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Providing Content in Canada's Official Languages

Please note that the Official Languages Act requires that government publications be available in both official languages.

In order to meet some of the requirements under this Act, the Commission's transcripts will therefore be bilingual as to their covers, the listing of CRTC members and staff attending the hearings, and the table of contents.

However, the aforementioned publication is the recorded verbatim transcript and, as such, is transcribed in either of the official languages, depending on the language spoken by the participant at the hearing.

 

 

 

 

 

 

 

TRANSCRIPT OF PROCEEDINGS BEFORE

      THE CANADIAN RADIO‑TELEVISION AND

TELECOMMUNICATIONS COMMISSION

 

 

 

 

TRANSCRIPTION DES AUDIENCES AVANT

  CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION

   ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES

 

 

 

 

 

 

SUBJECT:

 

 

 

VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /

PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HELD AT:             TENUE À:

 

Convention Centre                Centre des congrès de Québec

1000 René-Levesque Blvd East                1000, boul. René-Levesque est

Quebec, Quebec                Québec (Québec)

 

March 22, 2006          Le 22 mars 2006


 

 

 

 

Transcripts

 

In order to meet the requirements of the Official Languages

Act, transcripts of proceedings before the Commission will be

bilingual as to their covers, the listing of the CRTC members

and staff attending the public hearings, and the Table of

Contents.

 

However, the aforementioned publication is the recorded

verbatim transcript and, as such, is taped and transcribed in

either of the official languages, depending on the language

spoken by the participant at the public hearing.

 

 

 

 

Transcription

 

Afin de rencontrer les exigences de la Loi sur les langues

officielles, les procès‑verbaux pour le Conseil seront

bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des

membres et du personnel du CRTC participant à l'audience

publique ainsi que la table des matières.

 

Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu

textuel des délibérations et, en tant que tel, est enregistrée

et transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues

officielles, compte tenu de la langue utilisée par le

participant à l'audience publique.


Canadian Radio‑television and

Telecommunications Commission

 

  Conseil de la radiodiffusion et des

télécommunications canadiennes

 

 

 

 

Transcript / Transcription

 

 

 

 

        

  VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /

PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION

        

 

 

 

 

 

BEFORE / DEVANT:

 

Charles Dalfen          Chairperson / Président

Michael Arpin          Commissioner / Conseiller

Richard French          Commissioner / Conseiller

Andrée Noël          Commissioner / Conseillère

Joan Pennefather          Commissioner / Conseillère

 

 

 

ALSO PRESENT / AUSSI PRÉSENTS:

 

Chantal Boulet     Secretary / Secrétaire

Valérie Lagacé          Legal Counsel /

Conseillère juridique

Robert Ramsay          Hearing Manager /

Gérant de l'audience

 

 

 

HELD AT:          TENUE À:

 

Convention Centre             Centre des congrès de Québec

1000 René-Levesque Blvd East             1000, boul. René-Levesque est

Quebec, Quebec             Québec (Québec)

 

March 22, 2006          Le 22 mars 2006

 


TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS

 

 

   PAGE / PARA

 

PHASE II (Cont.)

 

INTERVENTION PAR / INTERVENTION BY:

 

Association des Radiodiffuseurs

  Communautaires du Québec 713 / 4353

Cogeco diffusion inc. 738 / 4488

Syndicat des employés de CHRC, CPSC et SCFP 762 / 4621

MBL Communication Média Inc. 780 / 4733

Ville de Lévis 809 / 4880

Denis Cyr/

Marc Picard 826 / 4981

Gens d'affaires de Lévis‑Centre 843 / 5083

Diffusion Avant Scène 847 / 5101

Franz Schuller/

Angel Forrest/

Mark's Work Wearhouse/

Muscular Dystrophy Canada/

Cegep Champlain St. Lawrence    856 / 5145

Daniel Petit 885 / 5300

Éditions Cadence Enr. 905 / 5426

Gabriel Dubuisson/

Communications Michel Mathieu/

Pierre Marcil/

Jacques Blais/

Yves Gingras    915 / 5475

Maison de la Famille Rive‑Sud    931 / 5552

 

 

PHASE IV

 

RÉPLIQUE PAR / REPLY BY:

 

591991 B.C. Ltd. (Corus)    936 / 5579

Communications Médialex    954 / 5667

Radio Charlesbourg/Hautes Saint‑Charles (CIMI-FM)    962 / 5730

Radi Couleur Jazz inc.    969 / 5760

Yves Sauvé 979 / 5804

Standard Radio Inc. 987 / 5848

3924301 Canada Inc. 995 / 5886

 

 

PHASE I

 

PRÉSENTATION PAR / PRESENTATION BY:

 

3553230 Canada Inc. 1007 / 5940


   Québec (Québec)

‑‑‑ L'audience débute le mercredi 22 mars 2006

    à 0900 / Upon commencing on Wednesday,

    March 22, 2006 at 0900

LISTNUM 1 \l 1 \s 43474347     THE CHAIRPERSON:  Order, please.  À l'ordre, s'il vous plaît.

LISTNUM 1 \l 14348     Bonjour tout le monde, et je cède la parole à la secrétaire.

LISTNUM 1 \l 14349     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14350     Nous procéderons maintenant à la phase 3, au cours de laquelle les autres parties comparaîtront dans le même ordre que celui qui a été indiqué dans l'ordre du jour, afin de présenter leur intervention.

LISTNUM 1 \l 14351     Alors, nous demandons aux premiers intervenants de présenter leur intervention, et il s'agit de CKRL MF 89,1 et l'Association des Radiodiffuseurs Communautaires du Québec, qui ont demandé à comparaître ensemble.  Vous avez 10 minutes pour votre présentation.

LISTNUM 1 \l 14352     Merci.

INTERVENTION


LISTNUM 1 \l 14353     M. DESBIENS : Monsieur le Président du Conseil, mesdames, messieurs les conseillers, bonjour.  Mon nom est Gervais Desbiens.  Je suis président de l'Association des Radiodiffuseurs Communautaires du Québec, et je ferai, à ce titre, la présentation de ce matin.

LISTNUM 1 \l 14354     Je suis accompagné de la secrétaire‑générale de l'Association, madame Lucie Gagnon, qui pourra répondre à vos questions sur notre intervention; également, à ma droite, monsieur Jean‑Pierre Bédard, qui est membre du conseil d'administration de CKRL, et monsieur Raymond Boutin, à mon extrême gauche, qui est directeur‑général de CFIN Bellechasse‑Etchemins, qui, eux aussi, pourront également répondre à vos questions.

LISTNUM 1 \l 14355     L'Association des Radiodiffuseurs Communautaires du Québec remercie le Conseil de lui donner l'opportunité d'exposer, aujourd'hui, les motifs de son inquiétude à l'égard des projets à l'étude au cours de cette audience.


LISTNUM 1 \l 14356     Comme vous le savez, le processus d'audience publique exige un travail dont l'ampleur est fonction du nombre de demandes à l'étude.  Pour notre association, il s'agit d'une tâche importante qui nécessite de revoir priorités et échéanciers afin de s'adapter au calendrier du Conseil.  Toutefois, nous pouvons y arriver parce que notre structure de gestion est quand même légère.

LISTNUM 1 \l 14357     Pour une session de radio, la réalité est bien différente.  Le quotidien d'une radio axée sur les opérations est parsemé d'obligations qui ne souffrent aucun délai.  Ainsi, elles doivent décliner l'opportunité de faire valoir leur point de vue auprès du Conseil, qui est ainsi privé d'une source d'information provenant directement du terrain.

LISTNUM 1 \l 14358     Nous souhaitons souligner, toutefois, que l'intervention de l'ARC s'est construite en concertation avec les radios communautaires concernés par les présentes audiences.

LISTNUM 1 \l 14359     Nous soumettons, effectivement, respectueusement, que le Conseil et le public canadien bénéficieraient de consultations publiques plus fréquentes où un nombre de demandes plus restreint serait examiné.

LISTNUM 1 \l 14360     Pour ce qui est de l'audience de cette semaine, notre intervention s'articule autour de la prémisse suivante.


LISTNUM 1 \l 14361     L'ensemble des secteurs de l'industrie de la radio doivent pouvoir s'épanouir pour que les Canadiens puissent avoir accès à des services qui répondent aux objectifs de la Loi sur la radiodiffusion.  Or, à Québec, le secteur de la radio communautaires est mis en péril par une situation de concurrence de plus en plus difficile à soutenir.

LISTNUM 1 \l 14362     D'entrée de jeu, nous aimerions préciser que nous ne sommes pas opposés à toutes les demandes non‑communautaires, contrairement à ce qu'ont affirmé quelques requérantes suite à notre intervention.

LISTNUM 1 \l 14363     Nous avons dûment pris connaissance de chacune des demandes à l'étude, et ce, de concert avec nos membres.  Nous avons décidé de nous opposer à certaines d'entre elles en raison de leur impact potentiel sur les radios communautaires de Québec et de sa Rive Sud.

LISTNUM 1 \l 14364     Nous soulignons que l'abandon, en 1998, du processus de surveillance des marchés radiophoniques à l'aide d'études indépendantes fait en sorte que le Conseil ne met plus à la disposition du public des données crédibles et complètes pour évaluer les répercussions que peut avoir l'attribution de nouvelles licences dans les marchés urbains sur les trois éléments essentiels du système de radiodiffusion canadien : les secteurs public, privé et communautaire.


LISTNUM 1 \l 14365     Les intervenants qui participent aux audiences publiques n'ont malheureusement pas les moyens de combler ce manque.  Ce désinvestissement du Conseil crée, de facto, une situation où les seules données permettant de comprendre ces marchés sont rendues disponibles par les requérantes.

LISTNUM 1 \l 14366     Cet état de fait ne nous semble pas du tout compatible avec l'intérêt du public canadien puisque les seules informations permettant de mesurer véritablement l'impact négatif des demandes sur les radios existantes sont fournies par les uniques intervenants du processus qui n'ont pas intérêt à ce qu'apparaissent ces impacts négatifs sur les radios existantes.

LISTNUM 1 \l 14367     La démonstration de notre argumentaire sur les données disponibles dans le cadre de l'audience en cours est simple.  Dans le cadre de cet appel de demandes, aucune requérante n'a fourni d'informations sur l'impact de leur proposition sur les radios communautaires.

LISTNUM 1 \l 14368     Les données d'auditoire déposées à l'appui de leur demande les ignorent parce que BBM ne leur fournit pas ces données.  En fait, la méthodologie de BBM ne convient pas pour évaluer l'auditoire de petites stations en milieux fortement urbanisés, en partie parce que les territoires d'étude ne correspondent pas aux territoires de dessertes des radios communautaires urbaines.


LISTNUM 1 \l 14369     Il s'agit, donc, d'une méthodologie qui sous‑estime systématiquement nos auditoires.  Nous croyons qu'il serait à propos que le Conseil se dote d'un autre outil de mesure que les sondages BBM, de façon à considérer l'ensemble du système de radiodiffusion canadien dans son analyse des marchés et aussi des auditoires.

LISTNUM 1 \l 14370     L'Association des Radiodiffuseurs Communautaires est tout à fait disposée et aussi intéressée à travailler avec le Conseil en vue de trouver des alternatives de mesure d'auditoires et de marchés qui rendraient justice à l'ensemble du système de radiodiffusion.

LISTNUM 1 \l 14371     Au cours de la présente audience, nous avons constaté que le Conseil s'est beaucoup intéressé à l'évaluation que les requérants ont pu faire de l'impact de leur projet sur les radios communautaires existantes dans les marchés desservis.  Nous avons tenté de donner au Conseil des informations et des données qui lui permettront de se faire une opinion éclairée de la situation.

LISTNUM 1 \l 14372     À Québec, trois radios communautaires et de campus communautaire desservent le marché métropolitain.  Il y en a une quatrième station communautaire en périphérie, à Charlesbourg.


LISTNUM 1 \l 14373     CFIN FM, la radio communautaire Bellechasse‑Etchemins, dessert, quant à elle, les MRC Bellechasse et Etchemins, avec deux émetteurs, et bientôt, deux studios.  Son marché inclut, dans une importante partie, Chaudière‑Appalaches.  En tenant compte de ces informations, le radio du nombre d'habitants par station dans le marché de Québec change considérablement.

LISTNUM 1 \l 14374     Les radios sont toutes dans la même réalité de marché.  Qu'elles soient publiques, privées, ou encore, communautaires, elles se partagent, d'abord et avant tout, un auditoire.  En ce sens, une analyse de marché qui tient compte d'un seul secteur de l'industrie est forcément incomplète et cause préjudice aux acteurs du reste du système de radiodiffusion.

LISTNUM 1 \l 14375     De plus, l'importance de la publicité dans le budget des radios communautaires n'est pas à sous‑estimer.  Avec un budget moyen d'environ 390 000 dollars par année, dont un peu plus de la moitié provient de la publicité, le Conseil doit être conscient que toute diminution de revenu publicitaire impose aux radios communautaires une réduction aussi des services et du soutien à la participation de la population.  En d'autres termes, une telle diminution réduit la capacité de ces radios à remplir leur mandat.


LISTNUM 1 \l 14376     La radio communautaire urbaine est dans une situation de précarité extrême.  D'une part, elle dispose d'un budget annuel inférieur à la moyenne québécoise des radios communautaires.  Ses revenus de 335 000 dollars en moyenne sont composés de soutien gouvernemental, à 35 pour cent, de revenus provenant des communautés desservies, 34 pour cent, et de revenus bruts de publicité, 31 pour cent.

LISTNUM 1 \l 14377     Les revenus nets de publicité, quant à eux, sont en chute libre en raison de l'explosion du coût des ventes.  La pression concurrentielle qui s'exerce sur le marché des radios communautaires est une cause importante de cet état de fait.

LISTNUM 1 \l 14378     Ce phénomène est particulièrement important dans les marchés de Montréal et de Sherbrooke.  À Québec, nous croyons que l'arrivée de nouvelles stations et l'augmentation de puissance de stations situées en périphérie ajouteront à la pression déjà très forte, en raison du nombre de stations commerciales et alternatives déjà important pour le marché.


LISTNUM 1 \l 14379     Au nom de la protection des principes d'accessibilité aux ondes, de participation citoyenne et de diversité des sources d'information, nous croyons que le Conseil devrait prendre en considération l'impact de l'attribution de nouvelles licences sur la capacité des radios communautaires de vendre de la publicité.

LISTNUM 1 \l 14380     La radiodiffusion communautaire ne se limite pas à la simple diffusion de communiqués des organismes communautaires et à la promotion des activités locales.  La radio communautaire est un lieu d'inclusion sociale et culturelle.

LISTNUM 1 \l 14381     Ce qui est en jeu, ce sont des émissions comme, exemple, "Radio‑Enfant," réalisée par des enfant, qui s'inscrit dans une démarche éducative; des émissions favorisant, par exemple, l'intégration des hispanophones, des créoles, et haïtiens à Québec; ou peut‑être encore la seule émission de poésie qui donne la parole aux auteurs sur les ondes à Québec.

LISTNUM 1 \l 14382     Les objectifs de qualité inscrits dans la Loi sur la radiodiffusion ne concernent pas la seule radio commerciale.  Il n'y a aucune raison pour que les citoyens qui souhaitent avoir accès à des programmations différentes soient privés de cette qualité.  Il n'y a donc aucune raison pour maintenir des conditions d'opération et de concurrence qui réduisent les radios communautaires à la famine.


LISTNUM 1 \l 14383     Plusieurs requérants ont laissé entendre que l'ARC, par son opposition, refusait l'évolution du secteur de la radio.

LISTNUM 1 \l 14384     Nous tenons à rappeler, à titre d'exemple, que les radios communautaires ont été parmi les tous premiers diffuseurs FM au Canada au début des années 70, et qu'en 1996, CIBL, la radio libre, se lançait dans le téléchargement d'émissions à la demande de pop casting, 10 ans avant l'invention du mot, et enfin, que la radio communautaire est aussi un haut lieu d'innovation sociale et culturelle.

LISTNUM 1 \l 14385     Nous ne sommes pas contre l'évolution des médias.  Nous en faisons partie.  Nous souhaitons simplement que cette évolution se fasse dans le respect du mandat et de la réalité de tous les secteurs de l'industrie de la radio.

LISTNUM 1 \l 14386     En tant qu'entreprise d'économie sociale, les radios communautaires sont en droit de réclamer et faire respecter leurs activités commerciales comme moyen essentiel de réaliser leur mission sociale.  Ne pas tenir compte de leur présence dans un marché et de l'impact de l'arrivée de nouvelles stations sur leurs activités reviendrait à maintenir les radios communautaires dans un régime d'exception concurrentielle qui n'a pas sa raison‑d'être tant sur les plans économique et culturel que social et légal.


LISTNUM 1 \l 14387     Nous n'interviendrons pas ici sur chacune des demandes auxquelles nous nous sommes opposés.  Nous avons fait valoir les arguments spécifiques à chaque demande dans notre mémoire.

LISTNUM 1 \l 14388     Nous sommes également à la disposition, évidemment, en terminant, du Conseil pour répondre à toute question qu'il souhaiterait nous adresser.

LISTNUM 1 \l 14389     En terminant, Monsieur le Président, mesdames, messieurs les conseillers, nous vous remercions encore une fois d'avoir entendu nos arguments.  Merci.

LISTNUM 1 \l 14390     LE PRÉSIDENT : Merci.

LISTNUM 1 \l 14391     Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 14392     CONSEILLER ARPIN : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14393     Madame, messieurs, j'ai quelques questions suite à votre intervention, et particulièrement aussi à celle que CKRL a déposé par écrit.

LISTNUM 1 \l 14394     Une première question.  Est‑ce que la station CIMI de Charlesbourg est membre de l'ARC?

LISTNUM 1 \l 14395     Mme GAGNON : Non, Monsieur.

LISTNUM 1 \l 14396     CONSEILLER ARPIN : Merci.


LISTNUM 1 \l 14397     Vous avez parlé tantôt de BBM et de sa méthodologie, qui sous‑estime vos auditoires.  Est‑ce que certaines des stations qui sont membres de l'ARC sont aussi membres de BBM?

LISTNUM 1 \l 14398     Mme GAGNON : Il y a un bon nombre de stations de radio communautaire en milieu régional qui sont membres de BBM.  L'ARC elle‑même est également membre associé de BBM.  C'est une firme qui offre des services qui conviennent tout à fait bien aux stations qui sont implantées en milieu régional, que ce soit en Gaspésie, aux Îles‑de‑la‑Madeleine ou encore dans Charlevoix.

LISTNUM 1 \l 14399     En milieu urbain, la difficulté tient du fait que le territoire de desserte des radios communautaires est souvent plus petit que le territoire mesuré marché central par BBM.

LISTNUM 1 \l 14400     CONSEILLER ARPIN : Oui.  Je peux comprendre que dans certains cas, et c'est certainement le cas de CIMI qui ne couvre qu'une partie de la région de Québec, mais ma compréhension, c'est que CKRL dessert l'ensemble du territoire du Québec urbain, donc, ce qui s'appellerait le marché central.

LISTNUM 1 \l 14401     Mme GAGNON : Dans le cas de CKRL, effectivement.  Ce n'est pas le cas nécessairement, par contre, de CKIA.

LISTNUM 1 \l 14402     CONSEILLER ARPIN : Oui.

LISTNUM 1 \l 14403     Mme GAGNON : Jean‑Pierre?


LISTNUM 1 \l 14404     M. BÉDARD : En fait, CKRL a une puissance de 1 400 watts.  Donc, évidement, qu'on peut couvrir tout le marché central.  Dans le cas de CKIA, je vous dirais que l'augmentation de puissance qu'ils ont eu il y a quelques années leur a permis maintenant d'avoir une couverture du marché central.

LISTNUM 1 \l 14405     CONSEILLER ARPIN : Comme vous savez si vous êtes membre associé, et certaines des stations membres de l'ARC sont aussi membres de BBM, BBM, c'est une coopérative, et puis c'est les coopérants qui, finalement, font en sorte que BBM modifie sa méthodologie.

LISTNUM 1 \l 14406     Si vous n'êtes pas membre, c'est difficile d'aller influencer le système.  C'est par une adhésion à BBM, puis le travail constant via ses multiples comités qui permet, finalement, de... qui donne des opportunités, parce que ça serait certainement très utile.


LISTNUM 1 \l 14407     Le Conseil ne développera jamais de solution de sondage.  On n'est pas une entreprise.  On est un tribunal administratif.  Donc, je peux comprendre la suggestion que monsieur nous fait de dire, développez vos propres outils de mesure, mais ce n'est pas dans notre loi constituante de se substituer à des entreprises commerciales ou à des coopératives du milieu pour entreprendre les ouvrages qui ne sont pas de notre ressort.

LISTNUM 1 \l 14408     Donc, on utilise, nous, les données que BBM nous fournit, comme on a utilisé pendant la période où Nielsen a existé.  Le Conseil a certainement utilisé les données de Nielsen, également, pour être capable de porter des jugements sur le milieu.

LISTNUM 1 \l 14409     Donc, moi, je vous encouragerais, en tout cas, surtout si vous êtes déjà membre associé puis certaines de vos stations sont membres, de travailler avec BBM pour voir comment ils peuvent...

LISTNUM 1 \l 14410     Vous allez me dire peut‑être que vous leur en avez déjà parlé, et je vous croirais, mais c'est un travail constant, puis il faut revenir à la charge et revenir à la charge.  Ce n'est pas différent que d'être avec bien d'autres secteurs où il faut rappeler continuellement nos préoccupations.

LISTNUM 1 \l 14411     Mme GAGNON : Monsieur Arpin, à Montréal, par exemple, être membre de BBM, ça représente 10 pour cent du budget d'une radio communautaire.

LISTNUM 1 \l 14412     CONSEILLER ARPIN : Je ne suis pas étonné, mais cependant, peut‑être que ça devient aussi un investissement pour aller chercher davantage de revenu.


LISTNUM 1 \l 14413     Les stations commerciales... les stations publiques, nommément Radio‑Canada et Télé‑Québec pour nommer celles‑là dans le secteur de la télévision, sont membres de BBM pourquoi?  Parce qu'ils trouvent que c'est un outil de recherche important pour aller chercher des revenus publicitaires.

LISTNUM 1 \l 14414     Donc, c'est un investissement de recherche qui semble donner des résultats puisque BBM existe depuis 50 ou 60 ans.

LISTNUM 1 \l 14415     Vous dites que déjà, le marché de Québec est un peu saturé, puis le Conseil devrait être résistant à donner des nouvelles licences.  Un des requérants nous a fait valoir que Winnipeg, qui est un marché d'une taille relativement semblable à Québec en terme de population et aussi en terme de placements publicitaires, que Winnipeg avait 12 stations de radio commerciales et qu'à Québec, il y en avait sept.

LISTNUM 1 \l 14416     Est‑ce que vous avez des commentaires?  Eux, évidemment, ils faisaient valoir qu'il y avait de l'espace.

LISTNUM 1 \l 14417     Mme GAGNON : À Québec, il y a 15 stations, Monsieur, si on compte les radios communautaires.


LISTNUM 1 \l 14418     CONSEILLER ARPIN : Ah! oui, mais si je mets les radios communautaires de Winnipeg puis les radios publiques, on va monter à 20.

LISTNUM 1 \l 14419     Mme GAGNON : Il y a une radio communautaire à Winnipeg...

LISTNUM 1 \l 14420     CONSEILLER ARPIN : Oui.

LISTNUM 1 \l 14421     Mme GAGNON : ...qui est francophone, qui, effectivement, a un peu de difficulté également, mais à Québec, il y a trois radios communautaires et une radio de campus communautaire qui s'ajoutent aux radios commerciales, qui, effectivement, exploitent le marché commercial également.

LISTNUM 1 \l 14422     CONSEILLER ARPIN : Maintenant, j'ai une question pour le monsieur de CFIN.  Vous êtes radio Bellechasse.  Où se trouvent vos studios?

LISTNUM 1 \l 14423     M. BOUTIN : Notre studio principale est à Lac‑Etchemin, et on a un studio secondaire qu'on est en train d'ouvrir à Saint‑Raphaël‑de‑Bellechasse.

LISTNUM 1 \l 14424     CONSEILLER ARPIN : À Saint‑Raphaël‑de‑Bellechasse?

LISTNUM 1 \l 14425     M. BOUTIN : Oui.

LISTNUM 1 \l 14426     CONSEILLER ARPIN : Et où se trouve votre émetteur dans Bellechasse?

LISTNUM 1 \l 14427     M. BOUTIN : L'émetteur principal est sur le Mont Orignal près de Lac‑Etchemin, et le relais est à Armagh.


LISTNUM 1 \l 14428     CONSEILLER ARPIN : Et ça, c'est proche de Lévis ou bien...

LISTNUM 1 \l 14429     M. BOUTIN : Oui, c'est à peu près...

LISTNUM 1 \l 14430     CONSEILLER ARPIN : Parce que, effectivement, il y a eu tout un débat‑là, à savoir : Est‑ce que le signal de CFIN couvre en partie ou en totalité la nouvelle Ville de Lévis?

LISTNUM 1 \l 14431     M. BOUTIN : Bien, on le couvre en partie dans la mesure où il n'y a pas trop de buttes, il n'y a pas trop de montagnes, parce que notre grande difficulté, on a deux antennes importantes, du fait, à cause des montagnes.  Ce n'est pas à cause de la puissance qui manque, mais...

LISTNUM 1 \l 14432     CONSEILLER ARPIN : C'est la géographie.

LISTNUM 1 \l 14433     M. BOUTIN : Parce que même ici à Québec, à la limite, on peut nous entendre chez nous.  Moi, je suis stationné en bas, puis jusque dans le stationnement, j'entendais très bien ce qui passe chez nous.

LISTNUM 1 \l 14434     CONSEILLER ARPIN : Évidemment, vous faites valoir... tout comme l'ARC et la lettre d'appui, vous faites valoir que vous diffusez déjà de la musique country...

LISTNUM 1 \l 14435     M. BOUTIN : Absolument.


LISTNUM 1 \l 14436     CONSEILLER ARPIN : ...et que l'auditoire, jusqu'à un certain point, de Lévis qui est intéressé par la musique country se trouverait desservi par votre station?

LISTNUM 1 \l 14437     M. BOUTIN : Il n'y a aucun doute là‑dessus parce que notre clientèle dans la musique country s'étend de Thetford Mines, je dirais même en certaines occasions jusqu'à Sherbrooke du côté ouest, et du côté est, on va assez loin aussi.  Alors, on couvre certainement Lévis.  Aucun problème à ce sujet‑là.

LISTNUM 1 \l 14438     CONSEILLER ARPIN : J'ai posé une question, hier ‑‑ c'est pour peut‑être le monsieur de CKRL ‑‑ s'il y avait entre la grille de programmation proposée par CIMI, et celle qui est proposée par CIMI me semble être celle qui est présentement en onde, s'il y avait des incompatibilités avec la grille de CKRL.  On m'a répondu qu'il y en avait pas, que c'était, finalement, des concepts de radio communautaire totalement différents.

LISTNUM 1 \l 14439     Est‑ce que vous avez des commentaires sur cette observation‑là que les gens de CIMI ont fait hier?


LISTNUM 1 \l 14440     M. BÉDARD : Bien, en fait, je vous dirais qu'il y a toujours une ressemblance, parce qu'une radio communautaire, peu importe la philosophie qu'elle sous‑tend dans ses émissions, dans le contenu de ses émissions, il reste que quand même c'est toujours la notion de participation citoyenne, la notion d'aller chercher des groupes communautaires, d'accessibilité aux ondes, et dans ce principe‑là, évidemment qu'il y a des similitudes entre ce que fait CKRL et ce que fait CIMI.

LISTNUM 1 \l 14441     Il va avoir sur les ondes de CIMI des émissions faites par, je ne sais pas moi, le Carrefour jeunesse emploi, des choses qui peuvent également se retrouver sur les ondes de CKRL.  Dans cette optique‑là d'accessibilité aux ondes à des groupes communautaires à une voix différente, une alternative, il y aura, effectivement, des similitudes entre les deux stations.

LISTNUM 1 \l 14442     CONSEILLER ARPIN : Et vous dites tous que la radio communautaire, c'est un marché étroit, particulièrement en matière de revenu publicitaire.  Si vous êtes actuellement deux à couvrir Québec, vous dites, bon, il n'y a pas eu... CIMI n'a pas déposé d'étude d'impact, tout comme sur la radio communautaire.

LISTNUM 1 \l 14443     Mais vous, avez‑vous fait une étude d'impact pour voir ce que ça signifierait que CIMI soit la grandeur du territoire du Québec métropolitain?


LISTNUM 1 \l 14444     M. BÉDARD : Bien, l'étude d'impact, on n'en a pas nécessairement fait une.  On n'a pas nécessairement les moyens de se payer ce genre d'analyse‑là.  Mais je vous dirais quand même qu'il y aura certainement une incidence, parce que, comme je vous dis, du fait du type de programmation qu'on propose, du fait du type des émissions, on va, évidemment, chercher dans les mêmes segments de marché auprès des annonceurs, et c'est sûr que sur les ondes de nos stations, on n'aura pas de bannière nécessairement nationale ou des choses comme ça, ou très peu.

LISTNUM 1 \l 14445     Or, évidemment que c'est le petit client local qui est la source principale de revenu publicitaire.  Or, évidemment que si ce même petit client local là se fait solliciter par trois stations de radio communautaire, il va éventuellement avoir à choisir ou à partager son budget en trois.  Donc, évidemment que, dans l'ensemble, il y aura peut‑être des pertes pour les trois de se partager ce même client‑là à part égale.

LISTNUM 1 \l 14446     CONSEILLER ARPIN : Est‑ce que quand CKIA est devenue une station de radio plus régionale, est‑ce que ça eu un impact significatif sur CKRL?


LISTNUM 1 \l 14447     M. BÉDARD : Oui, ça eu quand même un certain impact sur nos revenus publicitaires.  On l'a noté immédiatement.  L'année où il y a eu une augmentation de puissance, cette année‑là, dans les revenus publicitaires, il y a eu une perte d'environ 25 000 dollars dès la première année d'augmentation de puissance.

LISTNUM 1 \l 14448     CONSEILLER ARPIN : Mais est‑ce que vous l'avez recouvert par après ou si c'était...

LISTNUM 1 \l 14449     M. BÉDARD : Non, pas tout à fait.

LISTNUM 1 \l 14450     CONSEILLER ARPIN : Pas tout à fait, ça s'est maintenu par après.

LISTNUM 1 \l 14451     Ça complète mes questions, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14452     LE PRÉSIDENT : Juste un commentaire au sujet de BBM.  Est‑ce que le problème, c'est que c'est la méthodologie de BBM quant à la radio communautaire, ou est‑ce que c'est le problème financier, le coût de devenir membre de BBM, ou les deux?

LISTNUM 1 \l 14453     Mme GAGNON : C'est les deux.  Comme le problème est un problème méthodologique, et comme le disait monsieur Martin, qu'il s'agit d'une coopérative où les membres principalement sont des stations, des grands groupes de propriétés, puis des radios indépendantes, ces stations‑là sont prioritaires dans la détermination de la méthodologie.


LISTNUM 1 \l 14454     Pour rentrer dans le groupe et éventuellement pouvoir influencer cette méthodologie‑là, il faudrait pouvoir investir dans les radios communautaires urbaines des montants qui sont équivalents à environ 8 à 10 pour cent de leur budget annuel.  Considérant que ce ne serait pas nécessairement une bonne idée pour BBM de modifier ses méthodologies pour un nombre minoritaire de ses membres, on ne conçoit pas que ce soit un investissement qui puisse éventuellement être rentable.

LISTNUM 1 \l 14455     Cependant, nous travaillons régulièrement et de façon acharnée avec BBM et avec d'autres firmes de sondage pour trouver une méthodologie, pour trouver des façons abordables de mesurer les auditoires.  Pour l'instant, les seules données dont on dispose, ce sont des données agrégées qui sont disponibles grâce à un sondage qu'on a réalisé sur l'ensemble des territoires urbains du Québec et on a des évaluations d'auditoire relativement précises pour l'ensemble des marchés urbains.


LISTNUM 1 \l 14456     LE PRÉSIDENT : C'est très clair, merci, parce que peut‑être vous connaissez que les stations ethniques et les stations autochtones soutiennent les mêmes choses, et je ne sais pas si vous vous réunissez avec eux, mais je pense que c'est une bonne idée parce que tous les outlyers, mettons, qui ne sont pas des grandes entreprises commerciales ont les mêmes problèmes.

LISTNUM 1 \l 14457     On travaille maintenant, je sais, à la télévision.  Moi et mes collègues, ont tenu des réunions avec eux, à savoir comment ça marche.  Aux États‑Unis aussi, ils travaillent sur les mêmes problèmes, parce que les stations minoritaires aux États‑Unis ont les mêmes problèmes avec les entreprises de sondage.

LISTNUM 1 \l 14458     Je vous conseille de continuer vos efforts, à moins d'avoir des mesures qui peuvent être présentées devant nous pour qu'on puisse faire des jugements nécessaires.

LISTNUM 1 \l 14459     Merci bien pour être venus ce matin.

LISTNUM 1 \l 14460     CONSEILLÈRE NOËL : J'aurais peut‑être une question pour compléter.

LISTNUM 1 \l 14461     Vous nous avez mentionné que les budgets... vous avez, d'abord, mentionné que la moyenne des revenus des stations communautaires était de l'ordre de 335 000 dollars; est‑ce que j'ai bien compris?

LISTNUM 1 \l 14462     Mme GAGNON : En milieu urbain.


LISTNUM 1 \l 14463     CONSEILLÈRE NOËL : En milieu urbain.  Et vous avez également mentionné que, de ce montant, 35 pour cent venait d'une contribution gouvernementale, 34 pour cent de la communauté, et 31 pour cent était dérivé de la vente de publicité.  Est‑ce que...

LISTNUM 1 \l 14464     Mme GAGNON : En milieu urbain.

LISTNUM 1 \l 14465     CONSEILLÈRE NOËL : En milieu urbain.  Oui, bien, on est en milieu urbain.

LISTNUM 1 \l 14466     Alors, grosso modo, on peut dire que c'est le tiers du budget, un petit tiers du budget qui provient de la publicité.

LISTNUM 1 \l 14467     Est‑ce que vous avez essayé de voir s'il n'y a pas des sources alternatives de financement?

LISTNUM 1 \l 14468     Je pense à ce qu'on a fait avec la radio AVR, Aboriginal Voices Radio, c'est‑à‑dire qu'on a permis que des entreprises qui font des demandes de radio puissent consacrer une somme dans le cadre du Programme de développement des talents canadiens, notamment, à aider ce genre de radio, et ils sont ici, vous les avez à la portée de la main.


LISTNUM 1 \l 14469     Mais je pense que c'est un peu tard rendu dans la salle.  Mais au moment où les gens déposent leur demande, c'est le temps de courir après, puis d'aller chercher des fonds, parce que s'ils sont prêts à mettre 700 000 dollars pour le Cégep de Jonquières et puis l'Université Laval, peut‑être qu'il y aurait un petit 100 000 qui traîne dans le fond des tiroirs.  Je ne sais pas si monsieur Arcand m'écoute.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14470     CONSEILLÈRE NOËL : Il m'écoute.

LISTNUM 1 \l 14471     Mais c'est une façon de faire aussi.  Je pense qu'il ne faut pas se mettre dans un carcan, puis dire c'est ça notre façon de gérer notre affaire.  Je pense que les gens qui vont frapper chez les radiodiffuseurs sont généralement agréablement surpris de pouvoir trouver de l'aide.

LISTNUM 1 \l 14472     Je sais que ça fait à Montréal.  Je sais qu'un grand radiodiffuseur à Montréal aide une des stations... une ou deux stations communautaires à Montréal.  Alors, si ça se fait à Montréal, je pense que ça pourrait être une avenue aussi à Québec.

LISTNUM 1 \l 14473     Mme GAGNON : Madame Noël, votre question est tout à fait pertinente.

LISTNUM 1 \l 14474     Effectivement, l'Association des Radiodiffuseurs Communautaires a commencé à investiguer ces options‑là.  On les investigue d'une façon un petit peu différente.


LISTNUM 1 \l 14475     Mais, entre autres choses, dans le cadre des audiences sur la radio satellite, il y en a été question avec nos collègues de la NCRA, la National Campus Community Radio Association, et avec l'Alliance des radios communautaires du Canada, et il va encore en être question dans d'autres audiences.

LISTNUM 1 \l 14476     CONSEILLÈRE NOËL : Et je vous suggère qu'ils sont tous ici ce matin.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14477     Mme GAGNON : Ça me fera plaisir de leur parler.

LISTNUM 1 \l 14478     CONSEILLÈRE NOËL : Merci, Madame.

LISTNUM 1 \l 14479     Mme GAGNON : Merci.

LISTNUM 1 \l 14480     LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup, Madame, Messieurs.

LISTNUM 1 \l 14481     Mme GAGNON : Merci.

LISTNUM 1 \l 14482     M. BÉDARD : Merci.

LISTNUM 1 \l 14483     M. BOUTIN : Merci.

LISTNUM 1 \l 14484     LE PRÉSIDENT : Madame la Secrétaire.

LISTNUM 1 \l 14485     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14486     J'inviterais maintenant les prochains intervenants, qui est Cogeco diffusion inc., à venir présenter leur intervention.

LISTNUM 1 \l 14487     Monsieur Guimond, vous avez 10 minutes pour votre présentation.  Quand vous serez prêt.  Merci.

INTERVENTION


LISTNUM 1 \l 14488     M. GUIMOND : Bonjour, tout le monde.  Monsieur le Président et membres du Conseil, je suis René Guimond.  Je suis le Président de Cogeco diffusion.

LISTNUM 1 \l 14489     Vous reconnaîtrez à ma gauche, monsieur Yves Mayrand, Vice‑président, Affaires publiques, Affaires corporatives; à ma droite se trouve monsieur Jean‑Paul Lemire, Directeur‑général de nos stations de radio à Québec; et à mon extrême droite, monsieur Martin Perkins, qui est le Directeur technique de nos stations de radio à Québec.

LISTNUM 1 \l 14490     Je vous remercie de l'occasion que vous nous donnez de comparaître aujourd'hui.

LISTNUM 1 \l 14491     J'occupe mes fonctions depuis la fin de l'automne dernier, mais comme j'ai surtout travaillé dans les industries de la télévision et de la publicité, je suis encore en train de me familiariser avec le monde fascinant de la radio.

LISTNUM 1 \l 14492     C'est aussi la première fois que je comparais à une audience publique portant sur la radio.

LISTNUM 1 \l 14493     Je dois vous dire, d'abord, la grande importance que j'attache au dossier de la radio à Québec.  Nous sommes propriétaires de seulement cinq stations au total, dont deux se trouvent ici dans le marché de Québec.


LISTNUM 1 \l 14494     Nous avons lancé Rythme FM, notre deuxième station, de la vieille capitale il y a moins de trois ans.  Notre première station, le 93,3 est en période de rétablissement après plusieurs années difficiles pour les raisons que tous connaissent ici.

LISTNUM 1 \l 14495     Nous sommes fiers de ce que nous avons réussi à accomplir en quelques mois, tant pour le 93,3 que pour notre station Rythme FM à Québec, et nous sommes très confiants d'être sur la bonne voie.

LISTNUM 1 \l 14496     J'en profite pour dire haut et fort que nous avons constitué ici une équipe forte et déterminée, composée de gens de Québec qui dirigent et animent nos stations pour le marché de Québec et en fonction des auditeurs de Québec.  Nos auditoires croissants dans la région de Québec en témoignent.

LISTNUM 1 \l 14497     Nous ne sommes pas ici pour nous plaindre de nos difficultés passées.  Nous les assumons pleinement.  Nous sommes ici, plutôt, pour vous rappeler certains faits incontournables.

LISTNUM 1 \l 14498     Le marché radiophonique de Québec est aujourd'hui un marché fragile qui a vécu de graves soubresauts au cours des trois dernières années, et sur lequel plane toujours une incertitude de taille, soit l'évolution future de choix FM.


LISTNUM 1 \l 14499     Le Conseil doit examiner les demandes de nouvelle licence comme s'il n'y avait aucun changement pour CHOI‑FM, compte tenu des procédures judiciaires en cours concernant la licence de cette station de radio.

LISTNUM 1 \l 14500     Toutefois, le Conseil n'est pas sans savoir qu'il pourrait y avoir prochainement un changement de propriété de CHOI‑FM, comme le mentionne clairement une lettre de ses procureurs déposée le 3 mars dernier en Cour suprême du Canada.  Ce changement risque fort d'impliquer des groupes de propriétés qui demandent aussi de nouvelles licences ici à Québec.

LISTNUM 1 \l 14501     Comment s'assurer, dans les circonstances, le respect des règles de propriété commune, la diversité des services, le caractère équitable des engagements respectifs des parties, et l'équilibre concurrentiel dans le marché à l'issue de la présente audience?

LISTNUM 1 \l 14502     Nous nous en remettons entièrement à vous, mais il est clair qu'une partie importante de l'échiquier se trouve en marge de la présente audience par la force des choses.

LISTNUM 1 \l 14503     Nous devons également nous en remettre entièrement à vous pour l'évaluation de la situation financière de chacune des stations qui desservent présentement le marché de Québec puisque nous n'avons pas accès aux données spécifiques récentes.


LISTNUM 1 \l 14504     Nous avons, pour notre part, accès au rapport Tram du Bureau de la commercialisation de la radio pour le marché de Québec.  Selon ces rapports, les revenus totaux de la radio à Québec sont passés d'environ 27 millions à 30 millions de dollars de 2000 à 2005, soit 12 pour cent de croissance sur cinq ans, ce qui correspond essentiellement à l'inflation générale pour cette même période de cinq ans.

LISTNUM 1 \l 14505     Les revenus de la publicité locale ont, en fait, stagné au cours des trois dernières années autour de 21,3 millions.

LISTNUM 1 \l 14506     Pour ce qui est l'évolution des heures d'écoute radio dans le marché central de Québec, les sondages BBM démontrent aussi une stagnation des heures totales d'écoute dans le marché central de Québec au cours des cinq dernières années, avec une baisse marquée à l'automne 2005.

LISTNUM 1 \l 14507     Dans un tel contexte, il est clair que l'ajout d'une et, a fortiori, de plus qu'une nouvelle station de radio commerciale, particulièrement dans des formules de programmation pour auditoire général déjà présentes dans le marché, aura des répercussions importantes sur le service existant, quoique en disent certaines requérantes.


LISTNUM 1 \l 14508     Il vous appartient d'en juger et de décider en définitive si le système de radiodiffusion à Québec gagnera vraiment ou perdra en terme de la diversité des services, de concurrence, d'écoute globale et d'assiette publicitaire totale dans le marché radiophonique de Québec.

LISTNUM 1 \l 14509     Nous vous invitons à ne pas attribuer de nouvelles licences de radio commerciale à l'un ou l'autre des grands groupes de propriété dans le marché francophone, incluant celui de Québec, alors que, même dans le cadre de l'examen de la politique sur la radio commerciale, vous vous interrogez présentement sur les causes de la faiblesse structurelle du secteur francophone de la radio commerciale et plus particulièrement des stations indépendantes d'expression française, ainsi que sur les solutions qu'il convient d'envisager à cet égard.

LISTNUM 1 \l 14510     Votre plus récent rapport de surveillance de la politique de radiodiffusion souligne le fait que pour le marché global du Québec, deux grands groupes de propriété contrôlent déjà, à eux seuls, 73 pour cent de l'assiette totale des revenus pour la radio privée commerciale de langue française, avec seulement 54 pour cent de l'heure d'écoute francophone.


LISTNUM 1 \l 14511     Nous nous opposons formellement à la demande de nouvelle licence de radio commerciale de Corus qui vise à installer à Québec une station dont une partie de la programmation serait une diffusion simultanée avec CHRC d'émissions à prépondérance verbale.

LISTNUM 1 \l 14512     Nous avons calculé que les stations commerciales existantes, incluant CHRC et notre station le 93,3, offrent présentement approximativement 235 heures de programmation de ce genre par semaine.

LISTNUM 1 \l 14513     Il est clair pour nous que ce projet vise à profiter d'un transfert de la programmation et des ressources de CHRC vers une nouvelle station FM, tout en gardant l'avantage concurrentiel de la station AM, une part de marché accrue pour Corus dans le groupe cible des 25‑54, et la déstabilisation de ses concurrents dans le marché de Québec, dont le 93,3.

LISTNUM 1 \l 14514     Nous opposons avec vigueur l'attribution d'une licence de radio commerciale de langue anglaise à Québec.  Il n'y a, selon nous, aucune nécessité ou justification raisonnable pour reproduire à Québec le problème structurel, que l'on observe depuis de nombreuses années à Montréal et qui va en s'accroissant, du glissement de l'auditoire francophone vers les services de langue anglaise.


LISTNUM 1 \l 14515     Selon BBM, les trois stations FM d'expression anglaise à Montréal, CHOM FM, une station de Standard Radio, MIX 96, une autre station de Standard, et le Q92, sont allées chercher, respectivement, 65, 60 et 45 pour cent de leur auditoire total 12 ans et plus chez les francophones, avec un contenu de musique vocal composé essentiellement de grands succès anglophones, alors que les cinq stations FM d'expression française diffusant une prépondérance de musique vocale de langue française n'ont obtenu qu'entre 2 et 4 pour cent de leur auditoire total 12 ans et plus chez les anglophones.

LISTNUM 1 \l 14516     Nous sommes également ici aujourd'hui pour insister sur l'importance de préserver les mandats distincts attribués par licences de radio à différents titulaires, et la spécificité des marchés radiophoniques identifiés par le Conseil lors de l'attribution de licences de radio.

LISTNUM 1 \l 14517     Nous faisons face, pour la troisième fois de filée, à une tentative de transformer une station locale de Donnacona en station de Québec, dont deux fois à la suite d'une acquisition de cette même station par un nouveau propriétaire.


LISTNUM 1 \l 14518     Les décisions antérieures du Conseil sur ce dossier sont pourtant claires et sans équivoque.  Suffit‑il de répéter la même demande pour avoir raison et finalement obtenir gain de cause?  Nous ne le croyons pas.

LISTNUM 1 \l 14519     Il est, pour le moins, surprenant qu'un radiodiffuseur averti comme Radio Nord, qui connaît et comprend la dynamique des auditoires, des formules de programmation et des marchés publicitaires, prétend d'avoir réalisé seulement depuis la conclusion de son achat que le marché de Portneuf et le paramètre actuel de CKNU‑FM ne sont pas adéquats.

LISTNUM 1 \l 14520     Une seule conclusion raisonnable s'impose.  Radio Nord a parié sur un changement de mandat, sachant fort bien qu'un tel changement avait déjà été refusé auparavant et sachant aussi fort bien qu'il n'y a pas d'appel de demande concurrente à l'occasion d'un changement de propriété d'une station de radio.

LISTNUM 1 \l 14521     Le Conseil a encore en délibéré une demande de transformation semblable impliquant la station CFEI‑FM Sainte‑Hyacinthe, une station du groupe Astral Média qui tente de couvrir le marché de Montréal et y ajouter ainsi une station de radio commerciale.


LISTNUM 1 \l 14522     Cette demande devait, à l'origine, être entendue à la même audience publique que celle de Radio Nord et de Corus visant respectivement à déplacer l'aire de couverture de CKNU‑FM Donnacona et de CFEL‑FM Montmagny pour desservir le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 14523     Nous nous sommes opposés à la demande d'Astral Média.  Corus s'y est opposée également, sans aucune équivoque et pour les mêmes raisons que nous.

LISTNUM 1 \l 14524     Aujourd'hui, sous prétexte que le Conseil examine de telles demandes de transformation dans le cours normal, Corus en soumet une.  Cette demande avait préalablement été retirée dans son intervention contre la demande d'Astral Média.

LISTNUM 1 \l 14525     De surcroît, nous avons mis en lumière des changements au mémoire technique de Corus pour CFEL‑FM après la date fixée pour les interventions et le fait que la proposition de modification des paramètres techniques de CFEL‑FM mènerait, en fait, à une détérioration du signal de CFEL à Montmagny, son marché central, et à une couverture complète du marché central de Québec.

LISTNUM 1 \l 14526     Avec respect, Corus devrait faire preuve de constance dans les positions qu'elle vous présente à quelques mois d'intervalle.


LISTNUM 1 \l 14527     Quoiqu'il en soit, le Conseil doit absolument, selon nous, préserver le caractère juste et équitable et ouvert du processus d'attribution de licence, ainsi que la spécificité des marchés géographiques et les appels de demande qui s'y rapportent.

LISTNUM 1 \l 14528     Ceci termine ma présentation.

LISTNUM 1 \l 14529     LE PRÉSIDENT : Merci bien.

LISTNUM 1 \l 14530     Monsieur French.

LISTNUM 1 \l 14531     CONSEILLER FRENCH : Merci, Monsieur Guimond.

LISTNUM 1 \l 14532     Soyez clairs, d'abord, que le Conseil est pleinement conscient de ce qui pourrait se tramer dans ce marché.  Donc, le Conseil agira en conséquence, et vous ne courez pas de risque susceptible de se réaliser suite au développement subséquent dans le mesure où on est informé puis on essaie de l'être.

LISTNUM 1 \l 14533     Merci aussi pour l'exercice de confrontation du Conseil avec soi‑même que vous avez, à plusieurs reprises, évoqué.  C'est valable, et la rigueur est toujours une vertu.

LISTNUM 1 \l 14534     La question qui me semble la plus pertinente... puisque vos arguments sont limpides, la question qui me semble la plus pertinente à vous poser à ce moment‑ci... parce que je pense que vous n'étiez pas ici hier, bien que monsieur Mayrand l'était.


LISTNUM 1 \l 14535     Le soubresaut désagréable qui est arrivé dans le marché local a fait fuir une certaine quantité de publicité, et la question qui se pose, c'est : Est‑ce que cet argent‑là, dans la mesure où le marché se réstabilise, va revenir, ou est‑ce qu'il y a une anomalie structurelle qui voudrait que le marché de détail marche très bien à Québec, mais que ce dynamisme ne se traduit pas en publicité radiophonique, comme ça se traduit dans d'autres marchés urbains canadiens?

LISTNUM 1 \l 14536     M. LEMIRE : Pour ce qui est des revenus, on voit une stagnation à peu près depuis cinq ans.  Il y a une augmentation des revenus de marchés publicitaires à Québec de 3 pour cent depuis cinq ans.  C'est à peu près le coût de la vie.  Il y a eu une baisse des heures d'écoute, mais il n'y a pas eu nécessairement une baisse des revenus.  Mais il n'y a pas eu d'augmentation marquée des revenus.

LISTNUM 1 \l 14537     Or, présentement, le marché est sous... ce qu'on dit, c'est que le marché est... la tarification, elle est basse.  Elle est trop basse présentement.

LISTNUM 1 \l 14538     CONSEILLER FRENCH : Quel plan avez‑vous pour changer cette situation de sous‑tarification?


LISTNUM 1 \l 14539     M. LEMIRE : Écoutez, on est déjà assez de stations pour aller chercher ce qu'on a à aller chercher.  Il faut continuellement travailler et augmenter nos cotes d'écoute pour nous permettre d'aller chercher un peu mieux, et surtout d'installer une stabilité à la radio à Québec, qui fait poser beaucoup de questions à nos commanditaires.

LISTNUM 1 \l 14540     Dans le soubresaut qu'il y a, ça installe une attente, qui fait qu'on reporte à plus tard des achats radio.

LISTNUM 1 \l 14541     M. MAYRAND : Si vous me permettez un complément de réponse, Monsieur French.

LISTNUM 1 \l 14542     Certainement, si on veut corriger la faiblesse structurelle de la tarification des radios commerciales ici à Québec, à notre point de vue, il y a deux ingrédients très importants au‑delà des efforts que nous, individuellement, pouvons faire pour les raffermir avec les gens que nous sollicitons pour faire des placements chez nous.

LISTNUM 1 \l 14543     Les deux facteurs cruciaux sont les suivants, d'après nous.

LISTNUM 1 \l 14544     C'est qu'il faut éviter de donner plus de munitions aux groupes qui ont déjà ce qu'on appelle dans le jargon un power ratio très considérable, donc, une part de l'assiette publicitaire beaucoup plus grande que l'écoute de leurs stations.

LISTNUM 1 \l 14545     Deuxièmement, il faut éviter à tout prix un choc additionnel par l'augmentation rapide et soudaine de l'inventaire commercial disponible.


LISTNUM 1 \l 14546     Ça, c'est deux ingrédients importants, selon nous, pour s'assurer que le marché va réussir à reprendre du poil de la bête au plan de la tarification.

LISTNUM 1 \l 14547     CONSEILLER FRENCH : Alors, votre thèse, c'est que s'il y a un marché de détail dynamique à Québec, s'il y a une assiette de radio publicitaire qui stagne, c'est principalement parce qu'il y une sous‑tarification?  Structurellement, l'explication, c'est une sous‑tarification qui a été peut‑être occasionnée même avant les problèmes récents du marché?

LISTNUM 1 \l 14548     M. MAYRAND : Jean‑Paul, je pense que tu peux répondre.

LISTNUM 1 \l 14549     M. LEMIRE : Il y a une sous‑tarification, mais il y a aussi le fait qu'il y a eu beaucoup de... il y a eu un soubresaut qui a installé une insécurité.  Le média de la radio a tellement... il s'est passé tellement de choses que l'acheteur retarde ses achats et demande à ce que le marché se stabilise pour enfin savoir qui fait quoi, qui va faire quoi.

LISTNUM 1 \l 14550     Alors, on a, nous, lancé une station il y a moins de trois ans.  Elle n'a pas atteint sa maturité.  Alors, c'est un changement déjà avec les stations qui sont là.


LISTNUM 1 \l 14551     CONSEILLER FRENCH : Alors, l'annonceur renonce l'exercice de publicité radiophonique pour rejoindre sa clientèle, il n'investit pas dans les hebdos, il n'investit pas dans la télévision, il garde son argent pour lui, puis il a peut‑être appris qu'il n'a pas besoin de vous?

LISTNUM 1 \l 14552     M. LEMIRE : Il l'investit ailleurs que dans la radio.

LISTNUM 1 \l 14553     CONSEILLER FRENCH : Pardon?

LISTNUM 1 \l 14554     M. LEMIRE : Il l'investit ailleurs qu'à la radio.

LISTNUM 1 \l 14555     CONSEILLER FRENCH : Mais il n'investit pas dans la télévision d'après les données.

LISTNUM 1 \l 14556     M. LEMIRE : Il n'y a pas de point dans l'assiette publicitaire télévisuelle à Québec.  Il n'y a pas d'indice de transfert.

LISTNUM 1 \l 14557     Des hebdos?  Écoutez, il y en a moins.

LISTNUM 1 \l 14558     CONSEILLER FRENCH : Pouvez‑vous nous aider un peu à comprendre l'impact d'une licence qu'on pourrait appelé spécialisé country à Lévis?  C'est dangereux pour vous ou non?

LISTNUM 1 \l 14559     M. MAYRAND : Je pense que je peux répondre à cette question‑là.


LISTNUM 1 \l 14560     La difficulté que nous avons avec les demandes pour Lévis, c'est que, en fait ‑‑ j'ai assisté à toutes les présentations ‑‑ il est manifeste que ces demandes‑là sont des demandes de licence pour couvrir, desservir le marché de Québec dans son ensemble, nonobstant l'orientation de Lévis.

LISTNUM 1 \l 14561     Alors, notre préoccupation est la suivante.  Ce n'est pas tant le type de musique, c'est la couverture, c'est le fait que c'est un nouveau véhicule commercial, à part entière, qui entre avec une masse d'inventaire commercial nouveau dans l'ensemble du marché de Québec.  C'est ça notre préoccupation.

LISTNUM 1 \l 14562     CONSEILLER FRENCH : Alors, le même commentaire pour les autres spécialisés, soi‑dites moins courants, moins 25‑54 AC?

LISTNUM 1 \l 14563     M. MAYRAND : Je ne fais pas nécessairement le même commentaire pour les formules de musique aussi spécialisées que le classique ou le jazz.


LISTNUM 1 \l 14564     Je pense qu'on peut spéculer longuement sur ce que serait un auditoire de station diffusant de la musique country mais aussi une programmation comportant des créations orales et du contenu verbal, mais probablement que basé sur l'historique du marché de Québec, on peut croire que cet auditoire‑là sera probablement, de toute façon, plus commercial et plus significatif et plus large que celui des formules de musique vraiment spécialisée qui sont présentées devant vous.

LISTNUM 1 \l 14565     CONSEILLER FRENCH : Merci, Monsieur Mayrand.  Merci beaucoup, le monsieur de Cogeco et...

LISTNUM 1 \l 14566     LE PRÉSIDENT : Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 14567     CONSEILLER ARPIN : Monsieur Guimond, à la page 6 de votre présentation de ce matin, vous nous parlez des parts de marché... en tout cas, de la proportion d'auditeurs francophones qui écoutent les stations anglophones de Montréal qui sont les propriétés de Standard.

LISTNUM 1 \l 14568     Je présume que vous citez des données les plus récentes, je suppose de l'automne 2005, mais si on regarde historiquement, est‑ce que c'est stable ou ça s'est accru?  Prenons une courbe de 5‑10 ans.

LISTNUM 1 \l 14569     M. GUIMOND : On cite vraiment des données récentes de BBM de 2005, et il y a une légère tendance à l'augmentation.  Ce n'est pas une augmentation qui est dramatique, mais il y a une légère tendance à l'augmentation au cours des dernières années, en effet.

LISTNUM 1 \l 14570     CONSEILLER ARPIN : Merci, Monsieur Guimond.

LISTNUM 1 \l 14571     Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14572     LE PRÉSIDENT : Merci.

LISTNUM 1 \l 14573     Madame Noël.


LISTNUM 1 \l 14574     CONSEILLÈRE NOËL : Monsieur Guimond, à la page 4 de votre document, dans le dernier paragraphe quand vous dites :

"Nous vous invitons à ne pas attribuer une nouvelle licence de radio commerciale à l'un ou l'autre des grands groupes..."

LISTNUM 1 \l 14575     Je comprends que Corus soit un grand groupe, mais les autres, c'est lesquels?

LISTNUM 1 \l 14576     M. GUIMOND : L'autre, c'est Standard.

LISTNUM 1 \l 14577     CONSEILLÈRE NOËL : Excusez‑moi parce que j'avais... c'est vrai, la licence en anglais.  D'accord, je vous remercie.

LISTNUM 1 \l 14578     M. GUIMOND : De rien.

LISTNUM 1 \l 14579     CONSEILLÈRE NOËL : Puis peut‑être, Monsieur Mayrand, le power ratio, pouvez‑vous nous définir une petit peu plus ce que vous voulez dire par le power ratio?  Ça m'a un petit peu interpellé quand vous avez parlé de ça.

LISTNUM 1 \l 14580     M. MAYRAND : Je vais passer la question à René, qui est issu du milieu de la publicité.  Il va vous expliquer ça.


LISTNUM 1 \l 14581     M. GUIMOND : Bien, le power ratio, c'est les revenus qui sont générés par rapport... le pourcentage des revenus générés par rapport au pourcentage d'auditoire qu'on a.

LISTNUM 1 \l 14582     Alors, si, par exemple, vous avez 20 pour cent de parts de marché et vous allez chercher 25 pour cent des revenus disponibles, bien, votre power ratio est favorable.  Vous sur‑performez.

LISTNUM 1 \l 14583     Et l'inverse est, évidemment, pénible pour les propriétaires de stations qui ont des 20 pour cent de parts de marché, qui vont chercher des pourcentages des revenus publicitaires de l'ordre, disons, de 15 pour cent, bien, à ce moment‑là, le power ratio est sous‑performant.

LISTNUM 1 \l 14584     CONSEILLÈRE NOËL : À l'heure actuelle à Québec, est‑ce qu'on pourrait dire que le power ratio est favorable à une de celle qui n'est pas devant nous aujourd'hui, c'est‑à‑dire à Astral?

LISTNUM 1 \l 14585     M. GUIMOND : Je vais laisser Jean‑Paul répondre à cette question.

LISTNUM 1 \l 14586     M. LEMIRE : Oui.

LISTNUM 1 \l 14587     CONSEILLÈRE NOËL : Oui?

LISTNUM 1 \l 14588     M. LEMIRE : Oui.


LISTNUM 1 \l 14589     CONSEILLÈRE NOËL : Et est‑ce qu'il ne serait pas exact de dire, compte tenu des chiffres qu'on voit, que, en fait... et Corus et Cogeco ont eu des... Corus parce qu'ils viennent d'entrer dans le marché et qu'ils ont récupéré des stations qui ont été absolument sans gouvernail depuis plusieurs années.  Je parle de CHOM et puis de CHRC, CHRC qui n'était déjà pas le fleuron de la prospérité.

LISTNUM 1 \l 14590     Mis à part le facteur choix, qu'est‑ce que c'est qui expliquerait que vos stations FM, le FM 93, qui a déjà été beaucoup plus du côté favorable du power ratio, si vous voulez... je comprends que votre nouvelle station Rythme FM est nouvelle, donc, ça lui prend un petit peu de temps à s'établir, et puis je ne pense pas que vous aviez des projections pour être profitable la première année.

LISTNUM 1 \l 14591     Mais qu'est‑ce que c'est... à part le facteur choix, qu'est‑ce que c'est qui expliquerait ce déséquilibre?

LISTNUM 1 \l 14592     M. GUIMOND : Nous, notre vision, c'est que nos deux stations, vous l'avez mentionné, Rythme FM, on en est à notre troisième année, donc, on est en voie d'atteindre une certaine maturité, on est sur les plans qui avaient été déposés lors de la demande de licence; pour ce qui est du 93,3... excusez‑moi.

LISTNUM 1 \l 14593     CONSEILLÈRE NOËL : Pour la nouvelle station, vous êtes...

LISTNUM 1 \l 14594     M. GUIMOND : Notre power ratio, je ne peux pas le divulguer publiquement ici là...


LISTNUM 1 \l 14595     CONSEILLÈRE NOËL : Non, non.

LISTNUM 1 \l 14596     M. GUIMOND : ...mais le power ratio, il est quand même négatif.  Il est sous‑performant, quoique en progression, parce que nos parts de marché montent et le power ratio, dans le cas d'une nouvelle station, évidemment, si on fait notre boulot correctement au niveau des ventes, va avoir tendance à atteindre son niveau normal avec la maturité que la station va atteindre.

LISTNUM 1 \l 14597     Dans le cas du 93,3, on est en reconstruction.  Alors, les parts de marché dans le cas du 93,3, c'est une autre dynamique.  C'est une clientèle qui était là, au niveau des annonceurs, qui a quitté la station complètement, et on a eu, nous, à reprendre, donc, cette antenne‑là et à la rebâtir.  C'est le processus qui est enclenché actuellement.

LISTNUM 1 \l 14598     Également, dans le cas du 93,3, on est satisfait de notre progression depuis le début de la relance, et on espère atteindre encore une fois, dans le cas du 93,3 également, si on parle de power ratio, donc, un ratio satisfaisant à plus ou moins court terme.


LISTNUM 1 \l 14599     CONSEILLÈRE NOËL : Maintenant, une petite précision.  Monsieur French a parlé du format country qui était un format spécialisé.  Je pense que techniquement, ça ne l'est pas.  Ça l'est peut‑être pour le commun des mortels‑là, mais techniquement, le country, les gens qui ont une station country peuvent décider de changer de format du jour au lendemain sans s'adresser au Conseil.

LISTNUM 1 \l 14600     Mais vous me dites que vous n'avez pas d'objection de fond, par contre, à ce que des stations vraiment spécialisées à la radio jazz ou radio classique ne viendraient pas perturber le marché de façon... ne viendraient pas apporter des turbulences supplémentaires de façon extraordinaire, étant donné que ce sont des marchés niches dans un format qui est fermé?

LISTNUM 1 \l 14601     M. MAYRAND : Je pense que c'est très important pour nous de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la diversité.  Bien au contraire, nous avons travaillé à l'augmentation de la diversité dans le marché de Québec.  Alors, nos positions, et vous le constaterez à la lecture de notre intervention écrite, sont tout à fait mesurées.


LISTNUM 1 \l 14602     Dans les cas où le Conseil est en mesure de voir une station proposant un type de programmation qui est clairement soit absent ou totalement sous‑représenté dans le marché et qui a un créneau niché, c'est un type de proposition que vous pouvez regarder.  Nous avons pris la peine, cependant, de dire, n'en ajoutez pas deux ou trois parce que l'effet cumulatif cause un problème dans la situation actuelle du marché.

LISTNUM 1 \l 14603     Nous avons une difficulté fondamentale avec les stations dont la programmation choix est conçue à l'origine ou peut devenir facilement un véhicule pour l'ensemble de l'auditoire du grand marché de Québec.  Ça, c'est la préoccupation que nous avons pour la raison, encore une fois, que nous avons exprimée plus tôt, que le marché à l'heure actuelle a un problème de tarification nettement sous‑optimal.

LISTNUM 1 \l 14604     J'ai, d'ailleurs, noté les commentaires de monsieur Arcand, la première journée de cette audience, qui reconnaissait que c'est un problème structurel.

LISTNUM 1 \l 14605     CONSEILLÈRE NOËL : Une dernière question.  Le FM 93, est‑ce que c'est une formule parlée ou si c'est une formule mainstream, ça?

LISTNUM 1 \l 14606     M. LEMIRE : Une formule hybride.  C'est parlé dans des émissions de pointe, et il y a de la musique à l'extérieur de ces émissions‑là.


LISTNUM 1 \l 14607     CONSEILLÈRE NOËL : Alors, c'est une radio qui pourrait... ce n'est pas une formule spécialisée de parler comme la demande de Corus pour une radio parlée qui serait un format spécialisé avec condition de licence?

LISTNUM 1 \l 14608     M. LEMIRE : En fait, le marché de Québec offre 235 heures de programmation parlée, le marché de Québec.  On n'est pas la seule station à le faire.

LISTNUM 1 \l 14609     CONSEILLÈRE NOËL : Ce que je veux savoir, c'est est‑ce que vous avez un format un peu comme le 98,5 à Montréal, qui est carrément un format parlé avec une condition de licence?

LISTNUM 1 \l 14610     M. LEMIRE : On a 40 heures par semaine de programmation parlée.

LISTNUM 1 \l 14611     CONSEILLÈRE NOËL : Mais sans condition de licence?

LISTNUM 1 \l 14612     M. LEMIRE : Pardon?

LISTNUM 1 \l 14613     CONSEILLÈRE NOËL : Sans condition de licence.

LISTNUM 1 \l 14614     M. LEMIRE : Non.

LISTNUM 1 \l 14615     CONSEILLÈRE NOËL : Merci.

LISTNUM 1 \l 14616     LE PRÉSIDENT : Merci, messieurs.

LISTNUM 1 \l 14617     Madame la Secrétaire.

LISTNUM 1 \l 14618     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.


LISTNUM 1 \l 14619     J'inviterais maintenant le prochain intervenant, qui est le Syndicat des employés de CHRC, CPSC et SCFP, à se présenter à l'avant, s'il vous plaît.

LISTNUM 1 \l 14620     Alors, je vous invite à vous présenter, et vous aurai 10 minutes pour votre présentation.

INTERVENTION

LISTNUM 1 \l 14621     Mme DJEVAHIRDJIAN : Monsieur le Président, mesdames et messieurs les conseillers, bonjour.  Je m'appelle Lisa Djevahirdjian, et je suis responsable de la recherche au Conseil provincial du secteur des communications, le CPSC, du Syndicat canadien de la fonction publique.

LISTNUM 1 \l 14622     Le CPSC représente 7 000 travailleurs et travailleuses dans tous les secteurs du domaine des communications : la téléphonie, la câblodistribution, le cinéma, la télévision, et bien sûr, la radio.

LISTNUM 1 \l 14623     À ma gauche, Bruno Perron, journaliste et membre du Syndicat des employés du CHRC, aussi connu comme Info 800 dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 14624     Nous sommes heureux de pouvoir participer à ces audiences, et appuyons la demande de Corus de lancer à Québec une radio parlée, axée sur l'information et les enjeux de l'actualité.


LISTNUM 1 \l 14625     Nous sommes aussi contents de voir que, lors de son allocution lundi, la requérante a signalé le fait qu'elle se soucie du manque d'effectifs journalistiques et du problème de la montréalisation des ondes.

LISTNUM 1 \l 14626     Le besoin en matière d'information radiophonique est loin d'être comblé à Québec.  La solution réside dans une augmentation des effectifs journalistiques.

LISTNUM 1 \l 14627     Le CPSC s'est maintes fois présenté devant le CRTC, et il reste concerné par l'évolution de la radio au Québec.

LISTNUM 1 \l 14628     Je passe maintenant la parole à Bruno.

LISTNUM 1 \l 14629     M. PERRON : Monsieur le Président, mesdames, messieurs les conseillers, le Syndicat de CHRC et le CPSC appuie fermement la demande de Corus de lancer à Québec un FM parlé, basé sur une structure de nouvelles alimentées par des journalistes capables de jeter des jalons menant à des débats bien articulés.

LISTNUM 1 \l 14630     Enfin, après la grande noirceur de l'information radiophonique à Québec, où les effectifs de journalistes des différentes stations de radio privées ont été réduits à la limite de l'indécence, voici qu'un propriétaire de station de radio propose de mettre son argent au bout de ses paroles.


LISTNUM 1 \l 14631     Après avoir fait l'acquisition de CHRC et avoir promis de respecter un minimum de 27 heures de programmation locale par semaine, Corus en réalise actuellement presque le double.  L'effectif de la salle des nouvelles de CHRC a doublé.  Depuis 20 ans à Québec, aucune autre salle de nouvelles, dans quelque média que ce soit, ne peut se vanter d'en avoir fait autant.

LISTNUM 1 \l 14632     D'importants investissements ont aussi été consacrés sur le plan technique.  Pourtant, le besoin est loin d'être comblé en matière d'information radiophonique à Québec.

LISTNUM 1 \l 14633     Il faut absolument chercher à atteindre la création d'une masse critique suffisante de journalistes pour bâtir une salle de nouvelles capable de garantir au public de la région de Québec une véritable qualité d'information.

LISTNUM 1 \l 14634     Les efforts consentis jusqu'à présent par Corus sont, à notre point de vue, fort louables, et sa proposition actuelle mérite la plus grande attention et le plus grand soutien.


LISTNUM 1 \l 14635     Il y a près de deux ans, aux audiences pour la vente de Radio Média à Corus, la population de la région de Québec s'est soulevée d'un seul bond, en pleines vacances estivales, pour faire savoir au CRTC qu'il était impérieux de maintenir et de développer nos espaces de production et de diffusion locales précisément en matière d'information.

LISTNUM 1 \l 14636     Mais la situation s'est encore une fois dégradée au cours des derniers mois dans la région de Québec, avec des coupures en matière d'information électronique, notamment à TQS et à Global.

LISTNUM 1 \l 14637     Voici qu'une entreprise, Corus, propose un projet crédible de développement d'un centre local de production et de diffusion de nouvelles.  A‑t‑on les moyens de dire non?

LISTNUM 1 \l 14638     Le calvaire de l'information radiophonique privée au Québec a assez duré.  S'il vous plaît, redonnez un peu d'espoir.

LISTNUM 1 \l 14639     Corus cherche maintenant à reconstruire une structure importante d'information radiophonique au Québec.  Refuser d'autoriser ce projet pour la région de Québec et pour le Québec tout entier constituerait, à notre avis, un grave rendez‑vous manqué.


LISTNUM 1 \l 14640     Le projet de Corus rencontre pour l'essentiel la position du Syndicat de CHRC exprimée devant vous en 2004, soit la création d'une salle de nouvelles forte, dotée d'un niveau de concentration acceptable, dont la facture peut être partagée par différentes antennes, qui, en retour, gagnent une qualité d'informations.

LISTNUM 1 \l 14641     Faire de la radio d'information engendre des coûts de production nettement plus élevés qu'une radio à prédominance musicale.  Si on veut être sérieux, il faut être conséquent et permettre, dans une limite raisonnable, le développement d'une base commune pour rentabiliser l'opération et créer l'espace locale de diffusion nécessaire et souhaitée par le public.

LISTNUM 1 \l 14642     On a beau parlé de diversité du paysage radiophonique canadien, mais quand les fondations de la maison sont en danger, ce n'est certainement pas le temps de planter des fleurs.

LISTNUM 1 \l 14643     Vous avez devant vous différents projets pour des radios spécialisées, notamment dans la musique classique et dans le jazz.  Il s'agit sans doute de projets intéressants, et nous ne voulons pas ici nous attarder à leur valeur intrinsèque.

LISTNUM 1 \l 14644     Cependant, ces projets ne nous apparaissent absolument pas pertinents dans le contexte actuel de la radio à Québec.  L'arrivée de la radio satellite au Canada pourra certainement combler les besoins des amateurs de musique classique et de jazz.


LISTNUM 1 \l 14645     Si on prend, par exemple, le projet de radio de musique classique actuellement devant vous, il devient, quant à nous, inquiétant de voir qu'on vous propose en guise d'information des bulletins de nouvelles en provenance d'une source télévisée, à savoir LCN.  Il nous semble qu'il y a très peu de place pour les nouvelles locales et régionales dans une telle approche.

LISTNUM 1 \l 14646     Radio‑Canada diffuse déjà de l'information locale, mais vous conviendrez sans soute qu'il est fondamental d'avoir une véritable diversité des sources d'information, même à la radio locale, alors qu'il est sans doute beaucoup plus secondaire d'avoir une multiplication des sources de diffusion de musique spécialisée.

LISTNUM 1 \l 14647     Comme les licences de radiodiffusion constituent une denrée limitée, nous estimons que le projet de Corus FM parlé à Québec passe haut la main le test de la valeur des avantages pour l'intérêt public.

LISTNUM 1 \l 14648     Le projet de FM parlé de Corus à Québec comporte, cependant, des éléments examinés.  Notamment, le nombre de journalistes prévu nous apparaît un peu trop ténu.  Nous estimons que le Conseil doit exiger beaucoup plus d'heures de nouvelles locales et régionales au FM.


LISTNUM 1 \l 14649     Si la volonté de Corus est de créer un FM parlé, nous croyons qu'une condition de licence quant à la production et la diffusion de nouvelles s'impose pour éviter qu'on crée des aléas de la vie radiophonique et des transactions commerciales, quelqu'un ne soit tenté de larguer la mission d'information pardessus bord.

LISTNUM 1 \l 14650     Nous souhaitons vivement que le Conseil exige par la voie de condition de licence le plus grand nombre d'heures possibles de production et de diffusion de nouvelles locales et régionales sur toutes les antennes de Corus dans la région de Québec.

LISTNUM 1 \l 14651     Il y a déjà beaucoup trop d'antennes au Québec qui ont une licence musicale, mais qui, aux heures de grande écoute, veulent s'accaparer les auditeurs en manque d'information radiophonique et qui s'improvisent journalistes sans respecter un minimum de règles de base de la profession.

LISTNUM 1 \l 14652     La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a souvent exprimé des mises en garde contre la confusion des genres dans les médias.  Lorsqu'il n'y a pas de véritables journalistes dans le décor pour enquêter, vérifier, expliquer les limites et le contexte d'une nouvelle, les risques de dérapage se multiplient, et on assiste trop souvent à la diffusion de jugement à l'emporte‑pièce qui ne reposent que très peu sur la réalité.


LISTNUM 1 \l 14653     Sur la question de la diffusion simultanée d'une même émission à CHRC et au nouveau FM parlé, nous notons l'engagement de Corus à l'effet que ces émissions n'auront pas pour conséquence de soustraire Corus à ses engagements de production locale pour les stations impliquées.

LISTNUM 1 \l 14654     Nous partageons l'avis de Corus à l'effet que certaines émissions de la nouvelle station de Corus pourrait très bien convenir à l'auditoire de CHRC et vice‑versa.  En fait, nous croyons qu'il est nettement préférable de diffuser une production locale qui viendrait remplacer une émission réseau en provenance de Montréal.

LISTNUM 1 \l 14655     Le Conseil a tranché lors de la vente de Radio‑Média.  Il a mis la table pour l'avenir de la radio d'information au Québec, jusque là incarné par la radio AM, principalement par le réseau Média.

LISTNUM 1 \l 14656     Le Conseil a mis la table, pas nécessairement au restaurant que nous avions souhaité.  Cependant, il n'est pas question pour nous de pleurer sur le lait renversé.


LISTNUM 1 \l 14657     Corus a trouvé, en arrivant à CHRC, maintenant Info 800, des artisans déterminés à relancer la radio d'information, la table est mise, et le chef que vous avez choisi, Corus, propose une cuisine centrale pour remplir les assiettes avec des menus adaptables selon ses stations convives.  Cette approche, certes, perfectible dans les prochaines années, nous convient.

LISTNUM 1 \l 14658     Au nom des artisans de la radio d'information, des jeunes de nos écoles de journalisme, de la population de la région de Québec qui vous a exprimé ses exigences pour une radio d'information locale, nous vous demandons d'approuver, avec les garanties nécessaires, la demande de Corus de lancer un FM parlé à Québec.

LISTNUM 1 \l 14659     Merci beaucoup.  Nous sommes disposés à répondre à vos questions.

LISTNUM 1 \l 14660     LE PRÉSIDENT : Merci.

LISTNUM 1 \l 14661     Madame Pennefather.

LISTNUM 1 \l 14662     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14663     Merci beaucoup pour vos commentaires ce matin.  Je dois dire à la fin, même si ce n'est que 10 heures et quart, je commençais à avoir un peu faim.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14664     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : On parle de mettre la table, un chef et tout.

LISTNUM 1 \l 14665     M. PERRON : Vous voyez qu'il y a un manque à Québec.


LISTNUM 1 \l 14666     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Surtout ici à Québec?

LISTNUM 1 \l 14667     M. PERRON : Oui.

LISTNUM 1 \l 14668     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : J'ai lu votre intervention... on a tous lu votre intervention écrite, et je pense que la position que vous avez est très claire.  J'ai quelques questions de clarification.

LISTNUM 1 \l 14669     Je vais peut‑être commencer avec votre paragraphe 8, aujourd'hui.  Vous êtes sans doute au courant des discussions qu'on avait eues pendant l'audience avec les requérantes et les intervenants concernant le marché de Québec et sa capacité vraiment, en termes économiques, d'absorber une nouvelle licence.

LISTNUM 1 \l 14670     Alors, je dois peut‑être reprendre vos mots et dire, est‑ce qu'on a les moyens à dire oui dans ce marché, c'est‑à‑dire d'octroyer une nouvelle licence?

LISTNUM 1 \l 14671     M. PERRON : Je crois sincèrement que oui, pour la simple et bonne raison que, actuellement, il y a des stations de radio qui accaparent d'énormes cotes d'écoute dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 14672     Nous croyons qu'il y a une place pour une radio véritable d'information, une radio qui n'est... il n'y a personne qui joue ce rôle‑là à la radio privée actuellement à Québec.


LISTNUM 1 \l 14673     Si on veut une diversité des voix, il y a, bien sûr, Radio‑Canada qui a des journalistes sur le terrain.  Moi, je travaille à INFO‑800, et je dois vous avouer que, de toutes les autres stations de radio commerciales, il n'arrive que de rares fois durant l'année que je vois sur le terrain un journaliste d'une autre station de radio commerciale.

LISTNUM 1 \l 14674     Bien sûr qu'il y a des heures d'information qui sont à des antennes, mais si on veut parler d'une véritable information de qualité, oui, il y a de la place, et actuellement, avec les parts de marché qui sont accaparés par quelques stations de radio prédominantes, il y a de la place.

LISTNUM 1 \l 14675     D'autant plus qu'on a signalé l'abandon, par exemple, d'un million 400 heures d'écoute dans le marché de Québec, et c'est peut‑être une façon également de ramener un public à la radio, puisque l'appauvrissement de l'information radiophonique au fil des ans en fait que plusieurs s'en sont détachés.

LISTNUM 1 \l 14676     Je crois que oui, c'est sûr que ça va nécessiter une réorientation, une répartition en quelque sorte de l'écoute, mais un moment donné, il y a peut‑être des auditeurs qui écoutent certaines stations par défaut, parce qu'il n'y a pas de véritable station d'information.


LISTNUM 1 \l 14677     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Oui, je comprends votre point de vue en terme des journalistes de l'information, mais si on parle aussi de votre souci pour que, en même temps, il y a une information plus stable, une information plus élaborée, disons, avec plus de journalistes, il faut aussi en même temps penser à la stabilité de l'économie de la radio à Québec.

LISTNUM 1 \l 14678     M. PERRON : Mm‑hmm.

LISTNUM 1 \l 14679     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Et dans ce sens‑là, j'étais un peu étonnée de voir vos commentaires sur le fait que ce marché n'a pas besoin de la radio, de musique classique, de musique jazz, de musique spécialisée.

LISTNUM 1 \l 14680     Sur quoi vous vous êtes basé pour dire ça en terme de l'auditoire, les écouteurs?

LISTNUM 1 \l 14681     M. PERRON : Bien, là‑dessus, soyons clair.  Le projet de musique classique, le projet de radio jazz, ce sont des projets qui ont une certaine valeur en eux‑mêmes, sauf que sur le plan de l'information et de la nouvelle régionale, ça laisse beaucoup à désirer, même pour les stations de radio country là qui ont un journaliste ou un journaliste et demi et parfois un animateur qui pourrait peut‑être faire le journaliste, et caetera.


LISTNUM 1 \l 14682     Et nous estimons que, pour l'intérêt public, on doit, d'abord et avant tout, avoir une station ou un groupe de stations de radio capable d'alimenter la radio en information avant... nous estimons que c'est prioritaire, avant de s'attarder à une diversité de radio aussi spécialisée que le jazz, que la musique classique, d'autant que la radio satellite arrive maintenant, offre ce type de produit.  Les chaînes Galaxie sur le câble font la même chose.

LISTNUM 1 \l 14683     On est rendu à l'ère des nouvelles technologies, avec le Podcasting et même le Wifi qui risquent de se développer.  Il nous semble qu'avant de s'occuper du dessert, on devrait s'occuper du met principal.

LISTNUM 1 \l 14684     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : On retourne à manger, c'est ça?

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14685     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Je trouve vos commentaires sur la radio satellite fort intéressants, ça va se soi, et je pense que j'ai bien compris votre position.  Merci beaucoup.

LISTNUM 1 \l 14686     Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14687     LE PRÉSIDENT : Monsieur French.


LISTNUM 1 \l 14688     CONSEILLER FRENCH : Monsieur Perron, j'ai une question.  J'aimerais vous inviter à appliquer toute cette rigueur professionnelle que vous apprêtez aux journalistes en répondant à cette question.

LISTNUM 1 \l 14689     Dans le paragraphe 25, vous dites :

"Lorsqu'il n'y a pas de véritable journaliste dans le décor pour enquêter, vérifier, expliquer les limites et le contexte des nouvelles, les risques de dérapage se multiplient.  On assiste trop souvent à la diffusion de jugement à l'emporte‑pièce qui ne repose que très peu sur la réalité."

LISTNUM 1 \l 14690     M. PERRON : Oui.

LISTNUM 1 \l 14691     CONSEILLER FRENCH : Compte tenu que vous préconisez une continuité entre le personnel des postes Corus actuels et de possibles nouveaux postes, est‑ce que vous êtes en train de nous dire que dans une radio parlée populaire, les mots de Corus, à Québec, il n'y aurait pas de jugement à l'emporte‑pièce?


LISTNUM 1 \l 14692     M. PERRON : Écoutez, ce qu'on dit, c'est que lorsqu'il n'y a pas de journaliste pour bien encadrer, bien définir une base de discussion, souvent, on entend des interlocuteurs à la radio... on entend ça partout dans plusieurs radios, parce qu'il faut dire que l'information radiophonique en a pris pour son rhume depuis plusieurs années au Québec.

LISTNUM 1 \l 14693     Quand il n'y a personne pour délimiter, pour expliquer la base, documenter la base d'une discussion, bien, ça donne parfois des discussions à l'emporte‑pièce, où les jugements ne peuvent pas être encadrés par une mise en situation élaborée selon les règles journalistiques.

LISTNUM 1 \l 14694     CONSEILLER FRENCH : Mais ce n'est pas ça la question.  La question : Est‑ce que Corus va garantir qu'il va y avoir cette personne‑là tout le temps?  Est‑ce qu'il le fait déjà?

LISTNUM 1 \l 14695     M. PERRON : Vous voulez dire si...

LISTNUM 1 \l 14696     CONSEILLER FRENCH : Vous travaillez pour Corus actuellement?

LISTNUM 1 \l 14697     M. PERRON : Oui.  Oui.

LISTNUM 1 \l 14698     CONSEILLER FRENCH : Est‑ce que vous nous dites que dans les deux postes Corus à Québec actuellement, les garanties que vous évoquez quant au professionnalisme journalistique existent?

LISTNUM 1 \l 14699     M. PERRON : Absolument.

LISTNUM 1 \l 14700     CONSEILLER FRENCH : Est‑ce que vous avez, par hasard, écouté votre propre poste ou votre poste soeur hier?


LISTNUM 1 \l 14701     M. PERRON : Hier?  Non.

LISTNUM 1 \l 14702     CONSEILLER FRENCH : Hier matin.  Bien, j'ai eu droit à la description du journaliste de CFOM aux activités du CRTC hier entre 6 h et 7 h le matin.

LISTNUM 1 \l 14703     M. PERRON : Mm‑hmm.

LISTNUM 1 \l 14704     CONSEILLER FRENCH : Tout ce que je peux vous dire là, si c'est ça le journalisme sérieux, si c'est ça le journalisme professionnel, si c'est ça le standard que vous trouvez approprié pour un poste de radio parlé à Québec, il y un manque énorme entre votre compréhension du professionnalisme et de précision et la mienne, et si vous voulez que j'entre dans les détails, je vais le faire, mais je vous avertis de ne pas le faire.

LISTNUM 1 \l 14705     M. PERRON : Mm‑hmm.  Je ne l'ai pas entendu, Monsieur le Commissaire.

LISTNUM 1 \l 14706     LE PRÉSIDENT : Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 14707     CONSEILLER ARPIN : Ma première question est subsidiaire à celle de monsieur French, et elle remonte aux paragraphes 23 et 24 de votre présentation.


LISTNUM 1 \l 14708     Sur la nouvelle radio parlée, proposée par Corus, je présume que ça ne sera pas une station d'information continue, donc, ça sera une information de nature parlée avec des animateurs, probablement des animateurs‑vedettes, comme ils en ont à leur station parlée de Montréal.

LISTNUM 1 \l 14709     Est‑ce que ça ne va pas un peu en porte‑à‑faux avec votre concept de pureté journalistique, d'avoir ces animateurs‑vedettes là?

LISTNUM 1 \l 14710     M. PERRON : Écoutez, les journalistes participent souvent à l'élaboration de telles émissions, interviennent, interviennent dans des bulletins de nouvelles, et il faut faire une nette distinction entre du commentaire, de l'opinion, et du journalisme.

LISTNUM 1 \l 14711     Ce qu'on dit par l'élaboration dans le mémoire, dans la présentation, c'est qu'il faut que la table soit bien mise pour qu'on puisse en délimiter la portée des propos, et moins il y a de journalistes dans le décor, plus il risque d'y avoir des débordements.

LISTNUM 1 \l 14712     CONSEILLER ARPIN : D'accord.

LISTNUM 1 \l 14713     Je veux maintenant aller à votre paragraphe numéro 20, dans lequel vous dites que le nombre de journalistes prévus vous apparaît ténue.  Vous avez même dit "trop ténue."

LISTNUM 1 \l 14714     M. PERRON : Mm‑hmm.


LISTNUM 1 \l 14715     CONSEILLER ARPIN : Alors, pour vous, de manière optimale, ça serait combien de journalistes que devrait avoir Corus à Québec pour remplir son mandat de manière bien adéquate?

LISTNUM 1 \l 14716     M. PERRON : Écoutez, ce qu'on regarde, ça serait plutôt une base de 10 journalistes pour desservir l'ensemble des trois stations qui seraient couvertes à ce moment‑là.  On parle de huit.  J'ai entendu ici le chiffre de huit.  Il me semble qu'à 10, on pourrait commencer à...

LISTNUM 1 \l 14717     CONSEILLER ARPIN : Corus nous a dit lundi que vous étiez présentement six; c'est exact?

LISTNUM 1 \l 14718     M. PERRON : Oui.

LISTNUM 1 \l 14719     CONSEILLER ARPIN : Et qu'il prévoyait l'embauche de deux autres pour en faire huit, et vous, vous dites que ça en prendrait deux de plus, effectivement?

LISTNUM 1 \l 14720     M. PERRON : Oui.

LISTNUM 1 \l 14721     CONSEILLER ARPIN : Ça termine mes questions, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14722     LE PRÉSIDENT : Merci.

LISTNUM 1 \l 14723     Madame Pennefather.

LISTNUM 1 \l 14724     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Juste une clarification sur ce point‑là.  Corus a parlé aussi d'amener des animateurs.  D'après vous, il y a une différence entre animateur et journaliste?


LISTNUM 1 \l 14725     M. PERRON : Oui.  Oui.

LISTNUM 1 \l 14726     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Merci.

LISTNUM 1 \l 14727     LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup.

LISTNUM 1 \l 14728     Madame la Secrétaire.

LISTNUM 1 \l 14729     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14730     J'aimerais indiquer, aux fins du dossier, que deux intervenants qui devaient comparaître à l'audience, soit l'ADISQ et la Canadian Hellenic Cable Radio Ltd., nous ont avisés qu'ils ne comparaîtraient pas à l'audience.

LISTNUM 1 \l 14731     Alors, j'inviterais maintenant le prochain intervenant, qui est la MBL Communication Média Inc., à se présenter à l'avant, s'il vous plaît.

LISTNUM 1 \l 14732     Monsieur Lachance, vous avez 10 minutes pour votre présentation.

INTERVENTION

LISTNUM 1 \l 14733     M. LACHANCE : Monsieur le Président, messieurs les vice‑présidents, mesdames les commissaires.  Mon nom est Marc Lachance.  Je suis Président de MBL Communication Média inc. et de Plage Lac Saint‑Joseph inc.  Cette dernière entreprise est située dans le comté de Portneuf.


LISTNUM 1 \l 14734     J'ai commencé ma carrière en radio le 20 mars '84 comme directeur‑général de CITF.  Depuis ce temps, je suis resté près du milieu, soit par des mandats de gestion de station, par l'enseignement et par la consultation.

LISTNUM 1 \l 14735     Avant de débuter mon texte comme tel, j'aimerais, au départ, clarifier les motifs de notre intervention puisque Corus Entertainment les a questionnés dans sa réplique.

LISTNUM 1 \l 14736     Notre intervention s'explique par deux motifs.  Depuis 1990, nous avons entretenu, à quelques reprises, des discussions en vue de l'acquisition de stations de radio de Québec, dont les réseaux devaient se départir pour des raisons de concentration.  Nous avons, donc, un intérêt marqué, et depuis longtemps, pour la radio dans le marché de Québec, incluant sa Rive Sud.

LISTNUM 1 \l 14737     Le CRTC ayant déjà annoncé son intention de lancer un appel de demandes pour la fréquence 98,1, MBL et ses partenaires ont l'intention de déposer une demande pour obtenir une licence pour une station locale et indépendante lorsque cette fréquence deviendra disponible suite à un jugement favorable de la cour.  Par conséquent, notre intérêt est encore très actuel.


LISTNUM 1 \l 14738     Si nous obtenons une licence pour opérer la fréquence 98,1, nos coûts d'opération seront plus élevés que ceux des réseaux qui réduisent leurs coûts en centralisant plusieurs fonctions de programmation et de gestion au bureau chef généralement situé à Montréal.

LISTNUM 1 \l 14739     Cet argument est, d'ailleurs, utilisé par Corus Entertainment dans ses deux demandes lorsqu'elle déclare :

"L'impact de la nouvelle station sera faible, d'autant que la plupart des stations disposent des assises et de l'expertise d'un grand groupe nationale de communications."

LISTNUM 1 \l 14740     Contrairement à Corus, nous croyons qu'au moins une entreprise locale, alliant l'expertise à de vastes ressources financières, devrait pouvoir détenir au moins une licence de radiodiffusion dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 14741     Cependant, pour qu'une station puisse investir suffisamment en programmation, en production, tout en maintenant un retour adéquat sur l'investissement, il doit y avoir un nombre optimum de stations dans le marché.


LISTNUM 1 \l 14742     En clair, il faut qu'une station puisse être rentable tout en faisant sa gestion, sa programmation musicale, sa programmation verbale et sa production à Québec.

LISTNUM 1 \l 14743     Le mémoire que nous avons présenté au Conseil défend la thèse qu'il y a actuellement un nombre optimum de stations dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 14744     Le deuxième motif qui sous‑tend notre intervention est basé sur nos convictions comme citoyens de Québec.  La région de Québec n'est pas une bourgade retranchée, c'est la capitale et le deuxième marché de la province.  Nous y constatons un exode important de jeune talent vers Montréal parce que les emplois offrant un défi intéressant sont de moins en moins présents à Québec.

LISTNUM 1 \l 14745     La gestion par les grands ensembles, que ce soit les grandes surfaces ou les grands réseaux, n'apporte pas seulement des effets positifs.  Il n'y a pas si longtemps, les décisions de gestion et de création prises par les médias de Québec étaient en grande partie prises à Québec.  Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et comme résultat, les jeunes qui veulent avoir un impact dans ce secteur d'activité quittent la région.


LISTNUM 1 \l 14746     Il s'est fait de l'excellente création en radio à Québec.  Pensons, entre autres, à l'émission "Le Zoo" du FM 93, qui a été développé à CJMF du temps où c'était une station indépendante.

LISTNUM 1 \l 14747     Les grands réseaux ont aussi apporté une contribution importante à la radiodiffusion, et il est légitime qu'ils occupent une place importante, mais ils ne doivent pas occuper toute la place, car en radio, contrairement au marché du détail, les économies d'échelle ne sont pas retournées au consommateur.

LISTNUM 1 \l 14748     Dans sa réplique au document que nous avons déposé, Corus suggère que notre analyse du marché est sommaire.  Nous répondons que, un, puisque, comme elle le note elle‑même, nous n'avons pas un intérêt financier immédiat dans ces audiences, nous avons limité notre analyse aux faits les plus importants.  Nous croyons, cependant, que les points que nous avons soulevés sont pertinents et que Corus n'y a pas répondu.

LISTNUM 1 \l 14749     Puisque nous sommes dans le marché et que nous le connaissons bien, nous n'avons pas non plus jugé nécessaire d'embaucher une autre firme locale pour faire l'analyse à notre place.

LISTNUM 1 \l 14750     Ayant, espérons‑nous, répondu de façon satisfaisante à la question de Corus concernant les motifs de notre intervention, nous ne reviendrons pas en détail sur tous les éléments déjà présentés dans notre intervention écrite.


LISTNUM 1 \l 14751     Avec votre permission, nous aimerions soulever quelques éléments intéressants, et parfois un peu coquace, des mémoires déposés et mettre l'emphase sur les éléments les plus importants de notre intervention écrite.

LISTNUM 1 \l 14752     Vous pouvez commencer le timing là.

LISTNUM 1 \l 14753     À la page 18 de l'analyse de Cossette pour Corus, il est dit, et nous citons :

"La cible prioritaire que Corus veut privilégier pour sa nouvelle station, soit les adultes 25‑54 ans, ne constitue la cible primaire pour aucune autre station commerciale du marché."

LISTNUM 1 \l 14754     À la page 27 du même rapport, il est dit, et je cite encore :

"Les adultes 25‑54 ans représentent 70 pour cent de l'ensemble des auditeurs de CJRC, c'est‑à‑dire Rythme FM."

LISTNUM 1 \l 14755     Je pense qu'il y a contradiction.


LISTNUM 1 \l 14756     Corus fait aussi une demande pour déplacer l'antenne de CFEL pour desservir le marché de la Rive Sud, alors qu'elle est propriétaire de CFOM, qui était jusqu'à récemment la station de la Rive Sud, la station de Lévis et de la Rive Sud.

LISTNUM 1 \l 14757     Peut‑être Corus pourrait‑elle envisager de ramener CFOM à Lévis si elle souhaite vraiment desservir la Rive Sud.  D'autant plus que la part de marché de CFOM dans cette zone, dans le secteur, chez les adultes de 25‑54 ans est passée de 15,7 pour cent à 7,7 pour cent entre l'automne 2001 et l'automne 2005, une baisse supérieure à 50 pour cent.

LISTNUM 1 \l 14758     Là, je suis dans la région 4215 de BBM.

LISTNUM 1 \l 14759     Dans le cas de CFEL Montmagny, on ne peut s'empêcher de penser que le premier réflexe d'une entreprise ayant de véritables racines dans le milieu aurait été autre que la solution proposée.  D'autant plus qu'il y a des indicateurs positifs dans cette région si on est un tant soit peu patient.

LISTNUM 1 \l 14760     Finalement, Lévis et la Rive Sud de Québec font‑ils partie du marché de Québec?  Pour quelqu'un de la région de Québec, la question semble tellement absurde qu'il est difficile d'y répondre de façon sérieuse.


LISTNUM 1 \l 14761     Référons‑nous simplement au document de Cossette/Corus intitulé "Demande de licence d'exploitation, nouvelle station radiophonique francophone marché de Québec."

LISTNUM 1 \l 14762     À la page 11 de ce rapport, section 2.1, on présente le marché de Québec et on y inclut Lévis.

LISTNUM 1 \l 14763     Le dossier de CKNU, quant à lui, nous laisse songeurs quant au marché à être desservi.  Remarquez que ça été clarifié un peu hier.  On peut quand même se demander quelle proportion de la population de Saint‑Ubald trip pop rock urbain.

LISTNUM 1 \l 14764     La décision d'acheter CKNU est tout de même récente, et les conditions économiques du marché de Portneuf n'ont pu changer de façon drastique en quelques mois.  De plus, et c'est un élément important, la clientèle visée par CKNU dans le marché de Québec, soit les 18‑24 et 18‑34 ans, est déjà desservie par deux stations, CHIC et CHOI.  En ce sens, l'offre de CKNU n'ajoute rien à la diversité culturelle.

LISTNUM 1 \l 14765     Radio Nord se place aussi en opposition aux grands réseaux en proposant que, et je cite :


"La majorité des radiodiffuseurs présents dans le marché sont actuellement largement inspirés par les têtes de réseaux à Montréal."

LISTNUM 1 \l 14766     On croirait que le bureau chef de Radio Nord est à Donnacona ou, à tout le moins, à Québec.  Mais on consultant le site web de la compagnie, on apprend que, et je cite le site web :

"Radio Nord Communications a établi son bureau de direction à Place Ville‑Marie, en plein coeur de l'activité socio‑économique de Montréal et de la province."

LISTNUM 1 \l 14767     Avec respect, nous aimerions suggérer au Conseil qu'il y a lieu d'être très prudent dans l'attribution de nouvelle licence car deux stratégies sont utilisées par certains groupes pour obtenir une licence.

LISTNUM 1 \l 14768     La première stratégie est de se positionner dans un créneau relativement marginal qui ne dérange personne d'autre et qui amène une diversité culturelle souvent bien vue par le CRTC, mais qui ne pourra jamais être rentable dans le marché.

LISTNUM 1 \l 14769     La deuxième stratégie est de demander une licence ou d'acheter une station dans un petit marché qui ne possède pas les ressources économiques nécessaires pour faire vivre une station de radio.


LISTNUM 1 \l 14770     Dans les deux cas, après quelques années et des efforts énormes, on revient devant le Conseil pour demander une modification de format ou l'accès à une autre marché.  Face à une telle demande, le Conseil a le choix de dire non et d'avoir l'air du fossoyeur de la radio ou d'accorder le changement.

LISTNUM 1 \l 14771     Ce n'est donc pas une mauvaise stratégie pour ces groupes, mais c'est défavorable à l'industrie de la radio et c'est totalement inéquitable.

LISTNUM 1 \l 14772     C'est aussi ce type de phénomène qui fait qu'il y a peu d'entreprises locales sérieuses qui demandent des licences alors que dans un marché comme Québec, il y a plusieurs entreprises prospères et bien gérées.

LISTNUM 1 \l 14773     En terminant, j'aimerais revenir sur quelques‑uns des points les plus importants soumis dans notre intervention écrite.


LISTNUM 1 \l 14774     Nous notons, d'abord, que le marché de Québec est actuellement bien pourvu en stations de radio de langue française.  Il compte 13 stations de radio de langue française, dont sept stations de radio privées, deux stations de radio publiques, une station religieuse, deux stations communautaires et une radio de campus, ce qui n'indique pas de déficit particulier en terme de diversité de services radiophoniques de langue française.

LISTNUM 1 \l 14775     Le marché de Québec compte actuellement une station de radio commerciale de langue française par tranche de 56 000 habitants, alors qu'à Montréal, les francophones disposent d'une station de radio commerciale de langue française par tranche de 157 000 habitants.  Québec n'est donc pas non plus en déficit en terme de nombre de stations de radio commerciale de langue française par millier d'habitants.

LISTNUM 1 \l 14776     Mais le phénomène le plus préoccupant demeure le faible dynamisme du marché radiophonique de Québec en terme de recettes publicitaires.  Celles‑ci ont été en situation de quasi‑stagnation de 2002 à 2005, avec une croissance de seulement 3,45 pour cent, ce qui est sensiblement inférieur à la croissance de l'inflation.


LISTNUM 1 \l 14777     Comme l'indique un des tableaux que nous avons présentés dans notre intervention écrite, parmi les 13 principaux marchés radiophoniques au Canada, celui de Québec se classe au 12e et avant‑dernier rang en ce qui a trait à la croissance des recettes publicitaires entre 2002 et 2005.  De plus, sa croissance ne représente que le quart du marché, c'est‑à‑dire Victoria, qui se classe en 11e position.

LISTNUM 1 \l 14778     Les données statistiques et financières du Conseil sur le marché de Québec confirment ce faible dynamisme et une baisse inquiétante de la rentabilité collective de la radio de langue française à Québec, particulièrement suite à l'ajout d'une nouvelle station.

LISTNUM 1 \l 14779     Comme l'indique le tableau qui suit, la marge baillie de la radio de langue française à Québec a chuté de 19,43 pour cent en 2001 à 11,6 pour cent en 2004.

LISTNUM 1 \l 14780     Si on regarde ‑‑ puis pour quelqu'un qui voudrait avoir une licence dans le marché de Québec, si on regarde le bailli moyen par station, à 400 000 dollars, c'est un peu inquiétant.

LISTNUM 1 \l 14781     La question de la radio commerciale de langue anglaise est aussi évidente.  La communauté urbaine de Québec ne compte qu'environ 10 000 habitants de langue maternelle anglaise, ce qui constitue un bassin plus que limité pour faire vivre une station de radio commerciale privée de langue anglaise.


LISTNUM 1 \l 14782     Cependant, elle compte plus de 170 000 habitants maîtrisant la langue anglaise.  Étant donné le petit nombre d'habitants de langue maternelle anglaise ou de langue maternelle anglaise et autre langue dans le marché de Québec, une telle station devra, évidemment, compter largement sur les auditeurs de langue maternelle française qui maîtrisent aussi l'autre langue officielle, et même des francophones unilingues, entraînant ainsi un transfert de l'écoute des francophones vers la station radiophonique de langue anglaise.

LISTNUM 1 \l 14783     J'aurais, d'ailleurs, beaucoup apprécié, je pense, cette station comme auditeur.

LISTNUM 1 \l 14784     Dans les circonstances, nous suggérons respectueusement au Conseil qu'à moins de chercher à augmenter la pression à l'anglicisation culturelle déjà très forte, il nous semble mal indiquer d'octroyer une telle licence dans un marché où il n'y a pas un bassin suffisant d'anglophones pour faire vivre une telle station.

LISTNUM 1 \l 14785     Bref, nous invitons le Conseil à ne pas accorder de nouvelle licence de station de radio de langue française ou de langue anglaise pour desservir le marché de Québec aux termes de la présente audience.


LISTNUM 1 \l 14786     Si la Cour suprême confirme la décision du Conseil de ne pas renouveler la licence de CHOI‑FM, il devrait, tel que déjà annoncé, lancer un appel de demandes visant exclusivement à substituer une station de radio de langue française à CHOI‑FM, d'autant plus que c'était le départ qui a lancé ces audiences‑ci.

LISTNUM 1 \l 14787     Nous remercions le Conseil de l'occasion qui nous a été offerte de lui faire part de nos commentaires et suggestions.

LISTNUM 1 \l 14788     LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup, Monsieur Lachance.

LISTNUM 1 \l 14789     Monsieur French.

LISTNUM 1 \l 14790     CONSEILLER FRENCH : Merci beaucoup, Monsieur Lachance.  C'est une analyse rigoureuse et très professionnelle, comme on s'attendrait d'une personne qui travaille dans ce milieu‑là, mais on ne voit pas si souvent que ça.

LISTNUM 1 \l 14791     J'espère que vous me pardonnerez si je vous pose certaines questions qui visent essentiellement à savoir pour qui, à part vous‑même, vous parlez aujourd'hui.

LISTNUM 1 \l 14792     Est‑ce que vous êtes retenu par une des parties dans cette audition?

LISTNUM 1 \l 14793     M. LACHANCE : Sous aucune considération.

LISTNUM 1 \l 14794     CONSEILLER FRENCH : Est‑ce que vous avez une relation commerciale la moindrement régulière avec une des parties?


LISTNUM 1 \l 14795     M. LACHANCE : D'aucune façon.

LISTNUM 1 \l 14796     CONSEILLER FRENCH : Alors, c'est de l'intérêt personnel que vous nous offrez cette analyse?

LISTNUM 1 \l 14797     M. LACHANCE : C'est un intérêt personnel.  J'ai depuis... j'ai négocié avec différentes entreprises pour l'acquisition de stations de radio à Québec depuis 1989.  J'ai négocié... j'ai été associé avec Claude Pratt pendant quelques années, et j'ai négocié pour faire l'acquisition de CHOI‑FM.

LISTNUM 1 \l 14798     La transaction aurait pu se faire, sauf que la station a été acquise par Télémédia à l'époque, et puisqu'elle ne voulait pas avoir de concurrence dans son marché, elle l'a remise, si je peux m'exprimer ainsi, à monsieur Demers.  Donc, évidemment, je n'ai pas fait l'acquisition de cette station‑là à cette époque‑là.

LISTNUM 1 \l 14799     Lorsque Astral a dû vendre CFOM, j'ai discuté avec Astral, et évidemment, ça s'est fait plus par un échange de stations, ce que je n'étais pas en mesure de faire.


LISTNUM 1 \l 14800     Depuis qu'il est possible que CFOM... pas CFOM, mais CHOI... que la licence de CHOI devienne disponible, et c'est ce qui semblait être clair dans les présentations du CRTC, je me suis associé à deux autres personnes ‑‑ qui ne sont pas ici aujourd'hui parce que ce serait prématuré ‑‑ qui sont dans des domaines, un de divertissement et l'autre de haute technologie, qui sont des gens très, très, très impliqués dans le marché de Québec et qui ont de très vastes ressources financières, et si la licence de CHOI‑FM devient disponible, nous allons répondre à l'appel de demandes qui sera lancé à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 14801     Mais je ne représente personne d'autre.  Je fais de la consultation en radio.  J'ai été... ma compagnie a été embauché par une firme qui n'est pas ici, qui n'a rien à voir avec ces audiences‑ci.

LISTNUM 1 \l 14802     J'ai été nommé comme fiduciaire par le Bureau de la concurrence et Astral Média pour des stations extérieures au marché de Québec, et ce mandat s'est terminé, dans le cas de trois stations, à l'automne, et il reste une station au Saguenay, le mandat se termine dans un mois.

LISTNUM 1 \l 14803     Est‑ce que c'est assez exhaustif comme réponse?

LISTNUM 1 \l 14804     CONSEILLER FRENCH : Non, c'est excellent, puis ça nous situe très bien... ça vous situe très bien.


LISTNUM 1 \l 14805     Si on voulait, donc, caractériser votre intérêt, on dirait que c'est que vous croyez que l'achat d'une... ou l'acquisition d'une éventuelle licence pour un CHOI‑FM déchu serait préférable dans le marché actuel que dans un marché qui serait, d'après vous, à ce moment‑là surpeuplé?

LISTNUM 1 \l 14806     M. LACHANCE : C'est exactement mon intérêt.  C'est la raison pour laquelle je suis ici aujourd'hui.

LISTNUM 1 \l 14807     CONSEILLER FRENCH : Bien.  Maintenant, l'analyse est très intéressante.  Vous étiez ici hier, avant‑hier?

LISTNUM 1 \l 14808     M. LACHANCE : Je suis ici depuis lundi.

LISTNUM 1 \l 14809     CONSEILLER FRENCH : Pauvre vous.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14810     M. LACHANCE : Mais j'ai eu un bon show de musique country.

LISTNUM 1 \l 14811     CONSEILLER FRENCH : Bien, nous l'avons aimé, en tout cas.


LISTNUM 1 \l 14812     Vous n'êtes pas sans savoir alors qu'on vit dans un espèce de monde à deux faces là.  Il y a un marché québécois de la radio qui est intéressant, qui a un potentiel important, qui peut faire vivre une ou deux licences additionnelles, d'une part; et d'autre part, nous vivons dans un marché où le revenu est fortement concentré, où la croissance n'est pas comparable à d'autres marchés canadiens, où il semble y avoir une brisure de liens économiques entre le marché général de détail et le marché de la pub radiophonique; et pour vous, c'est le deuxième et non pas le premier que vous percevez ici?

LISTNUM 1 \l 14813     M. LACHANCE : Bien, si vous voulez que je réponde à ma perception... puis ça fait assez longtemps que je veux acheter une station ou avoir une station de radio dans le marché de Québec que je suis ça, puis je me préoccupe d'assez près.

LISTNUM 1 \l 14814     Il y a un phénomène qui m'inquiète comme, disons, radiodiffuseur potentiel, et c'est la concentration au niveau du marché de détail.  C'est sûr que quand Réno‑Dépôt ou Rona l'entrepôt ou Home Depot arrivent à Québec et qu'ils font mourir plusieurs quincailleries petites ou moyennes, qui avaient peut‑être un ratio de dépenses publicitaires d'environ... puis j'ai un client qui avait, il y a pas si longtemps, un ratio de dépenses publicitaires de pas loin de 10 pour cent de ses ventes qui était dépensé en publicité.  C'était un très gros annonceur, radio, télé, journal, bon.


LISTNUM 1 \l 14815     Lorsque ces grands ensembles‑là achètent... ou achètent pas, remplacent... si par exemple, Home Depot remplace 15 petits quincailliers ou 20 petits quincailliers qui avaient un ratio de dépenses publicitaires, disons, de 6 pour cent de leur revenu, Home Depot, avec sa concentration de pouvoir d'achat n'a pas besoin de dépenser 6 pour cent de ses ventes en publicité.  Donc, automatiquement, ça un frais à l'expansion du marché publicitaire.

LISTNUM 1 \l 14816     Alors, dans ce sens‑là, je pense que c'est une des explications qui fait que la croissance du marché publicitaire local en particulier peut être anémique.

LISTNUM 1 \l 14817     Et en plus de ça, dans le marché de la radio, il ne faut pas oublier que le Conseil a attribué une licence il n'y a pas si longtemps là.

LISTNUM 1 \l 14818     CONSEILLER FRENCH : Alors, vous nous offrez non pas la sous‑tarification dans ce marché, mais plutôt la concentration des acheteurs potentiels?

LISTNUM 1 \l 14819     M. LACHANCE : Oui.  Oui, et donc, une baisse proportionnelle possible des dollars publicitaires investis.  C'est une hypothèse là, mais c'est une hypothèse qui me semble tellement évidente là.

LISTNUM 1 \l 14820     CONSEILLER FRENCH : Mais pourquoi ça ne s'applique pas à Victoria?


LISTNUM 1 \l 14821     M. LACHANCE : Je ne sais pas.  Peut‑être que le marché est plus vigoureux, qu'il y a plus d'expansion.  Peut‑être qu'il y a une croissance démographique.  Je ne connais pas bien le marché de Victoria, mais ici, il y a véritablement pas de croissance démographique.  Il y a une... on reçoit à Victoria une quantité énorme d'immigrants.

LISTNUM 1 \l 14822     À Québec, c'est un problème fondamental.  Il n'y a pas d'immigration à Québec, et puis les francophones, je suppose qu'ils font encore l'amour, mais ça ne résulte pas dans une natalité croissante.

LISTNUM 1 \l 14823     CONSEILLER FRENCH : Ils font encore l'amour là, on est rassuré de ça.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14824     CONSEILLER FRENCH : Mais c'est vrai, lorsque j'étais à l'Assemblée nationale, j'ai fait un rapport sur le déclin démographique des Québécois francophones.

LISTNUM 1 \l 14825     M. LACHANCE : Ah! ce n'est pas une expérience personnelle.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14826     CONSEILLER FRENCH : Je suis marié à une francophone.  En tout cas...

‑‑‑ Rires / Laughter


LISTNUM 1 \l 14827     CONSEILLER FRENCH : Non, mais Victoria, ce que j'essaie de dire... bon, entre les paragraphes 14 et 15, vous refaites le tableau qui est déjà dans la soumission que vous avez faite au Conseil, et je ne veux pas exagérer, mais il me semble que la concentration dans l'industrie de détail est autant présente dans d'autres marchés urbains canadiens qu'elle l'est à Québec.

LISTNUM 1 \l 14828     M. LACHANCE : La concentration, possiblement, mais si la population est en forte croissance, si l'économie est en forte croissance.  Victoria a connu non seulement une grande immigration mais une immigration asiatique extrêmement forte, et évidemment les...

LISTNUM 1 \l 14829     CONSEILLER FRENCH : Et bien nantie, par ailleurs?

LISTNUM 1 \l 14830     M. LACHANCE : Pardon?

LISTNUM 1 \l 14831     CONSEILLER FRENCH : Et bien nantie, par ailleurs?

LISTNUM 1 \l 14832     M. LACHANCE : Oui, bien, c'est exactement ça là.  C'est sûr qu'un immigrant qui arrive de Hong Kong parce que ça va se fusionner avec la Chine et l'immigrant qui arrive à Québec qui est en provenance de Haïti n'a pas les mêmes ressources financières là.  Ça me semble assez évident.


LISTNUM 1 \l 14833     CONSEILLER FRENCH : Je ne réussis pas à...  Donc, ce n'est pas la concentration au niveau du marché de détail, c'est la croissance démographique ou le manque de croissance démographique?

LISTNUM 1 \l 14834     M. LACHANCE : C'est un autre élément, oui.  Mais je pense que la concentration au niveau du marché de détail... en tout cas, je n'ai pas de chiffres pour l'appuyer parce qu'il faudrait vraiment faire le tour de combien dépensaient les petites entités avant, en proportion de leur budget, et combien dépensent les grandes entités.

LISTNUM 1 \l 14835     Mais c'est sûr que là, il y a des économies d'échelle au niveau de combien de dollars publicitaires sont investis par rapport aux dépenses du consommateur dans leurs entreprises.  Ça m'apparaît tellement...

LISTNUM 1 \l 14836     CONSEILLER FRENCH : Moi aussi.  Mais ça m'apparaît également évident pour Kitchener‑Waterloo et Halifax.  C'est là où on ne se rejoint pas, mais en tout cas.

LISTNUM 1 \l 14837     M. LACHANCE : O.K.


LISTNUM 1 \l 14838     CONSEILLER FRENCH : La thèse des demandeurs, des requérants semble surtout être qu'il y a eu non seulement ce phénomène‑là d'une croissance relativement compromise sur le plan radio par rapport à l'économie générale, puisque, pour eux, l'économie générale est très intéressante, nonobstant l'absence de croissance démographique, mais ce n'est pas ça la question.

LISTNUM 1 \l 14839     La question : Est‑ce que, donc, il y a une assiette ou une dépense potentielle avortée en pub à Québec?  Est‑ce que ça été suspendu à cause des soubresauts du marché qu'on connaît?  Est‑ce que ça va revenir dans deux ans, dans trois ans?  Est‑ce que ça revient déjà?  Est‑ce qu'on peut voir déjà dans les statistiques que ça revient?  Parce que toutes ces hypothèses‑là ou tous ces arguments‑là nous ont été présentés.

LISTNUM 1 \l 14840     M. LACHANCE : Moi, je ne vois pas ça comme ça.  Je suis un acheteur de radio là, et c'est sûr que... j'agis de deux façons là.

LISTNUM 1 \l 14841     J'agis comme conseiller, à l'occasion, pour des gens qui achètent de la radio, puis je suis propriétaire d'entreprise qui fait de la publicité.  Dans les deux cas, j'agis un peu différemment.


LISTNUM 1 \l 14842     Je dois vous dire que dans le cas de ma propre entreprise, je n'annonçais pas dans les stations de Gen‑X, O.K.  Par contre, si je conseille quelqu'un et que l'auditoire est là, je vais leur suggérer d'y aller si c'est un auditoire qui est jugé pertinent pour eux.  Alors, je ne suis pas sûr que ça eu une si grande influence que ça.

LISTNUM 1 \l 14843     Il y a une autre influence qui est au moins équivalente, si vous me permettez, concernant le désintérêt de la radio à Québec.  Évidemment, il est clair là qu'il y a trois animateurs... puis c'est conjoncturel là.

LISTNUM 1 \l 14844     Il y a trois animateurs populaires là qui ne sont plus en ondes.  Mais en général, les stations qui ont eu les plus fortes cotes d'écoute, puis je ne parle pas juste quand il s'est fait du trash radio, je parle quand il s'est fait de la bonne radio.

LISTNUM 1 \l 14845     Pensons au Zoo FM 93, qui était une station indépendante dans le temps.  Il y a généralement eu... la station en tête a généralement été la propriété de radiodiffuseurs locaux, et les grands réseaux ont toujours traîné de la patte à Québec en terme de cote d'écoute.

LISTNUM 1 \l 14846     Si on regarde, par exemple, des erreurs de réseau‑là, Astral qui s'est défait de Gilles Parent, qui s'est ramassé à CHOI‑FM, qui fait de la bonne radio, qui fait une radio locale, et qui, dans ses heures d'écoute, a de loin la plus grande part de marché.


LISTNUM 1 \l 14847     Alors, il y a toujours eu un intérêt pour la radio locale, c'est normal, sur ce qui se passe chez nous, et il y a toujours eu un peu moins d'intérêt pour ce qui était diffusé réseau, généralement en provenance de Montréal.

LISTNUM 1 \l 14848     Alors, ça peut expliquer aussi une baisse d'intérêt, puis une baisse de vouloir acheter.  Quand l'animateur vient faire un remote directement dans ton magasin‑là, puis qu'il est là, puis que tu le connais, puis bon...

LISTNUM 1 \l 14849     CONSEILLER FRENCH : Alors, nonobstant les discours résolument locaux qu'on a entendus des demandeurs, c'est votre avis que les chaînes ou les groupes ne peuvent pas vraiment s'adresser efficacement au marché québécois?

LISTNUM 1 \l 14850     M. LACHANCE : Bien, il faut comprendre, c'est des entreprises publiques dans la plupart des cas, des entreprises qui veulent avoir une licence, power to build, et donc, qui vont... et qui sont habituées à rencontrer le CRTC et à discuter.

LISTNUM 1 \l 14851     Ils connaissent le marché; ils savent comment présenter leur dossier.  Ils veulent des licences dans le marché, et une fois qu'ils ont les licences dans le marché, bien, ils vont travailler à les rentabiliser.


LISTNUM 1 \l 14852     La première chose qu'ils vont essayer de faire normalement, en tout cas, j'espérerais, c'est d'être local ou de vraiment donner un produit de qualité dans le marché.

LISTNUM 1 \l 14853     Mais la deuxième alternative devient quoi?  À partir du moment où, malgré ça, on a de la misère à percer, qu'est‑ce qui se passe, ça devient des réductions.  Je le sais, j'ai été à Télémédia pendant longtemps.

LISTNUM 1 \l 14854     Un moment donné, on disait, bien, qu'est‑ce qu'on fait avec CKCV, on peut‑tu le mettre dans le garde‑robe puis juste ouvrir la porte, mettre le piton à on, puis bon, on va espérer que, bon, ça va rester en ondes parce qu'on ne peut pas vraiment le fermer, mais il ne coûtera rien ou à peu près.

LISTNUM 1 \l 14855     Les études avaient démontré que, finalement, ça coûtait quand même 300 000, 400 000 piastres par année.  Ça fait que ça n'avait pas été fait.

LISTNUM 1 \l 14856     Mais je veux dire ça devient... à partir du moment où tu ne réussis pas après quelque temps à passer la rampe en terme de t'investis, puis ça ne rapporte pas, le deuxième réflexe, c'est de dire, on coupe.  Puis là, quand on coupe, bien, le résultat, c'est regarde, on a une programmation qui existe déjà, elle est là, alors, on la diffuse ailleurs.  C'est normal.  C'est logique.


LISTNUM 1 \l 14857     CONSEILLER FRENCH : Alors, en contraste, le propriétaire basé dans la ville où il a la licence?

LISTNUM 1 \l 14858     M. LACHANCE : Bien, tu n'as pas le choix.  Je veux dire, c'est croîs ou meurs.  Alors, si...

LISTNUM 1 \l 14859     Moi, j'ai acheté il y a quelques années, parce que j'y croyais, 10 millions de pieds carrés au Lac Saint‑Joseph près de Québec.  Les banques... puis sur le bord du lac, puis bon, et caetera.  J'opère ça, et ce n'était pas évident pour les banquiers, mais ça bien fonctionné, puis là, vous savez ce que ça fait, les terrains sur le bord de la mer puis sur le bord des lacs.

LISTNUM 1 \l 14860     Mais les premières années, bon, ce n'était pas nécessairement facile là, puis j'étais là sur place, puis je ne me payais pas de salaire, puis bon, je continuais à faire de la consultation.


LISTNUM 1 \l 14861     Si tu es propriétaire local, puis si tu es une personne d'affaires sérieuse, ton choix, c'est quoi?  Tu dis, regardes, c'est... tu n'as pas le choix, il faut que tu réussisses.  Alors, tu vas être là.  Tu es propriétaire d'entreprise, mais tu vas aller aider ton directeur ou ta directrice des ventes, puis le conseiller ou la conseillère publicitaire, quand tu rencontres les clients.  Puis tu parles de propriétaire d'entreprise souvent à propriétaire d'entreprise.  Alors, évidemment, ça donne un avantage que les réseaux n'ont pas.

LISTNUM 1 \l 14862     Ce n'est pas automatique comme succès non plus.  C'est pour ça qu'il faut avoir d'assez solides...  Mais c'est ça que je dis aussi, c'est que si le CRTC permet beaucoup ou trop de stations de radio dans un marché, ça devient qu'il n'y a aucun propriétaire local qui va prendre ce risque‑là, parce qu'il n'y a pas un propriétaire local, à moins qu'il veuille faire un flip puis vendre ça à quelqu'un d'autre, il n'y a pas un propriétaire local sérieux qui va vouloir investir si le potentiel n'est pas là, et c'est un des problèmes qu'on rencontre.

LISTNUM 1 \l 14863     CONSEILLER FRENCH : Alors, ce qu'on dit en anglais, le propriétaire local has more skin in the game?

LISTNUM 1 \l 14864     M. LACHANCE : That's for sure.

LISTNUM 1 \l 14865     CONSEILLER FRENCH : Donc, il est plus engagé, plus près.

LISTNUM 1 \l 14866     Bon, moi, j'apprécie beaucoup la clarté de votre présentation, et vous avez fait une analyse intéressante qui nous force à réfléchir, et je l'apprécie beaucoup.


LISTNUM 1 \l 14867     M. LACHANCE : Merci.

LISTNUM 1 \l 14868     LE PRÉSIDENT : Monsieur Lachance, est‑ce que la raison pour laquelle vous avez décidé de ne pas déposer une requête devant nous dans cette audience s'explique par vos paroles sur la première page, que vous pensez que... vous défendez la thèse qu'il y a actuellement un nombre optimum de stations dans le marché de Québec?

LISTNUM 1 \l 14869     M. LACHANCE : Oui, c'est pour ça.  Aussitôt que le CRTC a annoncé son intention de lancer un appel de demandes pour le 98,1, j'ai rencontré les fonctionnaires du CRTC, et évidemment, je me suis tenu en contact régulièrement avec eux depuis.  Mes discussions avez eux, évidemment, m'ont démontré, jusqu'à récemment je devrais dire, qu'il y aurait un appel de demandes pour le 98,1.

LISTNUM 1 \l 14870     Je ne crois pas qu'il y ait lieu, compte tenu... je pense, en tout cas, d'avoir fait ma contribution pour le démontrer.  Je ne crois pas qu'il y ait lieu d'accorder de nouvelles stations dans le marché, et évidemment, si je ne crois pas qu'il y ait lieu d'avoir de nouvelles stations dans le marché, bien, évidemment, je ne me présenterai pas ici avec une demande pour une nouvelle station dans le marché.


LISTNUM 1 \l 14871     Mais vous pouvez être sûr que je serai là pour le 98,1, à moins que vous accordiez quatre‑cinq nouvelles fréquences dans le marché.  On verra.

LISTNUM 1 \l 14872     LE PRÉSIDENT : Merci bien.

LISTNUM 1 \l 14873     M. LACHANCE : Merci.

LISTNUM 1 \l 14874     LE PRÉSIDENT : On va prendre une pause maintenant pour 15 minutes.  We will resume in 15 minutes.

‑‑‑ Suspension à 1058 / Upon recessing at 1058

‑‑‑ Reprise à 1115 / Upon resuming at 1115

LISTNUM 1 \l 14875     THE CHAIRPERSON:  Order, please.  À l'ordre, s'il vous plaît.

LISTNUM 1 \l 14876     Madame la Secrétaire.

LISTNUM 1 \l 14877     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14878     J'inviterais maintenant la prochaine intervenante, qui est la Mairesse de Lévis, au nom de la Ville de Lévis, la Chambre de commerce de Lévis et le CLD.

LISTNUM 1 \l 14879     Madame la Mairesse, vous avez 10 minutes pour votre présentation.

INTERVENTION


LISTNUM 1 \l 14880     Mme MARINELLI : Alors, mesdames, messieurs les commissaires, membres du CRTC, m'accompagnent ce matin ‑‑ je les en remercie ‑‑ monsieur Stéphane Labrie, Président de la Chambre de commerce de Lévis; monsieur Pierre Lapointe, Président de la Société de développement économique de Lévis.

LISTNUM 1 \l 14881     Alors, vous avez reçu, au nom de la Ville et de la Chambre de commerce et de la Société de développement, un mémoire en octobre 2005.  En novembre 2005, suite aux élections, j'ai le goût de faire une mise à jour du mémoire qui vous a été déposé.  Alors, je vous demanderais de bien vouloir annexer l'allocution que je vais faire ce matin au mémoire qui vous a été déposé.

LISTNUM 1 \l 14882     En tant que Mairesse de Lévis et au nom de mes citoyens et citoyennes, je viens plaider devant vous pour l'implantation sur notre territoire d'une station radiophonique locale.  Quatre projets vous ont été soumis en ce sens, et nous avons choisi de ne prendre partie pour aucun d'entre eux en particulier.


LISTNUM 1 \l 14883     Toutefois, forte de l'appui de la Chambre de commerce de Lévis et de la Société de développement économique de Lévis, et soutenue, notamment, par les forces vives du milieu culturel, communautaire, touristique, récréo‑sportif, éducatif, économique et de la santé, la Ville de Lévis tient à faire devant vous la démonstration de l'urgence de notre requête.

LISTNUM 1 \l 14884     En effet, en tant que 8e ville en importance au Québec, avec plus de 127 000 de population, Lévis devrait pouvoir compter sur au moins une station radiophonique émettant à partir de son territoire et mettant à sa disposition une équipe de journalistes bien implantée dans son milieu.

LISTNUM 1 \l 14885     Je débuterai, donc, par un état des lieux visant, notamment, à démontrer la vitalité exceptionnelle qui anime les citoyens et citoyennes de Lévis et leur sentiment d'appartenance à notre ville.

LISTNUM 1 \l 14886     Quelques données économique me permettront d'appuyer ce constat, mais aussi de faire valoir la viabilité d'une station locale.

LISTNUM 1 \l 14887     Par la suite, je vous ferai part de nos besoins en matière de communication, et plus largement, en matière d'outils de cohésion sociale.


LISTNUM 1 \l 14888     Regroupés autour de deux grands pôles commerciaux, celui de Desjardins à l'est, et celui de la tête des Ponts à l'ouest, les résidents de Lévis sont en lien avec les MRC de Bellechasse, de Montmagny, de Lotbinière et de la Beauce.  La Ville de Lévis étant dotée de plusieurs services d'envergure régionale, elle est devenue un pôle d'attraction pour la région Chaudière‑Appalaches, véritable lieu de convergence pour les populations locales et régionales.

LISTNUM 1 \l 14889     Pensons aussi à ces lieux de haut savoir tels que les centres de transfert de technologie, deux carrefours de la nouvelle économie et un campus universitaire en lien avec l'Université du Québec à Rimouski.

LISTNUM 1 \l 14890     Lévis est aussi le berceau de la coopération au Québec, avec la naissance du Mouvement Desjardins, et demeure sans contredit un carrefour incontournable des lignes de chemin de fer transcontinental.  Elle constitue le centre urbain le plus important de la région Chaudière‑Appalaches.

LISTNUM 1 \l 14891     Depuis le 1er janvier 2002, elle est formée par le regroupement de 10 municipalités qui ont fusionné leurs valeurs et leurs particularités pour former cette grande ville ayant une identité bien à elle.

LISTNUM 1 \l 14892     Actuellement, les 15‑64 ans représentent près de 72 de sa population, faisant de Lévis une ville jeune et dynamique, promise à une forte croissance.  On estime que d'ici 2026, Lévis connaîtra une progression de sa population de l'ordre de 7 à 10 pour cent.


LISTNUM 1 \l 14893     Sur le plan économique, Lévis regroupe le tiers de la population et le tiers des emplois de la région Chaudière‑Appalaches.  Elle bénéficie de l'économie la plus diversifiée de sa région et se distingue de Québec par la prépondérance de son secteur manufacturier.

LISTNUM 1 \l 14894     La présence sur son territoire de plus de 3 000 places d'affaires témoigne de sa grande vitalité.  De plus, en 2004 seulement, les entreprises installées à Lévis ont créé plus de 3 000 nouveaux emplois.  Cette même année, le taux de chômage était le plus faible dans la région métropolitaine de Québec et la région Chaudière‑Appalaches, avec 5,9 pour cent.

LISTNUM 1 \l 14895     Entre 2001 et 2004, la valeur des permis de construction a augmenté de 243 pour cent, ce qui confirme l'importante croissance économique de Lévis.

LISTNUM 1 \l 14896     L'offre commerciale est en pleine effervescence dans les pôles commerciaux est et ouest, avec des projets de construction et d'agrandissement d'une valeur supérieure de 150 millions de dollars.

LISTNUM 1 \l 14897     Enfin, la construction d'un centre de congrès et d'exposition régional, avec hôtel et édifice à bureaux attenants, et celle d'une zone commerciale importante à la tête des Ponts, dans le quartier Saint‑Romuald, auront un pouvoir de rétention certain sur la population locale.


LISTNUM 1 \l 14898     Les dépenses en consommation courantes au niveau régional s'élèvent à plus de 6,7 milliards de dollars annuellement.

LISTNUM 1 \l 14899     Dans un sondage réalisé récemment par la Chambre de commerce de Lévis auprès de ses membres, plus de 66 pour cent des répondants exploitant des commerces sur le territoire de Lévis ont manifesté leur intérêt à placer des publicités sur les ondes d'une radio locale, convaincus de pouvoir ainsi rejoindre plus adéquatement leur clientèle.

LISTNUM 1 \l 14900     Une station radiophonique ciblant la population du Grand Lévis bénéficierait, donc, d'un effort potentiel en terme de revenus publicitaires.

LISTNUM 1 \l 14901     Mais laissons là les chiffres pour nous pencher sur la vitalité culturelle qui fait la fierté de la Ville de Lévis.  Lévis compte plus de 350 artistes et une soixantaine d'organismes culturels qui participent et se mobilisent pour le développement de la culture dans leur milieu.

LISTNUM 1 \l 14902     Au‑delà de 150 spectacles sont présentés annuellement par les cinq grands acteurs de la scène culturelle, et ceux‑ci attirent plus de 15 000 spectateurs.


LISTNUM 1 \l 14903     Le jeune public n'est pas en risque avec trois séries de théâtre jeunesse et la programmation d'activités d'animation dans le réseau des bibliothèques.

LISTNUM 1 \l 14904     Une dizaine d'événements culturels, dont l'achalandage dépasse les 200 000 visiteurs annuellement, compte aussi parmi les attraits touristiques du milieu.  Soulignons plus particulièrement les grands événements tels que festivals, Village en Arts, l'International d'arts miniatures, et le Festival de contes de la maison natale de Louis Fréchette.

LISTNUM 1 \l 14905     L'information et la promotion des services, des programmes, des événements, des activités et des acteurs culturels du milieu auprès de la population locale et des visiteurs sont des incontournables.

LISTNUM 1 \l 14906     Pourquoi insistons‑nous pour l'implantation d'une station radiophonique?


LISTNUM 1 \l 14907     Entre autres, pour sa rapidité à rejoindre les citoyens.  Actuellement, la Ville de Lévis ne dispose pas de moyen de communication prioritaire lorsqu'elle a besoin de rejoindre sa population en temps réel, par exemple, pour émettre un avis concernant l'eau potable, les opérations de déneigement, les modifications ayant un impact sur la circulation routière, ou encore pour des mesures d'urgence à adopter en cas de menace à la santé ou à la sécurité publique.

LISTNUM 1 \l 14908     La présence sur son territoire d'une station radiophonique lui permettrait d'établir des ententes de diffusion visant à toujours tenir sa population dûment informée.

LISTNUM 1 \l 14909     À l'heure actuelle, la Ville de Lévis ne peut compter sur son territoire que sur des médias écrits, publiés sur une base hebdomadaire ou mensuelle, pour informer sa population.

LISTNUM 1 \l 14910     Pourtant, la population de Lévis est avide d'informations locales.  La preuve : les hebdomadaires régionaux ont un taux de pénétration de plus de 96 pour cent sur notre territoire versus moins de 15 à 20 pour cent pour les quotidiens de Québec.

LISTNUM 1 \l 14911     Consciente de l'importance qu'accordent les citoyens à l'information locale, la corporation de développement communautaire de Lévis, soutenues par le regroupement des Caisses populaires du Grand Lévis et de la Ville de Lévis, a mis sur pied un portail internet interactif icilévis.com, qui fait de Lévis la première ville au Québec à se doter d'un tel outil pour l'ensemble de son territoire.


LISTNUM 1 \l 14912     Ce portail vise à soutenir le milieu communautaire et les entreprises d'économie sociale, à améliorer la qualité de vie des citoyens en leur fournissant une information très ciblée, ainsi qu'à favoriser les achats locaux et le développement économique de Lévis.  Il ne peut, toutefois, à lui seul, palier à l'ensemble des besoins.

LISTNUM 1 \l 14913     À la lumière de ce constat, nous vous demandons de reconnaître et de prendre en considération le caractère distinctif de la Ville de Lévis par rapport à la Ville de Québec et au reste de la région Chaudière‑Appalaches, et de reconnaître les besoins spécifiques de la population lévisienne en terme d'information et d'affaires publiques, besoins qui ne sont comblés que de façon partielle par les médias actuels, qu'ils soient écrits ou électroniques.

LISTNUM 1 \l 14914     Nous vous recommandons d'accorder une licence ou deux de diffusion à un des quatre projets actuellement sujets à votre approbation et de considérer dans votre choix les aspirations de notre population, qui sont :

‑ de diffuser à partir de Lévis;

‑ de mettre du temps d'antenne significatif à la disposition des organismes et des artistes de la région;


‑ de susciter les débats d'idées sur des sujets d'intérêt régional;

‑ de produire des émissions d'information locale et quotidienne, avec l'appui de journalistes sur le terrain;

‑ de permettre à la ville de toujours garder sa population informée, notamment en cas d'urgence; et

‑ d'offrir aux nombreux commerces et entreprises l'opportunité de mieux rejoindre leur clientèle cible afin de soutenir leur développement.

LISTNUM 1 \l 14915     Merci de votre attention.

LISTNUM 1 \l 14916     LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup, Madame, messieurs.

LISTNUM 1 \l 14917     Quelques précisions peut‑être.  Votre intervention écrite était très claire, et aussi votre présentation orale ce matin.

LISTNUM 1 \l 14918     Mais dans l'intervention écrite, vous avez mentionné trois demandes d'émission.  Ça veut dire les demandes de Communications Lévis, monsieur Sauvé et Médialex, et maintenant, vous en ajoutez une quatrième.  C'est quelle demande vous ajoutez maintenant?

LISTNUM 1 \l 14919     Mme MARINELLI : Par rapport au premier?


LISTNUM 1 \l 14920     M. LABRIE : Au moment où...

LISTNUM 1 \l 14921     LE PRÉSIDENT : Par rapport à votre intervention.

LISTNUM 1 \l 14922     M. LABRIE : Au moment de la rédaction du mémoire, CFEL avait retiré sa demande modifiant...

LISTNUM 1 \l 14923     LE PRÉSIDENT : O.K.  Bon, je comprends.  Vous incluez maintenant CFEL?

LISTNUM 1 \l 14924     M. LABRIE : Oui.

LISTNUM 1 \l 14925     LE PRÉSIDENT : Parce que c'était ma question avant quand j'ai lu la présentation écrite, parce que, eux, ils soutiennent... hier, ils étaient devant nous, et ils ont soutenu, et je cite :

"Depuis 2001, la station CFEL‑FM de Montmagny offre un service radiophonique à la population de Lévis."

LISTNUM 1 \l 14926     Ensuite, la station s'identifie déjà comme la station 102,1 Lévis‑Montmagny, la Radio de la Rive Sud, un journaliste à Lévis, et caetera.

LISTNUM 1 \l 14927     Est‑ce que vous acceptez que cette station maintenant vous dessert?


LISTNUM 1 \l 14928     Mme MARINELLI : Ça me fait plaisir de répondre à cette question‑là, parce que oui, on est souvent interpellé.  Moi, je suis, à chaque semaine, en chronique avec les journalistes de cette station‑là, mais ce qui est assez coquace, c'est qu'on ne peut pas syntoniser cette station‑là dans nos résidences.

LISTNUM 1 \l 14929     Alors, quand... je vous conte une petite anecdote.  Durant la campagne électorale, c'est sûr que c'était la station qui desservait les chefs de partis.  Alors, quand on voulait entendre ce que les autres avaient à dire, bien, il fallait aller entendre ça dans notre voiture, parce que sinon, c'était impossible d'entendre.

LISTNUM 1 \l 14930     C'est quand même... pour une ville de 125 000 de population, je pense qu'on mérite un petit peu mieux que ça.

LISTNUM 1 \l 14931     LE PRÉSIDENT : Vous avez une position sur combien de licences?  Vous voulez...

LISTNUM 1 \l 14932     Mme MARINELLI : Bien écoutez, j'ai fait un peu d'ironie en disant une ou deux, mais je pense que ça fait tellement longtemps qu'on pense à une chez nous que ce serait déjà bien accueilli.

LISTNUM 1 \l 14933     LE PRÉSIDENT : Mm‑hmm.  Mais entre les requérantes, vous ne choisissez pas?

LISTNUM 1 \l 14934     Mme MARINELLI : Non, on préfère ne pas choisir.

LISTNUM 1 \l 14935     LE PRÉSIDENT : Comme toujours, c'est à nous à faire des décisions difficiles.

‑‑‑ Rires / Laughter


LISTNUM 1 \l 14936     Mme MARINELLI : Il nous arrive d'en faire aussi.

LISTNUM 1 \l 14937     LE PRÉSIDENT : J'imagine bien.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14938     LE PRÉSIDENT : Merci bien, Madame.

LISTNUM 1 \l 14939     Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 14940     CONSEILLER ARPIN : Merci, Madame la Mairesse.

LISTNUM 1 \l 14941     Dans votre texte à la page 3, vous dites qu'entre 2001 et 2004, la valeur des permis de construction s'est accrue de 243 pour cent, mais vous dites aussi ailleurs...

LISTNUM 1 \l 14942     Ma question, c'est : Vous l'attribuez à quoi, cette croissance?  Parce qu'on voit bien quand on regarde la région de Québec dans son grand ensemble, le Québec métropolitain incluant Lévis, on constate que, oui, il y a eu de la croissance économique, mais ce n'est certainement pas de l'ordre de 243 pour cent.

LISTNUM 1 \l 14943     Donc, quel phénomène qui s'est passé à Lévis pour que vous ayez ce type de résultat‑là?


LISTNUM 1 \l 14944     Mme MARINELLI : Bien, je vous dirais que la fusion des 10 villes, hein, c'était quand même des villes qui étaient en croissance.  Alors, en les fusionnant, il y avait beaucoup moins de barrières, et c'était plus facile de solutionner les demandes des promoteurs.

LISTNUM 1 \l 14945     À la tête des Ponts, on a maintenant des grands magasins qui viennent de s'installer là, mais ça fait au moins 15 ans que la MRC du temps y travaillait.  Dans le contexte d'une grande ville, je vous dirais que ça l'a facilité beaucoup.  Alors, c'est la fusion des 10 villes qui amène...

LISTNUM 1 \l 14946     CONSEILLER ARPIN : Vous parlez aussi qu'on estime que d'ici 2026, Lévis connaîtra une progression de sa population de l'ordre de 7 à 10 pour cent.

LISTNUM 1 \l 14947     Mme MARINELLI : Oui.

LISTNUM 1 \l 14948     CONSEILLER ARPIN : Or, on constate encore que la grande région métropolitaine de Québec n'a pas eu ce type de croissance‑là, puis je ne pense pas que les projections de données statistiques montrent que cette croissance‑là va bénéficier à l'ensemble de la grande région de Québec.

LISTNUM 1 \l 14949     À quoi attribuez‑vous cette croissance de la population?  Est‑ce que c'est la migration des gens de Québec vers la Rive Sud ou de l'immigration de d'autres régions du Québec ou de d'autres régions du monde ou un taux de natalité exceptionnel chez les francophones?


LISTNUM 1 \l 14950     Mme MARINELLI : C'est le sujet de la journée.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14951     Mme MARINELLI : Bien, je vous dirais que c'est des données statistiques là.  Dans toutes les données que nous avons, on...

LISTNUM 1 \l 14952     CONSEILLER ARPIN : On ne voit qu'après si c'est vrai.

LISTNUM 1 \l 14953     Mme MARINELLI : Non.

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 14954     Mme MARINELLI : On aurait pu vous donner où on a pris nos statistiques là, mais je pense que c'est la conjoncture qui fait que sur la Rive Sud actuellement, il y a des nouveaux résidents qui arrivent, puis on prévoit que ça va se maintenir dans les prochaines années.

LISTNUM 1 \l 14955     CONSEILLER ARPIN : Mais ils viennent d'où?

LISTNUM 1 \l 14956     M. LAPOINTE : Il y a le développement économique.

LISTNUM 1 \l 14957     Mme MARINELLI : Chaudière... oui, exactement.  Vas‑y, Monsieur...

LISTNUM 1 \l 14958     M. LAPOINTE : La création d'emplois qui se fait beaucoup plus à Lévis.  Il y a beaucoup plus de départs d'entreprises à Lévis qu'à Québec.


LISTNUM 1 \l 14959     CONSEILLER ARPIN : Donc, c'est des gens qui sont, soit dans Lac‑Etchemin, dans le MRC de Bellechasse ou de Montmagny...

LISTNUM 1 \l 14960     Mme MARINELLI : De Montmagny.

LISTNUM 1 \l 14961     CONSEILLER ARPIN : ...parce qu'on a entendu tous les déboires de Montmagny hier.  Ces gens‑là, évidemment, ont tendance à immigrer où il y a de l'emploi...

LISTNUM 1 \l 14962     Mme MARINELLI : Exact.

LISTNUM 1 \l 14963     CONSEILLER ARPIN : ...et c'est ça qui fait votre boom... votre boom économique, il se fait au dépens des régions limitrophes et non un apport de population externe là, d'immigration comme on en voit dans d'autres régions du Canada.

LISTNUM 1 \l 14964     Mme MARINELLI : D'accord.  Vous dites "au dépens."  Je pense que ce n'est pas au dépens.  Si on a les services...

LISTNUM 1 \l 14965     CONSEILLER ARPIN : Oui.  Non, non, je comprends.  Je comprends.  Je veux dire, si j'étais le préfet de la MRC de Lac‑Etchemin, je viendrais pleurer.

LISTNUM 1 \l 14966     Mme MARINELLI : Parce que je vous dirais qu'on travaille en étroite collaboration avec les préfets des autres MRC.  Puis Lévis, c'est un peu le leader de Chaudière‑Appalaches.

LISTNUM 1 \l 14967     CONSEILLER ARPIN : Oui.


LISTNUM 1 \l 14968     Mme MARINELLI : Alors, on essaie de travailler en étroite collaboration entre nous, de s'entraider plutôt que de s'entre‑déchirer.

LISTNUM 1 \l 14969     CONSEILLER ARPIN : D'accord.

LISTNUM 1 \l 14970     Ça répond à mes questions.

LISTNUM 1 \l 14971     LE PRÉSIDENT : Merci bien, Madame, messieurs.

LISTNUM 1 \l 14972     Mme MARINELLI : Merci beaucoup.

LISTNUM 1 \l 14973     M. LAPOINTE : Merci.

LISTNUM 1 \l 14974     M. LABRIE : Merci.

LISTNUM 1 \l 14975     LE PRÉSIDENT : Madame la Secrétaire.

LISTNUM 1 \l 14976     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 14977     J'aimerais maintenant inviter les quatre prochains intervenants à comparaître en panel.  Ils sont à l'appui de la même demande.

LISTNUM 1 \l 14978     Alors, je demanderais à monsieur Denis Cyr, Marc Picard, Député des Chutes‑de‑la‑Chaudière, l'Association des Gens d'affaires de Lévis‑Centre, et Diffusion Avant Scène à se présenter à l'avant, s'il vous plaît.

‑‑‑ Pause

LISTNUM 1 \l 14979     LE PRÉSIDENT : On va commencer peut‑être par monsieur Cyr; ensuite, monsieur Picard; ensuite, l'Association des Gens d'affaires de Lévis‑Centre; et ensuite, Diffusion Avant Scène.


LISTNUM 1 \l 14980     Quand vous êtes prêt.

INTERVENTION

LISTNUM 1 \l 14981     M. CYR : Je profite de l'occasion pour vous remercier de me recevoir ce matin.

LISTNUM 1 \l 14982     Aujourd'hui, bien sûr, étant donné qu'on appuie la station ‑‑ bien moi, personnellement ‑‑ de Communications Lévis, j'aimerais vous parler de la couverture déficiente qu'il y a depuis un bon bout de chemin, je pense, des stations de radio qui, je tiens à souligner, sont toutes sur la Rive Nord, en passant.

LISTNUM 1 \l 14983     Pour commencer, je vais vous parler d'un dossier qui me tient à coeur, parler de l'entreprise AIM de Lévis sur la Route‑des‑Îles.  Personne n'en parle, et pourtant, c'est un dossier très chaud.

LISTNUM 1 \l 14984     En plus d'avoir mis le feu sur l'ancien site d'enfouissement de Lévis, on les soupçonne de polluer davantage la rivière Etchemin, parce que tout semble fait en dehors des règles.  Je tiens à souligner, c'est l'ancien Maire Garon qui avait signé tout ça.


LISTNUM 1 \l 14985     C'est‑à‑dire qu'on contourne toutes les décisions ou les règles.  De plus, cette entreprise, pour être certains de combler leurs désirs, s'amuse à faire de l'intimidation en multipliant les mises en demeure pour ainsi décourager les gens qui auraient le goût de manifester contre eux.

LISTNUM 1 \l 14986     Il serait temps qu'en plus de parler de la pollution que cette entreprise produira, mais aussi de dénoncer la Ville de Lévis, qui autorisera un débit d'en moyenne 60 bois lourds à l'heure, et cela 24 heures sur 24, dans un quartier résidentiel où des enfants y jouent.

LISTNUM 1 \l 14987     N'oublions pas aussi la valeur mobilière de ces payeurs de taxes, qui en prendront un coup même s'ils paient autant que madame la mairesse.

LISTNUM 1 \l 14988     Je tiens à souligner aussi que je trouve déplorable que les stations de la Rive Nord n'en parlent pas plus.  C'est un peu comme s'ils se disaient que si c'est sur la Rive Sud, cela ne s'applique qu'à eux, et que, d'une certaine façon, cela ne les concerne pas.

LISTNUM 1 \l 14989     Il serait temps que, pour eux, il y ait autre chose que Ultramar et le projet Rabaska à Lévis.

LISTNUM 1 \l 14990     Toujours dans la même perspective de l'information transmise par les stations radiophoniques de Québec, il ne faudra pas passer sous silence la piètre information transmise à la population de la Rive Sud au sujet de la circulation sur les ponts.


LISTNUM 1 \l 14991     Souvent, j'ai entendu un animateur ou une animatrice nous informer que la circulation était lente sur le Pont Pierre Laporte et que si on pouvait encore changer de pont, de le faire, et rendu sur le bouchon d'accès, parce que là venait de créer un vrai bouchon, mais sur le pont de Québec, on pouvait se rendre compte facilement qu'il n'y en était tout autrement sur l'autre pont, l'animateur ou l'animatrice se basant uniquement sur un appel téléphonique pour nous informer sans pour autant en vérifier les faits.

LISTNUM 1 \l 14992     Je tiens à souligner que l'inverse peut se produire aussi.  Dernièrement, il y a eu une alerte à la bombe à la raffinerie d'Ultramar, et on nous a transmis l'information tellement tard que le Pont Laporte était pratiquement fermé depuis Henri‑IV.  C'est là qu'on peut se rendre compte du manque de connaissance de la situation lévisienne.

LISTNUM 1 \l 14993     Je comprends, par contre, ces animateurs de fuir les dossiers de la Rive Sud, car ça ne doit pas être facile de parler de dossiers dont on ne maîtrise pas la teneur.  C'est pourquoi, ici, on veut soutenir une demande pour Lévis par des gens de Lévis.


LISTNUM 1 \l 14994     Le projet présenté par monsieur Yves Sauvé sous le numéro 2004‑0772‑1 nous apprend qu'il était, à l'origine, accordé sur la bande AM.  Ce monsieur prétend ne pas avoir trouvé sur le territoire de Lévis un terrain zoné industriel pour installer son antenne.

LISTNUM 1 \l 14995     Je voudrais vous rappeler que la Ville de Lévis est la troisième ville en superficie au Québec, donc, 400 kilomètres carrés.  Est‑ce que ce monsieur est sérieux?

LISTNUM 1 \l 14996     Je ne comprends pas qu'il veuille nous présenter de la musique country.  Ce monsieur a‑t‑il pris des informations au sujet de la population qu'il voudrait desservir?

LISTNUM 1 \l 14997     Je ne peux approuver une telle demande parce qu'elle ne comble pas les besoins de notre région et de sa population.

LISTNUM 1 \l 14998     Au sujet du projet 2004‑1506‑7, j'aimerais vous dire au sujet de Communications Médialex qu'elle nous propose un projet AM.  Je me pose la question : Qui écoute encore cette bande aujourd'hui?  D'ailleurs, on sait que CHRC veut devenir FM.


LISTNUM 1 \l 14999     Lévis est une ville jeune, et sans oublier que les émissions parviendront en majorité de Montréal, on a besoin d'une station à Lévis pour faire connaître notre région déjà trop oubliée.  Mais je refuse qu'une station de Lévis serve plus d'émettrice à une autre de Montréal.  Il ne faut pas oublier qu'il y a déjà plusieurs stations à Québec qui font déjà la même chose.

LISTNUM 1 \l 15000     On nous impose facilement les ondes de Montréal, et comme il n'y aura plus de station à 100 pour cent de Québec par la fermeture de CHOI, je crois que pour cette raison, on doit appuyer Communications Lévis, qui sera la seule de notre territoire avec un contenu 100 pour cent régional.

LISTNUM 1 \l 15001     Le CRTC oblige les stations à diffuser un pourcentage de contenu musical francophone.  Alors, il serait intéressant d'aller dans le même sens au sujet des stations de radio.

LISTNUM 1 \l 15002     Par exemple, pour 10 stations, il pourrait y en avoir six stations à 100 pour cent régional.  Comme cela, on saurait vraiment ce qui se passe dans notre région, et en plus, on démonopoliserait ce monde de pouvoir.  Cela aurait aussi comme effet que les bénéfices monétaires des stations resteraient sur notre territoire.


LISTNUM 1 \l 15003     Pour revenir sur les stations à saveur country, dans le passé, j'ai eu la chance de travailler avec un ancien membre de votre communauté, monsieur Pierre Picard, pour ne pas le nommer.  Nous avons eu des discussions à ce sujet.

LISTNUM 1 \l 15004     Cela me fascinait d'apprendre le fonctionnement de la radio, et, à cette époque, CFOM, la défunte CFLS, était devenue country western.  Dans l'entreprise où je travaillais, souvent, on avait un animateur sur place pour faire de la publicité, et même à l'occasion, l'émission était directement faite sur place.

LISTNUM 1 \l 15005     En jasant avec l'animateur après un concours en ligne, cet animateur, qui était à ce moment‑là Michel Petit, avait dit à l'auditeur qu'il allait lui faire parvenir son prix.

LISTNUM 1 \l 15006     Surpris de cette initiative, j'ai posé la question à l'animateur : Pourquoi faire parvenir le prix quand toutes les stations demandent à leurs auditeurs de passer les chercher?

LISTNUM 1 \l 15007     Monsieur Petit m'a dit qu'il ne pouvait pas faire ça parce que les auditeurs étaient concentrés, en majorité, de la Côte‑de‑Beaupré et dans les terres sud de Lévis.  Alors, pour eux, c'était difficile de se déplacer, et c'était important pour leur station de conserver le plus d'auditeurs possibles.


LISTNUM 1 \l 15008     Dans leur position, c'était tout à fait normal, mais je me posais quand même la question suivante : Qu'est‑ce que cela aurait donné s'il avait pris le 20e auditeur, aurait‑il collé avec son stock?

LISTNUM 1 \l 15009     Maintenant, posons‑nous la question : Pourquoi faire une station radio country à Lévis quand c'est le monde de la Côte‑de‑Beaupré qui l'écoute?  Parce que souvent, lors de concours, les gens qui téléphonaient étaient de cet endroit et des régions éloignées.

LISTNUM 1 \l 15010     Et par la suite, on connaît le reste, c'est‑à‑dire les entreprises ont cessé d'encourager une station qui desservait un marché autre que les besoins de Lévis, et par la force des choses, la station CFOM a changé sa programmation musicale.

LISTNUM 1 \l 15011     Pour encore cette raison, je dois m'objecter à ce type de demande.  Lévis est beaucoup trop jeune pour appuyer ce genre de contenu, et c'est pour la même raison que l'on doit remettre la licence à un projet qui, de par son choix musical, pourra être compétitif.

LISTNUM 1 \l 15012     Au sujet du projet 2005‑1570‑3, pourquoi faire à Montmagny la même chose que Lévis, soit déménager la station?  Je veux bien croire que, pour nous à Lévis, Montmagny, c'est une petite ville où il se passe probablement moins de choses que chez nous, mais pourquoi on leur volerait leur radio?


LISTNUM 1 \l 15013     Ils disent dans leur dossier qu'ils vont continuer à donner des services à Montmagny.  Je vous rappelle que nous aussi à Lévis, lorsque CFOM a quitté, ils nous ont promis de garder un service.  On a eu droit à une bâtisse vide avec une grosse enseigne devant.  Ces gens‑là vont faire la même chose à Montmagny, c'est‑à‑dire les abandonner.

LISTNUM 1 \l 15014     On ne doit jamais dévêtir un territoire qui est bien desservi pour un autre.  Il est primordial que le CRTC prenne Lévis en exemple avant de rendre une décision qui servira à éliminer une région des ondes d'une station.

LISTNUM 1 \l 15015     La couverture d'un territoire versus les promesses d'une station de continuer à desservir de façon journalistique un territoire sont une façon contournée de faire encore plus de l'argent.  Cela a comme effet de négliger le sens même du vouloir d'une station, qui est l'information.

LISTNUM 1 \l 15016     Alors, posez‑vous la question : Pourquoi faire de sorte d'isoler une région comme Montmagny en acceptant le déménagement de la station au lieu de prendre les ingrédients qui sont en place?


LISTNUM 1 \l 15017     Nous avons la chance d'avoir déjà des entrepreneurs, et en plus, ils sont de la région.  Alors, en acceptant leur demande, vous empêcherez à Montmagny de se faire servir le même traitement que nous avons eu.

LISTNUM 1 \l 15018     Il serait important aussi de souligner le commentaire de monsieur Arcand lui‑même lundi.  Il a mentionné qu'il est important d'empêcher la montréalisation pour les gens de Québec.  Bien sûr, il parle en connaissance de cause avec ce qu'il a fait avec CHRC.

LISTNUM 1 \l 15019     En terminant, j'aimerais vous souligner que nous ne sommes pas seulement victimes des médias radiophoniques, mais aussi de la télévision.

LISTNUM 1 \l 15020     Pas plus tard que hier soir, j'écoutais les nouvelles de TVA, et la question du jour était : Quelle station conviendrait le mieux à Québec?  Et on parlait seulement des demandes faites pour Québec.  Jamais on a fait allusion de Lévis dans le reportage.

LISTNUM 1 \l 15021     J'espère que cette fois‑ci, le CRTC ne fera pas la même chose, en imitant les médias de cette région pour encore un fois nous oublier.

LISTNUM 1 \l 15022     En terminant, j'aimerais vous dire que, de par le passé, Lévis a été victime, et plus souvent qu'à son tour, oubliée par vos politiques.  Alors, il est grand temps de nous remettre ce qui nous revient.


LISTNUM 1 \l 15023     J'ai terminé.

LISTNUM 1 \l 15024     LE PRÉSIDENT : Merci.

LISTNUM 1 \l 15025     Questions pour monsieur Cyr?  Madame Pennefather.

LISTNUM 1 \l 15026     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Oui, juste des clarifications.

LISTNUM 1 \l 15027     M. CYR : Oui.

LISTNUM 1 \l 15028     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : En effet, Monsieur Cyr, merci pour vos commentaires qui...

LISTNUM 1 \l 15029     M. CYR : Ça me fait plaisir.

LISTNUM 1 \l 15030     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : ...ajoutent beaucoup aux commentaires écrits que j'ai devant moi.  J'avais, en fait, l'intention de vous demander pourquoi vous faites ces commentaires sur country versus un autre type de musique, et vous nous expliquez aussi, c'est relié au fait que Lévis est beaucoup trop jeune.

LISTNUM 1 \l 15031     Est‑ce que vous avez fait une étude, et pourquoi vous...

LISTNUM 1 \l 15032     M. CYR : La moyenne d'âge donne environ 37 ans sur la population de Lévis.  Puis écoutez, j'ai travaillé longtemps dans des bars, j'ai mis beaucoup de musique et ainsi de suite.  Je connais un peu la musique pour être capable de vous souligner ça.


LISTNUM 1 \l 15033     Puis le fait d'avoir déjà travaillé dans une entreprise où, comme je vous expliquais, on faisait des émissions, soit en direct, ou encore on faisait des tirages de choses.  Puis les animateurs me disaient eux autres mêmes que...  Monsieur Picard, entre autres, me disait que ça avait été un très mauvais choix, le country, parce que ça desservait mal le marché de Lévis.  C'est là‑dessus que je me basais.

LISTNUM 1 \l 15034     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Merci.

LISTNUM 1 \l 15035     Une autre clarification.  Aujourd'hui, à la page 2, vous utilisez le terme :

"Lévis, qui sera la seule de notre territoire avec un contenu à 100 pour cent régional."

LISTNUM 1 \l 15036     M. CYR : Oui.

LISTNUM 1 \l 15037     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Qu'est‑ce que vous voulez dire par "régional"?

LISTNUM 1 \l 15038     M. CYR : Je veux dire qu'il sera animé à 100 pour cent par des gens de la population, des animateurs de Lévis, et non un contenu qui va venir de l'extérieur de la ville.

LISTNUM 1 \l 15039     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Alors, quand vous parlez de "régional"...

LISTNUM 1 \l 15040     M. CYR : Oui.

LISTNUM 1 \l 15041     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : ...au lieu de local...


LISTNUM 1 \l 15042     M. CYR : J'aurais pu utiliser le terme "local."  Ça aurait été plus approprié.

LISTNUM 1 \l 15043     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Ça veut dire Lévis?

LISTNUM 1 \l 15044     M. CYR : Absolument.

LISTNUM 1 \l 15045     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Maintenant, la dernière question.  Vous êtes certainement au courant que le contour proposé par Communications Lévis couvre, ça va de soi, le marché central du Québec, la Ville de Québec.

LISTNUM 1 \l 15046     Qu'est‑ce qui ferait en sorte que, même avec ce contour, le service sera surtout vers Lévis?

LISTNUM 1 \l 15047     M. CYR : Écoutez, la station... comme madame la mairesse l'expliquait tout à l'heure, la couverture par CFEL, que CFEL nous propose actuellement, est vraiment... ce n'est pas suffisant pour le marché de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15048     Je pense que, avec ce qu'ils offrent, la population de Lévis va avoir la possibilité d'entendre un peu... du moins en totalité, toute la population va avoir la chance d'entendre ce qui se passe sur notre territoire.  Puis pour les gens de Québec, ça sera bien pour eux autres de ce qui se passe un peu sur la Rive Sud.


LISTNUM 1 \l 15049     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Merci beaucoup, Monsieur Cyr.

LISTNUM 1 \l 15050     M. CYR : De rien.

LISTNUM 1 \l 15051     CONSEILLÈRE PENNEFATHER : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 15052     LE PRÉSIDENT : Monsieur Picard.

LISTNUM 1 \l 15053     M. PICARD : Merci.  Merci de me recevoir, Monsieur le Président, les vice‑présidents, les commissaires.

LISTNUM 1 \l 15054     Moi, je suis député à l'Assemblée nationale, et je représente l'ouest de la Ville de Lévis, c'est‑à‑dire le secteur le plus jeune de la ville.

LISTNUM 1 \l 15055     Tantôt, un des commissaires parlait qu'il y avait beaucoup d'expansion.  C'est le secteur de la Tête‑des‑Ponts, un développement économique fort, beaucoup de croissance dans les industries et surtout un boom dans l'immobilier résidentiel.

LISTNUM 1 \l 15056     Mais avant tout, je tiens à préciser que je ne suis pas ici pour représenter l'industrie des diffuseurs, mais je suis ici pour représenter les citoyens que je représente fièrement à l'Assemblée nationale du Québec.


LISTNUM 1 \l 15057     Donc, le but de mon intervention est de vous démontrer le caractère distinct de la Ville de Lévis par rapport au marché de Québec, démontrer la nécessité d'une station de radio locale pour Lévis, doter Lévis d'une station de radio locale qui couvrira la vie et l'actualité de la Ville de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15058     Si on veut que les gens se sentent interpellés par les politiciens de la Ville de Lévis, par les commerçants de la Ville de Lévis, ça prend une radio locale, une radio capable d'offrir une couverture complète et continue pour Lévis.

LISTNUM 1 \l 15059     Tout à l'heure, madame la mairesse parlait lors d'événements urgents d'être capable de passer un message direct aux citoyens de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15060     Mais je vais vous faire le portrait de la Ville de Lévis.  C'est près de 127 000 habitants.  C'est la 8e ville en importance au Québec.  C'est le plus grand centre urbain de Chaudière‑Appalaches.  C'est un centre commercial et institutionnel de Chaudière‑Appalaches.

LISTNUM 1 \l 15061     C'est un pôle majeur de transport aussi.  Nous avons le fleuve.  Nous avons l'autoroute 20 qui traverse la province.  Et nous avons aussi un taux de chômage très bas et une croissance économique très soutenue.  Le taux de chômage, c'est un des plus bas au Québec et au Canada.


LISTNUM 1 \l 15062     C'est une ville avec ses propres intérêts surtout depuis la fusion, la création de la nouvelle ville, ses propres intérêts et ses propres créneaux de développement économique.

LISTNUM 1 \l 15063     En clair, la Ville de Lévis là, ce n'est pas la Ville de Québec.  Je comprends que les ondes radiophoniques traversent des frontières délimitées dans le monde municipal, mais ce n'est pas la Ville de Québec, ce n'est pas le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 15064     D'autres indicateurs démontrent clairement aussi que la ville se développe comme un centre régional et non comme une banlieue ou comme une ville dortoir.

LISTNUM 1 \l 15065     Tout à l'heure, madame la mairesse parlait de développement d'un pôle commercial à la Tête‑des‑Ponts.  Il y a d'autres projets aussi sur la table.  Il y a plusieurs projets d'investissement.

LISTNUM 1 \l 15066     Il y a des institutions d'enseignement.  Il y a une antenne de l'Université du Québec à Rimouski qui est à Lévis.  Il y a un secteur de l'hôtellerie, puis il faut se rappeler que le Mouvement Desjardins est un acteur important sur la Rive Sud.


LISTNUM 1 \l 15067     Donc, toutes ces données démontrent bien que la Ville de Lévis est en plein développement et qu'elle peut être enviée par plusieurs autres villes québécoises.

LISTNUM 1 \l 15068     J'aimerais faire un parallèle avec la situation de Gatineau‑Ottawa.  Ici, nous vivons une situation semblable.  Nous avons Québec et Lévis.

LISTNUM 1 \l 15069     À Gatineau, il y a 238 000 citoyens, et ils ont droit à quatre radios.  Lévis, nous avons 127 000 citoyens.  Je crois que nous devrions avoir minimum une, et si possible, deux radios de Lévis pour couvrir l'actualité lévisienne.

LISTNUM 1 \l 15070     Donc, par cette démonstration‑là, je vais vous dire tout simplement, ce n'est pas un caprice de vouloir avoir une radio à Lévis, c'est une nécessité pour les gens de Lévis, qui demeurent à Lévis, qui ont décidé d'élever leur famille et de prospérer à Lévis.

LISTNUM 1 \l 15071     Les effets d'une radio locale à Lévis, tant qu'à moi, ça va développer, comme je disais tout à l'heure, le sentiment d'appartenance à la ville, faire une couverture de l'actualité locale.


LISTNUM 1 \l 15072     Tout à l'heure, madame la mairesse parlait de campagne électorale.  Moi, en tant que député à l'Assemblée nationale, je dois informer mes citoyens.  Je prends position dans certains dossiers, et vous seriez peinés de voir le peu de journalistes de la Rive Nord qui osent traverser les ponts pour venir couvrir des conférences de presse à Lévis, sauf que, je ne cacherai pas, si c'est des meurtres ou des feux, là, on va être là.

LISTNUM 1 \l 15073     Mais pour couvrir les événements positifs, les prises de position importantes pour le développement, on a beaucoup de difficulté à faire traverser les journalistes, peu importe... je ne vise pas seulement la radio.  Les journaux et la télé ne sont pas plus présents.

LISTNUM 1 \l 15074     Donc, aussi, le fait d'avoir une radio locale à Lévis permettrait aux artistes locaux de se faire connaître, et aux commerçants aussi de prospérer encore plus.

LISTNUM 1 \l 15075     Tout à l'heure, un des commissaires posait la question, avec le rayonnement d'une radio à Lévis, c'est normal qu'elle va rayonner à Québec, peu importe.  L'important, c'est que les citoyens de la Ville de Lévis qui veulent avoir de l'information sur la Ville de Lévis, sur leur quotidien, vont avoir un poste pour syntoniser et s'assurer que oui, ils vont être au fait de l'actualité.


LISTNUM 1 \l 15076     Donc, pour conclure, je vous dirais tout simplement, il y a des projets avec des créneaux spécifiques.  Si vous allouez, selon moi, un créneau spécifique à Lévis, vous ne reconnaissez pas l'entité de la Ville de Lévis, parce que, exemple, il y a un projet... je vais citer celui‑là, mais je ne vise pas celui‑là en particulier.

LISTNUM 1 \l 15077     La musique country.  Si vous dites, la Ville de Lévis, c'est de la musique country, vous décidez... vous présupposez que les Lévisiens, c'est la musique country qu'ils aiment.  Moi, c'est beaucoup plus sur l'actualité avec un créneau général de musique tout simplement.

LISTNUM 1 \l 15078     Donc, tout simplement, je serais disponible pour vos questions.  Ça va me faire plaisir.

LISTNUM 1 \l 15079     LE PRÉSIDENT : Merci.  Je pense qu'on va procéder dès maintenant, comme vous étiez déjà sur le panel, Monsieur Picard.  On va vous écouter.  Après ça, les conseillers vont poser des questions...

LISTNUM 1 \l 15080     M. PICARD : Pas de problème.

LISTNUM 1 \l 15081     LE PRÉSIDENT : ...à des différents membres.  Comme ça, on va avoir accès à vous tous à la même fois.

LISTNUM 1 \l 15082     J'appelle maintenant l'Association des Gens d'affaires.

INTERVENTION

LISTNUM 1 \l 15083     M. BERNIER : Monsieur le Président, mesdames, messieurs les conseillers.  Je m'appelle Ghislain Bernier, et je représente les Gens d'affaires de Lévis‑Centre.


LISTNUM 1 \l 15084     Notre association regroupe, bonant malant, 70 à 100 membres, et qui, par ses activités, fait la promotion des membres dont les commerces et industries sont situés dans les anciennes municipalités de Saint‑Romuald, Saint‑Jean‑Chrysostome, Charny et Breakeyville, qui sont maintenant fusionnées avec la grande ville de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15085     Notre association appuie formellement la demande d'une licence déposée par Communications Lévis au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

LISTNUM 1 \l 15086     Tout d'abord, Communications Lévis, par son Président Michel Cloutier, est un membre actif de notre association, et monsieur Cloutier est personnellement résident de la Ville de Saint‑Jean‑Chrysostome, donc, de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15087     Le premier constant que l'association fait est que la Ville de Lévis est nettement déficitaire quant à la présence médiatique sur son territoire.

LISTNUM 1 \l 15088     En effet, d'un point de vue local, seulement deux hebdomadaires, soit "Le Peuple" et "Le Journal de Lévis," offrent aux citoyens de Lévis une information de qualité, de couleur, je dirais, régionale ou locale, qui traite des affaires de Lévis.


LISTNUM 1 \l 15089     Il est stupéfiant de constater que Lévis, qui compte 125 000 habitants et qui réside dans un territoire qui est, en fait, la troisième ville en importance en terme de superficie dans la province, ne possède pas sur son territoire une station de radio.

LISTNUM 1 \l 15090     Cette situation fait en sorte que Lévis et sa région est à la merci du bon vouloir des médias de la Rive Nord quant à la couverture médiatique des dossiers qui intéressent principalement la Ville de Lévis et ses citoyens.

LISTNUM 1 \l 15091     Par exemple, le dossier du centre des congrès.  On parlait tout à l'heure des élections municipales.  Il y a eu, il y a quelques années, un référendum sur les diffusions municipales, et actuellement, il y a un dossier qui est chaud et qui est très d'actualité pour les gens de la Rive Sud, qui est le projet Rabaska.

LISTNUM 1 \l 15092     Ils n'ont jamais reçu, à notre avis, qu'une couverture superficielle des médias de la Rive Nord, alors qu'une station de radio locale aurait donné une couverture particulière de ces événements et dossiers qui aurait parlé aux gens de Lévis.


LISTNUM 1 \l 15093     Je suis un résident de Lévis, et n'importe lequel des résidents de Lévis vous dira que Lévis est une ville distincte de sa voisine de la Rive Nord.  Sa population, son économie, sa vie culturelle et sa superficie font en sorte que Lévis est une entité autonome et distincte de la Ville de Québec.

LISTNUM 1 \l 15094     Nous croyons que l'implantation d'une station de radio à Lévis serait un élément rassembleur et mettrait à lumière ce caractère distinct de la Ville de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15095     Nous appuyons la demande de Communications Lévis parce qu'il s'agit d'une entreprise qui vient de Lévis et dont le président est résident de Lévis et qui comprend bien les besoins des citoyens de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15096     Nous comprenons de la demande de Communications Lévis que cette dernière retournera à la communauté de Lévis les investissements qu'elle fera dans sa communauté, ne serait‑ce que par la couverture des événements médiatiques des dossiers de Lévis et par le rayonnement que cette station pourra donner à notre ville.

LISTNUM 1 \l 15097     Nous souscrivons à l'engagement clair et précis de Communications Lévis d'établir dans sa ville une radio dite régionaliste et qui répondra aux besoins clairs et précis des gens de cette ville.

LISTNUM 1 \l 15098     Merci.

LISTNUM 1 \l 15099     LE PRÉSIDENT : Merci.


LISTNUM 1 \l 15100     Diffusion Avant Scène.

INTERVENTION

LISTNUM 1 \l 15101     M. JEAN : Oui, bonjour, et merci, d'abord, aux membres du Conseil de nous accueillir.

LISTNUM 1 \l 15102     Mon nom est Rhéal Jean.  Je suis Président de Diffusion Avant Scène.

LISTNUM 1 \l 15103     Diffusion Avant Scène est un organisme qui a pour mandat de faire la promotion des artistes émergents et de la relève, et pour ce faire, nous opérons une salle de spectacle, le Bureau de Poste, à Lévis, dans le quartier Saint‑Romuald, et j'ai, d'ailleurs, avec moi madame Julie Gingras qui est la coordonnatrice de nos opérations.

LISTNUM 1 \l 15104     Notre mandat, comme je vous le disais, c'est de faire la... à travers une salle de spectacle, faire la promotion des artistes de la relève, et la relève, ça peut être... vous savez, monsieur Reid Chénier a commencé à 44 ans.  Alors, ce n'est pas nécessairement juste la relève de 15 à 25 ans.

LISTNUM 1 \l 15105     Alors, nous avons une programmation en automne et en hiver principalement de chant et musique, alors qu'en été, nous avons une programmation de théâtre d'été, avec, comme cette année... l'année dernière, les finissants du Conservatoire de Québec.


LISTNUM 1 \l 15106     Nous, notre problématique, c'est d'avoir ‑‑ et c'est la raison de notre présentation ici ‑‑ c'est d'avoir accès à des moyens de communication de masse avec un coefficient de rendement qui est acceptable.

LISTNUM 1 \l 15107     Comme je le disais dans le mémoire que nous avons déposé, nous avons un urgent besoin d'un véhicule de radiodiffusion accessible à un prix raisonnable et qui saura rejoindre notre clientèle.  C'est notre problématique, et pour développer cela, je vais m'adresser aux experts que vous êtes, vous, les membres du Conseil.

LISTNUM 1 \l 15108     La politique de radiodiffusion du Canada depuis 100 ans a été bâtie, élaborée en tenant compte de la problématique suivante.  Une faible population sur un vaste territoire qui fait face à un immense voisin très riche, peuplé, qui a une grosse production, et entre ces deux là, il y a une frontière.  Cette frontière n'est pas nécessairement... oui, on peut la traverser, mais plus important, les ondes la traversent facilement.  Alors, c'est notre problématique, nous, à Lévis.


LISTNUM 1 \l 15109     Alors, quand je vois la politique qui a été développée par le Canada à travers des outils comme le CRTC, alors, moi, j'invoque devant vous que notre problématique est la même à un niveau plus réduit.

LISTNUM 1 \l 15110     Nous sommes une faible population, 125 000, face à une population de 400 000 à 500 000.  Nous sommes sur une mince bande.  Partir du point de Lévis jusqu'à Saint‑Étienne, bien, c'est quand même une bande, un peu comme le Canada.  Nous avons une frontière entre nous.  Le fleuve, il faut bien se dire, est une frontière.  Cette frontière‑là, il y a deux lignes droites dessus, le Pont de Québec et le Pont Pierre‑Laporte, puis il y a une ligne pointillée, c'est le traversier.

LISTNUM 1 \l 15111     Alors, pour nous, on est un peu isolé, mais on doit quand même recevoir toute la production qui se fait de Québec.  Ce n'est pas péjoratif ce que je dis là, au contraire.

LISTNUM 1 \l 15112     Alors, quand arrive le temps d'avoir une couverture ou d'avoir accès à des médias de masse, nous sommes en compétition avec des joueurs avec lesquels on n'est pas capable de compétitionner.

LISTNUM 1 \l 15113     Et ici, moi, je ne voudrais pas blâmer les médias de Québec là‑dessus.  Si j'étais à Québec, je ferais peut‑être la même chose, parce qu'il y a une réalité, c'est une réalité.


LISTNUM 1 \l 15114     Par contre, étant de Lévis, c'est pour ça qu'on s'adresse à vous pour dire, nous, on a besoin d'outils, et comme vous êtes les propriétaires... vous êtes les gérants, excusez.  Vous êtes mandatés par le parlement, par le gouvernement, pour faire la meilleure gestion des ondes au profit de la population du Canada, de la population de Québec et de la population de Lévis.

LISTNUM 1 \l 15115     Nous, on s'adresse à vous en disant, nous avons besoin d'outils de la même façon que le Canada a eu besoin d'outils.

LISTNUM 1 \l 15116     Pourquoi maintenant Communications Lévis?  On est allé par élimination.  Ce n'est pas compliqué.

LISTNUM 1 \l 15117     Nous ne croyons pas... vous avez vu notre programmation.  Nous avons besoin d'une programmation de qualité.  Nous sommes dans un monde où la clientèle est très exigeante.  Si on voulait passer, par exemple, un spectacle au Vieux Bureau de Poste le samedi soir sur bande AM, nos clients ne seront pas nécessairement là.  Si on est sur bande FM, on respecte les critères de qualité.  Pour nous, c'est important.  Donc, ça l'a éliminé les candidatures pour notre support de bande AM.


LISTNUM 1 \l 15118     La demande de licence country, c'est spécifique.  C'est un créneau très spécifique, et notre lecture, c'est que ce demandeur‑là ne ciblera pas nécessairement le marché de Lévis, mais va cibler le grand marché de Québec.  Alors, pour nous, on est de retour à la case départ.

LISTNUM 1 \l 15119     Si on a une station de musique classique, elle va vouloir couvrir tout le secteur de la grande région de Québec.  Quelqu'un qui est en musique country va vouloir la même chose, puis je trouve que de bonne guerre pour eux autres.  Mais ça ne règle pas notre problème à nous.

LISTNUM 1 \l 15120     CFEL... vous savez, monsieur Marshall MacLuhan disait de la radio, c'est un peu le tam‑tam tribal.  Je ne crois pas qu'on puisse, avec une station de radio, desservir et Montmagny et Lévis.  C'est notre humble perception.  J'écoute CFEL, mais quand je suis dans la région de Montmagny ou quand je m'en vais vers Rivière‑du‑Loup, en passant Montmagny, j'écoute.  Mais à Lévis, non, parce que notre centre de préoccupation n'est pas nécessairement là.

LISTNUM 1 \l 15121     Alors, ça explique pourquoi nous avons donné notre appui à Communications Lévis, qui est, pour nous, une radio qui se veut un peu plus généraliste puis qui va centrer ses opérations sur Lévis.


LISTNUM 1 \l 15122     Maintenant, comme je le disais tantôt, nous comptons beaucoup sur la sagesse du Conseil.  Vous êtes mandatés par le gouvernement, comme je le disais, par le parlement.  Nous avons besoin d'outils, et nous nous attendons à ce que le Conseil dans ses décisions va répondre à nos préoccupations et à nos besoins.

LISTNUM 1 \l 15123     Comment il va être formulé?  Je ne le sais pas.  C'est vous qui allez y répondre.  Mais nous nous attendons à trouver dans vos décisions, dans vos jugements, des réponses à nos préoccupations et à nos besoins criants... criants.

LISTNUM 1 \l 15124     Et là, je vais le faire de façon un peu plus large.  J'ai lu le journal.  Monsieur French faisait référence à des émissions qui ont eu lieu dernièrement.  Alors, vous me permettrez de faire référence un peu aux journaux qui ont...

LISTNUM 1 \l 15125     Vous avez pu voir le rapport entre Québec et Lévis dans le journal, et c'est de bonne guerre aussi.  J'ai lu un petit commentaire qui disait, bon, le projet était un peu mal ficelé.  Je n'ai pas de commentaire à faire autre que celui‑ci.


LISTNUM 1 \l 15126     Dans votre sagesse, si vous trouvez que les projets pour Lévis ne sont pas assez bien ficelés, s'il vous plaît, ne les rejetez pas.  Demander de les bonifier, demander d'autres appels s'il le faut, d'autres clients qui pourraient ouvrir...  Mais s'il vous plaît, ne nous abandonner pas.  C'est notre...

LISTNUM 1 \l 15127     Et là‑dessus, bien, je vous remercie beaucoup.

LISTNUM 1 \l 15128     LE PRÉSIDENT : Merci bien.

LISTNUM 1 \l 15129     CONSEILLER ARPIN : Merci.

LISTNUM 1 \l 15130     Je vais adresser ma question aux cinq qui sont là, puis vous verrez entre vous qui est mieux habilité pour y répondre.  Je présume que vous n'étiez pas ici dans la journée de lundi, au moment où Communications Lévis a comparu, parce que, parmi les questions qui ont été débattues, on a notamment débattu la participation financière des partenaires de monsieur Cloutier, qui sont des gens de Rivière‑du‑Loup.

LISTNUM 1 \l 15131     Or, vous nous dites avec insistance, tous les quatre, que le Conseil... que vous favorisez Communications Lévis parce que monsieur Cloutier est de Saint‑Jean‑Chrysostome, il est un participant de la société des Gens d'affaires, il est impliqué dans sa région.


LISTNUM 1 \l 15132     Je comprends que monsieur Cloutier sera le gestionnaire opérateur de la station si le Conseil donne la licence, mais le fait que le groupe de Rivière‑du‑Loup soit un joueur prépondérant dans la structure de propriété, est‑ce que ça change votre perception de la demande de monsieur Cloutier?

LISTNUM 1 \l 15133     M. PICARD : Moi, je vous dirais, que ça soit des investisseurs de Rivière‑du‑Loup, quant à moi, ces investisseurs ont d'autres stations dans Chaudière‑Appalaches, et que ce soit des investisseurs de Rivière‑du‑Loup, j'aime mieux ça que ça soit des grands multinationaux ou des gens de la région de Montréal, parce que l'engagement de Communications Lévis, c'est d'avoir une station à Lévis et de faire profiter la population par l'engagement de journalistes, et de la couverture médiatique et aussi par un retour à différents organismes.  C'est le projet qu'on m'a présenté.

LISTNUM 1 \l 15134     Mais pour moi, même, je vois un certain avantage parce que je pense... je ne suis pas un spécialiste en la radio, mais quelqu'un qui débute, s'il a un support financier des gens de Rivière‑du‑Loup, il va peut‑être avoir un support technique aussi qui va être offert pour pouvoir développer.


LISTNUM 1 \l 15135     CONSEILLER ARPIN : Je pense qu'il y a eu toute sorte d'assurances de support technique, tant technique de transmission, que technique de ventes, que technique administrative.  Oui, les gens de Rivière‑du‑Loup se sont commis à supporter monsieur Cloutier.

LISTNUM 1 \l 15136     M. PICARD : Puis en terminant, je pense qu'on pourrait peut‑être un jour oser croire que nous aurons un réseau régional qui va couvrir la région Chaudière‑Appalaches, qui est quand même une jeune région au Québec.

LISTNUM 1 \l 15137     M. JEAN : Si vous permettez, la dernière phrase dans notre mémoire, nous avons écrit :


"Nous attachons à notre appui à Communications Lévis 2001 un avis important.  Nous serons un chien de garde pour Communications Lévis.  Ce radiodiffuseur, dans l'hypothèse où une licence lui est accordée, aura des devoirs et des obligations.  Nous pouvons assurer le CRTC que nous y verrons et que nous saurons nous exprimer dans l'hypothèse où il y aurait manquement.  Nous sommes partenaires et nous allons le rester, mais nous nous réservons ce droit‑là d'être le chien de garde de Communications Lévis."

LISTNUM 1 \l 15138     CONSEILLER ARPIN : Merci.

LISTNUM 1 \l 15139     Ça répond à mes questions, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 15140     LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup, messieurs, mesdames, pour vos présentations, et écrites et orales.  C'était bien développé, et on les apprécie beaucoup.  Merci.

LISTNUM 1 \l 15141     Madame la Secrétaire.

LISTNUM 1 \l 15142     LA SECRÉTAIRE : Merci, Monsieur le Président.

LISTNUM 1 \l 15143     J'inviterais maintenant les cinq prochains intervenants.  The next five intervenors, if they would come forward to present their intervention as they are all in support of the same applicant:  Mr. Franz Schuller, Angel Forrest, L'Équipeur/Mark's Work Wearhouse, Muscular Dystrophy Canada and Cegep Champlain St. Lawrence.

LISTNUM 1 \l 15144     We can start with Mr. Franz Schuller.  Thank you.

INTERVENTION

LISTNUM 1 \l 15145     MR. SCHULLER:  Do you want me to speak in English or in French?

LISTNUM 1 \l 15146     LE PRÉSIDENT : Comme vous voulez.


LISTNUM 1 \l 15147     MR. SCHULLER:  I will speak in English since I am here to support an English‑language radio.  I am here to support the application for an English radio here in Quebec City.

LISTNUM 1 \l 15148     I have worked at a record label and been in a band for 15, almost 20 years now, in Montreal.  I have toured up and down the province of Quebec.  I must have done at least 1,000 shows with my band and worked with maybe 30‑40‑50 artists that have done maybe 5,000 shows or have played at radio and TV on the francophone side and on the anglophone side.

LISTNUM 1 \l 15149     The one glaring problem in Quebec City, and even generally in the province of Quebec, is that there is almost no support whatsoever for English‑language artists, especially Canadian and more specifically from Quebec City and from Montreal.

LISTNUM 1 \l 15150     We find that we have no real opportunities to get our music played and heard on the radio here in Quebec if it is in English.  It is hard enough in French but in English it is almost impossible.


LISTNUM 1 \l 15151     The fact of the matter is that there are unbelievable amounts of talent even in Quebec in English, proven by the recent New York Times and billboard articles on the Montreal English music scene, and these artists have no real opportunities to play on radio and therefore find themselves usually leaving Quebec and going to America to try to get their careers helped out and moved forward.

LISTNUM 1 \l 15152     I can cite a few examples that I think are really glaring.

LISTNUM 1 \l 15153     There is a band called Arcade Fire from Montreal that signed a deal in the U.S. before they ever got played by any station here in Quebec and the fact of the matter is there is no English station in Quebec to play them, which is a problem to begin with.

LISTNUM 1 \l 15154     I could even pull out a band called Les Respectables, who are a band from Quebec City who used to be called The Respectables.  They played in Quebec City for 10 years and sang in English and got nowhere because there was nowhere for their music to be heard, and after 10 years of tremendous frustration switched over and started singing in French because they thought that was the only chance they had to be heard.


LISTNUM 1 \l 15155     I think that if we had an English‑language radio station it would give all the tremendous talent in Quebec a chance to be heard by the public.  And if you look at record sales of Canadian anglophone artists and even Quebec anglophone artists, you will see that they are pretty amazing and that the audience really wants to support it and listen to it as much as the francophone stuff.  So why don't we have an English station to support these artists?

LISTNUM 1 \l 15156     If anyone has any question?

LISTNUM 1 \l 15157     THE CHAIRPERSON:  We will have questions at the end.

LISTNUM 1 \l 15158     MR. SCHULLER:  Yes, okay.

LISTNUM 1 \l 15159     THE CHAIRPERSON:  I will call on Angel Forrest.

LISTNUM 1 \l 15160     MS FORREST:  Good afternoon.  My name is Angel Forrest.  I am a singer/songwriter performer from Montreal.  I have played in and around Quebec for the last 19 years, mainly to francophone audiences.

LISTNUM 1 \l 15161     I have recently become a recording artist, releasing my first English album last September.  As of now I have sold 12,000 CDs on live merit and reputation from the 19 years of road I have done.

LISTNUM 1 \l 15162     I wish I could sing this because I am so nervous, I am sorry.


LISTNUM 1 \l 15163     I am at a point now where I realize that if 12,000 CDs were sold it is because there is a demand for my music.  I feel now that because of the 40 per cent CanCon slipping into the 65 per cent FrancoCon that I have no window of opportunity to play.  I get slipped into the cracks, lost.

LISTNUM 1 \l 15164     I have spent my life in Quebec, in Montreal, pursuing my career and building my life there, never once thinking of leaving Quebec to pursue my career because I love the passion that we have, the French and English together.

LISTNUM 1 \l 15165     I am who I am as a person and as an artist because of growing up in Montreal and having the opportunity to listen to French radio and to English radio and being exposed to the artistic, the unbelievable talent that we have.

LISTNUM 1 \l 15166     I have been exposed to French artists that ordinarily I wouldn't be able to hear.  Because of the French radio, I have gone out and bought CDs, gone and bought tickets to see shows.

LISTNUM 1 \l 15167     There is no reason why that can't happen on the other side, where a francophone can listen to an English radio station.  There are so many festivals we have in Quebec that are made up of more franco talent from Quebec and around Canada and the English that come from all over.  We sell tickets.  The francophones and anglophones eat it up.  We are one of the most entertainment ‑‑ you know, we are into it.  We love it here.


LISTNUM 1 \l 15168     I would hate to think that I have to uproot my children, who are bilingual, and my family to go to another province or to go to America to try and have a shot at the career that I have tried to build here in my hometown.

LISTNUM 1 \l 15169     It saddens me because I have worked very hard and I love the passion that we have together, the two languages, and I think that Quebec City citizens deserve to be exposed to it like we are in Montreal and be able to tune into an English station and to have the two cultures get even better together and make the wonderful place we live in shine.

LISTNUM 1 \l 15170     I am very proud to be a franglophone from Montreal and I am very proud of my French followers and my English ones.  I just need that window of opportunity like most anglophone artists from Quebec City, from Montreal, from all around to be heard.  We just want to be heard to be able to get out there.

LISTNUM 1 \l 15171     In England, they support their artists, they nurture them, they give them every aid to no end, make them successful in their hometown and then send them off to the rest of the world with pride.  We should be doing that in Quebec to our anglo artists and it would help if you guys would give us a station right here in Quebec City.


LISTNUM 1 \l 15172     Thank you.

LISTNUM 1 \l 15173     THE CHAIRPERSON:  Thank you.

LISTNUM 1 \l 15174     I will call now upon L'Équipeur/Mark's Work Wearhouse.

LISTNUM 1 \l 15175     MR. KILLIN:  Mr. Chairman, Vice‑Chair, commissioners, good morning.  I am Jim Killin, General Manager, L'Équipeur/Mark's Work Wearhouse for eastern Canada and member of Central Management Committee of Mark's Work Wearhouse.

LISTNUM 1 \l 15176     L'Équipeur, for those of you who are unaware, is a retail store operating 39 stores in Quebec and is a division of Mark's Work Wearhouse Limited operating a total of 365 stores throughout the balance of Canada.  Mark's/L'Équipeur is wholly owned by Canadian Tire Corporation.

LISTNUM 1 \l 15177     We currently operate stores in most major metropolitan areas in Quebec, Montreal, Laval, Lévis, Quebec City and throughout the balance of the province.  Within the confines of the Quebec City area, we operate four stores, three within the Quebec City area and one currently in Lévis.


LISTNUM 1 \l 15178     Our consumer demographic is made up of male and female customers between the ages of 25 and 60.  We offer those consumers men's and ladies' casual apparel, outerwear, footwear as well as accessories, and our keystone is workwear‑related clothing and safety footwear.

LISTNUM 1 \l 15179     The application by Standard Radio to operate an English‑language station in Quebec City area would enhance the area's mosaic culturally from an artistic point of view, as you have heard, and from a community support point of view.

LISTNUM 1 \l 15180     Standard Radio has been and is a great promoter and supporter of the communities in which they broadcast.  Examples of that recently in Montreal are the Missing Children's Network Radiothon, the Montreal Children's Hospital Radiothon and their involvement with us with Air Canada's Dreams Take Flight.

LISTNUM 1 \l 15181     These are just to mention a few that we have partnered in with Standard along with other sponsors to support and drive these events.  Many of the events not only cover the Montreal market but reach into other areas of Quebec.

LISTNUM 1 \l 15182     An example would be Air Canada's Dreams Take Flight.  For the past 11 years, Air Canada employees and their sponsors have taken or take annually 150 mentally, physically and socially handicapped children to Disney World.


LISTNUM 1 \l 15183     To date, over the 11 years, 1,600 children have had that experience of a lifetime.  These children were picked by various social agencies throughout Quebec.  For the last six years, many children from the Quebec City area have been flown to Montreal for this trip and in this past year alone, nine children on the trip were from the Quebec City area.

LISTNUM 1 \l 15184     With the support and efforts of Standard Broadcasting, reaching the goal to send these children away for the day was easily realized.

LISTNUM 1 \l 15185     The impact of The Bear in Quebec City would enhance the culture of the region.  As well, noted in Montreal, Mix 96 and CHOM both draw a high number of francophone listeners.  The reverse, I believe, would be true in the Quebec City area.  The consumer would benefit from English radio broadcasting of rock music that is not available to the current francophone population.

LISTNUM 1 \l 15186     The technology is great.  I listened in Monday ‑‑ so I wasn't sitting here ‑‑ but via the internet, to the statistics regarding the number of anglophones versus francophones within the market.


LISTNUM 1 \l 15187     To note, yes, without question, French is dominant within this trade area.  However, based on our demographic research that we have done over the past two years on our marketing surveys, broken down by population based on FSA coding for our distributions, the Sainte‑Foy market as an example has 76,000 people, 90 per cent of those are French, 10 per cent are allophone, allophone being anglophone and the rest of the gamut; the Lévis market, with a population of 41,006, 97 per cent French, 3 per cent allophone; and the Quebec City proper market, 75,000, 93 per cent French, 7 per cent allophone.

LISTNUM 1 \l 15188     There is an allophone grouping that represents a higher percentage than was discussed on Monday.

LISTNUM 1 \l 15189     In addition to the above statistics, the Quebec City area has changed dramatically over the last 8‑10 years.  The region has transformed into a desired tourist destination.  Today with the development of Mont Sainte‑Anne, Stoneham, the Charlevoix area, Quebec City is enjoying a tourist boom that it has never seen before.


LISTNUM 1 \l 15190     Quebec City is now drawing many Americans as well as Canadian visitors.  Add to that the cruise ship industry that is stopping at this port, bringing many visitors from around the world and on the U.S. side of the border as well as conventions, the Quebec City area is enjoying an influx of English‑speaking visitors which have limited access to English radio.

LISTNUM 1 \l 15191     This transformation has caused many Quebec City residents in the service industry to become bilingual.  Today, compared to years gone by, English language is more relevant in the area today than it has been before.

LISTNUM 1 \l 15192     The cultural impact of The Bear as an English radio station, I believe, would enhance the Quebec market.  From a marketing point of view, we know we would now be able to reach not only locals listen to the station but also many tourists that would tune into the station based on its English content and format.

LISTNUM 1 \l 15193     Our type of merchandise is recognized and sought by consumers based on its Canadian content and quality.  This would have a positive impact on our revenues.

LISTNUM 1 \l 15194     The Quebec City market and Lévis market have been tough for us to crack for many, many years.  Our new strategic marketing direction taken over the past two years within Quebec has increased our store performance and our market share.  We will continue to exploit and grow new stores within the area.


LISTNUM 1 \l 15195     To this end, we will expand our current spend in the Quebec City area to further that market share growth.  That spend will be incremental and will create additional revenues for media within the area.  Support of Standard's new station will not erode our current spend with existing media outlets.

LISTNUM 1 \l 15196     In conclusion, Standard Radio's application would enhance the Quebec City market.  We firmly believe in the communities where we trade as a retailer and support those communities in giving back to that community by way of support of their events and various charities.  The community supports us and we support the communities.

LISTNUM 1 \l 15197     Standard Radio over the years has proven that they too have the same vision.  I believe that their presence in the Quebec City area would not only enhance that cultural mosaic but will also enhance the community.

LISTNUM 1 \l 15198     Thank you.

LISTNUM 1 \l 15199     THE CHAIRPERSON:  Thank you very much, Mr. Killin.

LISTNUM 1 \l 15200     Muscular Dystrophy Canada.

LISTNUM 1 \l 15201     MR. HARRISON:  My name is Kevin Harrison.  I am the Fundraising Director for Quebec for Muscular Dystrophy Canada.


LISTNUM 1 \l 15202     I came here today to show my support of the application by Standard Radio for a new English‑language FM rock radio station for Quebec City.  I support this application for the following reasons.

LISTNUM 1 \l 15203     Standard Radio has been a valuable partner to Muscular Dystrophy Canada for the last several years in the Montreal community.  Thanks to their committed involvement, I have had the opportunity to secure many successful fundraising events from grassroots car washes to high end corporate galas.  Standard Radio has given a voice to this great cause and has also introduced the organization to many local residents who wish to volunteer their time.

LISTNUM 1 \l 15204     The Bear would provide an exciting new radio service in the Quebec City market.  It will be completely different from all other radio stations in the region.

LISTNUM 1 \l 15205     The Bear will meet the needs of the minority language community in Quebec City by providing programming that is currently not available in this market.  There is currently no rock music station in Quebec City and no private English‑language services.  The fact is it is very unlikely that this new station would attract listeners away from other stations.


LISTNUM 1 \l 15206     The English community in Quebec City deserves to have representation on its local radio waves.  This new station would provide local programming that talks about the things that are relevant and important to Quebec City residents.  The station will also showcase local and regional music artists that are currently getting little to no airplay.

LISTNUM 1 \l 15207     Because of Standard Radio's strong ties in the communities it serves, I have no doubt that the creation of The Bear rock station in our province's capital city will bring its residents and local organizations closer together through many of its planned projects.

LISTNUM 1 \l 15208     Granting them the application can only help this great city and in no way take away from it.  Believe me when I tell you they will hit the ground running.


LISTNUM 1 \l 15209     I have dedicated most of my life to philanthropy and I have seen firsthand how involved this company gets.  I have had events in Montreal, Ottawa, Toronto.  Standard Radio are always the first to stand by my side and help out.  Standard Radio may not be the largest radio chain in Canada but believe me when I tell you I have never seen any of their competitors care as much as they do for their listeners and communities they serve.  In many ways, they are number one.

LISTNUM 1 \l 15210     Quebec City should be welcoming them with open arms.

LISTNUM 1 \l 15211     I therefore respectfully request that the Commission seriously consider granting this application.

LISTNUM 1 \l 15212     Thank you.

LISTNUM 1 \l 15213     THE CHAIRPERSON:  Thank you, Mr. Harrison.

LISTNUM 1 \l 15214     Cegep Champlain St. Lawrence.

LISTNUM 1 \l 15215     MR. KEYES:  Good afternoon, Mr. Chairman, members of the Commission.

LISTNUM 1 \l 15216     I am neither a professional in the radio industry, an owner, a shareholder and likely never to be one.  I am the campus director of a Cegep, the only English‑language Cegep virtually in eastern Quebec, Champlain St. Lawrence.  We have some 900 students year in and year out who are a part of Champlain Regional College.

LISTNUM 1 \l 15217     When I heard of the initiative for a new English‑language rock station, I couldn't help but react positively to it.


LISTNUM 1 \l 15218     This is, at face value, all other considerations aside, an initiative that will enrich the cultural diversity here in Quebec City and in particular for a clientele, I think you can understand, I am particularly close to.  I spend my days with those 900 students in our school.  We have 75 faculty members, a total staff of 120.

LISTNUM 1 \l 15219     Among our principal preoccupations, if not the principal preoccupation that we have, next to our educational vocation obviously, is to provide that education in an environment that is English‑speaking and will enrich the educational experience of our students.

LISTNUM 1 \l 15220     We have enormous difficulties doing that.  There are cultural services, cultural activities available here but working with that objective, with our vocation here in Quebec City is a huge task.

LISTNUM 1 \l 15221     As I came to the office yesterday, I noticed a bus sitting out in the front of the school.  As is often the case, a group of humanities students and history students were off to an outing to visit a museum.  I think you can imagine where they were going.  They were going to Montreal.  Frequently, that is the case.


LISTNUM 1 \l 15222     When our English students wish to attend a theatre performance, we do not have much available here in Quebec City and the same thing occurs.  We take the day, the students bus to Montreal to attend a theatre performance.

LISTNUM 1 \l 15223     In other areas ‑‑ we have a hockey team by the way, a hockey team that didn't do too badly this year, got to the second series in the playoffs.  We play in a local arena.  We do our announcements in English and in French and we receive requests, well, you can leave the English out because the environment in which we are playing hockey is a unilingual francophone environment.

LISTNUM 1 \l 15224     We understand all of that.  Myself, I have been here in Quebec now for 30 years doing my work and I am very happy to continue doing my work here in Quebec and that is what gives me and, as I say, the 75 faculty and 120 staff members that work at St. Lawrence the energy that we have to continue doing what we are doing.  This is, as I say, a strategic orientation for us.

LISTNUM 1 \l 15225     We have partnerships with, for instance, the Quebec chronicle, Telegraph, our student newspaper.  There is a link with the Quebec chronicle, Telegraph, to help our students work in that area with an organization, with part of the cultural environment here in Quebec in English that is very important to us.


LISTNUM 1 \l 15226     With CBC Radio, yes, we have interaction as well on an individual basis and otherwise.

LISTNUM 1 \l 15227     I have students listening to rock music, listening to different kinds of music, and I would very much like to hear an English radio station being played in the student coffee shop, for instance.

LISTNUM 1 \l 15228     I would very much like to be able to come to you and say that there is a partnership that we are working on between the student radio at St. Lawrence and an English‑language station that plays their kind of music, that speaks to them.

LISTNUM 1 \l 15229     Bottom line, it seemed to me at the outset and still does today, it seemed to be an exciting initiative for the constituency that I am speaking for and that I work with and I would seriously request that you give serious consideration to this application.

LISTNUM 1 \l 15230     Thank you very much.

LISTNUM 1 \l 15231     THE CHAIRPERSON:  Thank you very much, Mr. Keyes.

LISTNUM 1 \l 15232     Questions?  Monsieur Arpin?

LISTNUM 1 \l 15233     Madame Noël.

LISTNUM 1 \l 15234     COMMISSIONER NOËL:  I have a question for Mr. Schuller.

LISTNUM 1 \l 15235     Mr. Schuller, you mentioned in your oral presentation that a lot of your ‑‑


LISTNUM 1 \l 15236     MR. SCHULLER:  Artists?

LISTNUM 1 \l 15237     COMMISSIONER NOËL:  ‑‑ fellow artists, English‑language artists, are leaving Quebec for America.  When you say America, I think you mean the United States of America?

LISTNUM 1 \l 15238     MR. SCHULLER:  It depends which ones.  Some of them leave for other places in Canada but a lot of them leave for the States as well.  It depends which ones but they tend to leave Quebec immediately.  Like they get very frustrated very fast and they leave.

LISTNUM 1 \l 15239     I could name you, seriously, at least 25‑30 world‑class artists coming out of Quebec in English right now that felt the need to leave because there is no support for them.

LISTNUM 1 \l 15240     COMMISSIONER NOËL:  But there are radio stations in English in Montreal, aren't there?

LISTNUM 1 \l 15241     MR. SCHULLER:  Yes, there is some in Montreal and ‑‑

LISTNUM 1 \l 15242     COMMISSIONER NOËL:  Some very known ones.

LISTNUM 1 \l 15243     MR. SCHULLER:  Yes, but there is nothing in Quebec City.  And in Montreal ‑‑ it is already difficult enough to get supported in Montreal, and in Quebec City there is absolutely nothing.


LISTNUM 1 \l 15244     COMMISSIONER NOËL:  But with a population of .5 per cent of anglophones ‑‑ and we were not talking about allophones at the beginning of the week, we were talking about anglophones ‑‑ how can you think you will support an English‑speaking radio station unless it cannibalizes the French‑speaking radio stations in the market ‑‑

LISTNUM 1 \l 15245     MR. SCHULLER:  Well, I don't know about ‑‑

LISTNUM 1 \l 15246     COMMISSIONER NOËL:  ‑‑ for listenership?

LISTNUM 1 \l 15247     MR. SCHULLER:  ‑‑ cannibalizing but I do believe that people from both sides of the language, French and English, would like to listen to English artists and they can't listen to English‑Quebec or English‑Canadian artists on French radio because French radio has quotas that are so strong towards the French.

LISTNUM 1 \l 15248     COMMISSIONER NOËL:  Well, there is at least 35 per cent that is open for that.

LISTNUM 1 \l 15249     MR. SCHULLER:  And none of that winds up being Canadian.  None of it.  Literally none of it.


LISTNUM 1 \l 15250     The reality ‑‑ I mean, you know, I understand the laws of CanCon and the laws of francophone content but the reality out there, if you look at ‑‑ or ask anyone in my industry is that Quebec anglophone artists have zero opportunities to be played or heard in Quebec generally and definitely in Quebec City it is absolutely hopeless.  There is just nothing there for us.

LISTNUM 1 \l 15251     The Respectables' argument was the funniest one I could think of because they played for 10 years in English and they got absolutely nowhere and they switched to French ‑‑ and I think some of you must know who Les Respectables is, they did sell 150,000 records.

LISTNUM 1 \l 15252     So why is an artist that has talent to sell 150,000 records doing English music for 10 years and playing the same bar to 150 people for 10 years?

LISTNUM 1 \l 15253     The reason is that they have absolutely no support system in English to be heard and the reality is that that is what is out there right now in Quebec.  You can ask anyone from Arcade Fire to the Deers to Sam Roberts to ‑‑ you know, the list goes on and on and on and on and on.


LISTNUM 1 \l 15254     I have worked with a lot of young artists because I tend to do development work and work with kids that start out at 16, 18, 19, 20, and it is really, really difficult because there is ‑‑ I mean my own band has about 85 per cent English and about 10 per cent French and the only music that my band ever got played in Quebec in 15 years and maybe 200,000 record sales was the French stuff.  The English stuff was never, and I repeat, never played on radio in this province, and yet, three people in my band are anglophones.

LISTNUM 1 \l 15255     So it is kind of sad when you are forced to either change language in Quebec or change province or change countries.  That is what I think is the saddest thing.

LISTNUM 1 \l 15256     COMMISSIONER NOËL:  Thank you.

LISTNUM 1 \l 15257     MS FORREST:  Can I say something?

LISTNUM 1 \l 15258     You are right in the percentage.  There is a large percentage space for anglo Canadians.  Unfortunately, it does run into the ‑‑ not anglo Canadian, excuse me, Canadian content.  It runs into the 65 per cent franco, I find, and the rest that is left over always goes to the Americans or it goes to our Canadian artists like Sarah McLaughlin, the huge artists that went to the States, became very successful and now we embrace in Quebec because they are huge but they started elsewhere, you know.


LISTNUM 1 \l 15259     I think that in my case I am an anglo artist but because of the miles I have done in Quebec, I would have to say that my fan base is francophone, you know.  It has been Quebec.  It has been in every region and every little place and big places.  Everywhere you can play, I have played in Quebec and it has been the French population that have supported me.

LISTNUM 1 \l 15260     It would be a wonderful think, I think, to be able to play on the radio and have the French tune in and the English.  It is not going to take away, as you say, eat up the French stations.  French‑speaking people enjoy English music as much as French music, as much as I enjoy the French music, and when I tune into an English radio station in Montreal, I don't get my full of French music.  I go over to the French station.

LISTNUM 1 \l 15261     In Quebec, you don't have that choice.  You don't have the opportunity.  It is just opportunity.  We should have a choice.  We should be able to help our artists expose themselves and have the people choose what they want to listen to but at least the exposure to help support our talent, I think.

LISTNUM 1 \l 15262     MR. SCHULLER:  Is there a question of are French people going to listen to an English radio station in Quebec City, and if that is the question, I tend to think that they will.


LISTNUM 1 \l 15263     One of the reasons I believe that is that young people listen to French music and English music and they go see the concerts and they support the artists, they just can't hear the bands on the radio, and the one place where they can hear it is in the Montreal area or even on the south shore of Quebec where The Buzz from Burlington/Vermont crosses over.

LISTNUM 1 \l 15264     You know, I have French kids, Les Trois Accords, that sing in French and they are unilingual French and they sold 200,000 records of their albums in French, and these kids when they were growing up, they listened to The Buzz from Burlington/Vermont.  Why?  Because they wanted to listen to something other than French sometimes.

LISTNUM 1 \l 15265     So why don't we have that opportunity somewhere in Quebec to have a station which is not only English but maybe, contrary to some of the anglophone stations in Montreal, has put forward a plan that says we are going to support emerging artists, we are going to support Canadian artists who are new.

LISTNUM 1 \l 15266     There is a problem with CanCon.  I have said it before when I spoke to you with satellite radio.  CanCon, like Angel said, tends to play Bryan Adams and Nickelback and that is really of no use whatsoever to any of the young artists that are starting out.


LISTNUM 1 \l 15267     If this station has put on paper that they are going to support it, then I think they deserve a chance and so do the artists.

LISTNUM 1 \l 15268     THE CHAIRPERSON:  Thank you.

LISTNUM 1 \l 15269     Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 15270     COMMISSIONER ARPIN:  My question will go to Mr. Killin.

LISTNUM 1 \l 15271     I heard you saying that you were the eastern Canada supervisor for Mark's Work Wearhouse, and obviously, you are also the supervisor for L'Équipeur?

LISTNUM 1 \l 15272     MR. KILLIN:  Right.

LISTNUM 1 \l 15273     COMMISSIONER ARPIN:  So we have heard ‑‑ and I am not picking your brain somehow or picking on your experience to talk with you about some of the differences between Quebec City and Lévis.

LISTNUM 1 \l 15274     We have heard over the last two days that there are huge differences between Quebec City and Lévis.  I also heard that you have a store in Lévis and you have a few stores on the north shore of the Quebec City region.

LISTNUM 1 \l 15275     Are you selling different wares in Lévis that you are not selling in Quebec City or vice‑versa?


LISTNUM 1 \l 15276     MR. KILLIN:  I won't get political but distinct society comes to mind no matter what city we are in in Quebec.  Whether we are in Chicoutimi, which is a closed market, it takes a national retailer two to three years to become accepted in that city.  There are variations.

LISTNUM 1 \l 15277     COMMISSIONER ARPIN:  For citizens, it takes more time.  It takes until they go into the cemetery.

‑‑‑ Laughter / Rires

LISTNUM 1 \l 15278     MR. KILLIN:  Good point.

LISTNUM 1 \l 15279     The issue with Quebec ‑‑ and I have been in Quebec now since 1967.  A bit of an anecdotal story.  I was born in Halifax, didn't speak a word of French, spent three summers at Base des Forces canadiennes Val‑Cartier with the militia and it was either learn French or starve.  That is basically where my French came from and I have been in and out of this province for a lot of years.

LISTNUM 1 \l 15280     I have marketed companies on a major department store basis.  I took this role with L'Équipeur/Mark's Work Wearhouse 10 years ago.  It, within Quebec, was having a very difficult time.  There is no variation to merchandise per se.  Ten per cent can be localized depending on sports teams, depending on what the flavour happens to be.  We are national.


LISTNUM 1 \l 15281     What we had to do as a national company is totally change the way we market nationally when we are in the province of Quebec.  Many retailers do not get that.  We can open a Mark's store in Halifax, Nova Scotia.  They come.  We can run on a flyer program.  That is sufficient.

LISTNUM 1 \l 15282     Within Quebec, that does not work.  We have to do a totally different radio appeal, media appeal through the various medias available to us.  We took a course for the last six years, up until two years ago, of following national direction.  We did not come up to the expectation of our shareholders or our budgets.

LISTNUM 1 \l 15283     We took a measure two years ago ‑‑ I called a separation ‑‑ that we literally said, fine, we have Mark's Work Wearhouse and we have Quebec and this is what we require if we are going to run this business in this province.  I guess they gave me enough rope at that point, go hang yourself.  Monies flowed.  I mean I am still walking today, so I am alive.

‑‑‑ Laughter / Rires

LISTNUM 1 \l 15284     MR. KILLIN:  Based on that, we have seen, as many companies have seen over the last many years, Quebec has a different approach to advertising, a different approach to the consumer, and the consumer has a different approach to the market.