 juin, vous avez dit qu'il y aura un partage de programmation entre ces autres stations.

LISTNUM 1 \l 1364     Nous avons parlé déjà de la répartition avec CHLC.  Est‑ce que vous avez aussi... quel sera le simultané?  Y aura‑t‑il de la programmation simultanée avec CFOM?

LISTNUM 1 \l 1365     M. CHAREST :  Bien, effectivement... non, avec CFOM, du tout.

LISTNUM 1 \l 1366     LE PRÉSIDENT :  Pas du tout.

LISTNUM 1 \l 1367     M. CHAREST :  Du tout.  CFOM est déjà une station à part entière avec sa programmation à Québec.


LISTNUM 1 \l 1368     Alors, le seul élément où on va avoir une synergie avec le 82,5 va être d'abord au niveau de l'information sur laquelle il va y avoir des journalistes affectés pour quelques bulletins d'information dans l'avant‑midi, le matin, entre autres, et dans le retour, parce que la fonction première de CFOM est une radio musicale.

LISTNUM 1 \l 1369     LE PRÉSIDENT :  Les journalistes des deux stations seront séparés du point de vue de leur travail?

LISTNUM 1 \l 1370     M. CHAREST :  C'est‑à‑dire que, comme on l'a mentionné, on transfère l'ensemble du personnel de CHRC au 92,5, donc la pierre angulaire de la création de tout ce qui s'appelle * information + va être sur le 92,5.  Mais pour bien desservir le marché de Québec et avec les autres stations que nous possédons ici, on va affecter, effectivement, certains journalistes pour la création et la réalisation de bulletins de nouvelles sur CHRC, entre autres, et sur CFOM.

LISTNUM 1 \l 1371     LE PRÉSIDENT :  Combien de journalistes y aura‑t‑il à la nouvelle station, qui seront seulement là et pas ailleurs?

LISTNUM 1 \l 1372     M. CHAREST :  Huit.

LISTNUM 1 \l 1373     LE PRÉSIDENT :  Huit?

LISTNUM 1 \l 1374     M. CHAREST :  Oui.


LISTNUM 1 \l 1375     LE PRÉSIDENT :  Et ils ne travailleront pas pour les autres stations?

LISTNUM 1 \l 1376     M. CHAREST :  Comme j'ai dit, ils vont être affectés.  Donc, je veux dire, le gros du travail va être créé au niveau du 92,5, leur travail, oui.

LISTNUM 1 \l 1377     Exemple : sur info 800... en fait, excusez, on l'appelle maintenant * Info 800 + CHRC à Québec, une déformation.  Dans les faits, certains journalistes vont être affectés à la création et à la réalisation de contenu d'information l'avant‑midi, entre autres, le matin de 6 h 00 le matin à 9 h 00 à tous les jours.   Donc, ça va être une émission d'information telle qu'on la connaît sensiblement présentement sur nos ondes ici à Québec.

LISTNUM 1 \l 1378     LE PRÉSIDENT :  Et les trois postes, est‑ce qu'ils sont dans le même édifice, les deux que vous avez et le nouveau?

LISTNUM 1 \l 1379     M. CHAREST :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1380     LE PRÉSIDENT :  Et ils partageront une salle de nouvelles?


LISTNUM 1 \l 1381     M. ARCAND :  C'est ça, il y aura une salle de nouvelles dans laquelle, évidemment, l'essentiel va être diffusé à 92,5, mais il peut y avoir des bulletins ou des... du travail qui soit fait aux deux autres.

LISTNUM 1 \l 1382     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Sur la question de la diversité des pièces musicales, ce sera un pourcentage minoritaire de vos émissions.  Mais on exige, normalement, un rapport annuel sur la diversité musicale.

LISTNUM 1 \l 1383     Est‑ce que vous êtes prêt à nous fournir cela?

LISTNUM 1 \l 1384     M. ARCAND :  Ce sera mince parce qu'il n'y aura pas tant de musique que ça, mais on va vous le fournir avec plaisir.

LISTNUM 1 \l 1385     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Comme je viens de dire, on va... on va parler, s'il y a lieu, si on a des questions sur votre Code de déontologie dans la phase 4 parce que c'est la première fois qu'on le voit et je n'ai plus de question maintenant, sauf que... sauf une, et on a toujours une dans ce domaine‑là.  Il faut être assez précis.

LISTNUM 1 \l 1386     On a eu une décision le CRTC 2005‑258 le 3 juin 2005, où le conseil a traité des plaintes relatives à deux émissions diffusées sur les ondes de CKAC en 2003 et en 2004.


LISTNUM 1 \l 1387     Bien sûr, vous n'étiez pas le propriétaire à cette époque‑là, mais dans cette décision‑là, les propos tenus par le doc Mailloux ont été... on a trouvé que ça constituait des propos offensants qui, pris dans le contexte triste d'exposer les personnes de race noire au mépris, pour des motifs fondés sur la race ou de leur origine et que ça a été une contravention de l'Article 3(b) du Règlement.

LISTNUM 1 \l 1388     Prévoyez‑vous diffuser des émissions du doc Mailloux sur les ondes de votre nouveau FM?

LISTNUM 1 \l 1389     M. ARCAND :  Non, non.  Nous ne prévoyons pas diffuser les émissions du doc Mailloux sur le FM.

LISTNUM 1 \l 1390     LE PRÉSIDENT :  Bon.  Je pense que pour le moment ce sont mes questions.  Ah! non.  Il reste un sujet et c'est vos bénéfices sur les contributions au DTC, le Développement des talents canadiens.

LISTNUM 1 \l 1391     Vous avez mentionné ce matin que le chiffre est de 2 800 000,00 $.  Ça veut dire 400 000,00 $ par année au Développement des talents canadiens.  Est‑ce que c'est le cas?

LISTNUM 1 \l 1392     M. ARCAND :  Oui, 2 800 000,00 $ sur sept ans, oui.

LISTNUM 1 \l 1393     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Merci.  Et, encore une fois, accepterez‑vous ces contributions comme condition de licence?

LISTNUM 1 \l 1394     M. ARCAND :  Absolument, oui.


LISTNUM 1 \l 1395     LE PRÉSIDENT :  O.k.  J'aimerais maintenant revoir avec vous quelques projets que vous proposez mettre en place.

LISTNUM 1 \l 1396     L'un est par rapport à l'Université Laval que vous avez mentionné encore une fois ce matin.

Est‑ce que vous avez des ententes formelles avec les institutions en question?

LISTNUM 1 \l 1397     M. ARCAND :  Non, nous n'avons pas d'entente formelle avec les institutions en question.  Lorsque nous sommes allés rencontrer les gens de l'Université Laval, ils venaient de faire il y a environ deux mois une entente, je pense, avec Sobey's pour un projet d'étude et, à leur grande surprise, ce projet‑là a été assez controversé.

LISTNUM 1 \l 1398     Alors, la direction de l'Université Laval nous a exprimé son grand intérêt pour notre projet, mais refusait de signer un protocole formel avant qu'on ait acquis la licence parce qu'ils ne voulaient pas être pris dans cette... comme étant... l'université n'a pas à se prononcer en faveur d'un candidat plutôt qu'un autre ou d'une candidature plutôt qu'une autre.

LISTNUM 1 \l 1399     Mais il est évident qu'il y a un intérêt de la part de l'Université Laval qui est très développé actuellement.


LISTNUM 1 \l 1400     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Quelques détails sur le programme qui... j'ai quelques questions qui couvrent ce que vous avez mentionné.

LISTNUM 1 \l 1401     D'abord, vous dites qu'il y aura une aide financière ou technique à la production d'émissions radio par les étudiants.  Est‑ce que vous pouvez élaborer qu'est‑ce que c'est?

LISTNUM 1 \l 1402     M. ARCAND :  Oui; c'est‑à‑dire que, nous, ce qu'on voit, c'est que dans nos discussions que nous avons eues autant avec les gens du Cégep de Jonquière que l'Université Laval, ils nous ont parlé, évidemment, de contributions qui seraient faites non seulement pour des bourses d'études, mais ils nous ont, évidemment, parlé beaucoup d'améliorations de leurs infrastructures.

LISTNUM 1 \l 1403     Alors, il est évident que, nous, ce que l'on voit de façon très claire, c'est environ 50 pour cent des argents pour l'amélioration des infrastructures et l'autre 50 pour cent serait sous forme de bourses aux étudiants.

LISTNUM 1 \l 1404     LE PRÉSIDENT :  Infrastructures où?

LISTNUM 1 \l 1405     M. ARCAND :  Écoutez, la modernisation des équipements.  Ils ont des équipements qu'ils nous ont dit...

LISTNUM 1 \l 1406     LE PRÉSIDENT :  Ça, c'est pour Laval?


LISTNUM 1 \l 1407     M. ARCAND :  À Laval et à Jonquière.

LISTNUM 1 \l 1408     LE PRÉSIDENT :  Ah!  O.k.

LISTNUM 1 \l 1409     M. ARCAND :  Et ils nous ont dit, également, qu'ils ont donc besoin également d'amélioration parce que, par exemple, les étudiants n'ont pas accès à des studios, exemple, numérisés.  Ça, c'est une des choses qui nous ont été mentionnées.

LISTNUM 1 \l 1410     Donc, je pense que les universités ne sont pas équipées justement pour... actuellement, à ce niveau, pour faire le travail qui est nécessaire dans le monde d'aujourd'hui.  Alors, ça, c'est une des choses au niveau des équipements dont on nous a parlé.

LISTNUM 1 \l 1411     Mais, évidemment, vous comprendrez que ce n'est pas nous qui allons décider.  On laisse, évidemment, aux universités le soin de déterminer les endroits où ils veulent investir, mais il est évident que, pour nous, ce serait 50‑50 environ.

LISTNUM 1 \l 1412     LE PRÉSIDENT :  Ça veut dire qu'on peut... on peut conclure que du 200 000,00 $ par année, 100 000,00 $ va être déposé sur les installations et sur l'équipement?

LISTNUM 1 \l 1413     M. ARCAND :  Sur les équipements puis 100 000,00 $ sur... oui.

LISTNUM 1 \l 1414     LE PRÉSIDENT :  Et 100 000,00 $ sur les bourses?


LISTNUM 1 \l 1415     M. ARCAND :  C'est ça.

LISTNUM 1 \l 1416     LE PRÉSIDENT :  Pour les étudiants?

LISTNUM 1 \l 1417     M. ARCAND :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1418     LE PRÉSIDENT :  Vous mentionnez un programme de stage.  Qu'est‑ce que ça veut dire?

LISTNUM 1 \l 1419     M. ARCAND :  Le programme de stage en fait, c'est qu'on pourrait permettre aux étudiants et, encore une fois, je tiens à rappeler au Conseil qu'on a parlé de la possibilité d'avoir certains de ces étudiants qui pourraient utiliser, particulièrement dans le domaine du journalisme, nos stations de radio.

LISTNUM 1 \l 1420     Mais, encore une fois, je tiens à rappeler au Conseil que ce n'est pas des dépenses de programmation cachée ou ces argents‑là sont vraiment pour aider les étudiants.

LISTNUM 1 \l 1421     De toute façon, nous avons des syndicats partout qui nous surveillent et qui ne permettraient pas en fait que nous ayons des étudiants qui fassent le travail d'employés réguliers.

LISTNUM 1 \l 1422     Alors, ce sont des stages tout simplement qui sont faits dans le but, justement, de vivre cette expérience‑là de travailler dans une station de radio.


LISTNUM 1 \l 1423     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Ça veut dire que la programmation de stage ne serait pas...  le 100 000,00 $ dont on vient de parler, ce ne serait pas le même 100 000,00 $?

LISTNUM 1 \l 1424     M. ARCAND :  Non, non, non.

LISTNUM 1 \l 1425     LE PRÉSIDENT :  Ce serait au‑delà de ça?

LISTNUM 1 \l 1426     M. ARCAND :  Oui.  Le 100 000,00 $ c'est surtout des bourses, c'est vraiment des bourses.

LISTNUM 1 \l 1427     LE PRÉSIDENT :  Vous avez mentionné dans votre texte qu'il y aura une... vous allez commencer à consacrer une plus grande portion sur l'équipement au commencement et, ensuite, ce sera plus orienté vers des bourses.  Mais, maintenant, vous me dites que ça serait à peu près 50‑50 pendant toute la période.

LISTNUM 1 \l 1428     Est‑ce que c'est votre réponse ou...

LISTNUM 1 \l 1429     M. ARCAND :  Non; c'est‑à‑dire que, non.  C'est... nous, notre choix encore une fois, c'est que ce soit moitié‑moitié dès le départ, mais il semble que les investissements semblent assez criants actuellement.  Donc, je pense qu'on va discuter.

LISTNUM 1 \l 1430     On n'est pas entré dans les détails encore avec les cégeps et universités, mais, nous, c'est notre souhait que ce soit moitié‑moitié.


LISTNUM 1 \l 1431     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Et comment choisir les étudiants qui vont... qui vont recevoir des bourses?

LISTNUM 1 \l 1432     M. ARCAND :  Ce sera à l'université et il y aura probablement un comité qui sera formé et puis dans lequel on aura une voix au chapitre, mais, évidemment, ce sera la décision des universités.  C'est vraiment... ce n'est pas nous qui allons gérer le projet.

LISTNUM 1 \l 1433     LE PRÉSIDENT :  Vous allez laisser ces décisions‑là à l'Université?

LISTNUM 1 \l 1434     M. ARCAND :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1435     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Et vous comptez... O.k.  Si on approuve votre requête, êtes‑vous prêt de nous fournir les ententes que vous conclurez avec les institutions?

LISTNUM 1 \l 1436     M. ARCAND :  Absolument, oui.

LISTNUM 1 \l 1437     LE PRÉSIDENT :  Bien.  Merci.  O.k.  Je pense que ce sont mes questions pour le moment et je vais tourner vers mes collègues.

LISTNUM 1 \l 1438     Merci beaucoup de m'avoir répondu.

LISTNUM 1 \l 1439     M. ARCAND :  Merci.

LISTNUM 1 \l 1440     LE PRÉSIDENT :  Monsieur Arpin et ensuite madame Noël.

LISTNUM 1 \l 1441     CONSEILLER ARPIN :  Merci, monsieur le président.


LISTNUM 1 \l 1442     Alors, la première question, je pense qu'elle va s'adresser... en fait, je pars d'une  affirmation que madame Lebeuf a fait pendant son témoignage.

LISTNUM 1 \l 1443     Elle nous a dit que le marché avait subi des pertes d'heures d'écoute de 1.4 millions depuis mars 2005 et les résultats du sondage de l'automne dernier et que, essentiellement, elle les attribuait au retrait des ondes de monsieur Filion.

LISTNUM 1 \l 1444     Or, je constate que, malgré tout, ces heures d'écoute‑là étaient essentiellement consommées par un auditoire jeune, je présume, qui... parce que quand on regarde la démographique de cette station‑là, on constate qu'elle est certainement plus jeune que le projet que vous nous présentez.

LISTNUM 1 \l 1445     Qu'est‑ce qui vous fait croire que vous pourriez récupérer une grande partie de ces heures disparues du marché?

LISTNUM 1 \l 1446     M. ARCAND :  Je pense qu'un des points très importants, c'est que la station CHOI, pour ne nommer que celle‑là, ce n'était pas juste une station jeune au niveau de l'impact de ses cotes d'écoute au mois de mars.


LISTNUM 1 \l 1447     C'est une station qui était numéro 1 chez le 18‑34, c'était une station qui était numéro 1 chez les 25‑54 et je pense que... en tout cas, peut‑être pas le sondage du mois de mars, mais elle a été, à un moment donné, numéro 1 chez 35‑64.

LISTNUM 1 \l 1448     Donc, c'est une station qui était... qui avait un large public, ça dépassait très largement le stade de juste dire que c'est une station pour les jeunes.

LISTNUM 1 \l 1449     Donc, c'est pour ça qu'on a parlé quand même d'une certaine récupération parce que, évidemment, n'importe quelle station qui va chercher 40 ou 40 quelque pour cent de part de marché, c'est vraiment sans précédent dans un marché et donc, ça dépasse largement le simple fait de dire, c'est un groupe 18‑34.  Alors, c'est un peu pour ça, pourquoi on pense qu'il y a une possibilité d'aller chercher.

LISTNUM 1 \l 1450     Et dans le groupe cible que l'on vise, c'est un groupe cible qui est 25‑54 et sur le 1 400 000, c'est près de 900 000 qui ont été chez les 25‑54.  Donc, il y a... ce n'est pas des jeunes de 18 à 34 qui ont quitté; près de 900 000 de ces heures, c'est des 25‑54 qui ont moins écouté la radio et on présume donc qu'il y aura une partie des 25‑54 qui serait intéressée, à ce moment‑là, de vraiment revenir à une forme de radio parlée.


LISTNUM 1 \l 1451     CONSEILLER ARPIN :  Vous nous parlez d'un auditoire 25‑54, mais votre... votre auditeur type, je comprends bien, sera un homme puisque c'est... et, non, sera plutôt une femme ‑‑ excusez‑moi, là.

LISTNUM 1 \l 1452     M. ARCAND :  C'est légèrement plus homme et vous savez, la radio parlée c'est...

LISTNUM 1 \l 1453     CONSEILLER ARPIN :  Non, non, il sera effectivement un peu plus homme, un * mix +, il est sur la ligne.  Mais ma question n'est pas de savoir... bien oui, de situer son âge et puis quand... par exemple, votre directeur des programmes, quand il dit à son animateur : tu t'adresses à un homme de 41 ans ou de 32 ans ou de 58 ans, quel sera cet âge‑là?

LISTNUM 1 \l 1454     M. ARCAND :  En général, on essaie d'aller chercher un auditoire... pour que vous soyez dominant chez les 35 ou chez les 25‑54, il faut que vous soyez dominant chez les 35‑44.  Et si vous êtes dominant chez les 35‑44, vous avez des bonnes chances, vous allez être numéro 2, numéro 3, chez les 25‑34 et puis, en général, vous êtes... vous êtes aussi près du peloton de tête dans les 45‑54.

LISTNUM 1 \l 1455     Donc, si vous êtes numéro 1, nous, notre objectif c'est de vraiment être numéro 1 chez les 35‑44, homme, mais aussi femme, parce que je pense que c'est... c'est sûr que la station sera majoritairement légèrement homme, mais on veut quand même pas que ça devienne...


LISTNUM 1 \l 1456     CONSEILLER ARPIN :  CHLC?

LISTNUM 1 \l 1457     M. ARCAND :  C'est ça.

LISTNUM 1 \l 1458     CONSEILLER ARPIN :  Madame Lebeuf ou monsieur Arcand, vous nous avez dit plus tôt que, bon, si les perturbations que le marché a subies au cours des trois, quatre dernières années, ont fait en sorte qu'il y a eu un déplacement majeur du placement média, particulièrement local ou, du moins, s'il n'y a pas eu de croissance, vous l'attribuez essentiellement au fait que cet auditoire‑là, ce soit... certains annonceurs se soient montrés inquiets par rapport à la formule de programmation de certaines de ces stations‑là.

LISTNUM 1 \l 1459     Vous dites que probablement que ce publicitaire‑là est allé sur d'autres... dans d'autres médias.  Selon vous, il serait allé où ce placement média‑là?

LISTNUM 1 \l 1460     M. ARCAND :  Il faudrait faire une analyse plus en détail de ça.  On pense... j'imagine que quand on ne va pas en radio ou bien c'est les journaux ou bien c'est la télé en grande majorité, mais nous, on considère qu'il est évident qu'il y a eu un déplacement, parce que, premièrement, quand on parle d'instabilité dans un marché, on parle automatiquement d'absence de gestion.


LISTNUM 1 \l 1461     Si on parle d'absence de gestion, ça veut dire qu'il n'y a pas de gestion des tarifs qui sont faits au départ.  Vous avez donc eu cette première instabilité‑là.  Vous avez eu également la station numéro 1 à Québec pendant longtemps qui était quand même boycottée par certains annonceurs, ce dont les gens de Cossette vous ont confirmé que certains annonceurs nationaux ne veulent pas... ne voulaient pas être identifiés à cette station, donc ça a été le deuxième problème.

LISTNUM 1 \l 1462     Et je vous dirais aussi qu'il y a encore une fois, puis Johanne m'en parle de façon assez régulière, il y a un problème carrément de tarification à Québec qui nous semble assez évident.

LISTNUM 1 \l 1463     Et il y a eu aussi une guerre qui s'est terminée par des injonctions entre différents diffuseurs, qui a fait en sorte que si vous êtes un annonceur, vous dites, aie! je vais peut‑être aller regarder ailleurs s'il y a d'autres options, peut‑être que c'est moins...

LISTNUM 1 \l 1464     Il est évident que ça doit être, j'imagine, la télévision ou les journaux qui en ont bénéficié.

LISTNUM 1 \l 1465     CONSEILLER ARPIN :  Monsieur Gagnon, est‑ce que vous auriez une opinion sur cette question‑là?


LISTNUM 1 \l 1466     M. GAGNON : Comme j'ai dit plus tôt, au niveau de nos annonceurs locaux, c'est sûr... de nos annonceurs nationaux, pardon, c'est sûr qu'il y a une partie des budgets qui a été transférée ailleurs.

LISTNUM 1 \l 1467     Moi, j'imagine qu'au niveau des annonceurs locaux ‑‑ il y a peut‑être les hebdos qui ont pu en bénéficier ‑‑ au niveau de nos annonceurs nationaux, il a fallu rejoindre les mêmes personnes par d'autres moyens.  Donc, on a utilisé la télévision, on a utilisé les quotidiens, mais là, je ne pourrais pas vous chiffrer les proportions.

LISTNUM 1 \l 1468     CONSEILLER ARPIN :  Mais j'essaie de me concentrer uniquement sur la publicité locale.  Vous, vous pensez qu'une bonne partie pourrait être allé dans les hebdos?

LISTNUM 1 \l 1469     M. GAGNON :   Une partie.  Je ne pourrais pas chiffrer.  À ma connaissance, c'est surtout au niveau des annonceurs nationaux.

LISTNUM 1 \l 1470     CONSEILLER ARPIN :  Merci.

LISTNUM 1 \l 1471     LE PRÉSIDENT :  Merci.  Madame Noël.

LISTNUM 1 \l 1472     CONSEILLÈRE NOËL :  Une question. J'ai bien vu et pris connaissance de votre Code de déontologie.  Est‑ce que vous allez avoir des lignes ouvertes à votre station proposée?


LISTNUM 1 \l 1473     M. ARCAND :  Il est possible qu'il y ait des lignes ouvertes, qu'il y ait une participation du public, oui.

LISTNUM 1 \l 1474     CONSEILLÈRE NOËL :  Et, évidemment, si vous avez des lignes ouvertes, vous allez vous conformer à toutes les exigences du Conseil en cette matière?

LISTNUM 1 \l 1475     M. ARCAND :  On a... du chapitre 1.10 à 1.15, on a une procédure...

LISTNUM 1 \l 1476     CONSEILLÈRE NOËL :  J'ai vu.  J'ai vu.

LISTNUM 1 \l 1477     M. ARCAND :  ... au niveau des tribunes téléphoniques.

LISTNUM 1 \l 1478     CONSEILLÈRE NOËL :  Maintenant, est‑ce que vous avez l'intention d'engager... parce que vous nous déposez d'emblée un Code de déontologie, est‑ce que vous avez l'intention d'engager des animateurs choc qui pourraient faire friser les oreilles et vous voulez... vous voulez bien les contrôler avant de les mettre en onde?


LISTNUM 1 \l 1479     M. ARCAND :  Écoutez, c'est sûr que le pouvoir du diffuseur, c'est le pouvoir de l'embauche.  Je pense qu'on a réussi à prouver, puis je voudrais revenir là‑dessus parce que c'est sûr que quand on échange ou qu'il y a des tribunes téléphoniques, c'est évident qu'il y a de la... il peut y avoir parfois de la controverse.

LISTNUM 1 \l 1480     Moi, je pense qu'il faut regarder ce qu'on a fait depuis le début, notre track record, pour employer l'expression.  Nous avons CHMP à Montréal qui est une station dans laquelle il peut y avoir des tribunes téléphoniques, dans laquelle il peut y avoir de la controverse, mais je pense qu'on contrôle quand même assez bien les animateurs et je pense que les animateurs sont quand même soumis à ces règles‑là.

LISTNUM 1 \l 1481     Je peux vous dire que dans des... il y a eu des cas à CHMP, entre autres, à 98,5 où un animateur, à un moment donné, a dit des choses pas très gentilles envers le Premier Ministre du Québec.  On a reçu un avis et puis on l'a fait... on a fait les explications qu'il fallait, à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 1482     Mais, nous, ce qu'on vous dit, c'est qu'on a assez d'expérience dans le domaine de la radio, on reconnaît les animateurs, on veut quand même une radio vivante, mais je pense qu'il y a un équilibre à aller chercher et c'est un peu ce qu'on veut faire à ce niveau‑là.

LISTNUM 1 \l 1483     CONSEILLÈRE NOËL :  Merci, monsieur Arcand.  Vous n'avez personne en vue là?

LISTNUM 1 \l 1484     M. ARCAND :  On regarde des gens actuellement, oui.


LISTNUM 1 \l 1485     LE PRÉSIDENT :  Monsieur French.

LISTNUM 1 \l 1486     CONSEILLER FRENCH :  Monsieur Arcand, vous nous dites que trois stations partagent 70 pour cent du revenu du marché à Québec dont vous n'êtes pas.  Vous faites partie du quatuor qui départage le 30 pour cent de balance?

LISTNUM 1 \l 1487     M. ARCAND :  Exact.

LISTNUM 1 \l 1488     CONSEILLER FRENCH :  Comment expliquez‑vous, vous qui nous demandez un autre permis dans ce marché‑là, votre échec quant à exploiter ce potentiel que vous prétendez existait par le vécu de CFOM?

LISTNUM 1 \l 1489     M. ARCAND :  Bien, écoutez, premièrement, nous sommes là depuis seulement environ un an dans le marché, un an à un an et demi dans le marché de Québec.  On ne peut pas changer du jour au lendemain une situation qui a prévalu pendant des années.

LISTNUM 1 \l 1490     Je peux vous dire également que même si le Conseil a fait beaucoup d'efforts et le Conseil a tenté dans plusieurs décisions, que ce soit à Sherbrooke ou ailleurs, je dirais, d'égaliser un peu plus le marché, il est évident qu'Astral possède une force de frappe absolument énorme dans le marché de la radio au Québec.


LISTNUM 1 \l 1491     Elle a les stations héritage d'à peu près tous les marchés principaux de la province de Québec et, donc, c'est sûr que c'est une compétition qui est quand même extrêmement féroce.

LISTNUM 1 \l 1492     Ce sont des gens qui sont très bien équipés sur le plan des ventes nationales à Montréal.  Ils ont des télévisions spécialisées.  Ils font un nixe média qui est particulièrement efficace à plusieurs niveaux.

LISTNUM 1 \l 1493     Donc, c'est sûr qu'on a à faire face à une machine.  Dans ce cas‑là, je pense qu'Astral doit aller chercher près de 50 pour cent des revenus du marché de Québec comme tel.

LISTNUM 1 \l 1494     Donc, juste là, vous avez un compétiteur qui est particulièrement énorme et c'est justement, vous avez... vous avez le choix de garder la situation telle qu'elle est ou vous avez le choix de mettre un peu plus de possibilités de compétition, ce qui va faire en sorte qu'il va y avoir des possibilités intéressantes.


LISTNUM 1 \l 1495     Déjà Cogeco a maintenant deux stations FM, ce qui lui permet d'être un peu plus en compétition et c'est sûr que pour nous, je vous dirais également que la situation est importante pour nous parce que nous sommes... nous ne sommes pas au même niveau, si on veut, sur le plan même technique qu'Astral, parce que pour les agences de publicité, vous savez, les postes AM existent plus ou moins et ils sont plus ou moins importants.

LISTNUM 1 \l 1496     Alors, lorsqu'on vend sur le plan des ventes nationales à Montréal, bien très souvent on se fait dire par les agences, écoutez, vous avez... vous avez, O.k.  vous avez des belles stations à Montréal, mais vous n'êtes pas forts à Québec.  Vous avez juste un FM à Québec.  Vous n'avez pas d'autres stations.  Astral est un bien meilleur levier pour nous et, donc, c'est sûr que c'est une lutte à faire qui est très importante.

LISTNUM 1 \l 1497     Je pense qu'on verra ce que va nous donner l'avenir de CHOI, mais je pense qu'il y a une opportunité là qui peut être intéressante pour justement développer les dollars et ré‑équilibrer un peu le marché.  C'est la façon dont on le voit, nous, actuellement.

LISTNUM 1 \l 1498     Mais on a amélioré la situation depuis qu'on est à Québec, mais pas de façon aussi significative, de là à changer les données, mais je pense que CFOM est mieux qu'il était et CHRC a de meilleurs revenus qu'ils avaient, mais ça reste que c'est un défi pour nous constant.


LISTNUM 1 \l 1499     CONSEILLER FRENCH :  Comment prévoyez‑vous venir aux prises avec un problème de sous‑tarification, si vous avez... bien, maintenant ou dans un avenir où vous aurez plus d'accès au marché québécois?

LISTNUM 1 \l 1500     M. ARCAND :  Écoutez, ça, c'est un débat qu'on a depuis longtemps.  Les agences, parfois, nous disent, vous savez, de ne pas avoir assez de postes de radio peut être un problème par rapport à avoir trop de postes de radio.  Il y a comme une espèce d'équilibre.

LISTNUM 1 \l 1501     Parce que très souvent dans le marché de Québec, vous vous retrouvez dans une situation où les gens disent, écoutez, on a trois stations dominantes : CHOI, CHIC ET CITF et puis les agences nous disent souvent, bien, on a fait le travail.  On a déjà rejoint 60, 70 pour cent, on n'a pas besoin d'acheter les autres.

LISTNUM 1 \l 1502     À partir du moment où vous avez plus de joueurs, vous avez le risque qu'il y ait une guerre de prix un peu plus grande, mais vous avez également la possibilité que les joueurs dominants soient touchés un peu et qu'ils ne soient pas les seuls à exercer la... je ne dirais pas le monopole, mais enfin, la grande partie des achats publicitaires.


LISTNUM 1 \l 1503     Donc, le fait qu'il y ait plusieurs joueurs à un moment donné fait en sorte que, là, vous avez plus de ressources et plus de possibilités que l'achat des trois premières stations n'est plus aussi évident qu'il l'était auparavant.  Et c'est dans ce sens‑là qu'on pense que ça peut être bon.

LISTNUM 1 \l 1504     Quant à la question de la sous‑tarification, je vous dirais que c'est une question de discipline.   C'est une question d'avoir des bons gestionnaires, c'est une question, je pense que les gens à Montréal en particulier ont souffert pendant des années de cette situation‑là, je peux vous dire que tout le monde en est conscient et notre travail a été de ramener le coût par point, particulièrement à Montréal, de façon un peu plus compétitive et un peu plus évidente par rapport...

LISTNUM 1 \l 1505     Tout simplement, à un moment donné on regardait la situation et à Montréal français, avec un marché de 2 100 000 de population, on avait un coût par point qui était plus faible que Calgary... ou  Vancouver plutôt, plus faible que Vancouver qui a une population un peu moins grande.

LISTNUM 1 \l 1506     On disait, ça n'a pas de bon sens, pourquoi y a‑t‑il une telle différence de tarif entre Vancouver et montréal?  Ça n'a pas de sens.


LISTNUM 1 \l 1507     Alors, nous, on pense qu'à Québec il y a une possibilité d'augmenter les tarifs, il y a une possibilité de vraiment aller améliorer la situation.  Je pense que le marché n'est pas couvert comme il devrait être couvert et c'est pour ça qu'on voit cette possibilité‑là d'augmenter... d'augmenter les revenus.

LISTNUM 1 \l 1508     Et, vous savez, dans les clients qui existent à Québec, il y a toujours des clients qui vont rechercher le prix peu élevé.  Il y a des stations pour ça, mais un client qui veut vraiment faire une campagne efficace, qui est capable de payer le prix et va payer le prix pour vraiment rejoindre l'auditoire de façon efficace avec un bon degré de fréquence et un bon degré de stations et il n'achètera pas nécessairement toujours les seules.

LISTNUM 1 \l 1509     LE PRÉSIDENT :  O.k.  Merci beaucoup, conseiller juridique... conseillère juridique.

LISTNUM 1 \l 1510     Me LAGACÉ :  Merci.  Alors, simplement pour vérifier avec vous, préciser quelles sont vos... quelles seraient vos initiatives au point de vue du Développement des talents canadiens.

LISTNUM 1 \l 1511     Alors, si je comprends bien, vous avez soumis un versement de 400 000,00 $ par année.  Est‑ce que ça serait 400 000,00 $ par année pour les sept années de la licence?


LISTNUM 1 \l 1512     M. ARCAND :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1513     Me LAGACÉ :  Merci.

LISTNUM 1 \l 1514     LE PRÉSIDENT :  Merci beaucoup , mesdames et messieurs.  On va prendre une pause‑café maintenant pour 15 minutes et on revient à 11 h 35.

LISTNUM 1 \l 1515     We will resume at 1135.

‑‑‑ Suspension à 1120 / Upon recessing at 1120

‑‑‑ Reprise à 1140 / Upon resuming at 1140

LISTNUM 1 \l 1516     LE PRÉSIDENT :  Order, please.  À l'ordre, s'il vous plaît.  Et on continue.  Madame la secrétaire.

LISTNUM 1 \l 1517     LA SECRÉTAIRE :  Merci, monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 1518     Nous entendrons maintenant l'article 2 à l'ordre du jour qui est une demande présentée par 3924301 Canada Inc. faisant affaires sous le nom de la raison sociale de Communications Lévis 2001, en vue d'obtenir une licence visant l'exploitation d'une entreprise de programmation de radio FM commerciale de langue française à Lévis.

LISTNUM 1 \l 1519     La nouvelle station serait exploitée à la fréquence 92,7 mégahertz, canal 224D1 avec une puissance apparente rayonnée moyenne de 2 550 watts, puissance apparente rayonnée maximale de 7 600 watts, hauteur de l'antenne de 61 mètres.


LISTNUM 1 \l 1520     Monsieur Michel Cloutier comparaît pour la Requérante et il nous présentera ses collègues.  Vous aurez alors 20 minutes pour votre présentation.

Monsieur Cloutier.

PRÉSENTATION / PRESENTATION

LISTNUM 1 \l 1521     M. CLOUTIER :  Merci beaucoup, monsieur le président.  Bonjour les conseillers, bonjour les membres du Conseil.

LISTNUM 1 \l 1522     Je vous souhaite, monsieur le président, pour reprendre peut‑être où on s'était laissé la dernière fois, je vous souhaite la bienvenue en banlieue de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1523     Je vous présente donc, dans un premier temps... je me présente, moi, monsieur Cloutier, président de Publications Lévis.  J'ai à ma droite, madame Renée Giard, vice‑présidente aux Ventes du Groupe Radio Simard et du fait même de Communications Lévis.  J'ai à ma gauche monsieur Gilles Gosselin, administrateur.  J'ai à l'extrême droite, maître Michel Poulin qui s'occupe surtout de la structure de la corporation.


LISTNUM 1 \l 1524     J'ai derrière moi monsieur Guy Simard, président du Groupe Radio Simard.  J'ai monsieur Richard Hamel, vice‑président de Communications Lévis et, finalement, madame Stéphanie Pelletier de l'agence Vis‑à‑Vis Communications Marketing.  On va y aller, d'accord.

LISTNUM 1 \l 1525     Communications Lévis vous présente aujourd'hui la demande 20020678‑1.  Nous entendons bien vous démontrer la pertinence d'un service radiophonique à Lévis qui correspond à la demande de la population et du milieu lévisien.

LISTNUM 1 \l 1526     Ce n'est pas d'hier que les gens de Lévis réclament du CRTC un tel service.  Le marché de Québec est constitué de deux pôles : la Ville de Québec au nord du fleuve et la Ville de Lévis au sud.  Avec les fusions municipales, cela est encore plus évident.

LISTNUM 1 \l 1527     À ce titre, le plus petit des deux est grandement désavantagé car aucun média électronique s'y fait le porte‑voix.  Le CRTC a donc le devoir de rétablir l'équité et la juste représentation de cette diversité dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 1528     D'ailleurs, le caractère unique de Lévis dans le marché de Québec est reconnu par la firme BBM qui, dans son micro‑sondage, découpe le marché en deux cellules distinctes.


LISTNUM 1 \l 1529     Ce caractère est aussi reconnu par le CRTC et ce, depuis longtemps, comme en témoigne une décision du 27 avril 1971 concernant une transaction de la station de Lévis, à ce moment‑là, qui venait d'être vendue.  Cette station a été autorisée à l'origine uniquement à cause de l'insistance exprimée quant au besoin d'une station locale pour Lévis.

LISTNUM 1 \l 1530     Le Conseil est donc d'avis que le nouveau propriétaire devra conserver à CFLS le caractère de station locale pour Lévis et les localités immédiates de la rive sud, ce qui n'a pas toujours été fait au cours des dernières années car il s'agit vraiment de la véritable question : l'offre et la demande dans le marché.

LISTNUM 1 \l 1531     Ne perdons pas de temps précieux à discuter de l'histoire de la radio à Lévis. Communications Lévis se tourne résolument vers l'avenir et s'engage à prendre aujourd'hui les mesures nécessaires pour répondre à un besoin et une demande de Lévis, une offre qui lui correspond et nous allons nous assurer que cette offre prenne les engagements nécessaires pour remplir son mandat et rester l'outil privilégié de cette communauté.

LISTNUM 1 \l 1532     Aucune radio du marché de Québec ne répond par son offre à la demande.  Communications Lévis offre le service que les lévisiens réclament parce que nous sommes du milieu et avons préparé la demande en concertation avec ce milieu.


LISTNUM 1 \l 1533     La demande du milieu lévisien est d'avoir une radio qui offre une couverture des événements locaux à la hauteur des besoins d'une ville de plus de 120 000 personnes qui offre de nombreux services en tant que ville centre de la région Chaudière‑Appalaches, mais qui d'abord et avant tout est un milieu en pleine croissance économique.

LISTNUM 1 \l 1534     Nous savons que le CRTC devra s'assurer de la vitalité économique de Lévis.  Le Conseil devra aussi s'assurer que la nouvelle titulaire répond aux besoins des lévisiens et démontre par son projet un intérêt réel pour la problématique précise de la couverture de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1535     Le Conseil devra indéniablement prendre les dispositions nécessaires pour que la nouvelle titulaire soit et reste une radio à caractère local pour la rive sud.

LISTNUM 1 \l 1536     Sur ces points, la vitalité économique de Lévis est incontestable et seule la présente demande prend les dispositions nécessaires et démontre par son schéma de couverture les services offerts et le site de transmission, une offre qui reflète cette réalité.


LISTNUM 1 \l 1537     Communications Lévis offre une radio de proximité à l'écoute de sa collectivité, des services sur mesure, une implication locale, une présence sur le terrain.  Je vous invite d'ailleurs à consulter le petit document PowerPoint que je vous ai donné, attaché avec la présentation.

LISTNUM 1 \l 1538     On peut voir le potentiel des revenus pour une station de radio à Lévis.  C'est une évaluation, si on veut, de la Ville de Lévis extirpée du marché de Québec, uniquement donc pour la rive sud et à Lévis, une ville dynamique, comme vous pouvez le constater, il y a présentement à Lévis plusieurs projets économiques, autant institutionnels que commerciaux.  Il y en a pour 1.4 milliards de dollars.

LISTNUM 1 \l 1539     La couverture médiatique, par contre, y est déficiente.  Il y a plusieurs projets majeurs qui se passent à Lévis qui intéressent la communauté lévisienne, qui ne sont pas nécessairement toujours d'intérêt pour la communauté de Québec.

LISTNUM 1 \l 1540     On a nommé ici que trois dossiers, entre autres, qui ont retenu notre attention, mais il y en a plusieurs autres, mais je dirais que c'est trois dossiers qui ont fait les nouvelles dans les hebdos à Lévis dernièrement et qu'on n'a pas retrouvé nécessairement sur les radios de Québec.

LISTNUM 1 \l 1541     D'ailleurs, les élections municipales dans le mémoire de la Chambre de Commerce, il y avait un exemple assez éloquent à ce niveau‑là.


LISTNUM 1 \l 1542     Communications Lévis souhaite, oui, un nouveau radiodiffuseur.  Nous avons été chercher un associé, un collaborateur précieux qui jouit d'une expérience dans le milieu de la radio, le groupe Radio CJFP ou mieux connu aussi sous le nom de Groupe Radio Simard qui exploite présentement des stations de radio de proximité indépendante francophone au Québec, des stations qui sont prospères et qui sont opérées en conformité avec leurs conditions de licence.

LISTNUM 1 \l 1543     Communications Lévis veut aussi bien se placer sur l'échiquier du marché de Québec, mais avec une radio qui cible parfaitement les citoyens et les citoyennes de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1544     C'est un réseau de contact élargi aussi, Communication Lévis, c'est une entreprise impliquée dans son milieu, membre des Gens d'affaires, membre de la Chambre de Commerce, membre des Gens d'affaires de Chutes Chaudières Ouest.  Ces organisations‑là représentent les arrondissements de la Ville de Lévis aussi.  On a aussi de nombreux contrats d'animation d'événements dans la région.


LISTNUM 1 \l 1545     Communications Lévis, c'est une réponse à l'urgence, comme le disait le mémoire qui a été déposé par la Chambre de Commerce.  Les gens de Lévis nous disaient : ce mémoire veut une station émettant à partir de leur territoire, qui mette du temps d'antenne significatif à la disposition des organismes régionaux, qui suscite des débats d'idées sur des sujets d'intérêt régional, qui produise des émissions d'information locales quotidienne avec l'appui de journalistes sur le terrain, qui permette à la Ville de toujours garder sa population informée, notamment en cas d'urgence, qui offre à de nombreux commerces et entreprises l'opportunité de mieux rejoindre leur clientèle cible.

LISTNUM 1 \l 1546     Bref, tout ce que Communications Lévis propose pour sa radio, une radio unique, diversifiée, locale pour l'une des plus grandes villes du Québec.

LISTNUM 1 \l 1547     J'inviterais monsieur Gosselin à nous parler un peu plus de l'aspect nouvelles de la station.

LISTNUM 1 \l 1548     M. GOSSELIN :  Monsieur le président, messieurs les vice‑présidents, mesdames les Commissaires permanentes du CRTC, il est important et urgent, à notre avis, que la population de la grande région de Lévis puisse bénéficier à nouveau d'une station de radio locale offrant une programmation locale, journalière.


LISTNUM 1 \l 1549     Il est impensable de prétendre que la population de Lévis ne mérite pas mieux pour assurer son développement que de continuer à être desservie de façon partielle en programmation par des stations extérieures.

LISTNUM 1 \l 1550     Dans la Promesse de réalisation que nous avons déposée devant le Conseil, nous avons précisé que Communications Lévis produira localement 126 heures de programmation dont 94 heures de programmation en direct et 32 heures de programmation automatisée.

LISTNUM 1 \l 1551     Notre projet en matière de programmation a comme priorité le développement des émissions d'actualité, particulièrement le matin, le midi et en fin d'après‑midi.  Notre radio de premier service entend cibler un auditoire qui est fortement en déplacement sur les routes de la région en ces périodes de la journée.

LISTNUM 1 \l 1552     Au menu, des nouvelles brèves, de nombreux sujets traités avec invités et correspondants et du commentaire avec nos auditeurs.  La rapidité avec laquelle les nouvelles parviendront à nos auditeurs sera l'élément sur lequel notre personnel entend mettre l'effort.


LISTNUM 1 \l 1553     Dans les émissions d'actualités, l'accent sera mis sur le développement des nouvelles locales et régionales se rapportant à la grande Ville de Lévis.  De plus, nous favoriserons l'établissement de circuit avec nos salles de nouvelles de La Pocatière et de Saint‑Georges‑de‑Beauce, permettant de faciliter la radiodiffusion de nouvelles inter‑régionales, incluant le sport.

LISTNUM 1 \l 1554     Nous vous rappelons que nous nous engageons à produire 10 bulletins d'actualités régionales par jour.  Pour la fin de semaine, nous nous engageons à produire 30 minutes d'actualités régionales pour chacune des deux journées.

LISTNUM 1 \l 1555     De plus, la population de la grande région de Lévis pourra bénéficier d'une heure d'émission par jour aux Affaires publiques axées principalement sur les dossiers qui font la manchette sur le territoire lévisien ou qui ont un impact sur la vie socio‑économique de cette région.

LISTNUM 1 \l 1556     Côté musique, nous nous proposons un format succès et succès classiques qui sera composé essentiellement de pièces musicales à teneur rock ou pop‑rock.  Avec un attrait pour la musique pop et rock actuelle et la musique de la relève, cela devrait nous permettre de récupérer les parts de marché des 25‑44 ans résidant sur le territoire de Lévis.


LISTNUM 1 \l 1557     Afin de réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés pour le bon fonctionnement de cette entreprise de 12 à 14 employés seront mis à contribution.  De ce nombre, la nouvelle station comptera quatre animateurs à temps plein, deux nouvellistes à temps plein, un autre à demi‑temps, du personnel à la production au script, aux ventes et à l'administration.

LISTNUM 1 \l 1558     Nous entendons prendre une part active aux événements culturels, sportifs et socio‑économiques de la grande région de Lévis en intervenant par de la promotion et des couvertures, incluant des événements communautaires qui ne sont pas nécessairement de visibilité régionale.

LISTNUM 1 \l 1559     Nous entendons contribuer à maintenir la fierté et l'initiative des organismes du milieu et de promouvoir des liens entre les différentes municipalités qui composent depuis peu la grande Ville de Lévis.


LISTNUM 1 \l 1560     En plus de présenter à plusieurs reprises la perspective locale des événements qui font la manchette, nous entendons offrir des reportages sur des sujets d'intérêt qui posent problème dans notre région.  Étant sur place avec studios à Lévis, la mobilité et la flexibilité de notre radio deviennent des outils de premier plan qui assurent à la population de cette ville une meilleure couverture et une plus grande rapidité pour la diffusion de l'information locale.

LISTNUM 1 \l 1561     En conclusion, pour nous, à l'exemple des entreprises que nous opérons à Rivière‑du‑Loup, à La Pocatière et à Saint‑Georges‑de‑Beauce, nous entendons mettre l'emphase à Lévis sur la couverture de l'actualité locale et sur la présence de la station dans sa communauté.

LISTNUM 1 \l 1562     M. CLOUTIER :  Évidemment, un autre point majeur, c'est la mise en marché d'une station.  On doit être en mesure, évidemment, de vendre de la publicité, aussi de voir de quelle façon on peut travailler en synergie avec notre communauté sur le côté commerce.

LISTNUM 1 \l 1563     Madame Renée Giard va se faire un plaisir de vous expliquer de quelle façon on entend rejoindre notre public.

LISTNUM 1 \l 1564     Mme GIARD :  Merci.  Bonjour.

LISTNUM 1 \l 1565     Conformémemt aux orientations de proximité qui assurent le succès de nos stations radiophoniques évoluant dans d'autres petits marchés, nous établirons notre positionnement à partir de stratégies misant sur une approche de partenariat et de complicité auprès des acteurs socio‑économiques locaux et la population lévisienne.


LISTNUM 1 \l 1566     Nous avons développé à ce chapitre une expertise convaincante en matière de développement rentable de produits radiophoniques locaux et régionaux.

LISTNUM 1 \l 1567     Nous ne prétendons pas déployer ces stratégies avec des moyens et des budgets similaires à ceux des grands réseaux.  Nous préférons miser sur ce qui fait notre force et nous permet de gérer des stations radiophoniques rentables dans tous nos autres marchés.

LISTNUM 1 \l 1568     Cela signifie une représentation active au sein des organismes socio‑économiques du milieu, la création de promotions originales et distinctives faisant appel à l'implication directe des commerçants, des entrepreneurs et du public, une participation créative aux événements populaires est rassembleur pour la communauté lévisienne, le développement et l'offre de plans de commercialisation radiophonique calqués sur les besoins, les attentes et la capacité de payer des annonceurs et la réalisation d'une campagne publicitaire de lancement intensive, de concert avec les médias imprimés locaux.


LISTNUM 1 \l 1569     Cette formule éprouvée et porteuse de réussite dans nos autres marchés, nous comptons la transporter avec le même succès à Lévis.  Pour cela, nous compterons sur une force de vente jeune et dynamique, sur une équipe de représentation stable à laquelle les commerçants locaux pourront rapidement s'identifier avec confiance et avec laquelle ils pourront entretenir des relations d'affaires soutenues.

LISTNUM 1 \l 1570     C'est ainsi, sommairement, que nous sommes convaincus d'acquérir durablement des parts de marché substantielles dans le milieu, d'établir et de renforcer progressivement notre positionnement, d'atteindre la rentabilité et d'assurer la pérennité de ce nouveau produit radiophonique portant la signature de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1571     En conclusion, depuis nombre d'années notre groupe se distingue dans l'exploitation, la promotion et la saine gestion des stations radiophoniques privées, indépendantes au sein de petits marchés régionaux dans le respect de la législation, de ses conditions d'obtention de licence et des communautés qu'il dessert.

LISTNUM 1 \l 1572     Le succès que nous connaissons repose sur une vision de la radiodiffusion axée sur la mise en valeur d'un produit radiophonique intimement lié aux besoins, aux attentes et à la réalité des populations régionales.


LISTNUM 1 \l 1573     Ensemble, nous prétendons représenter ainsi la contrepartie indépendante au déploiement des grands réseaux en région et offrir une alternative viable et pertinente à l'urbanisation et à l'uniformisation des contenus promus par les réseaux.

LISTNUM 1 \l 1574     Notre requête dans le marché de Lévis est donc motivée par la volonté de proposer à la population de ce milieu une option radiophonique renouvelée offrant un service de proximité ouvrant l'accès à un traitement différencié de l'information locale et régionale, valorisant davantage l'actualité locale et régionale, soutenant activement le développement de la communauté.  Bref, rehaussant la diversité des voies informatives, musicales et culturelles actuellement disponibles.

LISTNUM 1 \l 1575     Le marché de Lévis est en effervescence sur le plan économique, social, culturel, communautaire et sportif.  Or, nous sommes convaincus et les appuis obtenus vont en ce sens, que la conjoncture socio‑économique prévalant dans ce marché est propice à l'implantation d'une station radiophonique indépendante porteuse d'une image typiquement lévisienne où la population pourra se connaître, se faire connaître et se reconnaître.


LISTNUM 1 \l 1576     Prenons exemple à ce moment‑ci de notre station Chutes La Pocatière dans une communauté de 6 225 personnes qui a contribué à soulever toute la population lors d'une manifestation dans les rues afin d'obtenir Bombardier La Pocatière... pour Bombardier La Pocatière, l'obtention du contrat du Métro de Montréal.

LISTNUM 1 \l 1577     Quel bel exemple d'une radio de proximité et d'une radio de premier service.

LISTNUM 1 \l 1578     Selon nous, il y a donc place pour un nouvel acteur sur la scène radiophonique desservant la rive sud, un acteur susceptible de promouvoir efficacement l'identité collective et la fierté d'appartenance des citoyennes et des citoyens.

LISTNUM 1 \l 1579     Par ses orientations de proximité, d'accessibilité et d'ouverture à la diversité, notre nouvelle station entend faire une large place à l'information qui touche de près la population de l'agglomération de Lévis, proposer une approche distinctive du traitement des affaires publiques, améliorer la portée publicitaire des entreprises et des organismes de la région, soutenir les vitalités culturelles du milieu, consolider la dynamique du développement local et régional et ainsi, renforcer le positionnement des enjeux et des défis de la collectivité lévisienne au sein de la région Chaudière‑Appalaches.


LISTNUM 1 \l 1580     Nous avons d'ailleurs déjà établi des contacts prometteurs en ce sens avec les principaux intervenants socio‑économiques et culturels de la rive sud.  Dans ce contexte notre requête rencontre les termes du règlement sur la radio édictés par le CRTC.  Elle répond également à la préoccupation du CRTC quant à sa préservation et à la promotion de la diversité des sources d'information et des options éditoriales dans un marché donné.

LISTNUM 1 \l 1581     Elle a aussi un effet positif sur l'accroissement du taux de renouvellement, du répertoire musical canadien et de la relève.

LISTNUM 1 \l 1582     Enfin, notre projet contribue à la consolidation de l'industrie et du système canadien de radiodiffusion sans entraver le mandat des autres entités radiophoniques de la région de Québec.

LISTNUM 1 \l 1583     Au contraire, il bonifie l'offre déjà disponible en y ajoutant une voie complémentaire apte à dynamiser le milieu et à valoriser la communauté lévisienne.

LISTNUM 1 \l 1584     L'expérience acquise et l'expertise démontrée par les promoteurs dans le domaine de la radiodiffusion privée et indépendante sont éloquentes, tout comme la réussite obtenue par les stations soit de Rivière‑du‑Loup, La Pocatière et de Saint‑Georges‑de‑Beauce.


LISTNUM 1 \l 1585     C'est pourquoi nous sommes optimistes quant à la rentabilité et à la pérennité de la station radiophonique projetée à Lévis.

LISTNUM 1 \l 1586     Fondée sur le développement et la mise en oeuvre d'une stratégie de proximité, notre station se démarquera par son concept de services médiatiques de première ligne, offrant un produit adapté à la réalité lévisienne.  Voilà où réside sa force et ce à quoi s'attendent les gens de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1587     Merci.

LISTNUM 1 \l 1588     M. CLOUTIER :  Merci beaucoup.  Nous sommes prêts à entendre vos questions.

LISTNUM 1 \l 1589     LE PRÉSIDENT :  Merci beaucoup.  Madame Noël.

LISTNUM 1 \l 1590     CONSEILLÈRE NOËL :  Bonjour, madame Giard.

LISTNUM 1 \l 1591     Mme GIARD :  Bonjour.

LISTNUM 1 \l 1592     CONSEILLÈRE NOËL :  Madame Pelletier, messieurs Cloutier, Hamel, Simard et Gosselin.  Est‑ce que j'en ai oublié?

LISTNUM 1 \l 1593     M. MICHEL CLOUTIER :  Peut‑être monsieur Lapointe.  Même je pense que moi aussi je l'ai oublié peut‑être au début.

LISTNUM 1 \l 1594     CONSEILLÈRE NOËL :  Monsieur Lapointe; excusez‑moi, monsieur Lapointe.  Je m'excuse.


LISTNUM 1 \l 1595     Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aurais peut‑être des éclaircissements à vous demander quant au choix de la fréquence proposée et quant à l'actionnariat de l'entreprise projetée.

LISTNUM 1 \l 1596     J'aurai également aussi un peu plus tard, des questions en matière de programmation, là, comme en ce qui a trait à la création horaire et à la programmation ‑‑ j'ai de la misère à me relire ‑‑ automatisée en matière de diversité et d'accès aux zones et en matière de Développement des talents canadiens.

LISTNUM 1 \l 1597     Alors, on va également discuter de vos projections de revenus et de la capacité du marché de Lévis, de signalisation commerciale locale.

LISTNUM 1 \l 1598     Enfin, en tout fin, je vais vous donner quelques minutes pour nous dire pourquoi votre demande constitue la meilleure demande dans les circonstances.

LISTNUM 1 \l 1599     On va commencer par la fréquence.  J'avais dans les documents qu'on m'a remis de demande, j'avais d'abord la fréquence 101,7, ce qui était... ce qui a été déposé avec votre demande du 17 août 2002, et re‑déposé en copie papier le 26 août de la même année.


LISTNUM 1 \l 1600     C'était 101,7 sur le canal 269A1 avec une puissance apparente rayonnée de 250 watts à une hauteur de 78,4 mètres.

LISTNUM 1 \l 1601     Le 2 décembre, le Conseil, sous la plume de Michael Gregg, analyste en radiodiffusion, vous demande de démontrer pourquoi l'utilisation que vous projetez pour la fréquence 101,7 est optimale dans le cadre du processus concurrentiel.  Vous répondez le 15 décembre 2005 en référant non pas à 101,7, mais à 92,7.

LISTNUM 1 \l 1602     Puis dans un document non daté, joint à votre lettre du 15 décembre, vous nous envoyez des modifications techniques où vous faites référence au paramètre de 2002, à la deuxième page, comme étant la fréquence 92,7 canal 224A1 avec une puissance apparente rayonnée de toujours 250 watts et au paramètre de 2005, on retrouve la fréquence 92,7, mais cette fois B1 avec une puissance apparente rayonnée de 8 455 watts.

LISTNUM 1 \l 1603     Pouvez‑vous me dire quand est‑ce que vous êtes passé d'abord de 101,7 à 92,7?  J'ai cherché partout et je n'ai jamais réussi à trouver la réponse à ma question.


LISTNUM 1 \l 1604     M. MICHEL CLOUTIER :  Le changement de la fréquence 101,7 à 92,7 a été fait, de mémoire, il me semble que c'est 2003.  Ça a été fait assez tôt.  Je vous avoue que, moi, j'ai été surpris aussi quand j'ai eu les questions de monsieur Gregg parce que les documents de modifications ont été envoyés au Conseil, à ce moment‑là, monsieur Emmanuel Saint‑Aubin, et même on avait eu certaines questions relatives à ça.  Je vais tenter de vous...

LISTNUM 1 \l 1605     La raison pour laquelle on l'a fait, c'est que Industries Canada nous avait dit que le 101,7 n'était pas techniquement acceptable et la deuxième raison pour laquelle on avait fait ces modifications‑là aussi, c'est que... vous savez, souvent les administrateurs de radio parfois, on n'est pas... au côté technique, parfois ce n'est pas nécessairement notre force, et 250 watts, c'était le maximum radié.

LISTNUM 1 \l 1606     Moi, ce que j'avais compris, c'est que le 101,7 pouvait aller à 250 watts alors que l'ingénieur m'a expliqué que, finalement, en puissance moyenne, c'était loin de donner 250 watts et dans un cas comme celui‑là, c'était inacceptable aussi d'utiliser la fréquence.

LISTNUM 1 \l 1607     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, si on se comprend bien, en 2003, vous décidiez de nous envoyer une lettre dont je n'ai pas... dont je n'ai pas retrouvé la copie?

LISTNUM 1 \l 1608     M. SIMARD :  Si je peux ajouter, c'est une lettre qui a été envoyée au Conseil le 28 octobre 2002 à Diane Rhéaume.


LISTNUM 1 \l 1609     CONSEILLÈRE NOËL :  Vous avez changé la fréquence de 101,7 à 92,7?

LISTNUM 1 \l 1610     M. SIMARD :  C'est une lettre qui a été envoyée au Conseil le 28 octobre 2002.

LISTNUM 1 \l 1611     CONSEILLÈRE NOËL :  Malheureusement, je ne l'ai pas retrouvée.

LISTNUM 1 \l 1612     On est en 2005 et le 15 décembre, heureusement qu'on a reporté l'audience de cette demande parce que le 15 décembre, vous changez à nouveau les paramètres et vous passez de 250 watts è 8 450 watts.

LISTNUM 1 \l 1613     Alors, là, qu'est‑ce qui vous a motivé tout d'un coup le 15 décembre à changer de puissance?

LISTNUM 1 \l 1614     M. CLOUTIER :  Je vais vous dire, c'est surtout ce que j'appellerais peut‑être comme * l'érosion du temps +.  Lorsqu'on a déposé en 2002, déjà 250 c'était le maximum qui était disponible dans les fréquences à Québec.  À ce moment‑là, Industries Canada n'avait pas procédé ou était sur le point de procéder à la modification sur les adjacentes.  On trouvait que 250 watts déjà à l'origine c'était peu, mais comme c'est ce qui restait de disponible...


LISTNUM 1 \l 1615     M. CLOUTIER :  Quand on a publié l'Avis public et que les audiences étaient originalement fixées à la mi‑novembre à Québec, vous étiez encore à 250 watts?

LISTNUM 1 \l 1616     M. CLOUTIER :  Oui, tout à fait.  À ce moment‑là on était encore à 250 watts pour la simple....

LISTNUM 1 \l 1617     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, vous avez changé d'idée entre la date du report des audiences et puis...

LISTNUM 1 \l 1618     M. CLOUTIER :  C'est qu'on a changé à ce moment‑là de technicien et le nouveau technicien nous a avisés et, malheureusement, on a aussi constaté, lorsque les dossiers ont été rendus publics pour 2004, que le 250 watts sur le site où nous étions originalement en 2002, ce n'était plus valide.

LISTNUM 1 \l 1619     On pouvait donc aller à une puissance supérieure à ce qu'on proposait originalement et aussi aller à une puissance qui, selon nous, représentait mieux nos besoins.

LISTNUM 1 \l 1620     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, vous avez été sauvé par la cloche?

LISTNUM 1 \l 1621     M. CLOUTIER :  Je dirais, tout à fait.  Oui, je ne m'en gène pas; tout à fait.  Je pense que le fait que le report a été fait nous a permis de faire les réajustements.


LISTNUM 1 \l 1622     Mais comme on explique dans le document aussi, avant que le Groupe Simard se joigne à nous, on était une petite compagnie de Lévis qui n'avait pas nécessairement toujours les...

LISTNUM 1 \l 1623     CONSEILLÈRE NOËL :  C'est là où je m'en viens parce que là aussi j'ai noté une évolution certaine, j'appellerais votre demande * évolutive +.  Et j'essaie de savoir qui fait quoi?

LISTNUM 1 \l 1624     J'ai une lettre ‑‑ attendez un peu que je la retrouve ‑‑ j'ai une lettre ici de monsieur Simard au nom de son entreprise qui nous dit et qui est datée, elle, du 20 décembre 2005, mais qui a été envoyée au Conseil par fax le 27 décembre 2005 et qui dit :

            * La présente est à l'effet de vous confirmer l'engagement de Radio CJFP 1986 Limitée d'injecter un montant de 100 000,00 $ supplémentaire en actions de catégorie C à titre de mise de fonds lors de la mise en place de la nouvelle station CFLS 92,7 à Lévis. +

LISTNUM 1 \l 1625     Ça, c'est le 20 décembre, reçue au Conseil le 27.   Est‑ce que... puis on parle d'un montant supplémentaire.


LISTNUM 1 \l 1626     Est‑ce que c'est la seule contribution de monsieur Simard, et si je comprends bien d'une explication plutôt mince sur les caractéristiques des actions, ces actions C ne sont pas votantes mais auraient, parce qu'elles ne sont pas dans les statuts actuels, il n'y a qu'une catégorie d'actions dans les statuts actuels, auraient un dividende fixe privilégié qui est de... qui est variable sur le... il n'est pas fixe, justement il est privilégié, mais il est variable et émis sur le taux des banques ou quelque chose du genre.

LISTNUM 1 \l 1627     Est‑ce que... vous me corrigerez si je suis * dans les patates +.  Parce qu'il y en a un à huit pour cent, il y en a un qui est flottant?

LISTNUM 1 \l 1628     M. CLOUTIER :  Oui, peut‑être plus monsieur Lapointe serait en mesure de répondre à ça.

LISTNUM 1 \l 1629     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais je veux savoir : est‑ce que c'est 100 000,00 $ que monsieur Simard a mis dans l'entreprise?

LISTNUM 1 \l 1630     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1631     CONSEILLÈRE NOËL :  Il n'a aucune action votante, monsieur Simard?

LISTNUM 1 \l 1632     M. CLOUTIER :  Non.  Il a ses actions votantes dans le...


LISTNUM 1 \l 1633     CONSEILLÈRE NOËL :  Ah! il y a aussi des actions votantes.

LISTNUM 1 \l 1634     M. CLOUTIER :  Oui, tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1635     CONSEILLÈRE NOËL :  Et il y a combien d'actions votantes?

LISTNUM 1 \l 1636     M. CLOUTIER :  Il y a 30 pour cent d'actions votantes qui sont rattachées au montant qu'il injecte dans les mises de fonds autres, là, qui font partie du 116 000,00 $ parce qu'au total il y a 216 000,00 $ de déposés et dans le 116 000,00 $, il y a les actions votantes et monsieur Simard a une mise de fonds qui va en conséquence des actions votantes qu'à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 1637     CONSEILLÈRE NOËL :  Et ça, est‑ce que ça aurait été envoyé au Conseil?

LISTNUM 1 \l 1638     M. CLOUTIER :  Ça fait partie du tableau qu'on a donné... qu'on a donné à monsieur Gregg avec les documents qui se rattachaient à la lettre à laquelle vous venez de me faire part.

LISTNUM 1 \l 1639     CONSEILLÈRE NOËL :  Moi, j'avais un tableau en 2003 où il y avait 25 pour cent et je n'ai pas d'autre tableau après ça.


LISTNUM 1 \l 1640     M. CLOUTIER :  Bien, les documents sont bien parvenus au CRTC avec un autre tableau que j'ai remis à monsieur Gregg et on m'a confirmé que ça avait été reçu.  D'ailleurs, c'était disponible sur le site du Conseil lors de la période publique.

LISTNUM 1 \l 1641     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, vous me dites que monsieur Simard ou Radio CJFP détient 30 pour cent des actions votantes?

LISTNUM 1 \l 1642     M. CLOUTIER :  Oui, tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1643     CONSEILLÈRE NOËL :  Vous, vous avez 30 pour cent des actions votantes?

LISTNUM 1 \l 1644     M. CLOUTIER :  Tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1645     CONSEILLÈRE NOËL :  Monsieur D'Anjou, est‑ce qu'il est ici?

LISTNUM 1 \l 1646     M. CLOUTIER :  Il n'est pas présent ici; il a 18 pour cent.

LISTNUM 1 \l 1647     CONSEILLÈRE NOËL :  Dix‑huit?

LISTNUM 1 \l 1648     M. CLOUTIER :  Dix‑neuf peut‑être, Gilles?  18?

LISTNUM 1 \l 1649     CONSEILLÈRE NOËL :  Dix‑huit ou 19.

LISTNUM 1 \l 1650     M. CLOUTIER :  Ce serait 19; je m'excuse, ce serait 19.

LISTNUM 1 \l 1651     CONSEILLÈRE NOËL :  Monsieur Lapointe?

LISTNUM 1 \l 1652     M. CLOUTIER :  Dix‑neuf, il est juste ici et finalement...

LISTNUM 1 \l 1653     CONSEILLÈRE NOËL :  Et monsieur Hamel?


LISTNUM 1 \l 1654     M. CLOUTIER :  Monsieur Hamel qui est ici, deux.

LISTNUM 1 \l 1655     CONSEILLÈRE NOËL :  Deux pour cent?

LISTNUM 1 \l 1656     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1657     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, 30, 30 plus deux fois 19, ça fait 60 plus 38, ça fait 98 plus deux, ça fait 100 pour cent, votantes?

LISTNUM 1 \l 1658     M. CLOUTIER :  Oui, tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1659     CONSEILLÈRE NOËL :  O.k.  Ensuite, il y a 100 000 actions de catégorie C non votantes?

LISTNUM 1 \l 1660     M. CLOUTIER :  Oui,  il y a 100 000 actions de catégorie C non votantes qui sont...

LISTNUM 1 \l 1661     CONSEILLÈRE NOËL :  Qui appartiennent à CJFP, monsieur Simard?

LISTNUM 1 \l 1662     M. CLOUTIER :  À monsieur Simard.  Oui, qui sont à toutes fins pratiques un prêt.

LISTNUM 1 \l 1663     CONSEILLÈRE NOËL :  Puis tant qu'à être dedans, tant qu'à vérifier, les catégories E.

LISTNUM 1 \l 1664     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1665     CONSEILLÈRE NOËL :  Monsieur Cloutier.

LISTNUM 1 \l 1666     M. CLOUTIER :  Oui.  Merci.  Dans mon cas, les catégories E, c'est 29 250.

LISTNUM 1 \l 1667     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1668     M. CLOUTIER :  Dans le cas de Radio CJFP, c'est 35 100.


LISTNUM 1 \l 1669     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1670     M. CLOUTIER :  Dans le cas de monsieur Lapointe, c'est 22 230.

LISTNUM 1 \l 1671     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1672     M. CLOUTIER :  Dans le cas de monsieur D'Anjou, c'est 22 230.

LISTNUM 1 \l 1673     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1674     M. CLOUTIER :  Dans le cas de monsieur Hamel, c'est 11 700, pour un cumulatif de 116 900, qui est la mise de fonds originale.

LISTNUM 1 \l 1675     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, si je comprends bien, le plus gros investisseur dans Communications Lévis, c'est l'entreprise de monsieur Simard, que ce soit via les classes A, les classes C ou les classes E?

LISTNUM 1 \l 1676     M. CLOUTIER :  Oui, parce que, comme je vous dis, le 100 000,00 $ est un prêt et comme c'est expliqué dans le document, c'est que nous avions entre le 23 décembre...

LISTNUM 1 \l 1677     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais, là, c'est un prêt, c'est une façon de parler, là?


LISTNUM 1 \l 1678     M. CLOUTIER :  Oui.  Seulement comme je vous dirais, dans le document qui a été déposé, si monsieur Simard est la personne qui a garanti ce 100 000,00 $, là, c'est que nous avions du 23 décembre au 27 décembre pour répondre au questionnaire du CRTC et vous conviendrez que... en tout cas, dans mon cas à moi, c'était un petit peu plus difficile d'appeler mon gérant de banque puis lui demander des sommes substantielles.

LISTNUM 1 \l 1679     À ce niveau‑là, monsieur Simard avait peut‑être, disons, de meilleures capacités que moi d'avoir très rapidement les garanties de ce montant‑là.

LISTNUM 1 \l 1680     CONSEILLÈRE NOËL :  Est‑ce que... est‑ce que les sommes ont, effectivement été déposées dans un compte?

LISTNUM 1 \l 1681     M. CLOUTIER :  Non, dans ce cas‑ci, non, ce n'était pas...

LISTNUM 1 \l 1682     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, ce que vous me dites, c'est...

LISTNUM 1 \l 1683     M. CLOUTIER :  Bien, c'est parce qu'au niveau des pièces probantes, bien souvent le Conseil nous demande d'accompagner le tout d'une lettre bancaire et comme nous ne sommes pas déjà un radiodiffuseur, c'était difficile pour moi d'avoir une lettre bancaire dans un si court laps de temps, pour respecter les pièces probantes.

LISTNUM 1 \l 1684     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, est‑ce que vous avez une convention d'actionnaires qui est signée?


LISTNUM 1 \l 1685     M. CLOUTIER :  On a une ébauche.  Non, on n'a pas...

LISTNUM 1 \l 1686     CONSEILLÈRE NOËL :  J'ai vu une ébauche de convention d'actionnaires qui date de 2002, mais qui...

LISTNUM 1 \l 1687     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1688     CONSEILLÈRE NOËL : ... qui ne peut pas répondre aux préoccupations que pourrait avoir monsieur Simard quant à la survie de son investissement.  Il n'y avait absolument rien dans ce document‑là qui permette de voir comment il pouvait se protéger, parce qu'il n'était pas là.

LISTNUM 1 \l 1689     M. CLOUTIER :  Oui, effectivement.  C'est le... je dirais qu'au niveau de la convention d'actionnaires, il y aurait probablement sur ce point‑là des choses à vérifier.

LISTNUM 1 \l 1690     CONSEILLÈRE NOËL :  Avez‑vous une entente quelconque qui n'est pas consignée dans une convention d'actionnaires signée à l'effet de qui va opérer la station en question si on vous donne une licence?  Parce que, là, je vois que l'investisseur majeur dedans c'est monsieur Simard via son entreprise.

LISTNUM 1 \l 1691     Est‑ce que c'est une demande de radio de CJFP ou si c'est une demande de Michel Cloutier?


LISTNUM 1 \l 1692     M. CLOUTIER :  Bien, c'est une demande du Groupe Communications Lévis dont fait partie monsieur Simard.  Et au niveau du 100 000,00 $, c'est une somme supplémentaire que nous on a demandé à monsieur Simard de pouvoir garantir pour le présent dossier parce que c'est au niveau des projections, les déficits anticipés aux premières années nous obligeaient ou, disons, nous permettaient de vouloir avoir des garanties supplémentaires à ce niveau‑là.

LISTNUM 1 \l 1693     Donc, on a demandé à monsieur Simard si, à ce stade‑ci, étant donné la rapidité de l'actuelle audience qui s'en venait, s'il pouvait garantir ces montants‑là.

LISTNUM 1 \l 1694     Mais tout comme c'est indiqué dans le document, c'est effectif que lorsque nous arriverons dans les opérations réelles, monsieur D'Anjou n'était pas d'ailleurs encore présent au moment de la période des fêtes cette année, il était à l'extérieur.  Alors, c'est sûr que nous allons revoir ce 100 000,00 $ là entre les actionnaires.

LISTNUM 1 \l 1695     CONSEILLÈRE NOËL :  Non.  Monsieur D'anjou, lui, se trouve un peu dilué dans tout ça, là, sans qu'il en soit au courant.  C'est ce que vous dites?


LISTNUM 1 \l 1696     M. CLOUTIER :  Effectivement.  Effectivement, à ce niveau‑là, monsieur D'Anjou était à l'extérieur à ce moment‑là, il était dans... il était chanceux il était dans le sud à la période des fêtes, ce qui n'était pas notre cas, donc, nous avons...

LISTNUM 1 \l 1697     CONSEILLÈRE NOËL :  Et, moi, ce que je veux savoir, monsieur Cloutier, là, c'est qui est‑ce qui va diriger la station le jour où on va vous octroyer une licence?

LISTNUM 1 \l 1698     M. CLOUTIER :  C'est moi qui vais diriger la station.

LISTNUM 1 \l 1699     CONSEILLÈRE NOËL :  C'est vous qui allez diriger la station?

LISTNUM 1 \l 1700     M. CLOUTIER :  Oui, en compagnie de monsieur Lapointe et de monsieur Hamel.

LISTNUM 1 \l 1701     CONSEILLÈRE NOËL :  Monsieur Lapointe et monsieur Hamel.

LISTNUM 1 \l 1702     M. CLOUTIER :  À l'extrême gauche et monsieur Hamel derrière moi.

LISTNUM 1 \l 1703     CONSEILLÈRE NOËL :  Maintenant, je regarde la présentation de ce matin ‑‑ laissez‑moi revenir à la présentation de ce matin ‑‑ que monsieur Gosselin nous parle.

LISTNUM 1 \l 1704     Monsieur Gosselin, je crois que vous êtes à l'emploi de CJFP ou d'une station opérée par CJFP?

LISTNUM 1 \l 1705     M. GOSSELIN :  Vous avez raison.


LISTNUM 1 \l 1706     CONSEILLÈRE NOËL :  Monsieur Gosselin nous dit :

            * Au menu des nouvelles brèves, de nombreux sujets traités avec invités et correspondants et du commentaire avec nos auditeurs."

LISTNUM 1 \l 1707     Alors, est‑ce que vous allez être aussi prêté à la station que pourrait obtenir Communications Lévis?

LISTNUM 1 \l 1708     M. GOSSELIN :  Je serai effectivement impliqué dans ce dossier.

LISTNUM 1 \l 1709     CONSEILLÈRE NOËL :  D'accord.  Et quand vous me parlez ‑‑ je vais faire un aparté là‑dessus, mais c'est parce que l'occasion est trop belle ‑‑ quand vous parlez * du commentaire avec nos auditeurs +, vous nous parlez de ligne ouverte?

LISTNUM 1 \l 1710     M. GOSSELIN :  Davantage sur la formule de brèves entrevues ou, en réalité, intervention sur un point particulier, mais pas... pas nécessairement une ligne ouverte sur une longue période; c'est‑à‑dire un point de vue à un moment donné d'aller chercher... d'aller chercher auprès de l'auditoire...

LISTNUM 1 \l 1711     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais vous allez aller le chercher via?


LISTNUM 1 \l 1712     M. GOSSELIN :  Par la formule du Vox Pop.

LISTNUM 1 \l 1713     CONSEILLÈRE NOËL :  Le Vox Pop, c'est ça, c'est de la ligne ouverte, finalement, ou si c'est pré‑enregistré?

LISTNUM 1 \l 1714     M. GOSSELIN :  Pré‑enregistré.

LISTNUM 1 \l 1715     CONSEILLÈRE NOËL :  Pré‑enregistré.  Mais c'est ça.  Je continue parce que je trouvais qu'il y avait une utilisation assez... assez spectaculaire du "nous".  Alors, nos salles de nouvelles, vous parlez, vous, monsieur Gosselin, du nombre d'employés : * nous entendons prendre une part active aux événements culturels +.

LISTNUM 1 \l 1716     Donc, vous serez délégué auprès de Communications Lévis si on octroie une licence, pour organiser ça?

LISTNUM 1 \l 1717     M. GOSSELIN :  J'apporterai une assistance technique.

LISTNUM 1 \l 1718     CONSEILLÈRE NOËL :  Technique, d'accord.

LISTNUM 1 \l 1719     M. SIMARD :  Excusez, madame Noël, Guy Simard, si je peux répondre.

LISTNUM 1 \l 1720     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.


LISTNUM 1 \l 1721     M. SIMARD :  Monsieur Gosselin, en fait, sera le représentant de Radio CJFP pour la bonne marche et la gestion de l'entreprise à Lévis.  Alors, c'est... c'est son rôle.

LISTNUM 1 \l 1722     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais, moi, je veux juste savoir qui c'est le radiodiffuseur qui demande une licence?

LISTNUM 1 \l 1723     M. SIMARD :  C'est Michel Cloutier et, nous, on l'appuie au niveau technique, au niveau financier, mais c'est Michel Cloutier.

LISTNUM 1 \l 1724     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais au niveau du marketing aussi, si j'ai bien compris?

LISTNUM 1 \l 1725     M. SIMARD :  Oui, ça va être un appui.

LISTNUM 1 \l 1726     CONSEILLÈRE NOËL :  Parce qu'on parle dans le commentaire de madame Giard que nous connaissons bien, on parle de * nos stations radiophoniques, nous établirons pour la communauté lévisienne dans nos autres marchés +, ce qui implique que c'est aussi un nouveau marché projeté.

LISTNUM 1 \l 1727     Alors, j'essaie de voir qui est le... qui va être l'opérateur de cette station, si on accorde une licence.

LISTNUM 1 \l 1728     Mme GIARD :  Madame Noël, je m'excuse, est‑ce que je peux intervenir?

LISTNUM 1 \l 1729     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui, oui.


LISTNUM 1 \l 1730     Mme GIARD :  Je pense que ce qui est important pour Michel et son confrère et Gilles Lapointe qui ont démarré le projet, parce que c'est le projet de Michel, quand il est venu nous rencontrer, ce qui était important pour Michel, c'est de s'assurer de beaucoup de crédibilité à son dossier puis je pense qu'il y a une préoccupation du CRTC de s'assurer que quand il donne une licence, qu'il peut assurer la pérennité de cette station‑là.

LISTNUM 1 \l 1731     Alors, ce que Michel est venu chercher auprès du Groupe Radio Simard, c'est l'expertise au niveau technique, au niveau de la gestion des ventes, au niveau financier pour pouvoir supporter cette station‑là, parce qu'on prévoit dans les chiffres qu'elle sera déficitaire les deux premières années.  Donc, c'est ces éléments‑là qu'il était important de vous démontrer que cette station‑là va pouvoir assurer sa pérennité.

LISTNUM 1 \l 1732     Maintenant, c'est clair qu'avec les stations qu'on a actuellement, le Groupe Radio Simard n'ira pas gérer la station à Lévis.  Je pense qu'il y a un excellent promoteur, il a des gens qui travaillent avec lui.


LISTNUM 1 \l 1733     Par contre, moi, depuis 18 ans je travaille au niveau du marketing et de la gestion d'une force de ventes, je peux très certainement aider Michel à monter son équipe de ventes, à développer des outils performants dans le marché de Lévis pour aller chercher les commerçants et les entreprises qui vont annoncer dans la station de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1734     De la même façon que Gilles Gosselin qui était là bien avant moi pour le Groupe Radio Simard travaille pour le groupe depuis plus de 25 ans au niveau de la programmation, des services de nouvelles et je pense que si on veut donner un excellent service à Lévis, Michel voulait s'assurer qu'il y avait les gens qui faisaient de la radio, qui géraient des stations radios et qui pouvaient le soutenir dans ses démarches de demande de licence.

LISTNUM 1 \l 1735     Et c'est à ce titre‑là qu'on s'est impliqué autant financièrement avec Michel que par rapport à l'expertise.  On a un technicien qui travaille à temps plein pour nos stations radio, pour nos cinq stations actuellement.  C'est clair que l'expérience de ce technicien‑là va être mise à contribution pour l'instauration ou l'installation de la station de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1736     Alors, c'est dans ce sens‑là qu'on supporte Michel et c'est Michel qui va être gestionnaire de la station dans son quotidien.


LISTNUM 1 \l 1737     CONSEILLÈRE NOËL :  Et advenant que l'on octroie une licence et si vos prévisions ne se réalisent pas et que ça tourne mal, qui va reprendre la station?

LISTNUM 1 \l 1738     C'est ce que je veux savoir dans le sens... c'est pour ça que je vous ai posé une question, à savoir si vous aviez une convention d'actionnaires quelconque, parce que monsieur Simard est un homme d'affaires avisé.  Je ne pense pas qu'il va laisser partir à l'eau un investissement de plusieurs centaines de milliers de dollars, si ça se met à tourner pas rond.

LISTNUM 1 \l 1739     C'est pour ça que je vous pose des questions à ce niveau‑là parce qu'on n'a pas de réponse.

LISTNUM 1 \l 1740     Le document que vous avez déposé en 2002 avec votre demande, il n'y a rien là‑dedans.  C'est un formulaire non signé, un formulaire standard de convention d'actionnaires.

LISTNUM 1 \l 1741     M. CLOUTIER :  De convention d'actionnaires.

LISTNUM 1 \l 1742     CONSEILLÈRE NOËL :  Il n'y a rien, c'est vide.


LISTNUM 1 \l 1743     M. CLOUTIER :  À ce niveau‑là, on en a discuté, entre autres, avec monsieur Simard et les autres actionnaires.  Advenant vraiment où la situation irait moins bien, dans un premier temps, évidemment, les actionnaires ensemble, chacun des actionnaires individuellement, ses capacités financières chacune, verra à réinvestir des sommes substantielles.

LISTNUM 1 \l 1744     Advenant le cas où vraiment, et j'espère qu'on n'en arrivera jamais là, évidemment ce n'est pas le but, mais advenant vraiment le cas où la station serait extrêmement déficitaire ou s'en irait vers une situation comme telle et que le seul moyen de conserver à Lévis une radio locale et de poursuivre les opérations était, à ce moment‑là, pour monsieur Simard d'acquérir la station, je serais ouvert à ce point‑là, si c'est pour pouvoir continuer le service à Lévis pour les citoyens de Lévis, mais on parle du théorique là, évidemment.

LISTNUM 1 \l 1745     On n'est pas à ce point‑là et on espère jamais être à un point déficitaire à ce niveau‑là et je pense qu'on a confiance entre notre projet et on est confiant qu'on va aller chercher les sommes substantielles nécessaires à la bonne gestion.

LISTNUM 1 \l 1746     C'est notre but et c'est la raison pour laquelle originalement je suis allé chercher monsieur Simard, parce qu'ils ont une expérience de l'opération radio.


LISTNUM 1 \l 1747     Moi, j'ai une expérience d'artisan, comme animateur, comme journaliste, mais de la gestion d'une entreprise radiophonique, c'est quelque chose de très important et on se doit et je crois que je dois être entouré de gens qui ont l'expérience de ce milieu‑là pour me permettre de prendre les bonnes décisions pour la saine gestion de l'entreprise.

LISTNUM 1 \l 1748     CONSEILLÈRE NOËL :  Je vous remercie. Nous allons passer à...

LISTNUM 1 \l 1749     Mme GIARD :  Est‑ce que je peux ajouter juste un mot, s'il vous plaît, madame Noël?

LISTNUM 1 \l 1750     CONSEILLÈRE NOËL :  Allez‑y, madame Giard.

LISTNUM 1 \l 1751     Mme GIARD :  Simplement pour vous rassurer et vous dire que, actuellement, dans les cinq stations gérées par le Groupe Radio Simard, on a une station à La Pocatière, dans une communauté de 4 800 personnes et si on avait eu à laisser dépérir cette station‑là, ce serait déjà fait parce que des coups durs il y en a eu là‑bas et cette station‑là fait ses frais et fait même un peu de surplus.

LISTNUM 1 \l 1752     Alors, je vous dirais que notre préoccupation comme groupe pour appuyer Michel dans sa demande, ce n'est pas pour donner à Lévis un service qui fonctionne plus ou moins bien.  C'est vraiment pour donner le service qui est dans la Promesse de réalisation.


LISTNUM 1 \l 1753     CONSEILLÈRE NOËL :  Madame Giard, je n'ai jamais douté de vos capacités de gérer.

LISTNUM 1 \l 1754     Mme GIARD :  Merci.

LISTNUM 1 \l 1755     CONSEILLÈRE NOËL :  Jamais.

LISTNUM 1 \l 1756     M. CLOUTIER :  C'est pour ça qu'on est allé les chercher.

LISTNUM 1 \l 1757     CONSEILLÈRE NOËL :  Maintenant, si on parlait un peu de programmation.  Vous allez en savoir, ça va vous donner une chance, un petit répit là.

LISTNUM 1 \l 1758     M. CLOUTIER :  Ça va être mon meilleur bout.  Moi, c'est le bout que j'aime le mieux.

LISTNUM 1 \l 1759     CONSEILLÈRE NOËL :  Écoutez là, je lisais en même temps que vous nous en faisiez la lecture, monsieur Gosselin, toute la question des nouvelles puis j'essaie de réconcilier ça avec les notes que j'avais déjà prises.

LISTNUM 1 \l 1760     Alors, vous nous dites :

            * Nous vous rappelons que nous nous engageons à produire dix bulletins d'actualités régionales par jour et pour la fin de semaine nous nous engageons à produire 30 minutes d'actualités régionales pour chacune des deux journées. +


LISTNUM 1 \l 1761     J'essaie de réconcilier ça avec les chiffres que j'ai dans la demande et j'ai un petit de misère.  Pouvez‑vous éclairer ma lanterne?

LISTNUM 1 \l 1762     M. CLOUTIER :  Si vous me permettez, madame Noël, parce que c'est moi qui ai présenté le dossier à monsieur Gosselin sur ce point‑là et je voulais que monsieur Gosselin prenne bien attention à ce qu'on promettait de produire, non pas de diffuser.

LISTNUM 1 \l 1763     Pour moi, il y a deux éléments pertinents dans ce dossier‑là qu'il faut retenir, c'est ce qu'on produit en nouvelles et ce qu'on diffuse en nouvelles.  On radiodiffuse beaucoup plus de nouvelles qu'on en produit.

LISTNUM 1 \l 1764     Je vous dirais qu'on produit, comme monsieur Gosselin le disait, 10 bulletins par jour, mais dans les faits on en diffuse 18, pour un total de 90 minutes de nouvelles par jour qui vont être radiodiffusées.

LISTNUM 1 \l 1765     Et je tenais à classifier...

LISTNUM 1 \l 1766     CONSEILLÈRE NOËL :  Puis, là, je vous arrête parce que vous avez des bulletins de cinq minutes.  Ça, ça fait... 18 fois, ça fait 90 minutes, mais vous en aviez d'une minute aussi?


LISTNUM 1 \l 1767     M. CLOUTIER :  Oui.  Ça c'est au niveau national et c'est des bulletins du réseau MTR.  D'ailleurs, ce niveau‑là, je crois que... comme je l'ai reçu sur le tard un peu, j'ai une lettre de la compagnie Broadcast News à ce sujet‑là que vous n'avez probablement pas en main.  Je pourrais vous en faire une copie.

LISTNUM 1 \l 1768     CONSEILLÈRE NOËL :  Non, on n'a pas ça en main et on se demandait vraiment de quoi étaient composées ces 18 minutes.

LISTNUM 1 \l 1769     M. CLOUTIER :  C'est ça.  Tout à fait.  Bien, les nouvelles du côté national, c'est les nouvelles du réseau MTR, c'est des nouvelles de broadcasting, on a une lettre à cet effet‑là.

LISTNUM 1 \l 1770     CONSEILLÈRE NOËL :  Ça, c'est des nouvelles nationales et internationales?

LISTNUM 1 \l 1771     M. CLOUTIER :  Oui.  Le bulletin manchette d'une minute du réseau MTR.

LISTNUM 1 \l 1772     CONSEILLÈRE NOËL :  Et 90 minutes de nouvelles locales?

LISTNUM 1 \l 1773     M. CLOUTIER :  Oui.  Quand on parle de 90 minutes de nouvelles locales, il y a une minute de sports locaux et quatre minutes de nouvelles proprement dites locales, régionales à la région Chaudière‑Appalaches et la grande Ville de Lévis.


LISTNUM 1 \l 1774     CONSEILLÈRE NOËL :  Et quand vous dites * locales +, c'est locales c'est grand comment, locales?  C'est locales?

LISTNUM 1 \l 1775     M. CLOUTIER :  Je vous dirais d'abord c'est...

LISTNUM 1 \l 1776     CONSEILLÈRE NOËL :  Est‑ce que vous englobez...

LISTNUM 1 \l 1777     M. CLOUTIER :  C'est d'abord et avant tout la Ville de Lévis, évidemment des nouvelles de Québec qui peuvent être pertinentes à la région lévisienne.

LISTNUM 1 \l 1778     CONSEILLÈRE NOËL :  C'est une grande... c'est une grande localité là.

LISTNUM 1 \l 1779     M. CLOUTIER :  Oui, c'est une grande localité, tout à fait, mais dans le cas des nouvelles de Québec, évidemment étant donné la proximité des deux villes, c'est évident qu'il y a certaines nouvelles d'importance de Québec que c'est difficile de passer à côté, ça touche aussi les résidents de Lévis.  Mais c'est d'abord et avant tout les nouvelles locales de Lévis, particulièrement celles qui ne sont pas traitées par les diffuseurs de Québec.


LISTNUM 1 \l 1780     Ensuite, les nouvelles de la Ville de Québec qui sont d'importance pour les gens de Lévis et les nouvelles de la grande région Chaudière‑Appalaches qui sont aussi importantes, qui touchent Lévis, mais généralement tout ce qui touche Chaudière‑Appalaches touche indirectement la Ville de Lévis.

LISTNUM 1 \l 1781     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, juste pour qu'on se comprenne là, vous vous engagez à produire dix bulletins, mais à en diffuser 18.  Donc, il y a un taux de répétition?

LISTNUM 1 \l 1782     M. CLOUTIER :  Énorme et qui est volontaire; je vais vous expliquer la raison pour laquelle j'en suis arrivé à ce niveau‑là.  C'est que j'ai rencontré beaucoup de commerçants de la région de Lévis, il y a beaucoup d'entreprises premières, entre autres, et on m'a parlé souvent des radios internet où on a une rediffusion des émissions, que c'est quelque chose qui est apprécié.

LISTNUM 1 \l 1783     On m'a demandé pourquoi les radios commerciales n'optaient pas plus vers la rediffusion des éléments primordiaux, je dirais, de leur programmation.  Pour ce qui est des émissions entières,, là, je n'y trouvais pas d'avantage, mais au niveau des bulletins de nouvelles, j'y trouvais un avantage.

LISTNUM 1 \l 1784     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui, mais justement, la nouvelle, est‑ce que ce n'est pas... parce que tout est évolutif dans votre demande, mais sauf... sauf les nouvelles si j'ai bien compris et vous les répétez.


LISTNUM 1 \l 1785     Alors, est‑ce que ce n'est pas justement un élément qui doit changer au fur et à mesure que le temps s'écoule, les nouvelles?   Ça change ça.

LISTNUM 1 \l 1786     M. CLOUTIER :  Effectivement.  Je crois que sur les heures...

LISTNUM 1 \l 1787     CONSEILLÈRE NOËL :  Le matin, il peut y avoir du verglas puis l'après‑midi il y a un feu là, ce n'est pas...

LISTNUM 1 \l 1788     M. CLOUTIER :  Tout à fait.  Je crois que sur les heures de grande écoute il est important que la nouvelle soit évolutive et à jour pour l'auditeur.

LISTNUM 1 \l 1789     Par contre, pour ce qui est en soirée, entre 18 h 00 et minuit, entre autres, les heures où les heures d'écoute sont moins grandes où c'est surtout de la musique, les gens sont surtout tournés vers la télévision, je pense qu'il y a un avantage tangible pour les gens de Lévis de pouvoir réentendre les bulletins de nouvelles qui ont été faits à heure de grande écoute pour pouvoir réentendre les nouvelles principales de Lévis.


LISTNUM 1 \l 1790     C'est évident que ces deux bulletins‑là qui sont joués en rotation après 18 h 00 vont être épurés de certaines nouvelles qui sont à caractère plus actuel, mais les grandes lignes vont être là.  Comme, par exemple, les dossiers comme AIM auraient été un dossier intéressant à réentendre parmi ces bulletins de nouvelles‑là.

LISTNUM 1 \l 1791     Donc, il y a deux bulletins de nouvelles qui vont être produits en fin de journée et qui vont être joués en rotation jusqu'à minuit.

LISTNUM 1 \l 1792     CONSEILLÈRE NOËL :  Deux bulletins différents?

LISTNUM 1 \l 1793     M. CLOUTIER :  Deux bulletins différents.

LISTNUM 1 \l 1794     CONSEILLÈRE NOËL :  Et vous me dites entre 18 h 00 et minuit, mais vous tombez en programmation automatisée à partir de 20 h 00?

LISTNUM 1 \l 1795     M. CLOUTIER :  Oui, tout à fait.  Comme les bulletins sont pré‑enregistrés, il n'y a pas de problème pour les inclure dans l'heure.

LISTNUM 1 \l 1796     CONSEILLÈRE NOËL :  Ça va.  Vous mettez ça dans le rack à cassettes et puis ça tourne.

LISTNUM 1 \l 1797     M. CLOUTIER :  Tout à fait.  Tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1798     CONSEILLÈRE NOËL :  O.k.  Maintenant, vous nous parlez de deux journalistes à temps plein.  Ça, c'est ce qu'on avait dans votre demande.  Là, on a un demi de plus qui est arrivé ce matin.


LISTNUM 1 \l 1799     Est‑ce que ces gens‑là vont avoir suffisamment de moyens pour produire dix bulletins de nouvelles dans une région locale élargie?

LISTNUM 1 \l 1800     M. GOSSELIN :  Justement, madame Noël, relativement à cet aspect, ce qu'il est important de dire, c'est que la salle des nouvelles va pouvoir compter sur la collaboration des salles de nouvelles de La Pocatière et de Saint‑Georges‑de‑Beauce, étant donné que c'est la région Chaudière‑Appalaches, il y a beaucoup de dossiers qui intéressent Lévis, qui intéressent également la région de La Beauce, automatiquement il va y avoir des collaborations entre les différentes salles de nouvelles.  Ça, c'est un aspect.

LISTNUM 1 \l 1801     L'autre aspect, c'est que nous allons prendre également des extraits sonores tirés des émissions d'affaires publiques qui vont être diffusées le matin, le midi et en fin d'après‑midi, où vous allez chercher des déclarations qui vont être intégrées à l'intérieur des... à l'intérieur des bulletins de nouvelles.


LISTNUM 1 \l 1802     C'est ce qui fait, bref, que la nouvelle sera davantage plus forte, davantage documentée puisque nous utiliserons, comme nous le faisons d'ailleurs dans nos stations à l'heure actuelle à Rivière‑du‑Loup, La Pocatière et à Saint‑Georges, on va chercher les extraits sonores tirés des entrevues des émissions d'affaires publiques durant la journée.

LISTNUM 1 \l 1803     CONSEILLÈRE NOËL :  Est‑ce que vous prévoyez faire de la diffusion en réseau à partir de vos salles de nouvelles de Saint‑Georges‑de‑Beauce et de La Pocatière et de Rivière‑du‑Loup?  On commence à voir étirer la région pas mal vers l'est, là, mais...

LISTNUM 1 \l 1804     M. GOSSELIN :  Mais on parle d'échange au niveau information; c'est‑à‑dire que si le Ministre des transports est à La Pocatière pour annoncer un dossier important et qui intéresse aussi la population de la région de Lévis, l'extrait sonore va se rendre automatiquement à Lévis.

LISTNUM 1 \l 1805     CONSEILLÈRE NOËL :  Ça va prendre une station à Montréal parce que s'ils annoncent une nouvelle importante à La Pocatière, ça va être les voitures de Métro.  C'est ça?

LISTNUM 1 \l 1806     M. GOSSELIN :  Je dois vous dire, madame Noël, que de ce côté‑là, nous avons fait notre part, mais il y a 15 jours, lors de la manifestation, effectivement, nous avons également acheminé les informations de la station de La Pocatière à la station de CKAC Montréal.


LISTNUM 1 \l 1807     CONSEILLÈRE NOËL :  Ah!  Alors, vous travaillez main dans la main avec...

LISTNUM 1 \l 1808     M. CLOUTIER :  Corus.

LISTNUM 1 \l 1809     CONSEILLÈRE NOËL :  ... monsieur Arcand.

LISTNUM 1 \l 1810     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1811     CONSEILLÈRE NOËL :  Bon.  Alors, on a parlé des deux journalistes.  À quel genre d'outils de recherche est‑ce qu'ils vont avoir droit?  Là, vous planifiez des abonnements, d'un internet.

LISTNUM 1 \l 1812     Est‑ce qu'il y a quelque chose qui est prévu pour alimenter ces gens‑là parce qu'il faut qu'ils prévoient 90 minutes par jour de nouvelles là.  Ça ne se prend pas dans les arbres?

LISTNUM 1 \l 1813     M. CLOUTIER :  Non, effectivement.  À ce niveau‑là, évidemment, il y a l'abonnement internet.  Il y a aussi présentement à Lévis un site internet qui est en Beauce où il y a des journalistes qui se spécialisent sur la nouvelle locale de Lévis.


LISTNUM 1 \l 1814     On a aussi, évidemment, les gens de La Presse Canadienne de MTR qui vont pouvoir aussi collaborer et c'est sûr que dans le cas de La Presse Canadienne c'est un peu plus régional, mais dans le cas de la nouvelle de Lévis, bien, évidemment, il y a aujourd'hui le site internet de la Ville de Lévis, d'information qui est en ligne depuis quelques mois déjà.  Il y a les sites internet d'actualités, il y en a plusieurs.

LISTNUM 1 \l 1815     CONSEILLÈRE NOËL :  Est‑ce qu'ils vont devoir... est‑ce qu'ils vont devoir se déplacer pour aller couvrir des événements?

LISTNUM 1 \l 1816     M. CLOUTIER :  Dans certains cas, oui, lorsqu'il y aura des conférences de presse où ils devront se déplacer où ça prend vraiment la présence de nos deux journalistes, ils seront là.  Seulement, à ce niveau‑là, j'aimerais vous dire que...

LISTNUM 1 \l 1817     CONSEILLÈRE NOËL :  Ils vont être occupés.

LISTNUM 1 \l 1818     M. CLOUTIER :  Bien, c'est qu'au niveau de la station aussi, madame Noël, c'est que, nous, les artisans, les propriétaires, on va être présent et on va aussi participer à la programmation.  Ce qui fait qu'il y a certains événements qui pourront être couverts par les animateurs, par des gens du Département des ventes qui vont pouvoir être présents, prendre les communiqués de presse, prendre les extraits sonores si nécessaire et les amener à la salle des nouvelles.


LISTNUM 1 \l 1819     Du côté de Lévis, au niveau des conférences de presse, je vous dirais que régionalement il y en a quelques‑unes qui devront vraiment être couvertes par les journalistes de la station, mais il y a d'autres conférences de presse qui sont surtout, par exemple, des lancements d'une nouvelle entreprise à Lévis, des lancements de PME.

LISTNUM 1 \l 1820     Il y en a beaucoup de ce temps‑ci, entre autres, avec le projet Rabaska et ces choses‑là qui pourront être couverts par des gens du Département commercial ou par des animateurs de la station qui pourront être présents pour représenter la station et, en même temps, ramener à la salle des nouvelles l'information pertinente.

LISTNUM 1 \l 1821     CONSEILLÈRE NOËL :  Si je comprends bien, vous n'avez pas encore un gros problème de définition de fonctions, vous.

LISTNUM 1 \l 1822     M. CLOUTIER :  Non, pas pour l'instant.

LISTNUM 1 \l 1823     CONSEILLÈRE NOËL :  Pas encore.

LISTNUM 1 \l 1824     M. CLOUTIER :  Mais dans les petites stations, vous savez dans les petites stations régionales...


LISTNUM 1 \l 1825     Mme GIARD :  Madame Noël, dans les stations de région, on a appris ça depuis longtemps.  On met même nos représentants à contribution quand les journalistes ne peuvent pas couvrir tous les événements de presse.  Tout le monde est mis à contribution, on a appris à travailler comme ça.

LISTNUM 1 \l 1826     CONSEILLÈRE NOËL :  Vous êtes polyvalents.

LISTNUM 1 \l 1827     Mme GIARD :  Tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1828     M. CLOUTIER :  Oui, on n'a pas le choix.

LISTNUM 1 \l 1829     Mme GIARD :  Et c'est comme ça qu'on se maintient la tête hors de l'eau.

LISTNUM 1 \l 1830     CONSEILLÈRE NOËL :  D'accord.  Maintenant... oui?

LISTNUM 1 \l 1831     M. GOSSELIN :  Et en ajout à l'interrogation que vous aviez, il y a quelques minutes concernant le demi‑nouvelliste additionnel qui vous est arrivé comme ça, là, c'est un nouvelliste qui va être engagé, effectivement, pour travailler la fin de semaine, pour faire la couverture, et rédiger les nouvelles pour les samedi et dimanche.

LISTNUM 1 \l 1832     CONSEILLÈRE NOËL :  Maintenant, vous avez des émissions d'affaires publiques.  Il va faire les émissions de la fin de semaine; c'est‑à‑dire 15 minutes par jour de nouvelles, c'est 15 minutes le samedi, 15 minutes le dimanche.  C'est ça?

LISTNUM 1 \l 1833     M. CLOUTIER :  Non.  C'est 30 minutes le samedi et 30 minutes le dimanche.


LISTNUM 1 \l 1834     CONSEILLÈRE NOËL :  Trente minutes le samedi et 30 minutes le dimanche?

LISTNUM 1 \l 1835     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1836     CONSEILLÈRE NOËL :  Et votre demi‑journaliste va réussir à produire 30 minutes de nouvelles le samedi, originales?

LISTNUM 1 \l 1837     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1838     CONSEILLÈRE NOËL :  Et 30 minutes à produire, 30 minutes originales.

LISTNUM 1 \l 1839     M. GOSSELIN :  N'oubliez pas, madame Noël, que dans ce 30 minutes‑là vous avez toujours également le sport.

LISTNUM 1 \l 1840     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui, je comprends, mais c'est 1 sur 6 là, 1 sur 5, alors divisons ça par cinq, ça veut dire six minutes de sports puis 24 minutes de nouvelles parlées.

LISTNUM 1 \l 1841     M. CLOUTIER :  Du côté de la fin de semaine, il faut comprendre aussi que l'actualité est beaucoup moins évolutive pour...

LISTNUM 1 \l 1842     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais qu'est‑ce que vous allez faire?  La fin de semaine, vous allez donner des vieilles nouvelles?


LISTNUM 1 \l 1843     M. CLOUTIER :  Non, mais c'est que la nouvelle évolue beaucoup moins vite.  On a besoin moins de rafraîchir les bulletins de nouvelles.  Donc, le journaliste de fin de semaine va produire donc, un bulletin, évidemment, à 8 h 00, ensuite à 9 h 00 sensiblement ça risque d'être le même bulletin qui est reproduit; à 10 h 00, un autre bulletin qu'il va produire, finalement, qui est la mise à jour du bulletin de 10 h 00.  À midi, il a une nouvelle mise à jour à faire sur son bulletin et, finalement à 14 h 00, en quittant, il fera encore une fois une mise à jour de son bulletin.

LISTNUM 1 \l 1844     CONSEILLÈRE NOËL :  O.k.  Alors, ce n'est pas 24 minutes de production de nouvelles.  C'est cinq minutes... quatre minutes.

LISTNUM 1 \l 1845     M. CLOUTIER :  Là, c'est le suivi...

LISTNUM 1 \l 1846     CONSEILLÈRE NOËL :  Quatre minutes répétées et avec une mise à jour.

LISTNUM 1 \l 1847     M. CLOUTIER :  Exactement.  C'est le suivi.  Moi, quand je parle de... lorsqu'on parle de production, on s'entend bien ici que c'est le suivi et s'assurer que les nouvelles du bulletin soient bien à jour et que l'information, si elle a évolué, que c'est bien indiqué, mais c'est évident que je ne parle pas de bulletins qui seraient entièrement différents de A à Z.

LISTNUM 1 \l 1848     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.  Maintenant, vous nous parlez de... c'est toujours monsieur Gosselin qui parle ce matin, et vous aviez les mêmes chiffres, cette fois‑ci dans votre demande de 12 à 14 employés.


LISTNUM 1 \l 1849     À part vos deux journalistes et demi, est‑ce que vous avez... est‑ce que tous les autres employés vont être des employés à plein temps ou s'il va y avoir des employés à mi‑temps, des pigistes?

LISTNUM 1 \l 1850     Pouvez‑vous nous parler un peu plus de ce que vous allez avoir comme effectif?

LISTNUM 1 \l 1851     M. CLOUTIER :  Oui.  C'est quatre animateurs à temps plein, un animateur à mi‑temps, deux journalistes à temps plein, un journaliste à mi‑temps, on a...

LISTNUM 1 \l 1852     CONSEILLÈRE NOËL :  Là, on est, allez, 4, 6, 7, on est rendu à sept.

LISTNUM 1 \l 1853     M. CLOUTIER :  Sept.  Vous avez aussi... je m'excuse, Gilles, c'est toi qui as la feuille globale pour les autres postes, moi j'ai programmation.  Tu peux peut‑être compléter?

LISTNUM 1 \l 1854     M. GOSSELIN :  Madame Noël, pour les autres postes, on parle d'un poste de directeur général, de réceptionniste et de routage et d'un adjoint administratif ainsi que deux personnes à la commercialisation, deux vendeurs, qui fait un total...

LISTNUM 1 \l 1855     CONSEILLÈRE NOËL :  On est rendu à 12.


LISTNUM 1 \l 1856     M. GOSSELIN :  ... qui fait un total de 12 personnes, exactement.  C'est ça.  C'est pour ça qu'on disait de 12 à 14 personnes.  C'est qu'on compte que durant l'année... par exemple, à la période des fêtes, lorsqu'il y a des remplacements, des choses comme ça, d'embaucher du personnel à la pige, supplémentaire pour venir en renfort, si nécessaire.

LISTNUM 1 \l 1857     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, à part vos deux demi... votre demi‑animateur et votre demi‑journaliste, tout ce beau monde‑là est employé à plein temps par la station, les 12?

LISTNUM 1 \l 1858     M. CLOUTIER :  Exactement.  Exactement.

LISTNUM 1 \l 1859     CONSEILLÈRE NOËL :  C'est‑à‑dire qu'il y a 13 quarts mais 12 temps plein.

LISTNUM 1 \l 1860     M. CLOUTIER :  Exactement.

LISTNUM 1 \l 1861     CONSEILLÈRE NOËL :  O.k.  Maintenant, on en a parlé, mais la nouvelle locale, c'est... pour vous, locale, c'est la région...

LISTNUM 1 \l 1862     M. CLOUTIER :  Comme je vous dis, d'abord Lévis, ensuite la région de Chaudière‑Appalaches à Québec qui sont sensiblement sur le même niveau pour l'intérêt.


LISTNUM 1 \l 1863     CONSEILLÈRE NOËL :  D'accord.  Maintenant, si on parlait de diversité culturelle.  On va changer, on va vous donner encore un peu de temps de souffler, peut‑être qu'on reviendra à la programmation mais, là, on va aborder la question de la diversité culturelle.

LISTNUM 1 \l 1864     Vous nous proposez une émission sur la diversité culturelle canadienne dans votre demande.

LISTNUM 1 \l 1865     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1866     CONSEILLÈRE NOËL :  Pour un total de trois heures par semaine de radiodiffusion?

LISTNUM 1 \l 1867     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1868     CONSEILLÈRE NOËL :  Pouvez‑vous nous dire un peu plus qu'est‑ce que ça va être cette émission‑là?

LISTNUM 1 \l 1869     M. CLOUTIER :  C'est tout simplement une émission dont le contenu est 100 pour cent canadien, autant au niveau de la musique qu'au niveau des interventions.  Et à l'intérieur des interventions, l'animateur sera appelé à concentrer ses interventions, à nous faire connaître des éléments culturels canadiens, surtout les événements au niveau des festivals, des fêtes qu'il peut y avoir un peu partout à travers le Canada.

LISTNUM 1 \l 1870     D'ailleurs, à ce niveau‑là il y a beaucoup d'éléments disponibles sur internet qui nous permet de bien cibler ces événements‑là.


LISTNUM 1 \l 1871     CONSEILLÈRE NOËL :  Mais ça c'est culturel, mais diversité, le bout de diversité là, la diversité culturelle?

LISTNUM 1 \l 1872     M. CLOUTIER :  Bien, pour moi, les Acadiens du Nouveau‑Brunswick, sont une diversité culturelle canadienne.  Pour moi, les francophones du Manitoba sont une diversité culturelle canadienne parce qu'ils sont différents des québécois aussi dans leur culture, bien qu'ils sont francophones à l'origine, mais ils ont leurs propres artistes, ils ont leurs propres festivals qui mettent en valeur leur communauté.

LISTNUM 1 \l 1873     CONSEILLÈRE NOËL :  Est‑ce que vous avez pensé à des segments concernant les gens qui sont... qui ont immigré dans la région de Lévis plus récemment, qui seraient d'origine autre que les premiers colons qui sont arrivés au Canada en 1605 à Port‑Royal, je pense?

LISTNUM 1 \l 1874     M. CLOUTIER :  Je dirais qu'à ce niveau‑là, on se doit d'avouer qu'à la base la Ville de Lévis est quand même une ville très homogène, mais c'est quand même d'intérêt pour nous de pouvoir en parler.


LISTNUM 1 \l 1875     Évidemment, je pense que cette diversité‑là pourra être représentée, entre autres, lorsqu'on parlera de différents festivals qui ont  lieu, par exemple, à Montréal, comme les festivals de Blues, de Jazz où il y a différentes communautés locales autres que la communauté de base, si je peux m'exprimer ainsi, qui est impliquée dans ces événements‑là.

LISTNUM 1 \l 1876     C'est évident qu'à l'intérieur de cette émission‑là aussi, si on a l'occasion de faire valoir les différents programmes culturels qu'ils ont pu avoir au Canada, on va en parler.  Je pense, entre autres, dernièrement aux deux personnes de la région de Montréal qui ont participé aux Olympiques pour représenter Madagascar, on en aurait parlé à l'intérieur de cette émission‑là et aurait, évidemment, essayé d'avoir une entrevue avec eux, si possible.

LISTNUM 1 \l 1877     CONSEILLÈRE NOËL :  Trois heures... trois heures par semaine.  Est‑ce que... quelle est la proportion de musique?

LISTNUM 1 \l 1878     M. CLOUTIER :  C'est très musical, c'est très très musical.

LISTNUM 1 \l 1879     CONSEILLÈRE NOËL :  C'est très musical.

LISTNUM 1 \l 1880     M. CLOUTIER :  Oui, c'est très très musical.  On fait des petites interventions.

LISTNUM 1 \l 1881     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, on parle de quoi, comme proportion?


LISTNUM 1 \l 1882     M. CLOUTIER :  Je vous dirais qu'il devrait y avoir... ça serait difficile pour moi de vous dire en pourcentage, mais on peut s'attendre à ce qu'à l'heure il y ait au moins quatre interventions de l'animateur d'environ deux minutes, trois minutes, sur différents sujets.

LISTNUM 1 \l 1883     CONSEILLÈRE NOËL :  Alors, on parle de huit... huit à dix minutes à l'heure?

LISTNUM 1 \l 1884     CONSEILLÈRE NOËL :  De contenu verbal.

LISTNUM 1 \l 1885     CONSEILLÈRE NOËL :  De contenu oral?

LISTNUM 1 \l 1886     M. CLOUTIER :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1887     CONSEILLÈRE NOËL :  O.k.  Alors, on ne peut pas qualifier tout ça de création orale?

LISTNUM 1 \l 1888     M. CLOUTIER :  Non, non; tout à fait.

LISTNUM 1 \l 1889     CONSEILLÈRE NOËL :  Non.  O.k.

LISTNUM 1 \l 1890     M. CLOUTIER :  Mais ce n'est pas comme ça qu'on l'avait présenté d'ailleurs, je crois.

LISTNUM 1 \l 1891     CONSEILLÈRE NOËL :  Maintenant, est‑ce que... pouvez‑vous nous dire comment cette émission sur la diversité culturelle comme vous l'appelez, va venir ajouter à la complémentarité de l'offre radiophonique dans le marché de Québec parce que, vous, vous êtes de l'autre côté, mais les stations de Québec, elles rentrent chez vous sans trop de problème, si j'ai bien compris.


LISTNUM 1 \l 1892     Alors, pouvez‑vous nous dire comment ça va amener de la complémentarité dans l'offre radiophonique du marché de Québec?

LISTNUM 1 \l 1893     M. CLOUTIER :  Bien, c'est d'abord et avant tout, c'est une distinction avec la radio de Québec parce qu'il n'y a aucune station de radio de Québec qui produit ce type d'émission‑là et on pense qu'à ce niveau‑là, ça va permettre à contribuer à augmenter l'offre dans le marché.

LISTNUM 1 \l 1894     CONSEILLÈRE NOËL :  Maintenant, ce matin, je vous ai entendu et je voulais juste m'assurer, là, le format musical de votre station, c'est?

LISTNUM 1 \l 1895     M. CLOUTIER :  Dans ce cas‑ci, c'est... je vous dirais que c'est...

LISTNUM 1 \l 1896     CONSEILLÈRE NOËL :  Ça aussi, ça a évolué depuis?

LISTNUM 1 \l 1897     M. CLOUTIER :  C'est tout simplement qu'on a réajusté l'appellation.  C'est que nous avons basé le format musical non pas vraiment sur les formats, mais sur ce que j'appellerais une formule.

LISTNUM 1 \l 1898     On s'est beaucoup inspiré des stations du côté du Canada anglais qui s'identifient comme des * play what you want + et à ce niveau‑là, nous avons donc fait...


LISTNUM 1 \l 1899     CONSEILLÈRE NOËL :  Répétez‑moi ça, s'il vous plaît?

LISTNUM 1 \l 1900     M. CLOUTIER :  Je ne suis pas très bon en anglais.

LISTNUM 1 \l 1901     CONSEILLÈRE NOËL :  * Play what you want +; O.k.  Parfait.  Je n'avais pas compris.  Je m'excuse.

LISTNUM 1 \l 1902     M. CLOUTIER :  Je suis désolé.  Et il n'y a pas... il n'y a pas au Québec ce genre de station‑là et c'était difficile pour nous de prendre un point de référence.  Donc, on a regardé beaucoup ce qui se faisait du côté du Canada anglais dans ces stations‑là et on remarque que la tangente est souvent la même.

C'est ce que c'est des stations qui ont basé leur offre musicale vraiment sur le groupe d'âge du marché et sur la demande du marché.

LISTNUM 1 \l 1903     Alors, à travers notre étude de marché, ça nous a permis de définir les créneaux qui étaient les plus aimés des gens.


LISTNUM 1 \l 1904     Évidemment, c'est essentiellement à saveur rock et classique rock parce que c'est un format musical qui est très apprécié autant à Lévis qu'à Québec, mais comme il y a aussi beaucoup de chansons propres ou de catégories * new wave + des années 80 qui se retrouvent à l'intérieur, je trouvais que l'appellation * rock et classique rock + pouvait amener une certaine... on pouvait confondre.

LISTNUM 1 \l 1905     C'est très différent ce que fait CJMF à Québec qui s'identifie comme rock et classique rock présentement parce que le niveau de musique pop, le niveau de musique * new wave + est plus élevé.  Je dirais qu'il y a probablement 25 à 30 pour cent de plus de musique qui proviennent de ces sous‑catégories‑là.

LISTNUM 1 \l 1906     Alors de façon on est limité qu'on mélange avec le FM‑93 et j'ai préféré changer l'appellation pour dire * succès et succès classique +.

LISTNUM 1 \l 1907     CONSEILLÈRE NOËL :  D'accord.

LISTNUM 1 \l 1908     Mme GIARD :  Vous permettez, madame Noël?

LISTNUM 1 \l 1909     CONSEILLÈRE NOËL :  Oui.

LISTNUM 1 \l 1910     Mme GIARD :  Juste un petit aparté.  C'est avec tous les moyens électroniques maintenant qui permettent aux gens d'aller chercher de la musique puis de choisir le type de musique qu'ils veulent, quand vous parlez de diversité, j'ai presque envie de vous dire qu'une radio de premier service dans un marché maintenant, c'est la diversité.

LISTNUM 1 \l 1911     CONSEILLÈRE NOËL :  Message entendu, madame Giard.


LISTNUM 1 \l 1912     D'ailleurs, on a maintenant la radio libre où on choisit de nos amis d'Astral nous ont lancé une radio sur internet où on choisit son propre... son propre * mix +, en autant qu'on est assis devant son ordinateur pour l'écouter, évidemment.

LISTNUM 1 \l 1913     Mme GIARD :  Là aussi il y a de l'évolution.

LISTNUM 1 \l 1914     CONSEILLÈRE NOËL :  Pardon?

LISTNUM 1 \l 1915     Mme GIARD :  Là aussi c'est évolutif.

LISTNUM 1 \l 1916     CONSEILLÈRE NOËL :  Là aussi, c'est évolutif.  Écoutez, monsieur Gosselin, on a parlé tout à l'heure du vox pop qui était des segments pré‑enregistrés.  Est‑ce que, à part le vox pop, vous avez l'intention de faire des lignes ouvertes?

LISTNUM 1 \l 1917     M. GOSSELIN :  Je dois vous répondre que les émissions d'affaires publiques sont d'abord pensées en fonction d'avoir des personnes ressources qui vont venir en entrevue au niveau de la station, mais si un événement dit majeur, ultra majeur, qui nécessite à ce moment‑là, que ça crée beaucoup de controverse, nous pourrions ouvrir les lignes.

LISTNUM 1 \l 1918     Mais en principe, c'est que nous allons nous limiter dans un premier temps à la formule que nous avons préconisée, que nous avons arrêtée.


LISTNUM 1 \l 1919     CONSEILLÈRE NOËL :  Si vous décidez de faire des émissions de ligne ouverte, est‑ce que vous avez prévu des lignes directrices ou une politique interne pour encadrer ce genre d'émission?

LISTNUM 1 \l 1920     On a nos amis de Corus ce matin qui nous ont déposé un Code de déontologie où il y a cinq ou six articles qui traitent uniquement des lignes ouvertes.  Est‑ce que vous avez et peut‑être, madame Giard, vous pourrez me répondre là‑dessus, est‑ce que dans vos négociations du Groupe Simard, est‑ce que vous avez de ces lignes directrices ou des mesures d'encadrement pour s'assurer de contenir les débordements de certains auditeurs?  Des fois de certains animateurs aussi.

LISTNUM 1 \l 1921     Mme GIARD :  Tout à fait et je vous dirais que l'expérience qu'on a actuellement avec nos stations puis le peu de plainte que vous avez dû recevoir à ce niveau‑là vous démontre bien que le genre de radio qu'on fait, c'est une radio collée aux réalités des gens, dans leur milieu, et que le langage ou l'expression des animateurs face à l'auditoire est respectueux des individus.

LISTNUM 1 \l 1922     Je pense que vous pouvez être rassurée à ce niveau‑là.


LISTNUM 1 \l 1923     M. GOSSELIN :  Et comme élément complémentaire à ce que madame Giard vient de préciser, madame Noël, c'est que dans nos stations, que ce soit La Pocatière, Rivière‑du‑Loup ou dans la Beauce, nous ne faisons pas d'émission ligne ouverte.

LISTNUM 1 \l 1924     Il y a comme certaines interventions qui sont susceptibles sur la formule, là, d'un commentaire très bref, mais jamais qu'on ne fait, là, d'émission en tant que telle de ligne ouverte.

LISTNUM 1 \l 1925     Même, voyez‑vous comme récemment, avec le dossier de Bombardier à La Pocatière, on n'a pas fait ligne ouverte.

LISTNUM 1 \l 1926     CONSEILLÈRE NOËL :  D'accord.  Si vous décidiez de le faire, vous verriez à prendre les mesures appropriées pour encadrer le mécanisme?

LISTNUM 1 \l 1927     Mme GIARD :  Puis je vous dirais que Michel est témoin lui‑même, d'ailleurs à Choc La Pocatière et il a travaillé pour nos stations et c'est un peu comme ça qu'on l'a connu et c'est un peu comme ça qu'il a eu le goût d'avoir sa propre station, il était morning man à * Choc + et je ne pense pas qu'on ait eu besoin jamais de...

LISTNUM 1 \l 1928     CONSEILLÈRE NOËL :  Malgré l'appellation * Choc +, ce n'était pas choquant.

LISTNUM 1 \l 1929     Mme GIARD :  Non, pas du tout.


LISTNUM 1 \l 1930     CONSEILLÈRE NOËL :  D'accord.  Maintenant, si on parlait de la programmation automatisée, vous nous avez parlé... vous nous avez mentionné que vous auriez 32 heures dans votre demande, 32 heures de programmation automatisée, soit entre 20 h 00 et minuit du lundi au vendredi et de même que de 6 h 00 à 8 h 00 les samedi et dimanche, en plus du 20 h 00 à minuit, étant entendu que de minuit à 6 h 00 la semaine puis de minuit à 8 h 00 le week‑end, c'est aussi de la programmation automatisée?

LISTNUM 1 \l 1931     M. CLOUTIER :  Oui, effectivement.

LISTNUM 1 \l 1932     CONSEILLÈRE NOËL :  S'il y a des situations d'urgence, est‑ce que vous avez prévu quelque chose si, je ne sais pas moi, il y a une nouvelle tempête de verglas, le Pont de Québec prend en feu ou tombe à terre, parce que le Queen Mary...  est‑ce le Queen Mary?

LISTNUM 1 \l 1933     M. CLOUTIER :  A accroché.