TRANSCRIPT OF PROCEEDINGS BEFORE
THE CANADIAN RADIO‑TELEVISION AND
TELECOMMUNICATIONS COMMISSION
TRANSCRIPTION DES AUDIENCES AVANT
CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION
ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES
SUBJECT:
VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /
PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION
HELD AT: TENUE À:
Convention Centre Centre des congrès de Québec
1000 René-Levesque Blvd. East 1000, boul. René-Levesque est
Quebec, Quebec Québec (Québec)
March 20, 2006 Le 20 mars 2006
Transcripts
In order to meet the requirements of the Official Languages
Act, transcripts of proceedings before the Commission will be
bilingual as to their covers, the listing of the CRTC members
and staff attending the public hearings, and the Table of
Contents.
However, the aforementioned publication is the recorded
verbatim transcript and, as such, is taped and transcribed in
either of the official languages, depending on the language
spoken by the participant at the public hearing.
Transcription
Afin de rencontrer les exigences de la Loi sur les langues
officielles, les procès‑verbaux pour le Conseil seront
bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des
membres et du personnel du CRTC participant à l'audience
publique ainsi que la table des matières.
Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu
textuel des délibérations et, en tant que tel, est enregistrée
et transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues
officielles, compte tenu de la langue utilisée par le
participant à l'audience publique.
Canadian Radio‑television and
Telecommunications Commission
Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes
Transcript / Transcription
VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /
PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION
BEFORE / DEVANT:
Charles Dalfen Chairperson / Président
Michael Arpin Commissioner / Conseiller
Richard French Commissioner / Conseiller
Andrée Noël Commissioner / Conseillère
Joan Pennefather Commissioner / Conseillère
ALSO PRESENT / AUSSI PRÉSENTS:
Chantal Boulet Secretary / Secrétaire
Valérie Lagacé Legal Counsel /
Conseillère juridique
Robert Ramsay Hearing Manager /
Gérant de l'audience
HELD AT: TENUE À:
Convention Centre Centre des congrès de Québec
1000 René-Levesque Blvd East 1000, boul. René-Levesque est
Quebec, Quebec Québec (Québec)
March 20, 2006 Le 20 mars 2006
TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS
PAGE / PARA
PHASE I
PRÉSENTATION PAR / PRÉSENTATION BY:
591991 B.C. Ltd. (Corus) 8 / 38
3924301 Canada inc. (Communications Lévis 2001) 89 / 521
9147-2605 Québec inc. (Jean-Pierre Coallier) 190 / 1174
Standard Radio Inc. 254 / 1524
Yves Sauvé (SDEC) 292 / 1710
Québec (Québec)
‑‑‑ L'audience débute Lundi, le 20 mars 2006 à 0920 /
Upon resuming on Monday, March 20, 2006, at 0920
LISTNUM 1 \l 11 LE PRÉSIDENT : À l'ordre, s'il vous plaît. Order, please.
LISTNUM 1 \l 12 Good morning everyone. Bonjour tout le monde et bienvenue à cette audience publique.
LISTNUM 1 \l 13 Mon nom est Charles Dalfen, président du CRTC. Je présiderai cette audience en compagnie de mes collègues. Michel Arpin, vice‑président de la Radiodiffusion à ma gauche; monsieur Richard French, vice‑président des Télécommunications à ma droite; à sa droite, Andrée Noël, conseillère régionale du Québec et à la gauche de monsieur Arpin, Joan Pennefather, conseillère nationale.
LISTNUM 1 \l 14 L'équipe du Conseil qui nous assiste se compose notamment de Robert Ramsay, gérant de l'audience et directeur principal, Analyse et Politique en matière de radio; Bernard Montigny, avocat général, radiodiffusion, Valérie Lagacé, conseillère juridique ainsi que Chantal Boulet, secrétaire de l'audience auprès de qui vous pouvez vous renseigner sur toute question relative au déroulement de l'audience.
LISTNUM 1 \l 15 Nous examinerons au cours de cette audience dix demandes radiophoniques pour le marché du Québec, incluant la demande de renouvellement de la licence de CKNU Donnacona.
LISTNUM 1 \l 16 Nous examinerons, ensuite, la demande de renouvellement de licence de la station CJMS Saint‑Constant puis celle de la station CKOD‑FM, Salaberry‑ de‑Valleyfield.
LISTNUM 1 \l 17 Nous étudierons les demandes en vue d'exploiter une station radiophonique dans le marché du Québec ainsi que la demande de renouvellement de la licence du CKNU‑FM dans l'ordre des articles 1 à 6, 8 à 10 et 45 présentés dans l'Avis d'audience publique de radiodiffusion CRTC‑2006‑2.
LISTNUM 1 \l 18 Certaines de ces demandes sont concurrentielles sur le plan technique car elles sollicitent les mêmes fréquences dans ce marché. Le Comité d'audition examinera les propositions à la lumière des objectifs culturels, économiques et sociaux définis dans la Loi sur la radiodiffusion et de la réglementation qui en découle.
LISTNUM 1 \l 19 Le Comité d'audition se basera sur plusieurs critères dont l'état de la concurrence et la diversité des voies éditoriales dans le marché ainsi que la qualité des demandes. Il examinera également la capacité du marché à soutenir de nouvelles stations de radio ainsi que les initiatives proposées par le Développement des talents canadiens.
LISTNUM 1 \l 110 Nous étudierons, ensuite, la demande de renouvellement de la licence de CJMS Saint‑Constant. Le comité d'audition discutera avec la titulaire de la question, à savoir s'il y a eu manquement au règlement de 1986 sur la radio et à ses conditions de licence.
LISTNUM 1 \l 111 Le Comité d'audition examinera, ensuite, la demande de renouvellement de la licence de CKOD‑FM Salaberry‑de‑Valleyfield.
LISTNUM 1 \l 112 Dans la décision renouvelant la licence de CKOD‑FM le 10 février 2005, le Conseil constatait la non‑conformité de la titulaire Radio Express Inc. relative à sa soumission des rapports annuels et des rubans témoins ainsi qu'au versement de contribution au Développement des talents canadiens. De fait, une ordonnance exécuteur relatif à la soumission de la première avait alors été émise.
LISTNUM 1 \l 113 Dans le cadre de la présente audience, le Comité d'audition déterminera s'il y a eu de nouveaux manquements par la titulaire à l'égard de ses obligations relatives à la soumission du rapport annuel, de rubans témoins à la diffusion de musique vocale langue française et au versement des contributions au Développement des talents canadiens.
LISTNUM 1 \l 114 De plus, la titulaire n'a pas démontré qu'elle a rencontré son engagement relatif aux avantages tangibles qu'elle avait proposés lors du changement du contrôle de son entreprise en septembre 1999.
LISTNUM 1 \l 115 Le Comité d'audition entend discuter avec la Requérante les mesures correctives appropriées.
LISTNUM 1 \l 116 J'invite maintenant la Secrétaire, Chantal Boulet à vous expliquer la procédure que nous suivrons. Madame Boulet.
LISTNUM 1 \l 117 LA SECRÉTAIRE : Merci, monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 118 Avant de débuter, j'aimerais souligner quelques points d'ordre pratique qui contribueront au bon déroulement de cette audience publique.
LISTNUM 1 \l 119 Tout d'abord, lorsque vous êtes dans la salle d'audience, je vous demanderais d'éteindre vos téléphones cellulaires et télé‑avertisseurs ou de les mettre en mode vibreur car ils risquent d'importuner les participants et les membres du Conseil.
LISTNUM 1 \l 120 Je vous demande également d'éteindre vos Black Berries et tout autre appareil de messagerie électronique car ils causent de l'interférence aux systèmes de communications utilisés notamment par les traducteurs. Nous comptons sur votre collaboration à cet égard durant toute l'audience.
LISTNUM 1 \l 121 Nous prévoyons siéger de 9 h 30 à 18 h 00 à chaque jour. Nous nous arrêterons pendant une heure pour le lunch et nous ferons une pause de 15 minutes au milieu de l'avant‑midi et une autre au milieu de l'après‑midi. Nous vous préviendrons si un changement à l'horaire survient.
LISTNUM 1 \l 122 Pendant toute la durée de l'audience vous pourrez consulter les dossiers des demandes à la salle d'examen située à la pièce 304.A qui est en face de la salle d'audience.
LISTNUM 1 \l 123 Tel qu'indiqué dans l'Ordre du jour, le numéro de téléphone de la salle d'audience est le 418‑649‑5215.
LISTNUM 1 \l 124 Une transcription des comparutions quotidiennes sera affichée sur le site internet du Conseil peu après la fin de l'audience. Les personnes qui désirent acheter des transcriptions peuvent s'adresser au sténographe qui se trouve à la table en face de moi ou directement auprès de la compagnie Mediacopie.
LISTNUM 1 \l 125 Nous procéderons maintenant à l'audition des articles 1 à 10 inscrits à l'Ordre du jour. Ces demandes sont compétitives et seront entendues de la manière suivante.
LISTNUM 1 \l 126 Tout d'abord, nous entendrons chaque requérante tour à tour, comme le précise l'Ordre du jour, et chaque requérante disposera de 20 minutes pour faire sa présentation. Les questions des membres du Conseil suivront chaque présentation.
LISTNUM 1 \l 127 Au cours de la deuxième phase, les requérantes pourront choisir de comparaître à nouveau dans le même ordre pour présenter leur intervention relative aux demandes concurrentes. Elles disposeront de dix minutes pour le faire et le Conseil pourra les interroger ensuite.
LISTNUM 1 \l 128 In Phase 3, other parties will appear in the order set out in the agenda to present their appearing intervention and ten minutes will be allowed for each presentation. Any questions from the Commission, again questions may follow from the Commission.
LISTNUM 1 \l 129 Phase 4 provides an opportunity for each applicant to reply to all the interventions submitted on their application. Applicants appear in reverse order. Ten minutes are allowed for this reply and again, questions may follow.
LISTNUM 1 \l 130 Maintenant, monsieur le président, j'aimerais indiquer aux fins du dossier que la Requérante Radio CHNC Limitée a déposé des commentaires supplémentaires concernant sa demande et que la Requérante, Communications Médialex Inc. a déposé la traduction de son mémoire complémentaire.
LISTNUM 1 \l 131 Ces documents ont été ajoutés au dossier des demandes et peuvent être consultés à la salle d'examen.
LISTNUM 1 \l 132 De plus, l'intervenante Cogeco Diffusion Inc. a déposé... a demandé à déposer un ajout à ses commentaires suite aux corrections techniques qu'aurait faites la Requérante 591991 BC Limited au soutien de sa demande concernant la station CFEL Montmagny.
LISTNUM 1 \l 133 Ces commentaires supplémentaires seront ajoutés à l'intervention de Cogeco et la Requérante traitera de ses commentaires lors de sa présentation.
LISTNUM 1 \l 134 Monsieur le président, nous entendrons maintenant la première demande qui est la demande de 591991 BC Limited, une filiale de Corus Entertainment Inc. en vue d'obtenir une licence visant l'exploitation d'une entreprise de programmation de radio FM commerciale spécialisée de langue française à Québec.
LISTNUM 1 \l 135 La nouvelle station sera exploitée à la fréquence 92,5 mégahertz, canal 223C1 avec une puissance apparente rayonnée moyenne de 3 400 watts, puissance apparente rayonnée maximale de 10 000 watts, hauteur de l'antenne : 373,4 mètres.
LISTNUM 1 \l 136 Monsieur Pierre Arcand comparaît pour la Requérante et il nous présentera ses collègues, après quoi vous aurez 20 minutes pour votre présentation.
LISTNUM 1 \l 137 Monsieur Arcand.
PRÉSENTATION / PRESENTATION
LISTNUM 1 \l 138 M. ARCAND : Merci beaucoup.
LISTNUM 1 \l 139 Monsieur le président, messieurs les vice‑présidents, mesdames les conseillères, membres du personnel du Conseil, mon nom est Pierre Arcand, président de Corus Québec.
LISTNUM 1 \l 140 Je suis accompagné aujourd'hui, à ma gauche, de Johanne Lebeuf, vice‑présidente Ventes chez Corus Québec; à sa gauche Herman Charest, directeur général du marché de Québec; à ma droite, Christophe Lecompte, vice‑président Finance et Administration chez Corus.
LISTNUM 1 \l 141 À la table, également, à la droite, à l'extrême droite, monsieur Jean‑François Gagnon de chez Cossette Média. À l'arrière, à partir de ma droite, monsieur John Hayes, président de Corus Radio; Jocelyn Ruel, ingénieur‑en‑chef pour les stations de Québec; Sylvie Courtemanche, conseillère juridique et, enfin, Jacques Papin, vice‑président responsable de la Programmation chez Corus Québec.
LISTNUM 1 \l 142 Monsieur le président, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous sommes devant vous aujourd'hui afin de vous présenter notre demande en vue d'obtenir une licence de radiodiffusion pour l'exploitation d'une station FM de langue française à Québec, le seul projet voué à l'information dans cette instance.
LISTNUM 1 \l 143 Cette station sera connue comme étant le 92,5, le nouveau FM parlé de la Capitale. Le processus d'appel de demande de licence de radio pour desservir le marché de Québec a évolué sensiblement depuis l'appel original le 13 juillet 2004.
LISTNUM 1 \l 144 En effet, les événements entourant la station CHOI‑FM, la station CKNU‑FM ainsi que la décision du Conseil de permettre le dépôt de demande modifiée ou de nouvelle demande dans la langue du choix des requérantes a nécessité trois provocations de cette instance.
LISTNUM 1 \l 145 Ces délais ont mené Corus Québec à faire une réflexion particulière sur la dynamique et les spécificités du marché de Québec. Ajoutons à ceci l'acquisition par Corus en mai 2005, des stations d'Astral Media de Québec, CFOM‑FM et CHRC.
LISTNUM 1 \l 146 Cette réflexion ainsi que l'arrivée récente de Corus Québec dans le marché de la Capitale québécoise nous ont donc menés à la conclusion suivante :
LISTNUM 1 \l 147 Il existe une opportunité unique de faire une utilisation novatrice et distincte de la fréquence 92,5. C'est justement ce que Corus Québec propose dans sa demande de licence de radio FM de langue française.
LISTNUM 1 \l 148 En effet, face au choix existant dans le marché, nous sommes convaincus qu'il serait important d'instaurer une nécessaire et plus saine concurrence dans le marché radiophonique de Québec afin d'établir un meilleur équilibre tant au niveau de la répartition des revenus que de la variété de la programmation radiophonique.
LISTNUM 1 \l 149 La seule source d'information privée à Québec ne peut être confinée à la bande AM. Sa présence sur cette bande l'empêche de rejoindre la grande majorité de la population de la Capitale. Radio‑Canada l'a bien compris en transférant au cours des dix dernières années l'ensemble de ses stations AM à la bande FM au Québec et au Canada.
LISTNUM 1 \l 150 Il est clair, donc, à la lumière également de notre expérience depuis près d'un an que CHRC, maintenant la seule radio sur la bande AM à Québec, ne peut véritablement être performante au niveau financier et ceci, même après avoir consenti des efforts et des ressources importantes au niveau de l'information, notamment en doublant nos effectifs journalistiques de trois à six.
LISTNUM 1 \l 151 Corus Québec est convaincu que sa proposition d'offrir une station radiophonique FM spécialisée à prépondérance verbale orientée vers la clientèle cible des 25‑54, une station qui va privilégier l'information, les affaires publiques et les débats sur les enjeux de l'actualité, répondra non seulement à une demande qui existe dans le marché de Québec, elle introduira aussi de la variété radiophonique.
LISTNUM 1 \l 152 Plus important encore, Corus Québec estime que sa demande répond à une vive inquiétude des auditeurs de Québec, soit la montréalisation des ondes.
Nous voulons offrir un service radiophonique d'information digne d'une capitale.
LISTNUM 1 \l 153 Selon nous, il est effectivement indéniable qu'il y a une réelle demande dans le marché de Québec pour une telle station. Le sondage de la firme Impact Recherches effectué dans la région du Québec Métropolitain démontre que plus d'un répondant sur deux, 56 pour cent, ont laissé entendre qu'ils seraient intéressés à écouter une station offrant une programmation axée sur les nouvelles et les informations si elle était en onde.
LISTNUM 1 \l 154 Autre fait intéressant, une personne sur trois qui n'écoute pas la radio actuellement à Québec affirme qu'elle écouterait une telle station si elle était en onde.
LISTNUM 1 \l 155 Une analyse des derniers sondages BBM démontre clairement qu'il y a une perte de près de 11 pour cent des heures d'écoute totale dans le marché de Québec à l'automne 2005, comparativement au printemps 2005, soit 1 400 000 heures d'écoute.
LISTNUM 1 \l 156 À la lumière des bouleversements dans le marché radiophonique de Québec durant cette période, on constate que ces heures d'écoute perdues n'ont été récupérées par aucune autre des autres stations de radio présentes dans le marché.
LISTNUM 1 \l 157 Par contre, comme le nombre d'auditeurs est resté stable, on s'aperçoit donc que ces derniers ont tout simplement diminué leurs heures d'écoute. Ce désintéressement est inquiétant pour l'industrie de la radio car il révèle que les formats des stations FM actuelles ne réussissent pas à combler les besoins des auditeurs.
LISTNUM 1 \l 158 La programmation que nous proposons promet une approche journalistique rigoureuse, saine et de qualité. Corus Québec, le seul diffuseur privé à s'être doté d'un service d'information est convaincu qu'il y a une place pour ce genre de radio à Québec où de nombreux auditeurs manifestent un intérêt évident pour les stations de radio parlée qui traitent d'actualité et de débats de société.
LISTNUM 1 \l 159 Notre volonté d'offrir une alternative au niveau de la radio parlée vous est présentée en pleine connaissance de cause quant aux difficultés rencontrées par le Conseil avec ce genre de programmation dans le marché de Québec.
LISTNUM 1 \l 160 Corus veut se distinguer avant tout avec des dialogues sains qui respectent en tous points les exigences de la Loi sur la radiodiffusion.
LISTNUM 1 \l 161 À ce chef, nous avons avec nous aujourd'hui copie de notre Code de déontologie qui a pour objectif d'établir les normes et les responsabilités qui nous incombent dans notre offre de programmation à prépondérance verbale.
LISTNUM 1 \l 162 Nous estimons qu'il existe une conjoncture toute particulière dans le marché de Québec qui nous permettrait d'offrir une programmation FM orientée vers l'information et les affaires publiques et sur la station CHRC une programmation spécialisée axée principalement sur les sports et les activités communautaires locales.
LISTNUM 1 \l 163 Notre projet prévoit également le passage sur cette nouvelle station FM de la majeure partie du personnel de CHRC, animateurs et journalistes en leur offrant le défi d'une nouvelle antenne sur FM, tout en maintenant un service AM selon les modalités prévues dans l'actuelle licence de CHRC.
LISTNUM 1 \l 164 Nos objectifs sont donc clairs, nous voulons offrir des services améliorés et de qualité, amener un équilibre financier à CHRC qui a fait défaut au cours des dix dernières années, les pertes dépassant plus de 10 000 000,00 $.
LISTNUM 1 \l 165 Afin d'assurer donc ce service de qualité en terme d'information et d'affaires publiques, nous prévoyons l'embauche de six nouveaux animateurs et les effectifs d'information seront de plus portés à huit.
LISTNUM 1 \l 166 Nous croyons que cette nouvelle combinaison AM‑FM va offrir une opportunité unique dans le marché publicitaire de Québec, permettant aux commerces de la Capitale de cibler un vaste auditoire qui est intéressé à l'actualité et aux débats de société.
LISTNUM 1 \l 167 Pour la province de Québec, le marché publicitaire de la radio a affiché un taux de croissance total de 6,5 pour cent au cours de la dernière année. Malgré tous les bouleversements qu'elle a connus dans le secteur de la radio, la Ville de Québec a affiché tout de même une augmentation du marché publicitaire de 3,8 pour cent pour la même période en dépit de la perte de 1,4 millions d'heures d'écoute.
LISTNUM 1 \l 168 Selon l'étude de marché de Cossette Média, les revenus publicitaires générés par la radio à Québec en 2003 représentaient près de 31 000 000,00 $. En utilisant l'hypothèse la plus réaliste, la nouvelle station proposée pourrait obtenir une part commerciale de sept pour cent pour des revenus d'environ 2 000 000,00 $ pour la première année en onde et des revenus de 3 800 000,00 $ pour la septième année.
LISTNUM 1 \l 169 De plus, Corus Québec prévoit aussi apporter une contribution très significative au chapitre du Développement des talents canadiens. Nous avons, en effet, proposé une contribution de 2 800 000,00 $ sur sept ans, à raison de 400 000,00 $ par année, ce qui constitue un investissement quatre fois plus important que tous les projets présentement devant le Conseil. Ceci est sans précédent.
LISTNUM 1 \l 170 Les initiatives prévues au chapitre du Développement des talents canadiens comprennent des versements annuels de 50 000,00 $ à Musique Action et un autre 50 000,00 $ au fond Radiostar.
LISTNUM 1 \l 171 Un montant annuel de 100 000,00 $ pour la formation de journalistes au Cégep de Jonquière afin d'appuyer la formation journalistique en région, un apport significatif pour les régions et, plus important encore, un appui qui viendra enrichir les programmations radiophoniques régionales.
LISTNUM 1 \l 172 Un montant annuel de 200 000,00 $ par année pour subventionner un programme de formation de journalisme radiophonique qui sera offert par l'Université Laval.
LISTNUM 1 \l 173 La demande de Corus est soutenue par un plan d'affaire réaliste. Nous prévoyons atteindre le seuil de la rentabilité à la cinquième année d'exploitation, ce qui nous apparaît raisonnable pour l'implantation d'une radio locale du genre que nous proposons et dont nous connaissons bien les exigences budgétaires.
LISTNUM 1 \l 174 Corus Québec a en place une équipe de direction dynamique et compétente et mettra, comme en font foi nos activités récentes à la station CHRC et CFOM‑FM, nous mettrons donc toutes nos ressources afin d'assurer le succès de cette nouvelle station.
LISTNUM 1 \l 175 Notre proposition donc répond largement aux quatre grands critères établis par le Conseil dans l'octroi de nouvelles licences radiophoniques. Notre demande est de haute qualité, répond à un besoin clairement exprimé par la population ainsi que de nombreux intervenants socio‑économiques et culturels de la région de Québec.
LISTNUM 1 \l 176 Notre offre de programmation locale est substantielle, viens renchérir le traitement de l'information et de l'actualité à Québec et, en plus, notre demande représente la contribution la plus importante au Développement des talents canadiens parmi tous les projets actuellement étudiés par le Conseil.
LISTNUM 1 \l 177 Nous croyons que notre demande n'aura pas d'incidence importante sur les stations de radio existantes dans le marché.
LISTNUM 1 \l 178 Et, enfin, notre station FM, la seule demande vouée à l'information dans cette instance, constituera une alternative concurrentielle au plan de la programmation radio à Québec et sera un outil important afin de contrer la montréalisation des ondes si souvent décriée depuis quelques années.
LISTNUM 1 \l 179 Nous sommes maintenant disposés à répondre à vos questions.
LISTNUM 1 \l 180 LE PRÉSIDENT : Merci bien, monsieur Arcand. Je vais commencer et peut‑être mes collègues auront aussi des questions à vous poser.
LISTNUM 1 \l 181 On va commencer par la question primordiale de la capacité du marché d'absorber une nouvelle station. Est‑ce que vous pensez que le marché de Québec peut absorber une station FM de plus maintenant?
LISTNUM 1 \l 182 M. ARCAND : Je pense que oui. Je pense que le marché de Québec est un marché qui souffre un peu, je vous dirais, de plusieurs problèmes, je vous dirais, qui ont été conjoncturels au fil des dernières années.
LISTNUM 1 \l 183 Évidemment, nous croyons, nous, qu'il y a de la place non seulement pour un, mais plusieurs... peut‑être même pour quelques stations de radio.
LISTNUM 1 \l 184 Lorsque je vous ai parlé des chiffres tout à l'heure, on parlait d'une croissance quand même qui existe dans le marché de Québec, qui est légèrement inférieur à la croissance du Québec en général, en terme de publicité.
LISTNUM 1 \l 185 Cependant, il faut, monsieur le président, quand même tenir compte de ce qui s'est passé à Québec depuis les deux ou trois dernières années, que je pense le bouleversement qu'il y a eu avec CHOI‑FM, l'espèce d'insécurité, les guerres entre diffuseurs à Québec qui ont été nombreuses, dans lesquelles on demandait aux commerçants de ne pas annoncer la radio à telle station sous peine de boycott.
LISTNUM 1 \l 186 À toutes fins pratiques, la Ville de Québec a perdu en l'espace de quelques années trois morning men, si on veut, extrêmement importants.
LISTNUM 1 \l 187 Donc, malgré tout ça, il y a quand même une croissance des revenus dans le marché. Donc, je pense que ça veut dire qu'il y a de la place, Québec est une ville quand même saine sur le plan économique, vous avez de l'expansion également à Lévis, vous avez de l'expansion un peu partout dans la région. Donc, je pense qu'il y a de la place pour le marché.
LISTNUM 1 \l 188 Et je vous dirai aussi qu'il y a comme un déséquilibre qui existe actuellement dans le marché parce qu'il y a trois stations qui occupent presque 70 ou 75 pour cent des dollars publicitaires à Québec, ce qui ne rend pas la compétition tellement saine actuellement.
LISTNUM 1 \l 189 LE PRÉSIDENT : Je vous entends, mais je me demande si de telles luttes, de telles chicanes, de tels problèmes n'augmentent pas la part du marché.
Est‑ce que les auditeurs de radio ne sont... ne deviennent plus intéressés?
LISTNUM 1 \l 190 Et je me base aussi sur les chiffres qui sont présentés par Cossette à la page 12 où on demande... on démontre là que le nombres d'heures par capita à Québec est plus élevé qu'ailleurs? On a un chiffre de 21,7 heures per capita en comparaison avec d'autres marchés d'à peu près la même taille et je me demande si avec tout ça, on a un marché intéressant, un auditoire très intéressé?
LISTNUM 1 \l 191 M. ARCAND : C'est‑à‑dire que je pense que lorsque l'étude a été faite, si je ne m'abuse l'étude a été faite l'an dernier, à l'époque où on était, évidemment, au summum de toute la question relative à CHOI. Donc, il y avait quand même là un élément peut‑être d'intérêt supérieur.
LISTNUM 1 \l 192 Mais je reviens toujours là‑dessus. Nous, on regarde la situation à l'automne où, là, soudainement, il y a eu une baisse très importante de l'auditoire. Et encore une fois, pour avoir été quand même assez présent, moi, personnellement, dans le marché de Québec, je peux vous dire que si vous étiez un annonceur radiophonique, vous étiez sollicité par des stations.
LISTNUM 1 \l 193 Il y a eu des injonctions contre... entre diffuseurs, il y avait une guerre, à ce moment‑là, entre Genex et Cogeco qui existait. Je ne peux pas vous dire que c'était extrêmement sympathique pour un annonceur d'aller à la radio. Un annonceur publicitaire regardait la situation puis il disait : moi, là, je vais aller dans un endroit en télévision ou dans les journaux où c'est plus calme un peu.
LISTNUM 1 \l 194 Alors, je pense que les chiffres, il faut faire attention. Vous avez dans les chiffres qui ont été dévoilés au cours des deux dernières années, vous avez eu des... pour employer une expression des * peaks and valleys +.
LISTNUM 1 \l 195 Il y a eu vraiment des records d'écoute à certains endroits, des faiblesses considérables à d'autres, mais compte tenu de cette situation‑là, je pense que le marché, malgré tout, est quand même relativement simple.
LISTNUM 1 \l 196 Je ne sais pas si les gens de Cossette veulent ajouter quelque chose à ça.
LISTNUM 1 \l 197 LE PRÉSIDENT : Mais je vais ajouter peut‑être avant qu'ils répondent que si on compare... là, on compare quelques marchés, mais si je compare les trois premiers qui sont à peu près la même taille : Québec, Ottawa‑Hull et Winnipeg, on voit là des marchés à peu près de même taille, on constate que le marché de Québec est à peu près 30 000 000 $ tandis que Ottawa‑Hull est à peu près combien? 50 000 000 $ et Winnipeg, 34 000 000 $?
LISTNUM 1 \l 198 Ça veut dire que dans le marché, les marchés d'à peu près une même taille, le Québec est peut‑être le plus faible entre ces trois‑là au point de vue marché total.
LISTNUM 1 \l 199 Qu'est‑ce que ça veut dire, et une croissance assez plate pendant les dernières, trois, quatre, cinq années, et je me demande qu'est‑ce qui vous donne votre optimisme de croissance du marché?
LISTNUM 1 \l 1100 Je pense que vos chiffres démontrent une croissance annuelle à peu près de trois pour cent et demi par année, trois pour cent virgule sept, virgule quatre, sur quoi basez‑vous votre confiance?
LISTNUM 1 \l 1101 M. ARCAND : Bien, je pense que notre confiance est basée sur le fait justement qu'il y a eu énormément de problèmes dans le marché. Ce marché‑là est un marché qui, à notre avis, est sous‑développé et c'est un marché aussi qui, encore une fois, c'est un marché à trois à toutes fins pratiques.
LISTNUM 1 \l 1102 C'est un marché dans lequel vous vous retrouvez avec CHOI qui est là et les deux stations d'Astral qui contrôlent, à toutes fins pratiques, un nombre assez important d'heures d'écoute, et a environ, je pense, quelque chose comme 70 pour cent des dollars publicitaires dans le marché.
LISTNUM 1 \l 1103 Et pendant longtemps également à Québec, avant que... jusqu'au début des années... au début des années 2000, Astral avait la très très grande majorité à l'époque, des ventes nationales en plus.
LISTNUM 1 \l 1104 Alors, tout ça ne contribuait pas à donner beaucoup de concurrence dans le marché. Il y avait trois joueurs et les autres... c'est un marché qui, contrairement à tous les marchés que j'ai pu voir à Ottawa ou à Winnipeg ou dans d'autres marchés à travers le Canada, c'est un marché un peu d'extrême.
LISTNUM 1 \l 1105 Vous avez les gagnants qui font de l'argent, qui vivent très bien, et vous avez les autres qui ont beaucoup de difficultés à réussir.
LISTNUM 1 \l 1106 Donc, je pense que si on apporte... et le marché, à notre avis en tout cas, est un marché qui est quand même sain. On se rend compte...
LISTNUM 1 \l 1107 LE PRÉSIDENT : Monsieur Arcand, excusez‑moi de vous interrompre, mais est‑ce que vous avez une explication pour un tel phénomène? Vous savez, pourquoi il n'y a pas un partage qui a plus de rapport avec les parts d'écoute?
LISTNUM 1 \l 1108 M. ARCAND : Je pense que... bien, l'explication c'est que Québec a toujours été un marché un peu... un peu extrémiste dans toute l'histoire, si on veut, de la radio. Il y a eu, par exemple, je pense, beaucoup de tendance à dire si on ne s'identifie pas clairement au marché de Québec, on est un peu rejeté.
LISTNUM 1 \l 1109 Il y a toujours eu un ou deux animateurs qui ont fait des styles de radio assez extrémistes qui font qu'ils ont obtenu une très grande part de l'écoute. Il y a eu toutes sortes de phénomènes qui se sont produits à Québec et qui font que ça n'existe pas nécessairement ailleurs de la même façon.
LISTNUM 1 \l 1110 Québec est un marché un peu différent en ce sens‑là et donc, je pense que c'est un peu ce qui explique les tendances assez... assez énormes de ce marché‑là.
LISTNUM 1 \l 1111 LE PRÉSIDENT : Vous dites dans votre discours ce matin, dans votre présentation orale, que vous avez des problèmes avec CHRC aussi sur la bande AM. Mais à Montréal, votre performance financière à la bande AM est beaucoup mieux, n'est‑ce pas?
LISTNUM 1 \l 1112 M. ARCAND : Oui.
LISTNUM 1 \l 1113 LE PRÉSIDENT : Et que, encore une fois, on constate aussi que, mettons à Toronto, le CFTR talk radio, news, est très très rentable et réussit mieux.
LISTNUM 1 \l 1114 Pourquoi est‑ce que la bande AM comme telle pose des problèmes?
LISTNUM 1 \l 1115 M. ARCAND : Bien, disons que le problème... CHRC pendant des années a été une station qui a été numéro un dans le marché de Québec, sauf que depuis, je vous dirais, les dix dernières années en particulier, il y a eu, premièrement, des bouleversements en terme de qui était propriétaire de la station, premièrement.
LISTNUM 1 \l 1116 Deuxièmement, je peux vous dire que tout le monde, à un moment donné, a décidé d'aller sur la bande FM.
LISTNUM 1 \l 1117 À Québec, en particulier, je peux vous dire que la première station, même s'ils n'avaient pas fait de demande pour un talk à l'époque à Québec, la station CJMF à Québec, dès la fin des années 90 était une station qui faisait des émissions du matin qui étaient talk, faisait des émissions de fin d'après‑midi qui étaient talk, faisait des émissions le midi qui étaient talk.
LISTNUM 1 \l 1118 Donc, déjà il y avait théoriquement une station qui faisait quand même de l'information parlée le matin avec des animateurs. Donc, il n'y avait pas beaucoup de place pour CHRC. Et vous savez, dans les marchés comme Toronto, si vous avez trois, quatre, cinq stations AM, bien, ça crée une synergie entre les différentes stations. À Québec, il reste que CHRC.
LISTNUM 1 \l 1119 Alors, il faut vraiment faire un effort considérable pour pouvoir aller écouter cette station‑là à Québec parce qu'elle est la seule. Il n'y a pas d'autres stations AM dans le marché de Québec. Il n'y a que des stations FM qui... c'est donc devenu la norme et donc, les auditeurs ont une offre au FM qui est là et qui n'existe pas sur la bande AM où il n'y a que CHRC.
LISTNUM 1 \l 1120 Alors ça explique un peu pourquoi CHRC, au fil des années, a vraiment été une station qui a eu sa large part de problèmes.
LISTNUM 1 \l 1121 LE PRÉSIDENT : O.k. Maintenant, on pousse un bouton, peu importe si c'est AM ou FM, si on cherche une station talk, je ne sais pas où, à Ottawa, à Montréal, à Toronto, mais ici, vous trouvez que le fait que c'est AM a un certain impact sur le bouton?
LISTNUM 1 \l 1122 M. ARCAND : C'est‑à‑dire que le problème, monsieur le président, c'est que les stations AM, de toute façon, dans l'ensemble du Canada n'ont pas le même genre de problème que CHRC, mais ne sont quand même pas performantes comme les stations FM le sont, de façon très claire.
LISTNUM 1 \l 1123 Et si je regarde certains chiffres, elles vont quand même en décroissant. Ce n'est pas la même situation que CHRC. Il existe encore des stations AM qui sont profitables, mais c'est quand même en décroissance depuis quelques années. C'est la réalité à laquelle on a à faire face.
LISTNUM 1 \l 1124 Et, moi, la seule statistique que je constate qui existe depuis déjà quelques années, c'est que dès que vous atteignez les gens qui ont 25 ans et plus, les nouveaux qui arrivent à 25 ans et 26 ans, trois personnes sur quatre ne considèrent même plus la bande AM.
LISTNUM 1 \l 1125 D'ailleurs, Radio‑Canada l'a bien compris, ils ont à peu près... très peu de stations AM maintenant.
LISTNUM 1 \l 1126 LE PRÉSIDENT : Depuis le changement de propriétaire à Montréal, vous avez des améliorations sur la bande AM, sur votre station à Montréal?
LISTNUM 1 \l 1127 M. ARCAND : Oui. La station CKAC va un peu mieux. Évidemment, lorsque nous sommes arrivés, nous avons hérité d'un déficit considérable dans le cas de CKAC.
LISTNUM 1 \l 1128 Nous avons pris les mesures, nous avons rétabli la programmation. Nous nous sommes dotés d'une équipe de vente et nous croyons que dans le cas de CKAC il y a moyen de faire une station spécialisée, pour la simple et bonne raison que le marché est beaucoup plus gros à Montréal et donc, nous croyons qu'il y a de la place véritablement pour avoir une station qui est rentable.
LISTNUM 1 \l 1129 Dans le cas de CHRC, je pense que c'est une situation qui est un peu plus difficile à cause de l'étroitesse, si on veut, du marché pour une station AM. Il faut, à toutes fins pratiques, que vous alliez chercher... puis particulièrement je vous dirais dans le cas des stations AM, ce n'est pas qu'il n'y a pas de monde qui écoute, mais on est toujours confiné au 25‑54 et c'est sûr que la population plus jeune écoute moins les stations AM et c'est ce que les annonceurs publicitaires recherchent.
LISTNUM 1 \l 1130 LE PRÉSIDENT : Malgré vos efforts là quand vous dites que vous avez doublé vos effectifs journalistiques, vous les avez doublés et même avec ça la publicité et tout ça, vous trouvez...
LISTNUM 1 \l 1131 M. ARCAND : C'est‑à‑dire que ça s'est amélioré, mais c'est encore déficitaire.
LISTNUM 1 \l 1132 LE PRÉSIDENT : O.k. Passons à une autre question. Dans votre demande, vous indiquez que vous vous êtes basé sur l'expérience de CJEC‑FM pour évaluer la taille de l'auditoire potentiel de votre nouvelle station et je pense que c'est dans l'étude Cossette, à la page 26.
LISTNUM 1 \l 1133 Mais est‑ce que CJEC est vraiment un indicateur valable, parce que c'est, quoi, un adulte contemporain tandis que vous voulez présenter une station de talk news, comment trouvez‑vous que c'est un indicateur valable?
LISTNUM 1 \l 1134 M. ARCAND : Écoutez, dans le cas de CJEC, c'était un nouveau joueur il y a quelques années dans le marché qui rejoignait un groupe cible à peu près similaire. Cette station‑là va chercher un groupe cible qui est quand même... qui est quand même, je vous dirais, présent dans le marché de Québec et c'est un groupe cible qui peut être similaire parce que vous savez, les gens qui écoutent la radio n'écoutent pas seulement une station, ils écoutent plusieurs stations.
LISTNUM 1 \l 1135 Et donc, si vous prenez l'auditeur, si on veut, d'une station adulte contemporain, a aussi des chances d'écouter une station talk aussi. Je veux dire, il y a quand même des similitudes au niveau de... au niveau de ça.
LISTNUM 1 \l 1136 On l'a prise à l'époque parce que c'était véritablement la nouvelle station qui était entrée dans le marché et donc, on voyait vraiment qu'il y avait un * test case + à ce moment‑là.
LISTNUM 1 \l 1137 LE PRÉSIDENT : Mais vous ciblez plutôt vers des femmes âgées de... comme dit Cossette aussi, il y a un tableau dans la présentation à la page 3 à 18, indiquant que CJEC est beaucoup plus orienté vers les femmes.
LISTNUM 1 \l 1138 M. ARCAND : Monsieur le président, peut‑être que monsieur Gagnon pourrait...
LISTNUM 1 \l 1139 LE PRÉSIDENT : Mais on va donner à monsieur Gagnon l'opportunité de répondre.
LISTNUM 1 \l 1140 M. GAGNON : Oui. Ce que je rajouterais... bien, c'est sûr que c'était la seule station sur laquelle on pouvait se baser et qui avait certaines similitudes, comme monsieur Arcand l'a dit.
LISTNUM 1 \l 1141 C'était une nouvelle station qui arrivait dans un marché où les stations existantes étaient déjà très bien établies, d'une part, et la station faisait face à un problème semblable, c'est‑à‑dire d'arriver, et à l'époque où on a fait notre étude, alors que le format était déjà présent dans le marché et répondait bien aux besoins des auditeurs.
LISTNUM 1 \l 1142 Dans ce cas‑là, c'était les femmes 25‑54, alors que la station proposée par Corus qui offre du talk radio, il y avait déjà beaucoup de plages horaires qui étaient dédiées à ce moment‑là dans le marché lors de l'automne 2004 quand on fait l'étude la première fois.
LISTNUM 1 \l 1143 Alors, nous, on s'est basé sur tous ces aspects‑là pour avoir un point de départ pour notre station, sauf que, effectivement, les cibles sont quand même semblables, mais je dirais peut‑être un petit peu plus larges pour la station proposée.
LISTNUM 1 \l 1144 Donc, on couvre l'ensemble des 25‑54 et je dirais également que le succès... le format talk est quand même populaire auprès de groupes cibles un petit peu plus large dans le marché de Québec, donc les 18‑24 qui peuvent également contribuer aux heures de la station.
LISTNUM 1 \l 1145 LE PRÉSIDENT : Vous êtes monsieur Gagnon?
LISTNUM 1 \l 1146 M. GAGNON : C'est bien ça.
LISTNUM 1 \l 1147 LE PRÉSIDENT : Monsieur Gagnon, vous pouvez peut‑être m'aider aussi dans... avec quelques données dans votre rapport.
LISTNUM 1 \l 1148 Quand je regarde ce positionnement que vous avez fait à la page 18, vous mettez Corus la nouvelle station à peu près dans le milieu entre jeunes et âgés et femmes et hommes, et je suis d'accord que 54 devient de plus en plus jeune, comme vous le montrez, mais pourquoi CHRC est si loin de Corus sur le même axe?
LISTNUM 1 \l 1149 M. GAGNON : Parce qu'ils sont beaucoup plus âgés. Les auditeurs, si on regarde le profil qui se trouve à la page précédente, CHRC, on voit qu'il y a une sur‑indexation des 55 ans et plus. Donc, cet axe‑là, c'est l'axe plus jeune ou plus âgé.
LISTNUM 1 \l 1150 Donc, nous, on vise avec Corus une station un petit peu plus jeune, comme on a dit, 25‑54 plutôt que 55 ans et plus.
LISTNUM 1 \l 1151 LE PRÉSIDENT : Parce que si... je comprends votre réponse avec CJEC, mais la station la plus comparable au point de vue programmation, c'est vraiment CHRC maintenant dans le marché ici?
LISTNUM 1 \l 1152 M. ARCAND : Peut‑être Radio‑Canada.
LISTNUM 1 \l 1153 LE PRÉSIDENT : Ou peut‑être Radio Canada.
LISTNUM 1 \l 1154 M. ARCAND : Parce que, juste pour vous donner, monsieur le président, il nous fera plaisir de vous déposer ça, mais avez, de toute façon, les données.
LISTNUM 1 \l 1155 Radio‑Canada avait en 1997, alors qu'ils étaient sur la bande AM, avait 306 000 heures d'écoute. Ça, c'était la station CBV à Québec. Et au résultat, le dernier résultat de sondage à l'automne, ils sont rendus maintenant à 1 256 000 heures d'écoute.
LISTNUM 1 \l 1156 Ils ont donc quadruplé depuis 1997 leur part de marché, ce qui est absolument... ils n'ont pas changé leur programmation de façon... ça demeure la première chaîne, ça demeure...
LISTNUM 1 \l 1157 Il y a donc un besoin là très clair qui a été identifié et, nous, la raison pourquoi on est quand même là, c'est qu'on sait que Radio‑Canada a un public quand même qui est très fidèle. On ne pense pas que demain matin on va... on va changer nécessairement de façon considérable, mais nous on pense tout simplement qu'il y a de la place pour une radio de qualité, une radio populaire, mais une radio de qualité qui est capable d'aller chercher ce genre d'auditeur‑là.
LISTNUM 1 \l 1158 LE PRÉSIDENT : Et vous pensez que les résultats sont grâce au changement à FM plus qu'au talent de monsieur Lafrance et son équipe?
LISTNUM 1 \l 1159 M. ARCAND : Monsieur Lafrance a fait un bon travail, mais vous savez... je pense que monsieur Lafrance fait un excellent travail. Le seul problème, c'est que pendant quand même un certain temps, ils se sont identifiés dans le marché comme étant les seuls à fournir un service complet d'information.
LISTNUM 1 \l 1160 Oui, il se fait du talk radio à Québec, mais vous savez, et je pense que je n'ai pas besoin de vous expliquer quel genre de talk radio il y a eu à Québec, mais il n'y avait pas vraiment, normalement, comme c'est le cas actuellement à Montréal, il y a toujours une station radio canadienne, si on veut, qui fait une formule parlée.
LISTNUM 1 \l 1161 Il y a toujours une contre‑partie FM, comme vous avez d'ailleurs deux stations adultes contemporains à Québec, vous avez deux stations rock, vous avez...
LISTNUM 1 \l 1162 Donc, on pense, nous, qu'une formule parlée, ça serait normal qu'il y en ait une autre, qu'il n'y ait pas juste Radio‑Canada sur la bande FM. C'est un peu dans ce sens‑là qu'on...
LISTNUM 1 \l 1163 LE PRÉSIDENT : Merci. Monsieur Gagnon, vos chiffres, vous estimez... C'est où ça? C'est à la page 26, je pense, encore une fois. Et vous dites que là vous cherchez, vous comptez que votre client aura un auditoire d'à peu près 65 000 jusqu'à 85 000, basé sur l'expérience du CJEC. Est‑ce que c'est vrai?
LISTNUM 1 \l 1164 M. GAGNON : Mais oui.
LISTNUM 1 \l 1165 LE PRÉSIDENT : Mais quand je cherche des chiffres comparables de CJEC, où est‑ce que je les trouve? Parce que, là, quand je vois... et c'est à quelle page que vous mentionnez ici?
LISTNUM 1 \l 1166 M. GAGNON : Je dirais que CJEC nous a servi de base, mais comme j'ai dit tantôt, étant donné que l'auditoire qu'on recherche est plus large, on lui a donné un upgrade, finalement. Ça, c'était le minimum absolu alors que, nous, on s'est dit on va partir d'un peu plus haut que CJEC.
LISTNUM 1 \l 1167 LE PRÉSIDENT : Parce que CJEC, c'est à peu près 49 jusqu'à 57, hein?
LISTNUM 1 \l 1168 M. GAGNON : Oui. Bien disons qu'ici on est parti de la portée dans le marché qui était de 58 000.
LISTNUM 1 \l 1169 LE PRÉSIDENT : Oui.
LISTNUM 1 \l 1170 M. GAGNON : Et de 67, 68 total.
LISTNUM 1 \l 1171 LE PRÉSIDENT : Et le upgrade, c'est basé sur quoi?
LISTNUM 1 \l 1172 M. GAGNON : C'est basé sur notre expérience, je dirais, chez Cossette, compte tenu du format, compte tenu de la cible qui est plus large, compte tenu du fait qu'on pouvait aller chercher d'autres auditeurs que simplement la cible 25‑54 parce qu'il y a beaucoup d'heures qui sont générées par les 18‑24 dans le format talk à Québec.
LISTNUM 1 \l 1173 C'est sur cette base‑là qu'on s'est dit qu'on devait partir plus haut que du simple 58 000 dans le marché, 67 sur l'ensemble du... de la couverture de l'antenne.
LISTNUM 1 \l 1174 LE PRÉSIDENT : Mais c'est plutôt des guess work informés bien sûr, mais c'est... vous n'avez pas des calculs que vous avancez...
LISTNUM 1 \l 1175 M. GAGNON : On n'a pas inclus un calcul spécifique parce que, d'une manière ou d'une autre, ça reste toujours des estimés, sauf que notre base de partir des chiffres de CJEC comme un minimum absolu, c'était vraiment ce qu'on croyait être le plus réaliste.
LISTNUM 1 \l 1176 LE PRÉSIDENT : Et aussi votre chiffre de 105 000 auditeurs moyens que vous constatez est la moyenne actuelle du marché. Moi, je ne peux pas calculer un tel chiffre si je fais les... Est‑ce que vous l'avez fait?
LISTNUM 1 \l 1177 Ce sont des chiffres plus petits que ça, la moyenne actuelle du marché 105 000?
LISTNUM 1 \l 1178 Parce que vous dites à la page 11 que le marché... une station pour 63 000 habitants, une station commerciale pour 78 000 ou 79 000 habitants.
LISTNUM 1 \l 1179 D'où est‑ce qu'on chiffre moyen d'à peu près 105 000?
LISTNUM 1 \l 1180 M. GAGNON : Bien, ça, c'est la portée moyenne du marché qui est à 116. Donc, on aurait dû lire, si je ne me trompe pas...
LISTNUM 1 \l 1181 LE PRÉSIDENT : Si vous voulez après nous montrer comment parce que, moi, je n'ai pas trouvé la base pour un tel résultat. Ça existe peut‑être, mais je n'ai pas pu le trouver.
LISTNUM 1 \l 1182 M. GAGNON : Je vais vous l'obtenir.
LISTNUM 1 \l 1183 LE PRÉSIDENT : O.k. Merci. Après la pause, ça va.
LISTNUM 1 \l 1184 Mais à la page 34, encore une fois, ça parle de la stabilité du marché et je pense que vous avez déjà répondu, monsieur Arcand, que vous... que c'est grâce aux problèmes dans le marché qu'on a eu une courbe assez plate et pas d'une croissance que vous projetez. C'est ça votre réponse?
LISTNUM 1 \l 1185 M. ARCAND : Madame Lebeuf qui est quand même impliquée dans le marché pourrait peut‑être aussi donner la réponse parce qu'elle le vit sur le plan des ventes publicitaires à tous les jours, alors...
LISTNUM 1 \l 1186 Mme LEBEUF : Merci. Si je compare avec les plus grands marchés du Canada, une croissance de janvier à janvier, si je regarde au mois de janvier 2003, O.k. pour l'année, dans le temps, le marché de Québec indexait au‑dessus des 13 marchés... des plus gros marchés canadiens; c'est‑à‑dire il y avait 6.5 d'augmentation ou de croissance dans le marché versus 3,7 pour les 13 marchés.
LISTNUM 1 \l 1187 Avec ce qui s'est passé de janvier 2003 à janvier 2004, le marché de Québec est passé en décroissance et depuis ce temps‑là il y a une légère croissance dans le marché de Québec, mais comparativement aux autres grandes villes canadiennes du même acabit, la croissance est en deça à Québec.
Et on ne comprend pas pourquoi on serait en deça parce que le marché de Québec est un marché en santé.
LISTNUM 1 \l 1188 Si je regarde, par exemple, à Winnipeg, dans la dernière année, j'ai une augmentation de 12.4 pour cent versus 3.8 pour le marché de Québec. Ça a comme... c'est vraiment en deça là.
LISTNUM 1 \l 1189 Si je regarde pour un marché, un autre marché, je vous dirais, par exemple, Ottawa‑Hull est en augmentation de 11.1 versus encore 3.8 pour le marché de Québec. Il y a vraiment un manque.
LISTNUM 1 \l 1190 Il y a une disponibilité des auditeurs, il y a une disponibilité des annonceurs, sauf qu'il y a un frein qui se fait en ce moment avec tous les bouleversements qu'il y a eus et ça se voit très bien.
LISTNUM 1 \l 1191 Ça pourrait... on pourrait aller rechercher l'argent qu'on perd en ce moment dans le marché et ça ne toucherait même pas ou presque pas même les autres stations de radio qui sont présentement sur le marché.
LISTNUM 1 \l 1192 LE PRÉSIDENT : Des pessimistes voient ça comme problème, des optimistes comme opportunité, j'imagine.
LISTNUM 1 \l 1193 Mme LEBEUF : Une opportunité pour sûr.
LISTNUM 1 \l 1194 LE PRÉSIDENT : Oui, mais on n'a pas une vraie explication. On a la réponse de monsieur Arcand, mais c'est qualitatif, c'est...
LISTNUM 1 \l 1195 Mme LEBEUF : Ce que je pourrais vous dire, c'est que depuis le dernier sondage... depuis... attendez, je m'excuse de parler de Jeff Filion, mais il est parti... il est parti au mois de mars et on a perdu dans le marché de Québec 1.4 millions d'heures d'écoute qui n'ont pas été reprises par les autres stations.
LISTNUM 1 \l 1196 Ces 11.4... ces 1.4 millions d'heures signifient environ 11 pour cent des parts de marché des heures d'écoute dans la région de Québec. Si je le transfère en dollars publicitaires, c'est 3 500 000,00 $.
LISTNUM 1 \l 1197 Le problème, encore une fois, c'est que... pas le problème, la chose qui est bien, c'est quand même qu'il y a une croissance dans les dollars publicitaires investis. Ça veut dire que les annonceurs sont là.
LISTNUM 1 \l 1198 Il y a une croissance, mais encore une fois il y a des heures d'écoute qui manquent dans le marché. Tout nous indique qu'il y a vraiment un potentiel dans le marché.
LISTNUM 1 \l 1199 M. ARCAND : Si je peux ajouter, monsieur le président, je pense qu'au‑delà de cette question‑là, il est clair, nous, quand on regarde les coûts par point ‑‑ là, je ne veux pas entrer dans des technicalités, mais les coûts par point de ce qui est vendu à Québec, de tout ce qui se passe comme tel à Québec ‑‑ il y a un problème de tarification.
LISTNUM 1 \l 1200 On ne vend pas assez cher la publicité à Québec par rapport à ce qui se passe à Montréal. À Montréal, on a réussi à remonter, si on veut, le marché de façon assez significative.
LISTNUM 1 \l 1201 Et dans le cas de Québec, c'est sûr qu'il y a, je vous dirais, un problème conjoncturel qui est causé par l'ensemble de ces facteurs‑là, et...
LISTNUM 1 \l 1202 LE PRÉSIDENT : Et comment pensez‑vous que vous pouvez solutionner ce problème‑là?
LISTNUM 1 \l 1203 M. ARCAND : Bien, comme dit Johanne...
LISTNUM 1 \l 1204 LE PRÉSIDENT : Vous ne voulez pas engager des gens qui sont, comme vous dites ici, qui ne comprennent la Loi sur la radiodiffusion, par exemple. Vous mettez la main... comment est‑ce qu'on solutionne ce problème‑là?
LISTNUM 1 \l 1205 M. ARCAND : Monsieur le président, je pense qu'on a fait la démonstration avec la station.
LISTNUM 1 \l 1206 Vous nous avez donné il y a deux ans ou un an et demi la possibilité de faire un FM parlé à Montréal.
LISTNUM 1 \l 1207 Nous avons fait un FM parlé qui a connu un grand succès et dans ce FM parlé là, je pense que nous avons fait la démonstration que nous pouvions faire une radio de qualité, une radio populaire, mais qui n'allait pas à l'encontre de la Loi de la radiodiffusion. Et, vous savez, on est une entreprise publique, on a quand même une responsabilité importante envers le public, envers nos actionnaires.
LISTNUM 1 \l 1208 Il est évident qu'on va tout faire pour que cette station‑là soit quand même une station de qualité et je pense que Radio‑Canada l'a prouvé aussi. On peut faire quelque chose de populaire et qui soit de qualité aussi.
LISTNUM 1 \l 1209 LE PRÉSIDENT : O.k. Monsieur Gagnon, voulez‑vous ajouter quelque chose?
LISTNUM 1 \l 1210 M. GAGNON : Mais je vous laisserais peut‑être notre point de vue d'agence concernant ce qui s'est passé à Québec aussi au niveau des investissements de publicité dans les deux dernières années et ça va expliquer un peu pourquoi la croissance a été peut‑être un petit peu plus faible et pourquoi on dit qu'il y a peut‑être de l'argent qui est quand même disponible.
LISTNUM 1 \l 1211 C'est que la controverse a fait en sorte... toutes les controverses qu'il y a eues à CHOI et à d'autres stations a fait en sorte que pour le bien de nos annonceurs, on a été un petit peu plus prudent à investir nos dollars dans le marché de Québec, d'une part.
LISTNUM 1 \l 1212 Ensuite, la disparition de certains blocs a fait disparaître certaines opportunités de médias qui pourraient revenir, donc qui pourraient recommencer à être intéressantes pour nos clients.
LISTNUM 1 \l 1213 Un troisième point, c'est qu'il y a eu plusieurs stations qui étaient en période de repositionnement dans le marché de Québec ces deux dernières années et, encore une fois, ce qui a fait en sorte... comme on ne veut pas accoler n'importe quel contenu à nos annonceurs, on est un petit peu plus prudent avant d'investir.
LISTNUM 1 \l 1214 Donc, nos investissements ont réellement diminué dans le marché de Québec pour une certaine période, mais stratégiquement, la radio à Québec demeure, surtout par les heures qu'elle génère, demeure tout à fait pertinente.
LISTNUM 1 \l 1215 Donc, c'est juste une attente un petit peu d'un climat un petit peu plus sain et de plus d'opportunités de médias afin qu'on recommence nos... à investir un petit peu plus massivement.
LISTNUM 1 \l 1216 Et si je peux me permettre encore, le point que vous avez soulevé tantôt, c'était une coquille parce que le 105 000 auditeurs, comme moyenne du marché, en fait, si je regarde à la page 26 ou plutôt à la page 30, c'est 115 000 qui aurait dû être lu et qui correspond à peu de chose près à la moyenne des dix stations du marché... d'un marché de Québec qui est 116 000. Donc...
LISTNUM 1 \l 1217 LE PRÉSIDENT : Cela, vous avez * downgradé + le 116 000.
LISTNUM 1 \l 1218 M. GAGNON : Pardon?
LISTNUM 1 \l 1219 LE PRÉSIDENT : Vous avez donné un upgrade au marché, mais vous avez donné un downgrade sur le chiffre moyen, n'est‑ce pas?
LISTNUM 1 \l 1220 M. GAGNON : Bien, downgrade... c'est vraiment 115 000 qu'on a là, au lieu de 116 000.
LISTNUM 1 \l 1221 LE PRÉSIDENT : Donc, 115 000, oui, mais vous dites à la fin que c'est 105 000 à long terme.
LISTNUM 1 \l 1222 M. GAGNON : Le 105 000, c'est une coquille.
LISTNUM 1 \l 1223 LE PRÉSIDENT : Une quoi? This is...
LISTNUM 1 \l 1224 M. GAGNON : Une erreur de frappe, désolé. Il manque un... ça aurait dû être... au début ça aurait dû être 115 000, comme c'est indiqué à la page 30.
LISTNUM 1 \l 1225 LE PRÉSIDENT : Les deux sont 115 000, O.k. Merci.
LISTNUM 1 \l 1226 Maintenant, parlons des autres chiffres, vos projections que vous avez fait dans votre requête.
LISTNUM 1 \l 1227 Vous comptez sur une augmentation, une croissance par année d'à peu près 12 pour cent presque, encore une fois dans un marché où même vous, vous projetez une croissance de 3,4.
LISTNUM 1 \l 1228 Est‑ce que c'est... ce n'est pas ambitieux ou...
LISTNUM 1 \l 1229 M. ARCAND : Écoutez; nous pensons qu'il y a... je pense qu'on revient... il y avait un coût à l'incertitude, à l'instabilité et je pense que ce qu'on se contente de vous démontrer ce matin, c'est que dans le marché de Québec il y a eu un coût à l'instabilité, à l'incertitude, au fait que, par exemple ‑‑ et, ça, ça m'a été confirmé, par exemple, par les gens de Cossette ‑‑ même si certaines stations à Québec étaient dominantes, certains annonceurs ne veulent pas être identifiés à cette station‑là.
LISTNUM 1 \l 1230 Donc, il y a une situation comme ça et quand on voit les taux de croissance qu'on a vus à Radio‑Canada, on s'aperçoit qu'il y a quand même du potentiel à cet endroit et, vous savez, on ne parle quand même pas de chiffres qui sont si énormes que ça.
Alors, 12 pour cent, si on commence à deux millions, ce n'est pas si énorme que ça.
LISTNUM 1 \l 1231 Ça paraît beaucoup, mais je pense qu'il y a une portion de ça, c'est l'augmentation du marché et l'autre portion, c'est, on l'espère, l'augmentation ou notre indice d'écoute qui devrait être là.
LISTNUM 1 \l 1232 LE PRÉSIDENT : O.k. Maintenant, l'impact que vous projetez sur les autres stations dans le marché, encore une fois dans l'étude Cossette, on a une répartition de cet impact‑là et vous avez tiré une estimation de sept pour cent pour Corus, du marché.
LISTNUM 1 \l 1233 Vous avez basé ça encore une fois sur quoi, monsieur Gagnon ou monsieur Arcand, le sept?
LISTNUM 1 \l 1234 M. GAGNON : Bien, le sept pour cent est basé sur les heures qu'on a estimées à la page... je vais retourner en arrière...
LISTNUM 1 \l 1235 LE PRÉSIDENT : Basé sur l'année 2003?
LISTNUM 1 \l 1236 M. GAGNON : Tout à fait, oui, à la page 28. Donc, nous avons estimé les heures potentielles de la station qu'on a divisées ensuite sur l'ensemble des heures qui ont été générées par seulement les stations commerciales disponibles dans le marché, donc pas sur l'ensemble des heures qui sont générées. C'est ce qui nous donne notre sept pour cent.
LISTNUM 1 \l 1237 LE PRÉSIDENT : O.k. Ça, vous avez commencé avec des chiffres de CJEC. Encore une fois, il y a le upgrade jusqu'à 65 à 85 et, ensuite, les heures multipliées?
LISTNUM 1 \l 1238 M. GAGNON : Les heures comme telles ont été calculées en fonction de la portée qu'on a déterminée pour la station, multipliées par le nombre d'heures moyen par auditeur, ce qui nous donne un total de 795 000 heures qui correspond à 5.8, une part de 5.8 mais, ça, c'est sur l'ensemble des heures du marché.
LISTNUM 1 \l 1239 Lorsqu'on re‑pondère ces heures‑là sur les heures commerciales, c'est ce qui nous donne notre sept pour cent.
LISTNUM 1 \l 1240 LE PRÉSIDENT : Merci. C'est le 70 pour cent que vous avez pris pour les 25‑54? Comme portion de votre auditoire, c'est le 46 comme pourcentage de 66, c'est quoi? Vous avez fait un calcul, quoi, à peu près de 70 pour cent?
LISTNUM 1 \l 1241 M. GAGNON : Pardon? Vous êtes à quelle page?
LISTNUM 1 \l 1242 LE PRÉSIDENT : À la page 28.
LISTNUM 1 \l 1243 M. GAGNON : À la page 28?
LISTNUM 1 \l 1244 LE PRÉSIDENT : Oui.
LISTNUM 1 \l 1245 M. GAGNON : Les heures qu'on utilise à la page 35 sont les heures sur 12 plus.
LISTNUM 1 \l 1246 LE PRÉSIDENT : C'est le 12 plus?
LISTNUM 1 \l 1247 M. GAGNON : Ce n'est pas les heures 25‑54.
LISTNUM 1 \l 1248 LE PRÉSIDENT : Mais pour arriver à votre sept pour cent, vous devez ensuite aller aux adultes 25‑54, n'est‑ce pas?
LISTNUM 1 \l 1249 M. GAGNON : Non. C'est toujours en 12 plus. C'est juste que le 5.8 pour cent n'est pas sur... au départ, a été calculé sur la somme des heures qui sont disponibles dans le marché.
LISTNUM 1 \l 1250 Donc, c'est la part d'un marché, je dirais, globale de la station, alors que pour déterminer les revenus, il faut qu'on exclut les heures qui sont générées par les signaux hors marché ainsi que les stations non commerciales. Dans ce cas‑ci c'est Radio‑Canada.
LISTNUM 1 \l 1251 Donc, on a re‑pondéré le 5.8 pour cent pour en arriver au sept pour cent. Donc, il y a 13... à peu près 13 parts, 13, 14 parts qui ont été enlevées du total.
LISTNUM 1 \l 1252 LE PRÉSIDENT : O.k. Merci. Je pense que je comprends et continuons.
LISTNUM 1 \l 1253 Maintenant, on arrive au sept pour cent et, ensuite, on répartit cet impact sur les autres stations sur quelle base?
LISTNUM 1 \l 1254 M. GAGNON : D'une part, c'est sur l'offre des stations actuelles, donc les contenus qui sont offerts, est‑ce qu'ils sont similaires ou différents de celui qui est proposé par la nouvelle station et, également, sur l'auditoire cible qui est rejoint.
LISTNUM 1 \l 1255 Donc, plus une station propose un format radiophonique similaire et une cible similaire, plus logiquement il va être touché par l'arrivée d'une nouvelle station.
LISTNUM 1 \l 1256 LE PRÉSIDENT : Est‑ce que l'impact ne sera pas le plus grand sur CHRC?
LISTNUM 1 \l 1257 M. ARCAND : Il n'y a pas beaucoup de revenu à CHRC, donc l'impact sera... sera assez minime, je pense.
LISTNUM 1 \l 1258 M. GAGNON : Compte tenu aussi de la part déjà faible de CHRC, l'impact va être limité.
LISTNUM 1 \l 1259 LE PRÉSIDENT : O.k. Et quel impact, quel sera l'impact sur les stations communautaires dans la région CKRL et CKIA? Est‑ce que vous avez calculé?
LISTNUM 1 \l 1260 M. GAGNON : Bien, d'une part, nous, compte tenu qu'on utilise les chiffres du CRTC qui ne comprennent pas les revenus publicitaires de ces stations‑là, ils n'ont pas été inclus dans l'analyse.
LISTNUM 1 \l 1261 On parle vraiment des parts de marché et des revenus commerciaux.
LISTNUM 1 \l 1262 LE PRÉSIDENT : O.k. Mais c'est vrai, vous n'avez pas pensé à cet impact‑là étant donné les chiffres sur lesquels vous avez basé vos autres chiffres?
LISTNUM 1 \l 1263 M. GAGNON : Bien, dans ce type d'étude‑là, c'est assez difficile de tenir compte de ces stations‑là parce que, d'une part, elles sont souvent pas membres de BBM, donc les chiffres sont soit non disponibles ou on a... on ne peut pas les utiliser dans un document comme ça.
LISTNUM 1 \l 1264 M. ARCAND : Mais on pense, monsieur le président, qu'ils sont encore plus faibles que ceux de CHRC.
LISTNUM 1 \l 1265 LE PRÉSIDENT : O.k. Passons maintenant à un autre sujet, mais mes collègues vont avoir des questions après peut‑être sur le marché mais, moi, je vais passer maintenant sur la question de la programmation proposée par votre nouvelle station.
LISTNUM 1 \l 1266 D'abord, et maintenant, on fait des petits calculs ici aussi pour être certain qu'on comprend votre requête.
LISTNUM 1 \l 1267 Vous avez précisé, et je cherche votre programmation et je l'ai ici. Voilà, Annexe 1‑B de votre requête et vous avez précisé que la programmation sera à 70 pour cent locale, ça veut dire plus que 88 heures, et que le reste des émissions, 30 pour cent ou à peu près 38 heures, proviendrait du réseau Corus Québec.
LISTNUM 1 \l 1268 Mais quand on examine votre prix de programmation, on note que le pourcentage des émissions locales semble plus élevé. Est‑ce que c'est... est‑ce que c'est vrai?
LISTNUM 1 \l 1269 Par exemple, entre 9 h 00 et 11 h 00, lundi à vendredi, vous avez une émission intitulée * Showbiz Show + que vous qualifiez comme étant locale réseau.
LISTNUM 1 \l 1270 Qu'est‑ce que ça veut dire * locale réseau +?
LISTNUM 1 \l 1271 M. ARCAND : Ça veut dire que c'est une émission qui peut parvenir de Montréal, mais c'est une émission dans laquelle il y aura une portion qui vient de Québec, à ce moment‑là.
LISTNUM 1 \l 1272 Alors, si je prends, par exemple, un exemple, ça tombe bien parce que c'est l'exemple, à mon avis, parfait. Hier soir, à Montréal, il y avait le Gale des Jutra, les prix du cinéma québécois, c'est le genre d'émission qui peut parvenir au départ de Montréal, il peut y avoir une portion de cette émission‑là où on a les réactions des gens de Québec suite aux gagnants et ainsi de suite. Alors, c'est...
LISTNUM 1 \l 1273 LE PRÉSIDENT : O.k. Ça peut être généré à Québec ou ailleurs?
LISTNUM 1 \l 1274 M. ARCAND : C'est ça.
LISTNUM 1 \l 1275 LE PRÉSIDENT : Et c'est pour cette raison que vous ne comptez pas ces programmes‑là parmi... dans vos chiffres de locale?
LISTNUM 1 \l 1276 M. ARCAND : Exact.
LISTNUM 1 \l 1277 LE PRÉSIDENT : O.k. * Table Ronde +, l'émission à 6 h 00 et 12 h 00 durant la fin de semaine, est identifiée comme étant une émission locale le samedi, mais dimanche, réseau. Est‑ce que c'est bien le cas?
LISTNUM 1 \l 1278 M. ARCAND : Oui; c'est‑à‑dire que dans ces cas‑là, par exemple, une table ronde, c'est probablement le tour de l'actualité.
LISTNUM 1 \l 1279 Alors, cette émission‑là peut être locale le samedi, parvenir de Québec, mais comme nous avons un réseau au Québec, il se peut très bien que cette émission‑là, le dimanche, vienne de plusieurs marchés à l'extérieur de la Ville de Québec. Ça peut être de Sherbrooke, de Chicoutimi, de Montréal.
LISTNUM 1 \l 1280 Donc, c'est pour ça qu'on a mis cette émission‑là comme étant réseau le dimanche.
LISTNUM 1 \l 1281 LE PRÉSIDENT : O.k. Mais on peut tirer de tout ça que votre engagement, c'est à 70 pour cent, ça veut dire 88,5 heures par semaine locale?
LISTNUM 1 \l 1282 M. ARCAND : Absolument.
LISTNUM 1 \l 1283 LE PRÉSIDENT : O.k. Vous avez dans votre demande aussi à l'annexe 1‑B, vous proposez d'offrir des chroniques culturelles et artistiques pour un total de 40 minutes par semaine.
LISTNUM 1 \l 1284 Pouvez‑vous élaborer sur le contenu de ces chroniques?
LISTNUM 1 \l 1285 M. ARCAND : Bien, écoutez, ce sont des chroniques sur les activités artistiques qui sont à Québec. Ça va nécessiter l'embauche d'une personne à la pige qui viendrait, à ce moment‑là, faire une série de chroniques.
LISTNUM 1 \l 1286 En général, ces chroniques‑là se retrouvent dans l'émission du matin, l'émission du retour à la maison et, à ce moment‑là, c'est ce vers quoi on tend actuellement, mais c'est 40 minutes. C'est surtout des capsules de deux minutes dont on parle, une série de capsules de deux minutes.
LISTNUM 1 \l 1287 LE PRÉSIDENT : O.k. Ce serait dans un programme particulier?
LISTNUM 1 \l 1288 M. ARCAND : Ce n'est pas un programme. En général, c'est l'émission du matin et du retour à la maison.
LISTNUM 1 \l 1289 LE PRÉSIDENT : Et vous vous engagez d'en faire 40 minutes par semaine?
LISTNUM 1 \l 1290 M. ARCAND : Oui.
LISTNUM 1 \l 1291 LE PRÉSIDENT : Mais comme on est le CRTC on vous pose la question : est‑ce que vous êtes prêt d'accepter ça comme condition?
LISTNUM 1 \l 1292 M. ARCAND : Oui, oui, absolument. Oui.
LISTNUM 1 \l 1293 LE PRÉSIDENT : Merci. À la page 4 de votre mémoire complémentaire, vous indiquez que la programmation du nouveau FM pourrait être diffusée en grande partie sur les ondes de CHRC‑AM et, comme vous le savez bien, on peut avoir 42 heures par semaine, ça veut dire le tiers de la programmation peut être simultanée.
LISTNUM 1 \l 1294 Et d'après votre lettre du 27 juin 2005, CHRC offrirait 42 heures d'émissions simultanées en provenance du nouveau FM.
LISTNUM 1 \l 1295 On veut apprendre exactement la relation entre la programmation de CHRC et la nouvelle station. Est‑ce que vous pouvez nous guider?
LISTNUM 1 \l 1296 M. ARCAND : De façon très simple pour mettre ça, c'est sûr que la station FM serait une station d'information et d'affaires publiques; d'abord et avant tout des bulletins de nouvelles, et la station CHRC serait une station beaucoup plus axée sur le sport qui est d'abord sa première identité et qui serait, également donnée à certains organismes communautaires qui auraient droit d'y faire certaines émissions à ce moment‑là. Essentiellement, c'est ce qu'on essaie de faire dans le cas de CHRC.
LISTNUM 1 \l 1297 Parfois, et je peux vous donner un exemple parce que ça tombe quand même assez bien, ce matin je regardais la victoire, par exemple, des Remparts de Québec. Alors, c'est un genre d'événement où il y a eu à Québec 15 000 personnes, je pense que c'est vendredi soir, pour le match entre Chicoutimi et Québec.
LISTNUM 1 \l 1298 Il est évident que dans un cas comme ça, il y aurait... enfin, c'est Saguenay et Québec, c'est ça?
LISTNUM 1 \l 1299 M. GAGNON : C'est Rimouski.
LISTNUM 1 \l 1300 M. ARCAND : C'est Rimouski? Bon; excusez‑moi, je ne suis pas tellement la Ligue junior majeure du Québec, mais en tout cas, il y avait un match très important. Et donc, il y avait 15 000 personnes.
LISTNUM 1 \l 1301 Dans ce cas‑là, probablement il y aurait une diffusion simultanée à la fois sur CHRC et sur la station FM parce que l'événement serait, évidemment, très important et, donc, ça c'est le genre d'événement dans lequel... qui pourrait se retrouver sur les deux stations.
LISTNUM 1 \l 1302 Mais, de façon générale, CHRC serait beaucoup plus sportif; information et affaires publiques sur la bande FM.
LISTNUM 1 \l 1303 LE PRÉSIDENT : Et peut‑être pour nous aider... j'ai votre réponse là, mais peut‑être pour nous aider, si vous pouvez passer sur votre grille de programmation proposée et de nous indiquer si on trouverait les mêmes programmes sur CHRC ou non, grosso modo, ça nous aiderait aussi.
LISTNUM 1 \l 1304 M. ARCAND : Nous allons vous fournir l'information.
LISTNUM 1 \l 1305 LE PRÉSIDENT : O.k. Je pense que c'est peut‑être mieux de le faire... pardon?
LISTNUM 1 \l 1306 M. ARCAND : Herman, peut‑être?
LISTNUM 1 \l 1307 M. CHAREST : Oui. En fait, ce qui concerne la diffusion des émissions simultanées, comme vous l'avez mentionné très bien, il y a 42 heures maximum permis par le règlement du CRTC. Nous, on en a planifié 20, en fait, seulement 20 heures, mais ça va concerner exclusivement certaines émissions, comme Pierre l'a mentionné sur des événements particuliers.
LISTNUM 1 \l 1308 Mais plus particulièrement sur la programmation du 81,5 sur CHRC, il n'y a que deux émissions, soit une émission de l'avant‑midi qui s'appelle le * Showbiz + et soit, également * Québec à table + qui se veut une table ronde.
LISTNUM 1 \l 1309 J'ai ici une programmation de CHRC qu'on a essayé d'élaborer en terme de projet. Je pourrais vous en remettre une copie et, comme ça, vous pourriez y jeter un coup d'oeil et ça viendrait peut‑être clarifier davantage les émissions qu'on va y retrouver, celles qui sont en simultanée et celles qui sont directement locales.
LISTNUM 1 \l 1310 LE PRÉSIDENT : Bon, ce serait une bonne idée et on peut ou si vous pouvez aussi circuler ce document‑là aux intervenants et, ensuite, on peut en parler sûrement à la phase 4.
LISTNUM 1 \l 1311 Au même sujet, monsieur Arcand, vous avez déposé je crois, ce matin, un Code de déontologie proposé qu'on n'a pas vu avant et aussi si vous pouvez circuler ce document‑là aux intervenants et, s'il y a lieu, on va en parler à la phase 4.
LISTNUM 1 \l 1312 M. ARCAND : D'accord.
LISTNUM 1 \l 1313 LE PRÉSIDENT : O.k.
LISTNUM 1 \l 1314 M. ARCAND : Merci.
LISTNUM 1 \l 1315 LE PRÉSIDENT : Bon, l'orientation de CHRC, ça reste du sport?
LISTNUM 1 \l 1316 M. ARCAND : Principalement du sport, oui.
LISTNUM 1 \l 1317 LE PRÉSIDENT : Principalement? Parce qu'on a tiré un article, monsieur Arcand, c'est dangereux, dans la presse Affaires le 13 janvier où monsieur Arcand est cité en disant qu'il y aurait peut‑être une nouvelle orientation de CHRC.
LISTNUM 1 \l 1318 L'avez‑vous vu?
LISTNUM 1 \l 1319 M. ARCAND : Oui, mais c'est‑à‑dire... j'ai vu l'article, mais vous savez, une nouvelle orientation...
LISTNUM 1 \l 1320 LE PRÉSIDENT : Oui, il faut être vigilant même.
LISTNUM 1 \l 1321 M. ARCAND : Vous savez, la nouvelle orientation de CHRC, et c'est une nouvelle orientation par rapport à ce qui existe actuellement, mais ça reste que le sport demeure prédominant quand même.
LISTNUM 1 \l 1322 On peut... on peut faire une nouvelle orientation et quand même garder les éléments clés qui ont fait le succès quand même.
LISTNUM 1 \l 1323 LE PRÉSIDENT : Mais l'orientation reste?
LISTNUM 1 \l 1324 M. CHAREST : Oui, effectivement. L'auditoire de CHRC demeure très sensibilisé à tout ce qui s'appelle sport et depuis la dernière année on a pris des engagements à Québec avec, entre autres, les Remparts qui est le club junior de Québec, on vient d'en prendre, où on diffuse 75 matches et ici, local et à l'extérieur. On a pris cet engagement‑là puis on vient de le faire.
LISTNUM 1 \l 1325 On vient tout juste de terminer une entente aussi avec les Capitales de Québec qui est l'équipe de base‑ball où il va y avoir 92 matches qui vont être effectivement rediffusés sur les ondes.
LISTNUM 1 \l 1326 Alors, comme vous pouvez voir, Québec est bien servie présentement par la station de CHRC et je pense que c'est dû à la Capitale en terme de contenu sportif.
LISTNUM 1 \l 1327 Ça représente en tout et partout, grosso modo, 52 heures de diffusion par semaine, ce qui représente 44 pour cent de l'auditoire... pas de l'auditoire, pardon, de la programmation que vous allez recevoir copie.
LISTNUM 1 \l 1328 LE PRÉSIDENT : O.k. Merci. On va passer maintenant à la programmation Création orale.
LISTNUM 1 \l 1329 Encore une fois vous avez dans votre Annexe 1‑B, 45 heures et, ensuite, information locale, 80 1/2 et chroniques culturelles pour un total de 50 heures cinq minutes. Est‑ce que c'est le cas?
LISTNUM 1 \l 1330 M. CHAREST : Oui.
LISTNUM 1 \l 1331 LE PRÉSIDENT : O.k. Mais...
LISTNUM 1 \l 1332 M. CHAREST : Effectivement et sous la connotation * Création orale +, en général, tout ce qui s'appelle * programmation musicale, contenu musical + et tout ce qui s'appelle aussi * temps commercial +.
LISTNUM 1 \l 1333 Alors, si on regarde la programmation de la nouvelle station parlée à Québec, à contenu verbal majoritairement, donc la portion musicale ne représente que 16 heures de diffusion dans toute la semaine et la portion commerciale, 16 heures également.
LISTNUM 1 \l 1334 Alors, en tout et partout, on se retrouve avec des éléments qui ne font pas partie de la création ou de... effectivement de la création orale qui représente seulement 25 pour cent de la programmation.
LISTNUM 1 \l 1335 Donc, toute la balance de la programmation qui est du contenu de création orale représente 74 pour cent de la programmation de la station.
LISTNUM 1 \l 1336 LE PRÉSIDENT : O.k. Vous avez combien... et ça se traduit en combien d'heures?
LISTNUM 1 \l 1337 M. CHAREST : C'est toute la balance, donc c'est 126 heures moins 32 heures. Alors, on parle à peu près de 90 heures si mes calculs sont bons.
LISTNUM 1 \l 1338 LE PRÉSIDENT : O.k.
LISTNUM 1 \l 1339 M. CHAREST : Un petit peu plus aussi.
LISTNUM 1 \l 1340 LE PRÉSIDENT : O.k. On aura peut‑être des questions après là‑dessus, sur vos chiffres que vous venez de mentionner, mais le total est à peu près... vous dites quel pourcentage?
LISTNUM 1 \l 1341 M. CHAREST : Ça représente 74.2 pour cent de notre programmation qui est... oui.
LISTNUM 1 \l 1342 LE PRÉSIDENT : C'est 74.
LISTNUM 1 \l 1343 M. CHAREST : Oui.
LISTNUM 1 \l 1344 LE PRÉSIDENT : Vous avec une calculatrice? 126 multiplié par 74, c'est combien à peu près?
LISTNUM 1 \l 1345 M. ARCAND : Ça fait 93... 93... c'est 93.
LISTNUM 1 \l 1346 LE PRÉSIDENT : Soixante‑quinze...
LISTNUM 1 \l 1347 M. ARCAND : C'est 93.
LISTNUM 1 \l 1348 M. CHAREST : C'est 93 heures au total.
LISTNUM 1 \l 1349 LE PRÉSIDENT : C'est 93 heures semaine, O.k. Et comme vous le savez, on a une politique sur les stations spécialisées, les formats spécialisés, il y a une obligation d'avoir plus que 50 pour cent.
LISTNUM 1 \l 1350 M. CHAREST : Cinquante pour cent, effectivement, et notre programmation le démontre très bien. La majeure partie, comme j'avais mentionné tantôt, 70 pour cent de toute notre programmation, elle est locale par le fait même.
LISTNUM 1 \l 1351 LE PRÉSIDENT : O.k. Ça, vous pouvez nous assurer que par condition de licence, il y aura au moins 63 heures par semaine?
LISTNUM 1 \l 1352 M. CHAREST : Vous n'avez pas de crainte là‑dessus; on respecte le tout.
LISTNUM 1 \l 1353 LE PRÉSIDENT : O.k. Je pense que j'ai vos réponses.
LISTNUM 1 \l 1354 Vous avez aussi à l'Annexe 1‑B, quatre heures 25 minutes, informations locales.
LISTNUM 1 \l 1355 Quand entendez‑vous présenter les nouvelles locales, les informations locales?
LISTNUM 1 \l 1356 M. CHAREST : En fait, à tous les jours on prévoit quand même plusieurs bulletins de nouvelles. Il y en a 13 du lundi au vendredi à tous les jours, entre 6 h 00 le matin et 18 h 00 et les week‑ends il y en a 10, toujours également entre 7 h 00 le matin et 18 h 00.
LISTNUM 1 \l 1357 La durée de ces bulletins‑là est de quatre minutes. À l'intérieur de ces quatre minutes, on va en donner une minute au niveau national et les balances... la balance de ce temps‑là, trois minutes va être de contenu local.
LISTNUM 1 \l 1358 Alors de là, finalement, sur la globalité des heures allouées à l'aspect information, ce qui représente six heures 50 par semaine, de ce total‑là il y en a quatre heures 25 qui est de contenu local.
LISTNUM 1 \l 1359 LE PRÉSIDENT : Est‑ce que ces heures‑là, ces émissions‑là seront diffusées aussi sur les autres stations, CFOM ou CHRC?
LISTNUM 1 \l 1360 M. CHAREST : Non.
LISTNUM 1 \l 1361 LE PRÉSIDENT : Ce serait juste...
LISTNUM 1 \l 1362 M. CHAREST : Non, parce que ce que l'on prévoit par la programmation que vous allez voir tantôt au niveau de CHRC, il va y avoir des émissions spécifiques à CHRC d'information et pendant la journée, ce que l'on prévoit aussi, c'est tout simplement d'affecter des journalistes qui vont créer et produire des bulletins d'information pour chacune des stations autres, soit CHRC et CFOM.
LISTNUM 1 \l 1363 LE PRÉSIDENT : Hum‑hum! Mais vous dites dans votre... je pense que c'était dans une lettre que vous avez écrite le 27 juin, vous avez dit qu'il y aura un partage de programmation entre ces autres stations.
LISTNUM 1 \l 1364 Nous avons parlé déjà de la répartition avec CHLC. Est‑ce que vous avez aussi... quel sera le simultané? Y aura‑t‑il de la programmation simultanée avec CFOM?
LISTNUM 1 \l 1365 M. CHAREST : Bien, effectivement... non, avec CFOM, du tout.
LISTNUM 1 \l 1366 LE PRÉSIDENT : Pas du tout.
LISTNUM 1 \l 1367 M. CHAREST : Du tout. CFOM est déjà une station à part entière avec sa programmation à Québec.
LISTNUM 1 \l 1368 Alors, le seul élément où on va avoir une synergie avec le 82,5 va être d'abord au niveau de l'information sur laquelle il va y avoir des journalistes affectés pour quelques bulletins d'information dans l'avant‑midi, le matin, entre autres, et dans le retour, parce que la fonction première de CFOM est une radio musicale.
LISTNUM 1 \l 1369 LE PRÉSIDENT : Les journalistes des deux stations seront séparés du point de vue de leur travail?
LISTNUM 1 \l 1370 M. CHAREST : C'est‑à‑dire que, comme on l'a mentionné, on transfère l'ensemble du personnel de CHRC au 92,5, donc la pierre angulaire de la création de tout ce qui s'appelle * information + va être sur le 92,5. Mais pour bien desservir le marché de Québec et avec les autres stations que nous possédons ici, on va affecter, effectivement, certains journalistes pour la création et la réalisation de bulletins de nouvelles sur CHRC, entre autres, et sur CFOM.
LISTNUM 1 \l 1371 LE PRÉSIDENT : Combien de journalistes y aura‑t‑il à la nouvelle station, qui seront seulement là et pas ailleurs?
LISTNUM 1 \l 1372 M. CHAREST : Huit.
LISTNUM 1 \l 1373 LE PRÉSIDENT : Huit?
LISTNUM 1 \l 1374 M. CHAREST : Oui.
LISTNUM 1 \l 1375 LE PRÉSIDENT : Et ils ne travailleront pas pour les autres stations?
LISTNUM 1 \l 1376 M. CHAREST : Comme j'ai dit, ils vont être affectés. Donc, je veux dire, le gros du travail va être créé au niveau du 92,5, leur travail, oui.
LISTNUM 1 \l 1377 Exemple : sur info 800... en fait, excusez, on l'appelle maintenant * Info 800 + CHRC à Québec, une déformation. Dans les faits, certains journalistes vont être affectés à la création et à la réalisation de contenu d'information l'avant‑midi, entre autres, le matin de 6 h 00 le matin à 9 h 00 à tous les jours. Donc, ça va être une émission d'information telle qu'on la connaît sensiblement présentement sur nos ondes ici à Québec.
LISTNUM 1 \l 1378 LE PRÉSIDENT : Et les trois postes, est‑ce qu'ils sont dans le même édifice, les deux que vous avez et le nouveau?
LISTNUM 1 \l 1379 M. CHAREST : Oui.
LISTNUM 1 \l 1380 LE PRÉSIDENT : Et ils partageront une salle de nouvelles?
LISTNUM 1 \l 1381 M. ARCAND : C'est ça, il y aura une salle de nouvelles dans laquelle, évidemment, l'essentiel va être diffusé à 92,5, mais il peut y avoir des bulletins ou des... du travail qui soit fait aux deux autres.
LISTNUM 1 \l 1382 LE PRÉSIDENT : O.k. Sur la question de la diversité des pièces musicales, ce sera un pourcentage minoritaire de vos émissions. Mais on exige, normalement, un rapport annuel sur la diversité musicale.
LISTNUM 1 \l 1383 Est‑ce que vous êtes prêt à nous fournir cela?
LISTNUM 1 \l 1384 M. ARCAND : Ce sera mince parce qu'il n'y aura pas tant de musique que ça, mais on va vous le fournir avec plaisir.
LISTNUM 1 \l 1385 LE PRÉSIDENT : O.k. Comme je viens de dire, on va... on va parler, s'il y a lieu, si on a des questions sur votre Code de déontologie dans la phase 4 parce que c'est la première fois qu'on le voit et je n'ai plus de question maintenant, sauf que... sauf une, et on a toujours une dans ce domaine‑là. Il faut être assez précis.
LISTNUM 1 \l 1386 On a eu une décision le CRTC 2005‑258 le 3 juin 2005, où le conseil a traité des plaintes relatives à deux émissions diffusées sur les ondes de CKAC en 2003 et en 2004.
LISTNUM 1 \l 1387 Bien sûr, vous n'étiez pas le propriétaire à cette époque‑là, mais dans cette décision‑là, les propos tenus par le doc Mailloux ont été... on a trouvé que ça constituait des propos offensants qui, pris dans le contexte triste d'exposer les personnes de race noire au mépris, pour des motifs fondés sur la race ou de leur origine et que ça a été une contravention de l'Article 3(b) du Règlement.
LISTNUM 1 \l 1388 Prévoyez‑vous diffuser des émissions du doc Mailloux sur les ondes de votre nouveau FM?
LISTNUM 1 \l 1389 M. ARCAND : Non, non. Nous ne prévoyons pas diffuser les émissions du doc Mailloux sur le FM.
LISTNUM 1 \l 1390 LE PRÉSIDENT : Bon. Je pense que pour le moment ce sont mes questions. Ah! non. Il reste un sujet et c'est vos bénéfices sur les contributions au DTC, le Développement des talents canadiens.
LISTNUM 1 \l 1391 Vous avez mentionné ce matin que le chiffre est de 2 800 000,00 $. Ça veut dire 400 000,00 $ par année au Développement des talents canadiens. Est‑ce que c'est le cas?
LISTNUM 1 \l 1392 M. ARCAND : Oui, 2 800 000,00 $ sur sept ans, oui.
LISTNUM 1 \l 1393 LE PRÉSIDENT : O.k. Merci. Et, encore une fois, accepterez‑vous ces contributions comme condition de licence?
LISTNUM 1 \l 1394 M. ARCAND : Absolument, oui.
LISTNUM 1 \l 1395 LE PRÉSIDENT : O.k. J'aimerais maintenant revoir avec vous quelques projets que vous proposez mettre en place.
LISTNUM 1 \l 1396 L'un est par rapport à l'Université Laval que vous avez mentionné encore une fois ce matin.
Est‑ce que vous avez des ententes formelles avec les institutions en question?
LISTNUM 1 \l 1397 M. ARCAND : Non, nous n'avons pas d'entente formelle avec les institutions en question. Lorsque nous sommes allés rencontrer les gens de l'Université Laval, ils venaient de faire il y a environ deux mois une entente, je pense, avec Sobey's pour un projet d'étude et, à leur grande surprise, ce projet‑là a été assez controversé.
LISTNUM 1 \l 1398 Alors, la direction de l'Université Laval nous a exprimé son grand intérêt pour notre projet, mais refusait de signer un protocole formel avant qu'on ait acquis la licence parce qu'ils ne voulaient pas être pris dans cette... comme étant... l'université n'a pas à se prononcer en faveur d'un candidat plutôt qu'un autre ou d'une candidature plutôt qu'une autre.
LISTNUM 1 \l 1399 Mais il est évident qu'il y a un intérêt de la part de l'Université Laval qui est très développé actuellement.
LISTNUM 1 \l 1400 LE PRÉSIDENT : O.k. Quelques détails sur le programme qui... j'ai quelques questions qui couvrent ce que vous avez mentionné.
LISTNUM 1 \l 1401 D'abord, vous dites qu'il y aura une aide financière ou technique à la production d'émissions radio par les étudiants. Est‑ce que vous pouvez élaborer qu'est‑ce que c'est?
LISTNUM 1 \l 1402 M. ARCAND : Oui; c'est‑à‑dire que, nous, ce qu'on voit, c'est que dans nos discussions que nous avons eues autant avec les gens du Cégep de Jonquière que l'Université Laval, ils nous ont parlé, évidemment, de contributions qui seraient faites non seulement pour des bourses d'études, mais ils nous ont, évidemment, parlé beaucoup d'améliorations de leurs infrastructures.
LISTNUM 1 \l 1403 Alors, il est évident que, nous, ce que l'on voit de façon très claire, c'est environ 50 pour cent des argents pour l'amélioration des infrastructures et l'autre 50 pour cent serait sous forme de bourses aux étudiants.
LISTNUM 1 \l 1404 LE PRÉSIDENT : Infrastructures où?
LISTNUM 1 \l 1405 M. ARCAND : Écoutez, la modernisation des équipements. Ils ont des équipements qu'ils nous ont dit...
LISTNUM 1 \l 1406 LE PRÉSIDENT : Ça, c'est pour Laval?
LISTNUM 1 \l 1407 M. ARCAND : À Laval et à Jonquière.
LISTNUM 1 \l 1408 LE PRÉSIDENT : Ah! O.k.
LISTNUM 1 \l 1409 M. ARCAND : Et ils nous ont dit, également, qu'ils ont donc besoin également d'amélioration parce que, par exemple, les étudiants n'ont pas accès à des studios, exemple, numérisés. Ça, c'est une des choses qui nous ont été mentionnées.
LISTNUM 1 \l 1410 Donc, je pense que les universités ne sont pas équipées justement pour... actuellement, à ce niveau, pour faire le travail qui est nécessaire dans le monde d'aujourd'hui. Alors, ça, c'est une des choses au niveau des équipements dont on nous a parlé.
LISTNUM 1 \l 1411 Mais, évidemment, vous comprendrez que ce n'est pas nous qui allons décider. On laisse, évidemment, aux universités le soin de déterminer les endroits où ils veulent investir, mais il est évident que, pour nous, ce serait 50‑50 environ.
LISTNUM 1 \l 1412 LE PRÉSIDENT : Ça veut dire qu'on peut... on peut conclure que du 200 000,00 $ par année, 100 000,00 $ va être déposé sur les installations et sur l'équipement?
LISTNUM 1 \l 1413 M. ARCAND : Sur les équipements puis 100 000,00 $ sur... oui.
LISTNUM 1 \l 1414 LE PRÉSIDENT : Et 100 000,00 $ sur les bourses?
LISTNUM 1 \l 1415 M. ARCAND : C'est ça.
LISTNUM 1 \l 1416 LE PRÉSIDENT : Pour les étudiants?
LISTNUM 1 \l 1417 M. ARCAND : Oui.
LISTNUM 1 \l 1418 LE PRÉSIDENT : Vous mentionnez un programme de stage. Qu'est‑ce que ça veut dire?
LISTNUM 1 \l 1419 M. ARCAND : Le programme de stage en fait, c'est qu'on pourrait permettre aux étudiants et, encore une fois, je tiens à rappeler au Conseil qu'on a parlé de la possibilité d'avoir certains de ces étudiants qui pourraient utiliser, particulièrement dans le domaine du journalisme, nos stations de radio.
LISTNUM 1 \l 1420 Mais, encore une fois, je tiens à rappeler au Conseil que ce n'est pas des dépenses de programmation cachée ou ces argents‑là sont vraiment pour aider les étudiants.
LISTNUM 1 \l 1421 De toute façon, nous avons des syndicats partout qui nous surveillent et qui ne permettraient pas en fait que nous ayons des étudiants qui fassent le travail d'employés réguliers.
LISTNUM 1 \l 1422 Alors, ce sont des stages tout simplement qui sont faits dans le but, justement, de vivre cette expérience‑là de travailler dans une station de radio.
LISTNUM 1 \l 1423 LE PRÉSIDENT : O.k. Ça veut dire que la programmation de stage ne serait pas... le 100 000,00 $ dont on vient de parler, ce ne serait pas le même 100 000,00 $?
LISTNUM 1 \l 1424 M. ARCAND : Non, non, non.
LISTNUM 1 \l 1425 LE PRÉSIDENT : Ce serait au‑delà de ça?
LISTNUM 1 \l 1426 M. ARCAND : Oui. Le 100 000,00 $ c'est surtout des bourses, c'est vraiment des bourses.
LISTNUM 1 \l 1427 LE PRÉSIDENT : Vous avez mentionné dans votre texte qu'il y aura une... vous allez commencer à consacrer une plus grande portion sur l'équipement au commencement et, ensuite, ce sera plus orienté vers des bourses. Mais, maintenant, vous me dites que ça serait à peu près 50‑50 pendant toute la période.
LISTNUM 1 \l 1428 Est‑ce que c'est votre réponse ou...
LISTNUM 1 \l 1429 M. ARCAND : Non; c'est‑à‑dire que, non. C'est... nous, notre choix encore une fois, c'est que ce soit moitié‑moitié dès le départ, mais il semble que les investissements semblent assez criants actuellement. Donc, je pense qu'on va discuter.
LISTNUM 1 \l 1430 On n'est pas entré dans les détails encore avec les cégeps et universités, mais, nous, c'est notre souhait que ce soit moitié‑moitié.
LISTNUM 1 \l 1431 LE PRÉSIDENT : O.k. Et comment choisir les étudiants qui vont... qui vont recevoir des bourses?
LISTNUM 1 \l 1432 M. ARCAND : Ce sera à l'université et il y aura probablement un comité qui sera formé et puis dans lequel on aura une voix au chapitre, mais, évidemment, ce sera la décision des universités. C'est vraiment... ce n'est pas nous qui allons gérer le projet.
LISTNUM 1 \l 1433 LE PRÉSIDENT : Vous allez laisser ces décisions‑là à l'Université?
LISTNUM 1 \l 1434 M. ARCAND : Oui.
LISTNUM 1 \l 1435 LE PRÉSIDENT : O.k. Et vous comptez... O.k. Si on approuve votre requête, êtes‑vous prêt de nous fournir les ententes que vous conclurez avec les institutions?
LISTNUM 1 \l 1436 M. ARCAND : Absolument, oui.
LISTNUM 1 \l 1437 LE PRÉSIDENT : Bien. Merci. O.k. Je pense que ce sont mes questions pour le moment et je vais tourner vers mes collègues.
LISTNUM 1 \l 1438 Merci beaucoup de m'avoir répondu.
LISTNUM 1 \l 1439 M. ARCAND : Merci.
LISTNUM 1 \l 1440 LE PRÉSIDENT : Monsieur Arpin et ensuite madame Noël.
LISTNUM 1 \l 1441 CONSEILLER ARPIN : Merci, monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 1442 Alors, la première question, je pense qu'elle va s'adresser... en fait, je pars d'une affirmation que madame Lebeuf a fait pendant son témoignage.