Rapport financier trimestriel pour le trimestre ayant pris fin le 30 Juin 2014

2014-2015

Table des matières

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les principaux changements quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

1. Introduction

Ce rapport financier trimestriel a été préparé par la direction, comme l’exige l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques, et conformément à la norme comptable 1.3 du Conseil du Trésor. Il doit être lu en corrélation avec le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses de même qu’avec le Plan d’action séconomique 2012 du Canada (Budget 2012). Ce rapport n’a pas fait l’objet d’une vérification externe ou d’un examen.

1.1 Pouvoirs, mandat et activités de programmes

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a été institué par le Parlement en 1968 en vertu de la Loi sur le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes. Le CRTC est responsable, devant le Parlement, par l’intermédiaire du ministre du Patrimoine canadien et des langues officielles. 

Le CRTC possède le pouvoir de réglementer et de surveiller tous les aspects du système canadien de radiodiffusion, de même que les entreprises et les fournisseurs de services de télécommunications qui relèvent de la compétence fédérale. Ses pouvoirs en matière de réglementation de la radiodiffusion lui sont conférés par la Loi sur la radiodiffusion. Ses pouvoirs en matière de télécommunications découlent de la Loi sur les télécommunications et de diverses « lois spéciales » adoptées par le Parlement à l’égard de certaines entreprises de télécommunications. En vertu de la Loi canadienne anti-pourriel, le CRTC doit également s’acquitter de responsabilités précises et il dispose de pouvoirs à cet égard. Le CRTC s’est également vu confier des responsabilités spécifiques en vertu de la Loi sur l’intégrité des élections qui a reçue la sanction royale le 19 juin 2014.

En décembre 2010, la loi anti-pourriel intitulée Loi visant à promouvoir l’efficacité et la capacité d’adaptation de l’économie canadienne par la réglementation de certaines pratiques qui découragent l’exercice des activités commerciales par voie électronique et modifiant la Loi sur le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, la Loi sur la concurrence, la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques et la Loi sur les télécommunications (désignée dans ce rapport comme la loi anti-pourriel) a obtenu la sanction royale. En vertu de cette loi, le CRTC s’est vu conféré de nouvelles responsabilités en matière d’enquêtes et d’application de la loi afin de contrer les pourriels, les logiciels malveillants, les réseaux de machines zombies et le réacheminement de réseaux.  La loi a commencé à prendre effet le 1er juillet 2014 lorsque la majorité des dispositions de la loi est entrée en vigueur. Le 15 Janvier 2015, les parties de la loi visant l'installation non sollicitée de programmes ou de logiciel informatique entreront  en vigueur, et les dispositions sur le droit privé d'action entreront en vigueur le 1er  juillet 2017.

Le Rapport sur les plans et les priorités (RPP) ainsi que le Budget principal des dépenses de l’organisme contiennent d’autres renseignements sur les pouvoirs, le mandat et les activités de programmes du CRTC; ces documents peuvent être consultés sur le site Web du Conseil du Trésor à l’adresse www.tbs-sct.gc.ca.

1.2 Méthode de présentation du rapport

Ce rapport financier trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’État des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenses du CRTC accordées par le Parlement et celles utilisées par l’organisme, en conformité avec le Budget principal des dépenses pour les exercices2013-2014 et 2014-2015. Les réductions aux autorités ministérielles concernant le Budget 2012 ont été reflétées dans le budget principal des dépenses 2013-2014 déposé au Parlement. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard de l’utilisation du pouvoir de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par des lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par des dispositions législatives sous forme de pouvoirs législatifs de dépenser à des fins précises.

Lorsque le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise le gouverneur général, sous certaines conditions, à ordonner l’établissement d’un mandat spécial autorisant le gouvernement à retirer des fonds du Trésor. Un mandat spécial est considéré comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel il a été établi.

Le CRTC utilise une méthode de comptabilité d’exercice modifiée pour la préparation et la présentation de ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport sur le rendement de l’organisme. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement demeurent en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

Dans ce rapport financier trimestriel, seules les recettes moins les dépenses (c’est-à-dire les recettes disponibles) font l’objet de ce rapport. Tous les revenus désignés comme revenus non disponibles ne sont pas déclarés dans les rapports financiers trimestriels, mais ils sont déclarés annuellement dans les Comptes publics du Canada et le Rapport sur le rendement du CRTC.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Le CRTC est financé en partie par le gouvernement du Canada, au moyen d'autorisations parlementaires (p. ex. autorisation législative pour les régimes d'avantages sociaux des employés [RASE], crédits budgétaires pour les activités relatives à la loi anti-pourriel), et, pour le reste, par un crédit net provenant des droits qu'il perçoit auprès des industries de la radiodiffusion, des télécommunications et du télémarketing.

Les crédits nets servent à financer certains programmes ou certaines activités. Selon cette méthode, le Parlement autorise un ministère à utiliser les droits perçus auprès des entités qui les paient pour couvrir des dépenses directement engagées pour des activités déterminées. Le CRTC peut donc utiliser une partie : a) des droits de licence de la partie I qu'il perçoit auprès des radiodiffuseurs; b) des droits annuels de télécommunication que lui versent les entreprises de télécommunication; et c) des droits relatifs aux télécommunications non sollicitées qu'il perçoit auprès des télévendeurs (à compter de 2013-2014) pour financer les dépenses qu'il engage afin de s'acquitter de ses responsabilités législatives en vertu de la Loi sur la radiodiffusion et de la Loi sur les télécommunications (c.-à.-d. recettes disponibles). Le reste des droits perçus permet de recouvrer les coûts des éléments financés par les autorisations parlementaires (p. ex. régimes d'avantages sociaux des employés) et les coûts engagés par d'autres ministères au nom du CRTC et qui sont classés comme recettes non disponibles.

Suite à un processus de consultation publique en 2012-2013 et conformément  à la Loi sur les télécommunications, le CRTC a créé le Règlement sur les droits relatifs aux télécommunications non sollicitées. Ce règlement est entré en vigueur le 1er avril 2013. À compter de 2013-2014, ces droits réglementaires serviront  à recouvrir les coûts du CRTC associés aux activités d’enquête et de la mise en application de la liste nationale de numéros de télécommunications exclus (LNNTE).

La majorité des recettes nettes en vertu d’un crédit pour l’année entière est perçue au cours des deux premiers trimestres de l’exercice financier. Par conséquent, on peut s’attendre à ce que les rapports financiers trimestriels du CRTC indiquent toujours les dépenses nettes de fonctionnement comme solde créditeur. Le RPP 2014-2015 contient d’autres précisions sur les revenus du CRTC et les droits qu’il perçoit notamment dans la section renseignements supplémentaires - “État des résultats prospectif”.

Autorisations

Pour 2014-2015 à ce jour, il y a une diminution nette des crédits budgétaires de 0,62 millions de dollars par rapport à ceux accordés dans le Budget principal des dépenses et le Budget supplémentaire des dépenses (A) pour 2013-2014. Les facteurs contribuant à la diminution nette incluent:

Baisses

Le présent rapport financier trimestriel reflète les résultats de l’exercice en cours et est conforme au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses (A). La Loi de crédit .2 de 2014-2015 accorde la totalité des crédits du Budget principal des dépenses de 2014-2015 et a été approuvée par un mandat du gouverneur général émis le 20 juin, 2014, en vertu du décret C.P. 2014-837. La Loi de crédit 3 de 2014-2015 accorde les crédits du Budget supplémentaire des dépenses (A) 2014-2015 et a été approuvée par un mandat du gouverneur général émis le 20 juin, 2014, en vertu du  décret C.P. 2014-838.

Dépenses

Les dépenses du CRTC pour le premier trimestre terminé le 30 juin 2014 sont comparables à celles de l’exercice précédent. Comparativement à l’année précédente, le total des dépenses budgétaires de 2014-15 à ce jour est légèrement supérieur  (0,50 millions de dollars ou 3,5%). Cette variation des dépenses est une combinaison de l’augmentation nette des dépenses relativement au compte “Autres subventions et paiements” ($1,35 million de dollars attribuable au paiement de transition unique dans le cadre de la mise en œuvre du régime de paye en arrérages par le Gouvernement du Canada) et la diminution nette des dépenses attribuable à des éléments liés aux salaires totalisant 0,61 million de dollars  et les services professionnels et spéciaux totalisant 0,22 million de dollars.

3. Risques et incertitudes

Avant 2013-2014, les activités d’enquête et d’application de la LNNTE du CRTC ont été financées par des mesures provisoires, sur une base annuelle, à l’aide des autorisations parlementaires. À compter de 2013-2014, une solution de financement à long terme a été mis en œuvre pour le recouvrement des coûts du CRTC liés aux activités d'enquêtes et d’application de la loi associées à la LNNTE auprès des télévendeurs.

Les coûts estimatifs de télémarketing et réglementaires et les revenus ciblés pour les droits de télécommunication totalisent 3,3 million de dollars pour 2013-2014 et 2014-2015. Un avis public pour ces montants a été présenté dans les ordonnances de Conformité et Enquêtes CRTC 2013-148 pour 2013-2014 et 2014-307 pour 2014-2015.  

Bien que le CRTC ait établi ses niveaux de droits de télécommunications non sollicitées afin de recouvrer entièrement ses coûts d’exploitation approuvé de la LNNTE, il y a un risque d’avoir un manque à gagner au niveau des revenus si moins de télévendeurs souscrivent à la LNNTE et paient les droits.  C’était le cas en 2013-2014 alors que les droits de télécommunications non sollicitées perçus s’élevaient à 3,05 millions de dollars ou 92,5% de l’objectif de revenus. Des mesures de contrôle des coûts ont été mises en place de telle sorte que les coûts réels du CRTC relatifs à la LNNTE n’excèdent pas le montant des recettes perçues.

Le risque d’un déficit important dans les revenus, de 10% ou plus, est considéré comme faible car le nombre d’achats annuels d’abonnements s’est stabilisé au cours des dernières années en raison de l’application de mesures vigoureuses et efficaces, ce qui a encouragé les télévendeurs à se conformer et s’abonner à la LNNTE. Cela étant dit, le CRTC a toutefois entrepris des mesures proactives en 2014-2015, comprenant un examen des achats d’abonnements à la LNNTE, afin d’atteindre l’objectif pour les revenus  de 3,3 million de dollars. De plus,  la procédure de surveillance et de contrôle mensuel sera maintenue afin de s’assurer que le montant net (dépenses moins recettes) approuvé par le Parlement ne soit pas dépassé.

4. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Il n’y a eu aucun changement important lié aux opérations, au personnel et aux programmes au cours de la dernière année.  

5. Mise en œuvre Budget 2012

La présente section donne un aperçu des mesures d’économie annoncées dans le Budget  2012 et qui sont mises en œuvre dans le but de recentrer le gouvernement et les programmes, de faciliter les rapports des Canadiens et des entreprises avec leur gouvernement ainsi que de moderniser et de rationaliser les services administratifs.

Suite au Budget 2012, le CRTC a réalisé des économies de 0,428 million de dollars pour l’exercice 2013-2014, grâce à des réductions de programmes liés à ses activités d’enquêtes et d’application en vertu de la loi canadienne anti-pourriel qui est entré en vigueur le 1er juillet 2014. Ces économies continueront de se réaliser sur une base régulière. Le CRTC demeure résolu à garantir un cyberespace plus sécuritaire pour les Canadiens et utilisera toutes les ressources disponibles pour traquer avec succès les contrevenants.

Ces économies ne comportent aucune incertitude et aucun risque financier.

6. Approbation par les cadres supérieurs

Approuvé par :

Jean-Pierre Blais, Président et premier dirigeant
Gatineau (Québec) 
Date : le 30 juillet 2014

John Traversy, secrétaire général
Gatineau (Québec)
Date : le 28 juillet 2014

État des autorisations (non vérifié)

Exercice 2014-2015 (en milliers de dollars)

 

Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2015* Crédits utilisés au cours du trimestre ayant pris fin le 30 juin 2014 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 50 – Dépenses de programme 51 390 12 504 12 504
Moins : Revenus affectés aux dépenses (47 444) (45 990) (45 990)
Crédit 50 net – Dépenses de programme 3 946 (33 486) (33 486)
Autorisations législatives – RASE 6 641 1 660 1 660
Autorisations budgétaires totales 10 587 (31 826) (31 826)

*N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

Exercice 2013-2014 (en milliers de dollars)

  Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2014* Crédits utilisés au cours du trimestre ayant pris fin le 30 juin 2013 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 50 – Dépenses de programme 50 892 11 964 11 964
Moins : Revenus affectés aux dépenses (46 488) (45 309) (45 309)
Crédit 50 net – Dépenses de programme 4 404 (33 345) (33 345)
Autorisations législatives – RASE 6 803 1 701 1 701
Autorisations budgétaires totales 11 207 (31 644) (31 644)

* N’inclut que les autorisations disponibles pour l’exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non vérifiées)

Exercice 2014-2015 (en milliers de dollars)

  Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2015 Dépenses au cours du trimestre ayant pris fin le 30 juin 2014 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses :
Personnel (y compris les contributions aux RASE) 46 890 11 392 11 392
Transport et communications 1 671 226 226
Information 780 265 265
Services professionnels et spéciaux 5 342 601 601
Location 1 114 162 162
Services de réparation et d’entretien 668 44 44
Services publics, fournitures et
approvisionnements
446 44 44
Acquisition de matériel et d’équipement 1 114 83 83
Autres subventions et paiements 6 1 347 1 347
Total des dépenses budgétaires brutes 58 031 14 164 14 164
Moins : revenus affectés aux dépenses
Revenus (droits de licence de radiodiffusion au titre de la partie I, droits de télécommunications et droits relatifs aux télécommunications non sollicitées) (47 444) (45 990) (45 990)
Total des revenus affectés aux dépenses (47 444) (45 990) (45 990)
TOTAL DES DÉPENSES BUDGÉTAIRES NETTES 10 587 (31 826) (31 826)

Exercice 2013-2014 (en milliers de dollars)

  Dépenses prévues pour l’exercice s’étant terminé le 31 mars 2014 Dépenses au cours du trimestre ayant pris fin le 30 juin 2013 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre

Dépenses : 

 Personnel (y compris les contributions aux RASE) 45 903 12 003 12 003

Transport et communications

1 651 296 296
Information 1 061 244 244
Services professionnels et spéciaux 5 657 821 821
Locations 1 297 202 202
Services de réparation et d’entretien 707 49 49
Services publics, fournitures et approvisionnements 472 33 33
Acquisition de matériel et d’équipement 943 17 17
Autres subventions et paiements 4 0 0
Total des dépenses budgétaires brutes 57 695 13 665 13 665

Moins : revenus affectés aux dépenses

Revenus (droits de licence de radiodiffusion au titre de la partie I, droits de télécommunications et droits relatifs aux télécommunications non sollicitées) (46 488) (45 309) (45 309)
Total des revenus affectés aux dépenses (46 488) (45 309) (45 309)
TOTAL DES DÉPENSES BUDGÉTAIRES NETTES 11 207 (31 644) (31 644)
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