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L'ENVIRONNEMENT FUTUR DU SYSTÈME CANADIEN DE RADIODIFFUSION

Un rapport préparé en vertu de
l'article 15
de la
LOI SUR LA RADIODIFFUSION

Le 14 décembre 2006


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télécommunications canadiennes (CRTC)
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This document is also available in English.

ISBN # 978-0-662-4906-6
No. de catalogue BC92-60/2006


 

  Table des matières Paragraphe
  Introduction 1
  Partie I : Évolution technologique 11
 

A. Situation actuelle et évolution prévue des services de radiodiffusion

11
 

1. Services sonore

12
 

a) Services de radio autorisés

12
 

b) Données financières

16
 

i. Recettes publicitaires par média (millions de dollars)

16
 

ii. Revenus de la radio commerciale privée - 2000-2005

17
 

c) Transition au numérique

23
 

d) Radio autre que la radio en direct

26
 

i. Services sonores spécialisés

26
 

ii. Services de programmation sonores payants

26
 

iii. Entreprises de programmation de radio par abonnement par satellite

28
 

2. Vidéo

29
 

a) Services de télévision autorisés

29
 

b) Données financières

31
 

c) Transition à la télévision numérique en direct

33
 

d) Télévision à haute définition

38
 

e) Technologies de distribution

43
 

i. Distribution en direct

46
 

ii. Distribution par câble

49
 

iii. Distribution par SRD

55
 

iv. Télévision par protocole Internet (IPTV)

59
 

f) Technologies des services sur demande

60
 

i. Vidéo sur demande (VSD)

60
 

ii. Enregistreur numérique personnel (ENP)

64
 

g) Autres technologies

67
 

i. Internet à large bande

67
 

ii. Contenu sonore sur Internet

69
 

iii. La technologie habilitante

70
 

iv. Le sans fil mobile

73
 

v. Télévision sur mobile

75
 

3. Évolution prévue des technologies audiovisuelles au cours des prochaines années

77
  Partie II : Utilisation des technologies audiovisuelles par les Canadiens 81
 

A. Changements dans l'utilisation des technologies audiovisuelles par les Canadiens depuis le 1er janvier 2000

81
 

1. Changements dans l'écoute de la radio et de la télévision

93
 

a) Données sur l'écoute - radio

93
 

i. Diminution chez le groupe des 12-34 ans

94
 

ii. Du AM au FM

96
 

b) Données sur l'écoute - télévision

102
 

2. Changements dans l'utilisation des autres technologies audiovisuelles

106
 

a) Ordinateurs personnels et Internet

106
 

b) Appareils numériques personnels

116
 

B. Changements dans la demande de divers types de programmation et de services de programmation depuis le 1er janvier 2000

123
 

1. Radio

123
 

2. Télévision

127
 

C. Façons des Canadiens de faire usage des diverses technologies audiovisuelles selon les générations et conséquences sur le système de radiodiffusion

139
 

1. Audio

139
 

a) Radio

139
 

b) Baladeurs numériques

145
 

c) Téléchargement de musique

145
 

d) Achats de musique

147
 

e) Fichiers balados

149
 

2. Vidéo

149
 

a) Télévision

149
 

b) Autres technologies liées à la télévision

155
 

3. Autres technologies audiovisuelles

158
 

a) Ordinateurs domestiques et Internet

158
 

b) Ordinateurs portables

166
 

c) Téléphones cellulaires

168
 

d) Téléchargements vidéo (télévision)

171
 

e) Adaptation à la technologie

173
 

D. Comparaison entre le Canada et d'autres pays sur le taux de pénétration des technologies

186
 

1. Radiodiffusion audionumérique sonore (RAN)

186
 

2. Large bande/Internet

212
 

3. Télévision numérique (TVN)

218
 

4. Écoute de la télévision

225
 

5. Télévision par protocole Internet (IPTV)

226
 

6. Musique en ligne

227
 

7. Radio par satellite

228
 

8. Téléphone cellulaire/sans fil

229
 

9. Récepteurs vidéo personnels (RVP)

232
 

10. Technologies numériques de consommation

233
 

E. Demande pour divers types de programmation et de services de programmation, afin de répondre à toute la diversité de la société canadienne

234
 

F. Moyens des générations futures de consommer du contenu, des émissions et des services de programmation et d'y avoir accès

247
 

G. Incidence de l'évolution des technologies audiovisuelles sur le contenu et le choix de programmation s'offrant aux Canadiens

253
  Partie III : Incidence sur le système de radiodiffusion 260
 

A. Adoption des technologies par les entreprises de radiodiffusion depuis le 1er janvier 2000

260
 

B. Incidence des nouvelles technologies sur le système de radiodiffusion en termes d'économie et de réglementation

267
 

1. La fragmentation et l'érosion des frontières

269
 

2. Problèmes de droit d'auteur

272
 

3. Pression à la baisse sur les coûts unitaires dans un marché fragmenté

273
 

4. Changements des méthodes de mesure de l'auditoire et d'achat de publicité dans les médias

274
 

5. Pressions sur les concepts traditionnels de grille horaire et de groupage

276
 

C. Type de contenu distribué par les systèmes réglementés et non réglementés, et mode de distribution

281
 

D. Méthodes préconisées pour continuer à fournir une programmation locale, régionale et nationale

293
 

1. Canaux communautaires

296
 

E. Prévisions concernant l'incidence économique des nouvelles technologies sur les entreprises de radiodiffusion

303
 

F. Adoption des nouvelles technologies par les producteurs indépendants et incidences sur ce secteur

319
  Partie IV - Observations finales 328
  A. Introduction 328
  B. Pertinence de la législation actuelle 332
 

C. L'incidence des nouvelles technologies audiovisuelles sur les objectifs de la Loi sur la radiodiffusion

338
 

D. Évolution et incidence des nouvelles technologies audiovisuelles

358
 

E. Surveillance de l'incidence et de la contribution des technologies audiovisuelles

369
 

F. L'incidence des nouvelles technologies audiovisuelles sur les entreprises de radiodiffusion existantes

376
 

G. Régime réglementaire de surveillance des nouvelles technologies audiovisuelles

385
  H. Nécessité d'une action politique autre que réglementaire 400
  I. Moment et choix 404
 

J. Point de vue du Conseil sur les questions stratégiques soulevées par les parties

408
 

i. La Loi sur la radiodiffusion et ses objectifs

410
 

ii. Une réglementation symétrique

417
 

iii. Choisir entre des objectifs politiques conflictuels

421
 

iv. Surveillance

429
 

v. Quand agir ?

432
 

vi. Approches et/ou réforme législative en dehors de la Loi sur la radiodiffusion

435
  K. Approche du Conseil 437
 

Annexe 1 - Une vue d'ensemble des différentes technologies utilisés pour la transmission et la distribution des services de radiodiffusion

 
  Annexe 2 - Décret de la gouverneure en conseil  
  Annexe 3 - Liste des parties qui ont répondu à l'appel aux observations - Avis public de radiodiffusion CRTC 2006-72, 12 juin 2006  

  Introduction

1.

Le 8 juin 2006, la gouverneure en conseil a émis le décret C.P. 2006-519 (le décret) en vertu de l'article 15 de la Loi sur la radiodiffusion (la Loi). Le décret (dont une copie se trouve à l'annexe II de ce rapport) demande au Conseil de présenter un rapport factuel sur l'environnement futur de l'ensemble du système canadien de radiodiffusion.

2.

La demande de la gouverneure en conseil se fonde sur les motifs suivants exposés dans le décret :
 
  • l'évolution des technologies audiovisuelles modifie profondément les modes de communication, d'expression et d'interaction des Canadiens avec les différents médias - d'où de sérieuses conséquences économiques et sociales et l'apparition d'un nouvel environnement pour les médias et les communications,
 
  • le système canadien de radiodiffusion, qui utilise différentes technologies audiovisuelles, doit demeurer d'actualité dans l'environnement numérique mondial,
 
  • le Canada devrait continuer à jouer un rôle de premier plan dans l'élaboration et l'utilisation des technologies de communication de calibre mondial tout en favorisant les choix culturels des Canadiens et en élargissant l'accès à une vaste gamme d'informations et de programmations locales, régionales, nationales et internationales.

3.

Pour ces raisons, la gouverneure en Conseil demande au Conseil de présenter un rapport factuel sur l'environnement futur du système canadien de radiodiffusion.

4.

Répondant à cette demande, le Conseil a publié Appel aux observations sur une demande de la gouverneure en conseil, en vertu de l'article 15 de la Loi sur la radiodiffusion, de produire un rapport sur l'environnement futur du système canadien de radiodiffusion, avis public de radiodiffusion CRTC 2006-72, 12 juin 2006 (l'avis public 2006-72). L'objectif de l'avis public 2006-72 est d'obtenir du public des informations sur les questions énoncées dans le décret afin d'éclairer les décisions stratégiques du gouvernement canadien entourant l'avenir de la radiodiffusion au Canada et la révision, par le Conseil, de certains aspects du cadre réglementaire de la télévision en direct.

5.

Le Conseil a reçu 52 mémoires de particuliers, de groupes de consommation, de radiodiffuseurs, de distributeurs et d'associations de l'industrie qui ont tous été versés au dossier public de cette instance. Après leur examen soigneux, le Conseil considère que ces interventions font partie intégrante de ce rapport et remercie toutes les parties de leur précieuse contribution.

6.

Pour l'aider dans sa démarche, le Conseil a commandé trois études indépendantes, à savoir :
 
  • un rapport préparé par Solutions Research Group Consultants Inc. (SRG), Fast ForwardT (le rapport SRG), qui présente une analyse personnalisée des tendances technologiques et médiatiques fondée sur l'analyse continue des tendances que mène SRG;
 
  • un rapport préparé par Michael McEwen, Rapport au CRTC sur les stratégies de migration au numérique dans certains pays (le rapport McEwen), qui examine la transition au numérique de la radiodiffusion dans les pays pertinents au contexte canadien, notamment leurs règlements, politiques et expériences de la télévision à haute définition;
 
  • un rapport préparé par Canadian Media Research Inc. (CMRI), Combien de Canadiens s'abonnent-ils à la télévision par câble ou par satellite?, qui offre des estimations du nombre d'abonnés à la télévision par câble et par satellite, un portrait des non abonnés et des résultats d'études spécialisées (le rapport CMRI).

7.

Ces trois documents ont été versés au dossier public de la présente instance. En outre, le Conseil a utilisé les informations dont il dispose à l'interne dans le cours normal de son mandat de réglementation, dont ses rapports de surveillance de la politique sur la radiodiffusion et les rapports financiers et d'exploitation de Statistique Canada remis par les titulaires.

8.

Les mémoires des parties concernées et les trois études commandées par le Conseil dans le contexte de cette instance sont affichés sur le site Internet www.crtc.gc.ca.

9.

Le plan du présent rapport reprend l'ordre des questions énoncées dans le décret.
 
  • La première partie brosse un portrait de la situation actuelle et présente l'évolution des technologies audiovisuelles au cours des prochaines années.
 
  • La deuxième partie examine les modes d'utilisation de ces diverses technologies par les Canadiens et leur incidence sur le contenu et sur les services de programmation.
 
  • La troisième partie aborde les effets de l'adoption de ces technologies sur le système canadien de radiodiffusion tant à l'échelle des consommateurs, radiodiffuseurs, distributeurs, et producteurs indépendants que sur le plan de la fourniture d'émissions locales, régionales et nationales.
  La quatrième partie expose les observations finales.

10.

Le Conseil a accordé une importance particulière aux informations contenues dans les mémoires qui répondaient précisément aux questions soulevées dans le décret et il s'est efforcé d'intégrer autant de positions différentes que possible. Toutefois, la somme de documentation reçue l'a obligé, par souci de brièveté, à regrouper les opinions communes des diverses parties concernées.
 

Partie I : Évolution technologique

 

A. Situation actuelle et évolution prévue des services de radiodiffusion

11.

Cette section étudie la situation actuelle des services audiovisuels de distribution de radiodiffusion offerts à la population canadienne, notamment le nombre de services et leurs recettes publicitaires, rentabilité, caractéristiques techniques et évolution prévue au cours des prochaines années.
 

1. Services sonores

 

a) Services de radio autorisés

12.

Le tableau ci-dessous donne le nombre de chaque type de service radio et de service sonore canadien autorisé en date du 21 novembre 2006. Les chiffres entre parenthèses renvoient au nombre d'entreprises correspondantes au cours de l'année de radiodiffusion de 2002.
Tableau 1 Services canadiens de radio et services sonores
  Langue anglaise (1) Langue française (2) Langue tierce

Total

Services de radio en direct

Radiodiffuseur public du Canada

       

SRC : Première chaîne / Radio One

36 (36) 20 (20) - - 56 (56)

SRC : Espace musique / Radio Two

14 (14) 12 (10) - - 26 (24)

SRC Licences de réseau

2 (2) 2 (2) - - 4 (4)

SRC numérique : Première chaîne / Radio One

5 (4) 4 (3) - - 9 (7)

SRC numérique : Espace musique / Radio Two

5 (4) 4 (3) - - 9 (7)

Privés, commerciaux

       

Stations AM

158 (189) 19 (17) 12 (9) 189 (215)

Stations FM

380 (216) 88 (65) 9 (6) 477 (287)

Licences de réseaux AM et FM

27 (n/a) 9 (n/a) - - 36 (n/a)

Radio numérique (autonome et de transition)

42 (35) 9 (4) 7 (3) 58 (42)

Communautaires

       

Stations de type A (3)

11 (9) 34 (27) - - 45 (36)

Stations de type B

22 (13) 26 (19) 1 - 49 (32)

En développement

8 (n/a) - (n/a) - - 8

Campus

Axés sur la communauté

36 (33) 5 (5) - - 41 (38)

Éducatifs

9 (8) - (1) - - 9 (9)

En développement

1 (n/a) 1 (n/a) - - 2 (n/a)

Autochtones - Stations de type B (3)

41 (32) 12 (5) - - 53 (37)

Religieux (créations orales, musique)

41 (4) 25 (20) 1 - 67 (24)
Autres (tourisme, circulation; Environnement Canada, événements spéciaux, etc.) 96 (n/a) 13 (n/a) 1 - 110 (n/a)
Total des services canadiens de radio en direct

934

283

31

1 248

Services de radio à canaux multiples par abonnement      
Par satellite 2 - - - - - 2 -
Par émetteurs terrestres (4) 1 - - - - - 1 -
Services sonores distribués par des EDR
Spécialisés (commerciaux, sans but lucratif; régionaux, nationaux) 5 - - - 4 - 9 -
Payants (services nationaux anglophones et francophones) 2 - - - - - 2 -
Total des services sonores canadiens

944

283

35

1 262

(1) Comprend les services bilingues (anglophones et francophones) et autochtones.
(2) Comprend les services en français/autochtones.
(3) Comprend les licences de réseaux.
(4) Exclut les rediffuseurs et les services de radio exemptés.
Sources : Rapport APP 1205 du CRTC (21 novembre 2006); décisions du CRTC.

13.

Entre le 1er septembre 2002 et le 21 novembre 2006, le nombre de stations de radio FM commerciales de langue anglaise a grimpé à 380; celui des stations AM a chuté à 158. Le nombre de stations FM de langue française est monté à 88; celui des stations AM a baissé à 19.

14.

Les tableaux suivants indiquent, par langue et par type de stations, le nombre de demandes approuvées par le Conseil du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005, pour le secteur de la radio.

Tableau 2 Nombre de nouvelles stations de radio en direct approuvées du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005

 

2003

2004

2005

Total

Nombre de nouvelles stations AM et FM approuvées

68

49

44

161

Langue anglaise

51

43

38

132

Langue française

12

5

4

21

Langues ethniques

5

1

2

8

Type de stations de radio approuvées        

Commerciales

32

25

33

90

Communautaires

11

10

8

29

Campus

4

2

-

6

À caractère autochtone

7

2

-

9

Autres

14

10

3

27

Notes: Comprend les conversions du AM au FM.
Exclut la radio numérique de transition
< Autres > comprend les stations de radio à but lucratif, celles de la SRC/CBC, les stations touristiques, d'Environnement Canada, etc.
Sources: Rapport APP 1100 du CRTC et décisions du CRTC publiées du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005

15.

Sur les 90 stations de radio commerciale approuvées, environ 50 % étaient des conversions (ou considérées comme telles) de la bande AM à la bande FM. La majorité des conversions concernaient des entreprises de l'Ontario, puis de l'Alberta. La plupart des conversions concernaient l'Ontario, puis le Québec.
 

b) Données financières

 

i. Recettes publicitaires par média (millions de dollars)

16.

Comme l'illustre le tableau ci-dessous, la radio obtient de meilleurs résultats que d'autres médias. De 2000 à 2005, sa part des recettes publicitaires de l'ensemble des médias est passée de 13,9 % à 14,7 %. Quant aux recettes par Internet (qui n'en sont toutefois qu'à leurs débuts), elles représentaient 1,5 % en 2000, augmentant à 5,8 % en 2005.

Tableau 3 Recettes publicitaires par média (millions de dollars)
Media

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Télévision

2 454

2 547

2 595

2 821

2 939

3 013

Quotidiens

1 731

1 678

1 684

1 696

1 751

1 784

Radio

1 001

1 048

1 080

1 171

1 209

1 310

Revues

805

845

900

950

994

1 028

Hebdomadaires

820

836

849

862

875

883

Affichage

293

310

321

338

356

404

Internet

110

97

117

237

364

519

Total

7 214

7 361

7 546

8 075

8 488

8 941

% Radio

13,9 %

14,2 %

14,3 %

14,5 %

14,2%

14,7%

Note : Les recettes des quotidiens ne tiennent pas compte des annonces classées.
Source : Carat Expert, mai 2006.

 

ii. Revenus de la radio commerciale privée - 2000-2005

17.

Comme l'illustre le tableau 4, entre 2000 et 2005, les revenus des stations AM et FM de la radio traditionnelle, y compris ceux des stations à caractère ethnique, ont augmenté de 30 %. De ce pourcentage, les revenus combinés des stations AM de langues anglaise et française ont baissé de 5 % : ceux des stations AM anglophones ont diminué de 2,2 %; ceux des stations AM francophones ont chuté de 33,4 % pour s'établir à 17,8 millions $ - soit le plus bas niveau sur cette période de cinq ans.

Tableau 4 Revenus - radio commerciale privée (000 $) - année de radiodiffusion finissant le 31 août
Type de radio

2000

2001

2002

2003

2004

2005

AM langue anglaise

270 599

263 608

253 029

259 804

259 506

264 730

FM langue anglaise

563 274

607 066

641 676

701 416

740 698

825 222

Total langue anglaise

873 872

870 674

894 705

961 220

1 000 204

1 089 952

AM langue française

26 721

24 899

24 996

26 067

22 668

17 784

FM langue française

137 691

146 123

155 042

172 882

172 577

191 219

Total langue française

164 412

171 022

180 038

198 949

195 245

209 003

AM ethnique

17 798

18 280

18 705

19 602

20 321

21 326

FM ethnique

9 418

9 629

9 284

9 834

10 551

13 085

Total ethnique

27 216

27 909

27 989

29 436

30 872

34 411

Total AM

315 118

306 787

296 730

305 473

302 495

303 840

Total FM

710 383

762 818

806 002

884 132

923 826

1 029 526

Total Canada

1 025 501

1 069 605

1 102 732

1 189 605

1 226 321

1 333 366

Note: Comprend les résultats des réseaux
Source: Base de données financières du CRTC

18.

Entre 2000 et mai 2005, les revenus combinés des stations FM de langues anglaise et française ont augmenté de 45 %. Les revenus des stations FM anglophones ont augmenté de 46,5 %; ceux des stations FM francophones, de 38,9 %. Cette hausse du segment FM compense largement la contraction du segment AM pour la même période. Au cours de la même période, les revenus des stations de radio AM et FM à caractère ethnique ont augmenté de 19,8 % et de 38,9 % respectivement. Vingt et une stations commerciales privées à caractère ethnique en direct sont actuellement autorisées à desservir les marchés suivants : Vancouver (5), Edmonton, Calgary et Winnipeg (1 chacune), Toronto (8), Montréal (4) et Ottawa (1).

19.

Ces statistiques, comme l'illustre le tableau 2, révèlent la disparition de 29 stations AM entre 2002 et mai 2006, à cause de la conversion de plusieurs titulaires de la bande AM à la bande FM. Le nombre total de stations AM est aujourd'hui de 186. Toutefois, plus de 80 % de ces conversions concernent des stations anglophones - un chiffre qui laisse à penser que la radio AM francophone éprouve certaines difficultés. Les stations FM anglophones s'en tirent légèrement mieux : même si leurs revenus ont baissé de 5 % pendant cette période, elles affichent un modeste gain de 2 % en 2005.

20.

Le tableau 5 ci-dessous illustre qu'entre 2000 et 2004, les marges de bénéfices avant intérêts et impôt (BAII) des stations AM anglophones étaient dans l'ensemble négatives ou faiblement positives. L'augmentation de 6,5 % en 2005 ne s'étend que sur une année et ne peut pas encore être considérée comme l'indice d'un retournement de situation. Les stations AM de langue française ont déclaré des marges de BAII négatives tous les ans, chutant au plus bas à - 37,4 % en 2005.

Tableau 5 Marges de bénéfices avant intérêts et impôt (BAII) - Rendement de la radio commerciale privée
Type de radio

2000

2001

2002

2003

2004

2005

AM Langue anglaise

-4,8 %

-6,1 %

-7,7 %

1,08%

1,9 %

6,5 %

FM Langue anglaise

27,3 %

26,7 %

25,9 %

27,6 %

25,9 %

28,2 %

Total Langue anglaise

16,9 %

16,80 %

16,4 %

20,4 %

19,7 %

22,9 %

AM Langue française

-12,6 %

-8,2 %

-7,5 %

-9,9 %

-20,9 %

-37,4 %

FM Langue française

20,1 %

17,6 %

18,9 %

19,5 %

16,2 %

15,7 %

Total Langue française

14,7 %

13,8 %

15,3 %

15,6 %

11,8 %

11,14 %

AM Ethnique

7,8 %

5,9 %

7,6 %

9,5 %

15,6 %

12,8 %

FM Ethnique

4,1 %

2,08 %

-3,1 %

3,4 %

4,3 %

7,0 %

Total Ethnique

6,5 %

4,6 %

4,0 %

7,4 %

11.7 %

10,6 %

Total AM

-4,8 %

-5,5 %

-6,7 %

0,7 %

1.1 %

4,4 %

Total FM

25,6 %

24,7 %

24,2 %

25,7 %

23.9 %

25,6 %

TOTAL - Canada

16,3 %

16,0 %

15,9 %

19,3 %

18.3 %

20,8 %

Source : Base de données financières du CRTC

21.

À titre de comparaison, les stations FM de langues anglaise et française affichent de bien meilleurs résultats que les stations AM, même si les marges annuelles de BAII des stations FM francophones ont décliné, passant de 20,1 % en 2000 à 15,7 % en 2005. Les marges de BAII des stations FM anglophones sont restées relativement constantes, s'inscrivant dans une fourchette de 26 % à 28 % et clôturant en hausse à 28,2 % en 2005.

22.

Contrairement aux stations AM et FM anglophones et francophones, les stations AM à caractère ethnique présentent de bien meilleurs résultats que les stations FM à caractère ethnique. Les marges de BAII des stations AM et FM à caractère ethnique ont respectivement augmenté de 5 % et de 2,9 %.
 

c) Transition au numérique

23.

En date du 1er octobre 2006, le Conseil a autorisé 76 entreprises de programmation de radio numérique de transition. De ce chiffre, 57 peuvent être exploitées en association avec des stations de radio commerciale existantes, 18 avec des stations existantes de la Société Radio-Canada (la SRC), et une à titre de station autonome à caractère ethnique. Le tableau suivant indique le nombre de stations numériques de transition approuvées par le Conseil par localité.

Tableau 6 Marchés canadiens(1) desservis par des stations numériques transitoires(2)
Marché

Commerciale

SRC (anglais)

SRC (français)

 

anglo-phone

franco-phone

ethnique

Radio One

Radio Two

Première chaîne

Espace musique

Montréal

2

6

-

1

1

1

1

12

Ottawa/Gatineau

8

3

-

1

1

1

1

15

Toronto

17

-

7

1

1

1

1

28

Vancouver

9

-

-

1

1

1

1

13

Victoria

2

-

-

-

-

-

-

2

Windsor

4

-

-

1

1

-

-

6

Canada

42

9

7

5

5

4

4

 

58

18

Nombre de stations approuvées mais peut-être pas en ondes
D'après BBM Radio/Markets.
Source : décisions du CRTC.

24.

La SRC affirme que la conversion de la radio au numérique semble stagner. Selon elle, les consommateurs refuseront d'acheter des récepteurs tant qu'ils ne seront pas certains que cette radio offrira un nouveau contenu unique justifiant leur achat, et les radiodiffuseurs refuseront de créer le contenu en question tant que l'auditoire ne suffira pas à justifier leurs dépenses de programmation.

25.

En outre, puisque la radio numérique ne s'est pas encore imposée alors que d'autres services (lecture audio en transit sur Internet, téléchargement de musique, radio par satellite par abonnement, etc.) ont depuis fait leur apparition sur le marché, plusieurs acteurs de l'industrie considèrent qu'il est douteux que la radio numérique telle qu'elle a été conçue et planifiée à l'origine, puisse faire partie intégrante du système canadien radiodiffusion dans un avenir envisageable. L'industrie songe plutôt utiliser de différentes façons la technologie, l'infrastructure et le spectre existants de la radio numérique pour lancer de nouveaux services multimédias mobiles novateurs sans fil.
 

d) Radio autre que la radio en direct

26.

Au cours des cinq à dix dernières années, les consommateurs ont pu accéder à un contenu sonore à partir de nouvelles plateformes autorisées (radio par satellite, services sonores spécialisés et payants, etc.) et non autorisées (radio par Internet, baladodiffusion, téléchargement de fichiers musicaux sur le Web, etc.). Ces nouvelles technologies qui donnent accès à une bien plus grande variété musicale permettent de profiter d'un choix plus important à même le support d'accès ainsi que d'une plus grande liberté et d'un meilleur contrôle sur le moment de l'écoute. Les plateformes non autorisées seront abordées dans une autre section de ce rapport; les technologies autorisées sont abordées ci-dessous.
 

i. Services sonores spécialisés

 
  • Les services sonores spécialisés sont des entreprises de programmation de radio autres que des services en direct autorisés qui sont distribués par des entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR) et dont la spécialité dépend du contenu et de l'auditoire cible.
 
  • Le Conseil a approuvé huit services sonores spécialisés (un régional, sept nationaux). Trois d'entre eux ciblent des groupes ethniques; quatre, des communautés chrétiennes.
 

ii. Services de programmation sonores payants

 
  • En 1995, le Conseil a approuvé deux entreprises nationales de programmation sonore payantes (Galaxie et Max Trax). Celles-ci offrent 30 canaux musicaux libres de toute publicité dont chacun est consacré à un type précis de musique (classique, chrétien contemporain, jazz, rap, rock, etc.).
 
  • Galaxie et Max Trax offrent des services distribués à titre facultatif au Canada par les principaux câblodistributeurs et par l'EDR par satellite Star Choice Television Network Incorporated (Star Choice). Leurs revenus proviennent uniquement des abonnements.
 
  • Le tableau suivant présente l'écoute des services sonores payants au Canada selon une étude annuelle réalisée par Media Technology Monitor (MTM) pour la SRC.

Tableau 7 Utilisation des services sonores payants au Canada
 

Anglophones 18+

Francophones 18+

2004

2005

2004

2005

Mois passé

19%

21%

16%

21%

Source : MTM (Radio-Canada/CBC, page 14)

27.

La distribution de leur programmation étant assurée par les EDR, les services sonores payants n'ont pas la mobilité et les avantages des services sans fil. Ces services devraient donc relever d'immenses défis si les services de programmation de radio par abonnement par satellite décidaient un jour d'étendre leur portée par de nouveaux canaux, comme les services mobiles sans fil. De plus, s'ils réussissaient à être distribués par les EDR, les services de programmation de radio par abonnement par satellite viseraient certainement l'auditoire cible des services sonores payants et leur feraient donc directement concurrence.

28.

Selon la SRC, les fournisseurs de services sonores payants pourraient plus tard devoir s'associer avec des fournisseurs de services sans fil pour distribuer leur programmation créneau sur ses réseaux sans fil et conserver leurs abonnés dans un monde « mobile ».
  iii. Entreprises de programmation de radio par abonnement par satellite
 
  • La programmation de Canadian Satellite Radio Inc. (CSR) et de SIRIUS Canada Inc. (Sirius) est principalement distribuée par satellite, avec des transmetteurs terrestres situés dans les zones de périmètre de rayonnement déficient. Tous ces services nord-américains par satellite proposent une combinaison de canaux produits au Canada ou ailleurs. Les services de CSR et de Sirius ont été lancés en décembre 2005. En date du 31 août 2006, CSR a annoncé le chiffre de 120 000 abonnés, alors que le nombre total d'abonnés de Sirius en date du 22 novembre 2006 s'élevait à plus de 200 000.
 
  • La programmation d'un troisième service autorisé - une entreprise exploitée par CHUM limitée (CHUM) - sera entièrement distribuée par des émetteurs terrestres et tous les canaux seront produits au Canada. Lors de la rédaction de ce rapport, CHUM n'avait pas encore lancé ce service.
 
  • À l'heure actuelle, la radio par satellite cible tout particulièrement le marché automobile. CSR et Sirius ont déjà conclu avec divers partenaires automobiles canadiens des ententes prévoyant l'installation de radios par satellite dans leurs véhicules. Les derniers chiffres publiés indiquent que GM a installé 50 000 unités dans ses véhicules en 2005 et compte en installer un nombre équivalent en 2006. Sirius anticipe qu'à la fin de 2007, il y aura plus de 150 modèles de véhicules disponibles avec une radio Sirius installée par le fabriquant ou le concessionnaire. Tant CSR que Sirius s'efforcent aussi activement d'accroître leur marché par la câblodistribution, le satellite de radiodiffusion directe (SRD) et les fournisseurs de services mobiles sans fil. Tel que noté plus haut, cette distribution mettrait la radio par abonnement par satellite en concurrence directe avec les services sonores payants.
 

2. Vidéo

 

a) Services de télévision autorisés

29.

Le tableau suivant donne le nombre de chaque type de service canadien de télévision autorisé en date du 21 novembre 2006. Les chiffres entre parenthèses précisent le nombre de chaque entreprise correspondante pour l'année de radiodiffusion 2002.

Tableau 8 Diversité des services de télévision offerts au Canada

Langue anglaise (1)

Langue française

Langue tierce

Total

Services canadiens traditionnels (en direct) (2)
Radiodiffuseur national (SRC)

- Détenus et exploités

15 (15)

8 (8)

-

23 (23)

- Numérique transitoire (3)

4 (-)

4 (-)

-

8 (-)

Commercial privé (4)

77 (60)

23 (18)

4 (3)

104 (81)

Religieux

5 (5)

- (-)

-

5 (5)

Éducatif

4 (4)

3 (3)

-

7 (7)

Autochtone

9 (10)

- (-)

-

9 (10)

Numérique transitoire (3)

10 (-)

3 (-)

2 (-)

15 (14)

Services canadiens spécialisés, payants, à la carte et vidéo sur demande
Services analogiques spécialisés

30 (30)

14 (16)

5 (5)

49 (51)

Services spécialisés numériques de catégorie 1(5)

15 (16)

3 (-)

-

18 (19)

Services spécialisés numériques de catégorie 2 (5)

49 (31)

3 (-)

26 (10)

78 (41)

Services payants (6)

5 (6)

2 (1)

5 (-)

12 (7)

Services à la carte (SRD et terrestres) (6)

9 (10)

2 (2)

- (1)

11 (13)

Services de vidéo sur demande(6)

14 (3)

- (1)

-

14 (4)

Autres services canadiens
Communautaires (7)

133 (197)

33 (47)

-

166 (244)

Programmation communautaire

11 (-)

1 (-)

-

12 (12)

Chambre des communes - Chaîne d'affaires publiques par câble (CPAC)

1 (1)

1 (1)

-

2 (2)

V. Services non canadiens (8)
Par satellite, distribution autorisée au Canada

83 (77)

6 (8)

45 (8)

134 (93)

Total des services de télévision

474 (484)

106 (109)

87 (27)

667 (603)

(1) Comprend les services bilingues (anglais et français) et autochtones.
(2) Comprend les services du satellite au câble.
(3) Nombre de services numériques transitoires en direct autorisés au 21 novembre 2006.
(4) Exclut les stations religieuses commerciales privées.
(5) Ne comprend que les services de catégorie 1 ou 2 lancés avant le 3 mai 2006.
(6) Nombre de services approuvés au 21 novembre 2006.
(7) Exclut les EDR exemptées de classes 2 et 3.
(8) La distribution des services autorisés est à la discrétion des EDR.
Exclut les réémetteurs et les services de télévision exemptés, ainsi que certaines licences de réseau.
Sources : rapport APP 1205 du CRTC en date du 21 novembre 2006; décisions du CRTC; Système de base de données financières du CRTC au 31 août 2005.

30.

Présentement :
 
  • Il existe actuellement 49 entreprises de programmation d'émissions spécialisées analogiques : 28 anglophones, 14 francophones, cinq en langues tierces et deux bilingues (anglais et français).
 
  • Le Conseil a autorisé 18 entreprises de programmation d'émissions spécialisées numériques de catégorie 1, soit 15 services de langue anglaise exploités depuis l'automne 2001 et trois services de langue française lancés à l'automne 2004.
 
  • Les services analogiques et de catégorie 1 ont été approuvés selon le principe du un par genre et bénéficient d'une protection de genre contre les autres services analogiques et les services de catégorie 1 et contre tous les services spécialisés de catégorie 2.
 
  • En mai 2006, le Conseil avait autorisé plus de 200 entreprises de programmation d'émissions spécialisées de catégorie 2 dont 105 de langue anglaise, 13 de langue française, 75 services en langues ethniques ou tierces et huit bilingues (anglais et français). Au total, environ 75 services ont été lancés : 47 anglophones, trois francophones et 25 en langues tierces.
 
  • Les services de catégorie 2 n'ont pas de droits d'accès et de protection de genre.
 
  • Le Conseil a autorisé cinq entreprises de programmation de télévision payante de langue anglaise et une de langue française. En mai 2006, le Conseil a autorisé une nouvelle entreprise nationale de programmation de télévision payante d'intérêt général de langue anglaise. Le Conseil a aussi autorisé 24 entreprises de programmation de télévision payante numérique de catégorie 2.
 
  • Il existe cinq services terrestres de télévision à la carte (TVC) : trois anglophones, un francophone et un bilingue (anglais et français).
 
  • Il existe six services de TVC distribués par SRD : quatre de langue anglaise, un de langue française et un bilingue (anglais et français).
 
  • En mai 2006, le Conseil avait autorisé 13 entreprises de programmation de vidéo sur demande (VSD).
 

b. Données financières

Tableau 9 Revenus de la télévision traditionnelle privée et des services payants, à la carte et spécialisés de langues anglaise et française, par langue (000 000 $)

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Langue anglaise
Traditionnelle, privée

1 519

1 538

1 515

1 684

1 693

1 764

Payants, TVC et spécialisés - analogiques

1 006

1 183

1 312

1 399

1 521

1 618

Payants, TVC et spécialisés - numériques

48

100

116

143

Payants, TVC et spécialisés - Total

1 006

1 183

1 360

1 499

1 637

1 761

Langue française
Traditionnelle, privée

361

366

378

409

422

434

Payants, TVC et spécialisés - total

230

272

301

338

363

366

Ethnique & Langue tierce
Payants, TVC et spécialisés - analogiques

34

36

40

42

48

50

Payants, TVC et spécialisés - numériques

1

2

3

7

Payants, TVC et spécialisés - Total

34

36

41

44

51

57

Note : Les chiffres de la télévision traditionnelle privée de langue anglaise comprennent ceux des stations de télévision traditionnelle à caractère ethnique car une importante partie de leurs revenus provient de leurs émissions en langue anglaise.
Note : Les services bilingues sont présentés avec les services payants, à la carte et spécialisés de langue anglaise.
Source : Graphiques 3.12, 3.15 et 3.18 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006.

31.

Selon les rapports annuels financiers et d'exploitation de statistique Canada (les rapports annuels) remis par les titulaires et la base de données financières du Conseil :
 
  • De 2000 à 2005, les revenus totaux des stations de télévision traditionnelle privée ont augmenté de 16,1 %, soit une hausse moyenne d'environ 3 % par an. La hausse de 18 % des recettes publicitaires nationales explique la presque totalité de cette croissance alors que les recettes locales ne se sont améliorées que de 0,3 %. Sur l'ensemble des recettes publicitaires, la part de la publicité nationale a crû de trois points de pourcentage pour atteindre 81 % tandis que celle de la publicité locale a perdu trois points, pour s'établir à 19 %.
 
  • Les revenus de la télévision traditionnelle privée de langue anglaise ont augmenté de 16,1 % sur cette période; ceux de la télévision de langue française, de 20,2%.
 
  • Les grands groupes de propriété de la télévision traditionnelle privée accaparent toujours environ 95 % des revenus générés par l'ensemble des stations privées de la télévision traditionnelle de langue anglaise. Ce chiffre n'a presque pas varié depuis 1998.
 
  • En 2005, Quebecor inc. (Quebecor) et Cogeco Inc. (Cogeco) se sont partagé 92 % des revenus totaux de la télévision traditionnelle privée de langue française.
 
  • Les revenus des services spécialisés ont augmenté de 72 % entre 2000 et 2005, soit une hausse moyenne d'environ 12 % par an.
 
  • Les revenus des services spécialisés découlent à la fois de la publicité et des abonnements. En 2000, leurs recettes d'abonnement représentaient 63 % de leurs revenus totaux; leurs recettes publicitaires, 37 %. En 2005, leurs recettes d'abonnement avaient baissé à 57 % de leurs revenus totaux alors que leurs recettes de publicité avaient augmenté à 43 %.
 
  • En 2005, 44 % des revenus des services de langues anglaise et 36 % des revenus des services de langue française provenaient de leurs recettes publicitaires.
 
  • La tendance à la hausse des recettes publicitaires des services spécialisés concorde avec le déclin de l'écoute de la télévision traditionnelle et l'augmentation de celle des services spécialisés, tel que discuté dans la prochaine partie de ce rapport.
 
  • Les revenus des services payants et à la carte qui proviennent uniquement des abonnements ont augmenté de 78 % entre 2000 et 2005, en raison de l'augmentation d'écoute de ces services.

Tableau 10 Marges de BAII(1) totales de la télévision traditionnelle privée, des services payants, à la carte et spécialisés analogiques de langues anglaise et française

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Langue anglaise
Traditionnelle privée

14 %

13 %

9 %

14 %

11 %

11 %

Payants, à la carte et spécialisés - analogiques

18 %

19 %

21 %

21 %

25 %

31 %

Langue française  
Traditionnelle privée

12 %

10 %

11 %

14 %

12 %

11 %

Payants, à la carte et spécialisés - analogiques

17 %

16 %

17 %

21 %

21 %

25 %

Ethnique & Langue tierce
Payants, à la carte et spécialisés - analogiques

16 %

14 %

17 %

17 %

26 %

24%

Note : Les chiffres de la télévision traditionnelle privée de langue anglaise comprennent ceux des stations de télévision traditionnelle à caractère ethnique car une importante partie de leurs revenus provient de leurs émissions en langue anglaise.
Note : Les services bilingues sont présentés avec les services payants, à la carte et spécialisés de langue anglaise.
Source : Graphiqes 3.14, 3.17 et 3.19 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006.

32.

Selon les rapports annuels remis par les titulaires et la base de données financières du Conseil :
 
  • De 2000 à 2005, télévision traditionnelle privée de langues anglaise et française a vu ses marges de BAII baisser en partie à cause du transfert de ses recettes publicitaires au profit des services spécialisés.
 
  • À titre de comparaison, les marges de BAII sont passées de 18,5 % en 2000 à 24,8 % en 2005. Au cours de cette période, les marges des BAII des services analogiques sont passées de 18,5 % à 30,2 %. Les services des catégories 1 et 2, qui ont présenté leurs premiers chiffres en 2002, continuent à afficher des marges négatives.
 
  • Les services payants et à la carte ont présenté une marge de BAII qui est passée de 12,3 % en 2000 à 27,3 % en 2005.
 
  • Selon le critère linguistique, les services payants et spécialisés de langues anglaise et française ont respectivement affiché des marges de BAII de 25,8 % et 23,3 % en 2005.
 
  • Les marges de BAII des services payants et spécialisés à caractère ethnique se sont élevées à 20,2 % en 2005 par rapport à 11 % en 2000.
 

c) Transition à la télévision numérique en direct

33.

Dans Politique d'attribution de licence visant à assurer le bon déroulement de la transition du mode analogique au mode numérique de la télédiffusion en direct, avis public de radiodiffusion CRTC 2002-31, 12 juin 2002 (l'avis public 2002-31), le Conseil a proposé une politique visant à encadrer la transition au numérique des services analogiques de télédiffusion en direct; cette politique repose sur un modèle volontaire de transition guidée par le marché, sans délais prescrits.

34.

Les titulaires d'entreprises de télévision numérique (TVN) de transition sont autorisées à diffuser un maximum de 14 heures par semaine de programmation haute définition (HD) exclusivement réservée à la version numérique de leurs services. Au moins 50 % de ces émissions HD non dédoublées doivent être canadiennes, et toutes doivent être présentées en format de télévision HD (TVHD). Dans l'avis public 2002-31, le Conseil incite les télédiffuseurs de TVN de transition à s'assurer que les deux tiers de leur grille horaire sont disponibles en format TVHD d'ici le 31 décembre 2007.

35.

Dans Cadre de réglementation pour la distribution de signaux de télévision numérique, avis public de radiodiffusion CRTC 2003-61, 11 novembre 2003 (l'avis public 2003-61), le Conseil a annoncé que les EDR par câble pouvaient demander à être relevées de leur obligation de distribuer le signal analogique dès que 85 % de leurs abonnés étaient en mesure de recevoir les services numériques au moyen d'un récepteur numérique ou d'un décodeur.

36.

Vingt-deux stations émettrices et quatre réémetteurs détiennent actuellement une licence de TVN de transition. Le tableau ci-dessous présente les entreprises de TVN de transition qui ont été approuvées, mais qui ne sont pas nécessairement exploitées.

Tableau 11 Stations de télédiffusion numérique de transition(1)
Marché  

Langue

Station source

Date de lancement réelle ou prévue

Montréal  

F

CFJP TQS

-

F

CBFT SRC

Mars 2005

F

CIVM Télé-Québec (service éducatif et culturel)

Septembre 2007

F

CFTM TVA

-

A

CBMT CBC

Mars 2005

Québec  

F

CBVT SRC

Janvier 2006

Ottawa  

F

CBOFT SRC

Septembre 2006

   

A

CBOT CBC

Septembre 2006

  R

M/A

OMNI 1 Rogers (à caractère ethnique)

Juillet 2007

  R

M/A

OMNI 2 Rogers (à caractère ethnique)

Juillet 2007

Toronto  

F

CBLFT SRC

Mars 2005

  R

F

CBOFT SRC (station d'Ottawa)

Septembre 2006

   

A

CBLT CBC

Mars 2005

   

A

CFTO CTV

Juillet 2005

   

A

CIII Global

Novembre 2004

   

A

CITS Crossroads (programmation religieuse)

-

   

A

CITY CHUM

Janvier 2003

   

A

CKXT Quebecor

Février 2004

   

M/A

OMNI 1 Rogers (à caractère ethnique)

Octobre 2006

   

M/A

OMNI 2 Rogers (à caractère ethnique)

Octobre 2006

Hamilton  

A

CHCH Global

-

  R

A

CKXT Quebecor

Février 2004

Vancouver  

A

CBUT CBC

Janvier 2006

   

A

CHAN Global

-

   

A

CIVT CTV

Juillet 2005

   

M/A

CHNM Multivan (à caractère ethnique)

-

Nombre de stations approuvées, mais peut-être pas en ondes
A : anglais; F : français; M/A : multilingue/anglais; R: réémetteur
Source : rapport APP 1205 du CRTC en date du 3 mai 2006 et les titulaires.

37.

Michael McEwen, consultant en radiodiffusion, a été mandaté, dans le cadre de cette instance, en vue de produire un rapport sur les stratégies de transition au numérique dans différents pays (le "Rapport McEwen"). À propos de la transition au Canada, Monsieur McEwen tire les conclusions suivantes :
 
  • D'une part, le Canada a bénéficié de deux facteurs : la réaction du marché national au déploiement des services numériques et la décision de l'industrie de la radiodiffusion d'accepter qu'un retard de deux ans par rapport aux États-Unis ferait baisser considérablement le coût lié à l'adoption prématurée de la distribution, la production et l'équipement des particuliers. D'autre part, le Canada n'a pas cessé de perdre du terrain face aux États-Unis et il accuse maintenant quatre années de retard, voire plus.
 
  • Les États-Unis et d'autres pays visent l'arrêt de la transmission en mode analogique dès 2009 et jusqu'en 2012 alors que le Canada ne diffuse qu'un nombre limité de services numériques en direct à Toronto, Montréal et Vancouver. Ottawa et la ville de Québec devraient, selon les prévisions, recevoir le service numérique de la SRC cette année. Les services payants et spécialisés canadiens ont lancé de modestes services HD mais rien qui se compare au volume de leurs contreparties américaines.
 
  • Comme les radiodiffuseurs l'ont maintes fois répété, cette lente conversion s'explique, entre autres, par le fait qu'ils ne voient pas la nécessité de bâtir des installations de transmission numériques dans tout le pays, ni de s'imposer les dépenses de la distribution simultanée des systèmes analogique et numérique, surtout que la plupart des marchés sont desservis par câble et, à plus petite échelle, par satellite. La SRC semble prête à déployer un service de transmission numérique, mais uniquement si elle obtient des fonds complémentaires pour une couverture totale. Le secteur privé serait probablement d'accord avec ce point de vue s'il s'appliquait également à ses membres.
 
  • Les commandes de dramatiques pour les heures de grande écoute, de films pour la télévision, et tout particulièrement la production d'évènements sportifs ont considérablement augmenté au cours des deux dernières années, et l'effet s'en fait nettement ressentir à l'écran. Comme toujours, le défi du Canada consiste à fidéliser l'auditoire de la TVHD canadienne dans l'océan des produits américains.
 
  • Le Canada s'est doté d'un cadre réglementaire qui protège les radiodiffuseurs canadiens de la concurrence des services numériques étrangers et pourtant, il doit aussi relever le défi lancé par son voisin du sud, véritable géant des médias. Cette situation risque d'affecter davantage les radiodiffuseurs d'ici qui souhaitent se tourner vers numérique que ceux des autres pays examinés dans ce rapport. Comparativement à l'Europe, il n'y a au Canada ni le même défi en matière de spectre, ni le besoin pressant d'un spectre de diffusion analogique pour d'autres services (il faut dire que ce dernier point est maintenant remis en question par les fournisseurs de services intéressés à offrir des services mobiles et convergents). En bref, au Canada la pression du marché n'a pas incité, autant que dans les autres pays, à passer de manière efficace et efficiente au numérique avec ou sans HD.
 
  • Les appareils numériques HD ont déclenché le même engouement au Canada qu'aux États-Unis. D'ici la fin de l'année 2006, il se sera vendu près de trois millions d'appareils au Canada et les ventes montrent une tendance similaire aux États-Unis. Si l'on se projette en 2011, les ménages canadiens auront tous des appareils HD - bon nombre d'entre eux auront des syntoniseurs en direct intégrés et seront prêts à être branchés sur le câble (équipement actuellement non disponible auprès des fournisseurs de câble). Cependant, la progression des raccordements aux services HD s'est faite lentement avec seulement 400 000 raccordements au câble et au satellite sans presque aucune écoute directe. Ceci changera progressivement, au fur et à mesure que les consommateurs auront une meilleure idée de ce qui est disponible et de la façon de l'obtenir. Les consommateurs se tourneront vers ces nouveaux services lorsqu'on leur offrira davantage de services canadiens et que ces derniers seront mis en valeur par le monde de la radiodiffusion. Comme aux États-Unis, les raccordements accusent un certain retard et dans la plupart des cas l'image grand écran de meilleure qualité affichée par les DVD a stimulé le marché.
 

d) Télévision à haute définition

38.

Dans Cadre de réglementation de l'attribution de licence et de la distribution des services payants et spécialisés à haute définition, avis public de radiodiffusion CRTC 2006-74, 15 juin 2006 (l'avis public 2006-74), le Conseil a présenté sa politique cadre de distribution et d'attribution de licence des services HD payants et spécialisés. En mai 2006, le Conseil avait accepté de modifier les licences de quatre services analogiques, de deux services payants et de dix services spécialisés de catégorie 2, autorisant ainsi leur distribution en HD. Au printemps de 2006, il y aurait eu au moins 321 393 abonnés à des services facultatifs HD(2) au Canada.

39.

Les tableaux suivants indiquent le nombre de services HD actuellement offerts par les EDR canadiennes ainsi que leur nombre hebdomadaire moyen d'heures de programmation canadienne HD.

Tableau 12 Nombre de services HD distribués par les EDR
 

Canadiens

Étrangers

Total

Cogeco

10

9

19

Rogers

16

10

26

Shaw

5

5

10

Vidéotron

8

5

13

Bell ExpressVu

16

11

27

Star Choice

6

8

14

Source : Tableau 3.12 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006

Tableau 13 Offre de programmation canadienne HD
 

Moyenne d'heures par semaine en HD

Émissions originales

Télévision traditionnelle    
CBC

8,25

100 %

CHUM

11,5

17 %

CTV

2,3

57 %

Global

10

55 %

SRC

6

100 %

Services payants et spécialisés    
Discovery HD

75

0 %

Movie Central

42

7 %

Movie Pix

11

9 %

Raptors

25

100 %

TMN

53

4 %

TSN

10

60 %

Source : Tableau 3.13 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006.

40.

Tel que noté dans l'Introduction, le Conseil a demandé à Solutions Research Group (SRG) de préparer une étude des tendances sur les sujets soulevés dans le décret. SRG a sondé l'intérêt des Canadiens à l'égard de la TVHD pour examiner la situation des services de TVHD. Les conclusions de SRG sont présentées ci-dessous.
  Graphique 1 - Intérêt pour la télévision haute définition

Ce graphique histogramme à barres compare le pourcentage des Canadiens montrant un plus ou moins grand intérêt pour la TVHD en 2004, 2005 et 2006. La répartition est la suivante : Possédant une TVHD : 2% en 2004, 8% en 2005 et 9% en 2006 ; Très grand intérêt : 15% en 2004, 18% en 2005 et 15% en 2006. Peu d'intérêt : 37% en 2004, 30 % en 2005 et 27 % en 2006. Très peu d'intérêt : 21% en 2004, 22 % en 2005 et 23 % en 2006. Aucun intérêt : 24% en 2004, 22 % en 2005 et 25 % en 2006. Sans opinion ou hésitants : 1% en 2004, 2005 et 2006.
Source: Page 21, de Analyse des tendances Fast Forwardmc préparé par SRG pour le CRTC, août 2006

 
  • Se fiant à ses données, SRG a conclu à la sous-performance des niveaux de croissance de la TVHD au Canada au cours des deux dernières années, notamment pour les raisons suivantes :
 
  • des catégories de prix constamment élevées, jusqu'à tout récemment;
 
  • la confusion des consommateurs qui comprennent mal les caractéristiques et les avantages de la HD,
 
  • l'absence de programmation;
 
  • l'absence d'un message clair et cohérent de la part des industries de la télévision et de l'électronique grand public.
 
  • SRG a également tiré les conclusions suivantes :
 
  • Un foyer canadien sur dix, soit tout juste plus de 1,2 million de foyers, ont aujourd'hui un téléviseur capable de recevoir la HD. D'autres études suggèrent des taux de pénétration légèrement plus élevés, de l'ordre de 14 % ou de 15 %.
 
  • Généralement, le téléviseur principal des ménages canadiens a environ 6 ans. Un peu moins d'un téléviseur principal sur dix est remplacé chaque année au Canada. SRG prévoit que, d'ici 2011, 40 % à 50 % des téléviseurs principaux des ménages canadiens pourront recevoir la HD. Il convient néanmoins de ne pas oublier que ce nombre exclut les appareils HD secondaires, tels les nouveaux ordinateurs personnels et les écrans de portables capables d'afficher un contenu haute définition.

41.

Le radiodiffuseur et fournisseur de contenu canadien indépendant High Fidelity HDTV Inc. (High Fidelity) admet que la pénétration de la HD stagne face à un taux de propriété de téléviseurs HD de 17 % et à un volume de programmation HD de 3 % seulement. Toutefois, High Fidelity croit que le virage à la TVHD au Canada se fera sous l'impulsion de la Federal Communications Commission (FCC) américaine. Par conséquent, les ventes d'appareils TVHD devraient s'améliorer dans les prochaines années. High Fidelity prévoit que le nombre de foyers canadiens équipés de TVHD passera de 22,6 % en 2006 à 31 % en 2007, 40,6 % en 2008, 51,7 % en 2009 et 63,5 % en 2010.

42.

Selon les recherches de l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), une minorité seulement de ces appareils sont en fait reliés à une source de programmation de TVHD telle qu'un décodeur numérique, même si environ 15 % des ménages anglophones et 9 % des ménages francophones ont un téléviseur HD. Par conséquent, environ 6 % seulement de foyers anglophones et à peine plus de 2 % de foyers francophones reçoivent et regardent une programmation de TVHD.
 

e) Technologies de distribution

43.

La programmation télévisuelle peut être distribuée de quatre façons : par transmission traditionnelle en direct, par câble, par SRD et par protocole Internet (IP).

44.

Tous les abonnés à un service par SRD reçoivent le signal numérique tandis que les abonnés au câble reçoivent soit le signal analogique, soit le signal numérique, soit une combinaison des deux. Bien qu'un nombre important d'abonnés au câble continuent à se fier au service analogique, la transition au câble numérique s'est nettement accélérée ces dernières années et devrait continuer à croître rapidement dans la mesure où les abonnés au câble analogique reconnaissent les avantages du service numérique. La SRC prévoit que presque quatre foyers canadiens sur cinq souscriront à une forme ou une autre de télédiffusion numérique d'ici 2010.

45.

Les données contenues dans les rapports annuels remis par les titulaires révèlent les chiffres suivants :
 
  • l'industrie des EDR prise dans son ensemble poursuit sa croissance; ses revenus totaux ont augmenté, depuis 2004, de 0,4 % à plus de 4,575 milliards de dollars en 2005 (pour un taux de croissance annuel moyen de 7,5 %).
 
  • les fournisseurs de SRD, de système de distribution multipoint (SDM) et de télévision par abonnement ont accru leurs revenus de 8,1 % en 2005,
 
  • les marges de BAII des EDR de classe 1 ont légèrement fléchi de 23,2 % en 2004 pour s'établir à 20,3 % en 2005, mais en hausse par rapport aux chiffres de 15,2 %, 15,4 % et 17,5 % qui correspondent respectivement à 2001, 2002 et 2003.
 
  • En conséquence, le rendement de l'industrie sur les immobilisations nettes est passé de 20,4 % en 2004 à 14,4 % en 2005 en raison d'une hausse substantielle des dépenses d'investissement. Ce chiffre de 14,4 %, qui se compare à celui de 14,2 % annoncé en 2003, s'établit à la hausse par rapport aux chiffres de 11,3 % et de 11,5 % qui correspondent respectivement à 2001 et 2002.
 

i. Distribution en direct

46.

Le Canada compte un peu plus de 12 millions de ménages en 2006. D'après SRG :
 
  •  44 % sont des « foyers numériques » (20 % sont abonnés au câble numérique et 24 % à un service SRD qui n'offre que le service numérique)
  • 43 % sont abonnés au câble analogique,
  • 13 % ne sont abonnés ni au câble, non au SRD.

47.

Les chiffres de SRG sont de 13 % supérieurs à ceux du rapport de Canadian Media Research Inc. (CMRI), A Review of research data on the Canadien television industry, joint au mémoire de Bell Canada (Bell), MTS Allstream Inc. (Allstream), Saskatchewan Telecommunications (SaskTel) et TELUS Communications Inc. (TELUS). Le rapport CMRI précise que la pénétration combinée du câble et du SRD se situait à 89,8 % en 2005, ce qui signifie que 10,2 % seulement des Canadiens ne reçoivent que les signaux de la télévision en direct. En 2000, ce chiffre était de 16,4 %. En comparaison, selon les rapports annuels des EDR déposés au Conseil, deux millions de Canadiens sur 12 millions (16 %) captent leurs signaux de télévision en direct (voir le tableau 14 ci-dessous); or, Nielsen Media Research (Nielsen) rapporte qu'environ 13 % des Canadiens reçoivent leurs signaux en direct. Compte tenu de ces différences d'évaluation, on peut dire que de 10 % à 16 % de Canadiens reçoivent leurs signaux de télévision en direct. L'information clé reste cependant le fait que ce pourcentage est en baisse.

48.

Dans le contexte de son projet à long terme visant à implanter des technologies de réseau plus efficientes, Aboriginal Peoples Television Network (APTN) a demandé à Environics Research Groups de sonder les participants à son étude annuelle, North of 60°, afin de connaître leurs préférences de mode de réception des services de télédiffusion. Selon les résultats de l'étude de 2006 menée en mai et juin de la même année, 48 % des personnes sondées préfèrent le satellite, 25 % le câble analogique, 13 % le câble numérique. Seulement 6 % optent pour une télédiffusion en direct.
 

ii. Distribution par câble

49.

Selon les rapports annuels remis au Conseil par les EDR, plus de 10 des quelque 12 millions de ménages Canadiens qui reçoivent le signal d'une EDR autorisée sont abonnés soit à une entreprise par câble, soit à un service SRD. Les autres, soit environ deux millions, reçoivent le signal d'une entreprise de télévision en direct ou d'un service par satellite non canadien des marchés noir et gris.

Nombres d'abonnés au service de base (000)

 

Câble, classe 1 (1)

SRD

SDM & Télévision par abonnement

Total

2001 6 857

81 %

1 520

18 %

2001 6 857

81 %

1 520
2005(1) 6 617

72,4 %

2 486

27,2 %

2005(1) 6 617

72,4 %

2 486

(1) Les résultats des EDR par câble de classe 1 comprennent ceux des lignes d'abonnés numériques (LAN). Dans un effort de simplification des procédures, quelques EDR par câble de classe 1 ne sont plus tenues de présenter de rapports. Les résultats totaux indiqués dans le tableau excluent aussi le million d'abonnés environ aux EDR par câble autres que de classe 1 qui ne sont pas obligées de présenter leurs résultats au Conseil.
Source : Base de données financières du CRTC.

 
  • La concurrence menée principalement par les services SRD a réduit la part totale des abonnés des titulaires d'EDR par câble de classe 1 de 81 % (2001) à 73 % (2005).
 
  • Les données de 2005 de Statistique Canada font état d'un total de 7,6 millions d'abonnés au câble pour cette même année, y compris environ un million d'abonnés à un système de câblodistribution bénéficiant d'une exemption.

50.

Selon Communications Rogers Câble inc. (Rogers), le passage de l'analogique au numérique est l'un des principaux changements des réseaux de distribution. La plupart des exploitants de services par câble ont lancé des services numériques et s'apprêtent à achever leur virage en utilisant une plateforme entièrement numérique. À l'instar des compagnies de téléphone, les exploitants de services SRD ont toujours distribué des services entièrement numériques. De plus, selon Rogers :
 
  • le chiffre d'environ 5,3 millions d'abonnés au câble numérique et au SRD pour le second trimestre de 2006 devrait atteindre 6,9 millions en 2010;
 
  • depuis 2000, les câblodistributeurs ont investi plus de 7,5 milliards de dollars pour mettre à niveau leurs réseaux et offrir un réseau numérisé, commuté et bidirectionnel; tous les foyers des zones de service des quatre grandes entreprises de câblodistribution, soit plus de 10,5 millions de foyers, ont accès à des services numériques par câble;
 
  • les entreprises de câblodistribution mènent des campagnes énergiques pour inciter leurs clients à passer au numérique afin de réclamer la largeur de bande utilisée par les canaux de la télévision analogique; bien que chacun ait des plans différents, il convient de penser que le câble analogique pourrait être progressivement éliminé dès 2010 et que presque quatre foyers canadiens sur cinq s'abonneront d'ici là à une forme ou une autre de télédiffusion numérique.
  Graphique 2 - Abonnés au numérique au Canada

Ce graphique histogramme faisait partie du mémoire de Rogers (figure à la page 19 du mémoire de Rogers) et présente le nombre d'abonnés au Canada possédant au moins un décodeur numérique entre 1999 et 2005. Il offre également une estimation pour la période allant de 2006 à 2010. Le graphique n'indique pas le nombre réel d'abonnés. Nous vous présentons ci-après une meilleure estimation reposant sur notre propre lecture du graphique. Nombre d'abonnés en millions : 0,9 en 1999, 1,8 en 2000, 2,8 en 2001, 3,4 en 2002, 3,8 en 2003, 4,3 en 2004, et 5,2 en 2005. Nombre d'abonnés estimés en millions : 5,7 en 2006, 6,1 en 2007, 6,4 en 2008, 6,7 en 2009 et 6,9 en 2010.

Source : p. 19 du mémoire de Rogers

51.

Dans son mémoire, la Société de développement de l'industrie des médias de l'Ontario (SODIMO) note que Pricewaterhouse Coopers (PWC) prévoit que le nombre de foyers équipés en numérique sera de 9,3 millions en 2010, soit près des trois-quarts de tous les foyers canadiens possédant un téléviseur.

52.

Quebecor affirme que, en 2006, près de la moitié des abonnés de Vidéotron ltée (Vidéotron). seront desservis par voie numérique et que près de 70 % se seront procuré un terminal numérique d'ici trois ans. Les téléviseurs seront équipés d'un terminal numérique, et un câblomodem permettra au réseau privé du distributeur de fournir l'Internet, assurant ainsi la convergence des écrans des téléviseurs et des ordinateurs.

53.

L'étude de SRG indique que la plupart des consommateurs particulièrement intéressés par la télévision numérique s'y sont déjà convertis. Par conséquent, SRG prévoit que le taux de pénétration combinée de la SRD et du câble numérique dans les foyers atteindra un plafond de 58 % à 60 % d'ici 2011.

54.

Les recherches de l'ACR indiquent qu'une minorité seulement de foyers anglophones et francophones est abonnée à un service numérique même si 90 % et 83 % respectivement d'entre eux sont abonnés à une EDR autorisée. Plus précisément, 44 % des anglophones et 42 % des francophones sont abonnés au câble numérique ou à un service SRD alors que les autres fournisseurs de services numériques (distributeurs de télécommunications et de câble « sans fil ») desservent chacun moins de 1 % de cette population. La majorité des consommateurs canadiens continue donc à recevoir le signal en direct et le signal analogique distribué par les EDR.

 

iii. Distribution par SRD

55.

Il existe deux fournisseurs de services SRD : Bell ExpressVu Limited Partnership (ExpressVu), et Star Choice.
 
  • Le SRD est une plateforme unidirectionnelle qui ne prend pas encore en charge les services de VSD.
 
  • En 2005, les revenus totaux combinés d'ExpressVu et de Star Choice totalisaient environ 1,4 milliard de dollars et leur nombre d'abonnés se situait à environ 2,5 millions.
 
  • Le nombre d'abonnés à des services SRD a augmenté de 178 000 en 2005, soit une hausse de 7,8 % pour une part totale de marché de 27 %.
 
  • ExpressVu propose plus de 400 canaux de programmation, dont plus de 20 véritables services HD; Star Choice propose 17 véritables services HD.

56.

Tenant compte de la popularité croissante de la TVHD, ExpressVu a investi dans l'élaboration d'un nouveau schéma de modulation de transmission devant prendre en charge un plus grand nombre de véritables nouveaux signaux HD. Toutefois, selon ExpressVu, les résultats de tests montrent que le besoin de capacité de transmission par satellite nécessaire devant permettre aux radiodiffuseurs canadiens de prendre en charge la HD continuera à croître malgré l'implantation limitée de ces techniques sur des transpondeurs par satellite.

57.

Par ailleurs, ExpressVu note que, en juin 2006, le ministère de l'Industrie (le Ministère) a publié un appel de demandes visant l'utilisation, par des nouveaux satellites, de fréquences encore disponibles sur des emplacements orbitaux utilisées par ExpressVu et par Star Choice et par les entreprises de distribution par relais satellite de Communications par satellite canadiens inc. L'un des nouveaux satellites pourrait prendre en charge jusqu'à 150 vrais canaux HD. ExpressVu considère néanmoins que le risque commercial associé aux satellites est grand compte tenu des coûts élevés d'immobilisations et d'exploitation nécessaires au déploiement de cette technologie. Par ailleurs, ExpressVu ignore quand cette capacité de transmission par satellite sera vraiment nécessaire et ne sait pas si les services HD génèreront suffisamment de recettes supplémentaires pour permettre un rendement financier approprié. ExpressVu ajoute que les 300 millions de dollars que coûte chaque nouveau satellite à bande de fréquence unique doivent être amortis au cours des quelque 12 années de sa durée de vie.

58.

Le Centre de recherches sur les communications (CRC) a également mentionné l'appel de demandes de 29 licences par satellite du Ministère dont dix seraient attribuées à de nouveaux services de radiodiffusion par satellite. CRC déclare que ces licences permettraient d'augmenter considérablement la capacité de transmission au Canada, ce qui pourrait satisfaire le besoin d'un plus grand nombre d'émissions locales et de TVHD. En outre, CRC prend note de la nouvelle tendance à offrir des services mobiles, fixes et de radiodiffusion par satellite dans diverses bandes de fréquence à mesure que la technologie évolue. CRC soutient que toute révision ou élaboration de régimes et de politiques de réglementation devrait tenir compte de cette tendance.
 

iv. Télévision par protocole Internet (IPTV)

59.

Dans leurs mémoires respectifs, Bell et Rogers ont abordé la situation actuelle de la technologie du IP/ ligne d'abonnés numériques (LAN) pour la distribution de la radiodiffusion :
 
  • La télévision par IP (IPTV) est une innovation relativement récente dans la technologie de la distribution de la radiodiffusion. Multimedia Research Group Inc. (MRG) prévoit que les abonnés à la IPTV mondiale passeront de 3,7 millions en 2005 à 36,9 millions d'ici 2009, et que le total des revenus de service de la IPTV, soit 880 millions de dollars en 2005 s'élèvera à 9,9 milliards de dollars en 2009(3). L'Europe et l'Asie sont les premières à mettre en ouvre la IPTV en ce moment, avec l'Amérique du Nord qui les talonne à la troisième place.
 
  • Bell a obtenu une licence pour exploiter des EDR régionales terrestres de classe 1 en Ontario et au Québec en 2004. Depuis ce temps, Bell a développé son réseau terrestre pour permettre la distribution d'émissions audiovisuelles en utilisant le IP sur une plateforme de LAN(4).
 
  • Au moment de la rédaction de ce document, Bell Aliant, Bell, SaskTel et TELUS sont autorisées à titre d'EDR de classe 1 et doivent offrir un service IPTV utilisant la technologie LAN. En août 2006, Allstream a annoncé qu'elle avait commencé à offrir aux abonnés sept canaux HD. Allstream a indiqué que son service d'EDR pouvait maintenant rejoindre plus de 93 % des foyers de Winnipeg(5). SaskTel offre 27 canaux HD. Bell prévoit que son service IPTV sera offert à environ 4,2 millions de ménages d'ici 2008(6). En 2005, le nombre d'abonnés à des services IPTV au Canada se serait établi à 100 000. Ce chiffre est plus élevé que celui de 77 000 prévu par la Canadian Coalition of Audio-Visual Unions (CCAU). Le nombre d'abonnés canadiens devrait s'élever à plus de 800 000 d'ici 2010(7). En comparaison, Verizon, une compagnie de téléphone des Etats-Unis, offre jusqu'à 25 canaux HD sur son réseau de distribution de vidéo à fibre optique.
 
  • L'évolution de la IPTV se déroulera dans un contexte de radiodiffusion étendue où le contenu traditionnel et sur demande HD sera offert à une multitude d'appareils de réception n'importe où et n'importe quand.
 
  • Dans ce nouveau contexte de la radiodiffusion, la IPTV sera probablement l'une des nombreuses options offertes et couvertes par une marque parapluie pour tous les services d'une compagnie de téléphone sur son réseau de large bande. Les abonnés sont habitués à « tirer » du contenu d'Internet, selon leurs besoins et souhaits. Cette volonté croissante, et même cette préférence, de pouvoir voir ce qu'on veut quand on veut créera finalement une masse critique d'abonnés à la TV pour qui l'interactivité de la IPTV sera d'un attrait croissant et d'une utilisation de plus en plus courante.
 

[traduction] Il est certain que de plus en plus de fournisseurs vont proposer de nouvelles applications et davantage de possibilités. Mais le jour viendra où les capacités que nous appelons aujourd'hui la IPTV ne seront plus une série de caractéristiques de quelque chose de plus gros et espérons-le, capable de répondre aux besoins plus vastes des abonnés et des fournisseurs de service(8).

 
  • Il est clair que le modèle de réseau de l'avenir sera centré sur l'abonné et la capacité d'offrir des services personnalisés :
 

Que ce soit la programmation d'un canal, la sélection de la langue, la personnalisation de la présentation, la sélection automatique du contenu de « mon canal », le mixage de matériel personnel pour présenter à ses proches, ou les jeux ou échanges au sein de groupes, ces services illustrent les avantages clés de la IPTV : interactivité et possibilités de communications offertes par l'applications RNG (réseau de nouvelle génération). La IPTV profiterait de normes ouvertes en matière d'applications pour la gestion du contenu, la création d'applications, et la maîtrise de l'expérience de la IPTV par les utilisateurs(9).

 
  • Ces services personnalisés finiront sans aucun doute non seulement sur les boîtiers décodeurs, qui seront caractéristiques de la mise en ouvre initiale de la IPTV, mais aussi sur d'autres terminaux comme les téléphones cellulaires, les assistants numériques personnels (ANP), les lecteurs de média portatifs comme les iPods, et les consoles de jeux comme PlayStation et Xbox.
 
  • La IPTV profitera au système de radiodiffusion en facilitant la concurrence dans les nombreux immeubles de logements, dont les résidents ne sont pas toujours capables de capter le service concurrent en raison des contraintes du champ de vision. Elle permettra également aux EDR et aux programmeurs de travailler ensemble sur une publicité novatrice, et mieux ciblée(10). De même, la technologie de la IPTV pourrait évoluer en associant les services linéaires traditionnels à un contenu Internet sur le même appareil de réception (sous réserve d'avoir des modèles commerciaux pratiques et de développer la technologie ainsi que le système de soutien à l'exploitation (SSE) pour la supporter).
 

f) Technologies des services sur demande 

 

i. Vidéo sur demande (VSD)

60.

Les services de VSD sont semblables aux services de TVC, mais les abonnés à la VSD font leurs choix à partir d'une bibliothèque de contenu au lieu d'une grille horaire de radiodiffusion. Leurs choix leur sont diffusés au moment fixé par eux, et non selon une grille horaire prédéterminée.

61.

Selon la SODIMO, la croissance de la pénétration du câble numérique a entraîné une hausse de la popularité de la VSD. La SODIMO note que le pourcentage d'abonnés au câble numérique qui utilisent la VSD est passé de moins de 10 % en 2002 à près de 36 % en 2005 et que 83 millions de dollars ont été consacrés à ces services. Se fiant à ces taux de participation et la pénétration du magnétoscope et du CD, PWC prévoit que les dépenses totales de VSD atteindront 356 millions de dollars en 2010, soit 61 % des foyers abonnés au câble numérique.

62.

Selon Rogers, environ 50 % de ses abonnés au câble numérique utilisent au moins une fois par mois la VSD.

63.

Dans sa recherche, SRG affirme que :
 
  • 44 % des ménages abonnés au câble numérique, soit 9 % des foyers canadiens, ont utilisé la VSD payante ou gratuite au moins une fois en 2006, soit une hausse par rapport au taux de 36 % de 2005,
 
  • l'utilisation du « sur demande » au moyen du câble ou du SRD augmentera au cours des cinq prochaines années pour atteindre environ 30 % de tous les ménages canadiens, soit une croissance graduelle d'année en année plutôt que le type de croissance explosive qui a marqué la pénétration des DVD ou de l'usage d'Internet les 5 ou 6 dernières années.
 

ii. Enregistreur numérique personnel (ENP)

64.

Le récepteur vidéo personnel (RVP), également appelé enregistreur numérique personnel (ENP), enregistre en format numérisé un contenu vidéo sur un disque dur tel que celui d'un ordinateur personnel. S'il possède presque toutes les fonctions du magnétoscope, il présente cependant plusieurs autres avantages, notamment :
 
  • une fonction d'enregistrement automatique lors de l'écoute en direct de l'émission qui permet des pauses et des retours en arrière à tout moment; lors de la reprise de l'écoute, la touche d'avancement rapide permet de rattraper la version en direct en sautant la publicité;
 
  • la possibilité, lors de l'écoute d'une émission enregistrée, de sauter la publicité en activant la touche d'avancement rapide ou, sur certains ENP, la touche d'avance de 30 secondes. Cette possibilité d'éviter les pauses publicitaires préoccupe les annonceurs et les télédiffuseurs qui craignent que le modèle de revenus d'une télévision soutenue par la publicité ne soit en danger.

65.

En ce qui a trait au taux de pénétration des ENP et aux attitudes de consommation à cet égard, SRG note que :
 
  • la pénétration de l'ENP au Canada est en retard par rapport aux États-Unis : en 2006, 6 % des ménages canadiens (à peine plus de 700 000) possédaient un ENP par rapport à 4 % en 2005 (8 % des ménages américains avaient un ENP en 2005);
 
  • l'ENP suscite un vif intérêt : plus de 50 % des abonnés au câble numérique ou au SRD disent être intéressés à s'en procurer un;
 
  • les ménages avec adolescents sont plus intéressés par l'achat d'un EPN que les ménages sans adolescents.

66.

Les mémoires soumis dans le contexte de cette instance contiennent les observations additionnelles qui suivent :
 
  • Aujourd'hui, 750 000 foyers canadiens auraient un ENP - un chiffre relativement faible par rapport aux 11 millions et plus de ménages qui disposent d'un magnétoscope. La pénétration de l'ENP pourrait néanmoins s'accélérer à mesure de la baisse de leurs prix si l'on se fie à la rapidité de celle du magnétoscope.
 
  • D'après Forrester Research, Inc., le marché canadien est quelque peu en retard par rapport au marché américain, mais il devrait suivre la tendance et présenter un taux de pénétration de 45 % en 2009(11).
 
  • La croissance prévue de la pénétration de l'ENP est aussi étayée par les résultats d'études indiquant que les propriétaires de cet appareil s'en disent très satisfaits et considèrent qu'il améliore considérablement le plaisir de l'écoute. Selon les conclusions d'une étude menée par In-Stat aux États-Unis, le taux de satisfaction à l'égard des ENP est élevé, 86 % des utilisateurs se disant très satisfaits ou satisfaits de leur ENP(12). Au Canada, SRG note que 62 % des utilisateurs d'ENP estiment que cet appareil augmente le plaisir de l'écoute(13).
 
  • Selon Rogers, les prévisions et les études indiquent qu'une majorité de consommateurs achèteront un ENP au cours des cinq à sept prochaines années. L'accessibilité de services tels que la VSD et les ENP augmentera le nombre de consommateurs qui s'habitueront à ces services, créant ainsi une culture de commodité chez les téléspectateurs. Les consommateurs habitués à la commodité du « sur demande » offert par la large bande voudront la même facilité d'utilisation de leur téléviseur. Certains manufacturiers, dont LG, Mitsubishi et Sony, introduisent donc sur le marché des téléviseurs équipés d'ENP intégrés. Ce changement de comportement favorise l'écoute générale du contenu audiovisuel sur des plateformes médias traditionnelles, mais il incite le consommateur à délaisser l'écoute d'émissions télévisées programmées à heures fixes. Parallèlement, l'influence de cette nouvelle tendance sur le modèle traditionnel de publicité linéaire pourrait inciter les annonceurs à trouver d'autres moyens de placer leurs publicités.
 
  • Bell affirme que plusieurs acteurs de l'industrie s'inquiètent des possibilités de l'écoute en différé que permet l'ENP, mais souligne que ces appareils remplaceront les magnétoscopes que les abonnés au câble utilisent depuis des dizaines d'années. Selon Bell, il est généralement admis que les boîtiers de décodage numériques équipés d'un EPN seront la prochaine norme de l'industrie. La pénétration relativement faible des ENP s'explique actuellement par le marché créneau actuel et par les prix élevés des décodeurs(14). Toutefois, d'après Bell, les conclusions des recherches révèlent que les utilisateurs d'ENP sont généralement satisfaits de leur appareil et de leurs possibilités s'agissant des services sur demande. Certaines études montrent aussi que les utilisateurs d'ENP regardent plus longtemps la télévision et sont plus susceptibles de s'abonner à d'autres services facultatifs.
 

g) Autres technologies

 

i. Internet à large bande

67.

Les activités telles que la lecture vidéo en continu par Internet ou le téléchargement de fichiers sonores exigeant une bande plus large, la demande d'Internet à large bande à haute vitesse ne cesse d'augmenter au Canada. Le tableau ci-dessous compare la croissance de l'accès à Internet à haute vitesse au déclin de l'accès par ligne commutée au cours des cinq dernières années. En 2006, 81 % des ménages ayant accès à Internet avaient opté pour la haute vitesse et 19 % utilisaient la ligne commutée.

Tableau 15 Accès Internet à la maison, ligne commutée ou haute vitesse

CyberTRENDS

SRG

Haute vitesse

Ligne commutée

Haute vitesse

Ligne commutée

2001

30 %

70 %

-

 

2002

40 %

60 %

-

-

2003

50 %

50 %

61 %

39 %

2004

65 %

35 %

68 %

32 %

2005

74 %

26 %

79 %

21 %

2006

-

-

81 %

19 %

Sources : Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006, recherche et domaines de recherche ComQUEST de CyberTRENDS, éditions de mars 2001, 2002 et 2003, décembre 2004 et 2005; SRG, Fast Forward mc, une analyse des tendances.

68.

Selon la recherche de Rogers, le Canada a toujours figuré dans le peloton de tête des pays du G7 pour ce qui est du taux de pénétration de la large bande. En outre, le nombre de ménages canadiens ayant un accès à large bande pourrait atteindre 10 à 11 millions de foyers d'ici 2010, soit un taux de pénétration de plus de 80 %.
 

ii. Contenu sonore sur Internet

69.

Il existe en gros trois méthodes d'accès à un contenu sonore sur Internet.
 
  • La lecture en transit

 
  • La lecture en transit (ou en continu) permet de voir ou d'écouter un contenu vidéo ou sonore en continu à mesure de sa réception sur un ordinateur personnel.
 
  • Le contenu vidéo ou sonore en continu n'est pas censé être conservé par le consommateur.
 
  • Le contenu sonore en continu ressemble à des émissions de radio programmées à heures fixes. Réagissant contre la fragmentation de l'auditoire provoquée par les nouveaux médias, beaucoup de radiodiffuseurs diffusent maintenant leurs stations de radio en continu sur Internet. Dans d'autres cas, de véritables stations de radio ont été créées uniquement pour Internet.
 
  • La SRC affirme que les recherches indiquent qu'un Canadien sur cinq environ écoute un contenu sonore diffusé en continu sur Internet - un pourcentage sensiblement plus élevé chez les jeunes et les jeunes adultes. Ce type d'écoute est aussi populaire chez les jeunes Canadiens d'origine autre que nord-américaine ou européenne, sans doute parce que ces derniers ont facilement accès à des services en langues tierces autrement non disponibles au Canada. Bien que cette possibilité permette aux auditeurs d'avoir accès à des stations hors marché et aux stations concernées d'étendre leur couverture, elle nuit aux radiodiffuseurs locaux en réduisant leur auditoire.
 
  • De plus, la SRC note que plusieurs technologies sont nées dans le sillage de la demande des consommateurs pour un « foyer branché » afin de profiter des réseaux sans fil des foyers et d'établir un pont entre les ordinateurs personnels et l'équipement sonore à la maison. Ce genre d'interconnexion accroît les possibilités d'écoute de contenu diffusé en continu sur Internet et peut permettre à la musique disponible sur Internet de jouer un rôle de plus en plus important dans les habitudes d'écoute des consommateurs, tant à la maison qu'au travail. Toutefois, la qualité sonore du contenu en ligne ne valant pas celle de la plupart des autres services de radiodiffusion, cette option sera vraisemblablement moins attirante pour certains consommateurs.
 
  • Baladodiffusion

 
  • La baladodiffusion est une forme de service sonore sur demande qui consiste à télécharger sur un ordinateur ou sur tout autre appareil personnel des fichiers sonores en vue d'une écoute ultérieure.
 
  • Les fichiers sonores vont de courtes capsules de nouvelles à des émissions complètes de radio, comprenant des chansons et des commentaires.
 
  • Les fichiers sont téléchargés, puis écoutés sur des ordinateurs et appareils portables personnels. L'un des modes de réception courants consiste à s'abonner à un canal qui envoie automatiquement une note avertissant qu'un nouveau fichier d'une série est disponible, intégrant parfois même des fichiers à un répertoire musical portable dans une interface intégrée telle que iTunes d'Apple.
 
  • Certains radiodiffuseurs investissent dans la baladodiffusion en offrant de grandes quantités de programmation sonores par leurs sites Web à titre de service complémentaire.
 
  • Le taux de pénétration de la baladodiffusion est peu élevé. Pratiquement inconnue il y a deux ans, celle-ci connaît cependant une popularité croissante, surtout chez les jeunes Canadiens. Elle permet aux radiodiffuseurs d'exploiter les nouvelles technologies pour rejoindre un nouvel auditoire plus jeune, la future génération d'auditeurs. Les fichiers balados sont généralement disponibles gratuitement, mais certains baladodiffuseurs ont commencé à faire payer des droits d'accès.
 
  • La SRC déclare que, à l'instar des services de VSD, on pourrait penser que la baladodiffusion fait indirectement concurrence à la radiodiffusion traditionnelle, mais il serait sans doute plus juste, compte tenu du facteur commercial limité, de la considérer comme un service complémentaire susceptible de mieux faire connaître les autres services sonores des radiodiffuseurs et d'attirer de nouveaux auditoires.
 
  • Téléchargement d'Internet

 
  • Le téléchargement d'Internet désigne le téléchargement de pièces musicales sur des ordinateurs ou des appareils sonores personnels, généralement contre paiement.
 
  • Ces téléchargements sont une forme d'accès sur demande qui est seulement indirectement liée à la radiodiffusion. Plus proches de l'achat d'un CD que de l'écoute de la radio, ils représentent cependant une nouvelle source importante de contenu sonore et, à ce titre, concurrencent le temps d'écoute de la radio traditionnelle et d'autres plateformes sonores.
 
  • Comme pour la lecture de contenu sonore en continu, les Canadiens d'origine autre que nord-américaine ou européenne apprécient cette formule.
 
  • Tel que noté plus haut, les résultats de l'étude de SRG indiquent qu'un Canadien utilisateur d'Internet sur trois télécharge activement du contenu. Ce taux fait plus que doubler chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans.
 

iii. La technologie habilitante

70.

Les réseaux poste à poste (ou pair à pair) permettent généralement à deux ordinateurs de communiquer ensemble et de partager des fichiers en envoyant des informations et des données dans le disque dur de leur correspondant (Napster, Limewire, MP3, vidéos, images, jeux, autres logiciels, etc.). La seule exigence est que les dossiers doivent tous être en format numérique.

71.

L'enregistrement en vue d'une écoute en différé et l'accès en tous lieux permettent de conserver et de voir du contenu archivé ou du continu en temps réel sur des appareils tels que des ordinateurs personnels, des téléphones mobiles ou d'autres appareils reliés à Internet. Ainsi, le SlingBox donne aux abonnés qui disposent d'une connexion haute vitesse un accès à leur propre décodeur numérique, quel que soit l'endroit du monde où ils se trouvent, leur permettant de voir toute la programmation accessible par leur décodeur. Il est évident que ce phénomène se propagera à la mesure des progrès technologiques. Toutefois, la qualité vidéo de ce procédé est encore médiocre car la largeur de bande en amont est limitée.

72.

Le contenu généré par les utilisateurs permet à ces derniers de devenir leurs propres créateurs de contenu puisqu'ils créent un contenu vidéo qu'ils distribuent sur Internet, ce que propose par exemple le site YouTube. Selon des rapports récents, les radiodiffuseurs canadiens et américains fournissent aux sites Web des programmes, des promos et des bandes annonces pour attirer les internautes vers la télévision traditionnelle et les inciter à regarder des émissions complètes.
 

iv. Le sans fil mobile

73.

Les trois plus grands fournisseurs de sans fil au Canada ont ajouté des options musicales sans fil aux services qu'ils offrent à leurs abonnés. Ces services utilisent des téléphones qui peuvent recevoir des fichiers MP3 et qui combinent à la fois des communications téléphoniques sans fil et les capacités du différé du MP3. La musique peut être achetée sur le réseau sans fil et téléchargée en fichier MP3 ou autres formats de fichiers sonores.

74.

Selon l'étude de la SRC, le caractère sur demande de ces services mobiles sans fil les distingue de la radio traditionnelle ainsi que des nouvelles plateformes, dont la radio par satellite, qui fournissent un contenu sonore préprogrammé. À l'instar du téléchargement de pièces musicales, les services mobiles sans fil s'apparentent davantage à des achats de musique traditionnels qu'à de la radiodiffusion. Leur disponibilité aura vraisemblablement une incidence sur les services de radiodiffusion sonores, ne serait-ce que parce qu'ils peuvent attirer l'auditoire.
 

v. Télévision sur mobile

75.

La télévision sur mobile est une technologie sans fil relativement nouvelle qui permet de voir un contenu vidéo en temps réel sur un appareil mobile. Expliquant cette technologie, la CRC précise plusieurs points :
 
  • Depuis les récentes percées des technologies sans fil utilisant la large bande et la compression vidéo numérique, les exploitants de réseaux de téléphones cellulaires peuvent approvisionner la télévision mobile. Des appareils mobiles spécialisés peuvent télécharger des services audiovisuels enregistrés ou en direct tels que la VSD, la télévision en direct et les vidéos musicales. La capacité limitée des réseaux cellulaires étant partagée par les utilisateurs, et la vidéo numérique exigeant une grande capacité de données, la télévision mobile est jusqu'à présent associée à des images à faible résolution et à une disponibilité limitée d'émissions destinées à un nombre restreint d'usagers. Les prochains réseaux sans fil et, peut-être, la nouvelle allocation du spectre pourraient favoriser une meilleure résolution d'image et davantage d'émissions pour un plus grand nombre d'usagers.
 
  • Des récepteurs de télévision mobile devraient être intégrés à des appareils portables existants, notamment des lecteurs personnels (p. ex. : iPods), des téléphones cellulaires et des ordinateurs portables.
 
  • Tel que noté plus haut, la télévision mobile est généralement associée à des appareils portables de format réduit et, par conséquent, des écrans de petite taille. Compte tenu de la croissance de ce phénomène, il semble que les consommateurs soient prêts à mettre une croix sur la qualité de l'image pour avoir accès en tout temps et en tous lieux à des services vidéo. Les expériences prouvent que la meilleure façon de fournir ce service ne passe pas par une simple réduction de la vitesse d'échantillonnage du matériel diffusé pour s'adapter à la résolution de la télévision mobile. Les services de télévision mobile se prêtent plus à la diffusion de nouvelles, de courts vidéoclips, de bandes annonces, de musique vidéo, etc., qu'à de longues émissions, tels des longs métrages. La présentation et le formatage du contenu doivent être repensés en fonction de ce nouveau mode de diffusion. De ce point de vue, la télévision mobile ne concurrence pas directement la télédiffusion, mais peut permettre aux radiodiffuseurs et aux producteurs d'émissions de repositionner leur contenu en vue d'un autre marché.
 
  • Au Canada, le Ministère pourrait favoriser la croissance des services de télévision sur mobile en continuant à allouer du spectre pour encourager des utilisations flexibles tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la bande de fréquence de la télévision. Ce nouveau spectre intéresserait non seulement les télédiffuseurs traditionnels existants et les exploitants de réseaux cellulaires, mais aussi les nouveaux venus sur le marché.

76.

Pour ce qui est de l'avenir, Bell Mobilité Inc. (Bell Mobilité) prévoit que les vidéos sur mobile sans fil complèteront l'écoute habituelle au lieu de la concurrencer. À court terme, les exploitants d'appareils mobiles tels que Bell Mobilité disposeront d'une largeur de bande limitée pour leurs applications vidéo, ce qui diminuera la capacité d'image (faible fréquence de rafraîchissement sur un petit écran). À ce jour, les choix audiovisuels ont été quelque peu limités par les détenteurs de droits. Les piles et les prix élevés en limiteront l'usage. En conséquence, dans un avenir rapproché, la vidéo en continu mobile ne se comparera pas à la qualité d'écoute ou aux choix de divertissement de la télévision traditionnelle. Toutefois, beaucoup d'abonnés mobiles trouveront intéressant de recevoir des transmissions audiovisuelles en direct ou enregistrées, quel que soit l'endroit où ils se trouvent, et le marché devrait donc prendre de l'expansion.
 

3. Évolution prévue des technologies audiovisuelles au cours des prochaines années

77.

Aux prévisions présentées dans la section précédente de ce rapport s'ajoutent les conclusions de l'étude de SRG ci-dessous :
 
  • Au cours des cinq prochaines années, la croissance sera concentrée sur les technologies numériques personnelles liées à la connectivité à large bande, notamment les lecteurs de musique et vidéo numériques, les ordinateurs ultra-portables, les appareils photo numériques, les téléphones cellulaires et intelligents et le contenu et les services y étant associés.
 
  • Le taux de croissance de certaines technologies, dont le câble numérique et le SRD, ralentira à mesure que la tendance favorisera les technologies numériques personnelles.
 
  • De 2000 à 2004, le nombre de ménages ayant accès au SRD ou au câble numérique a quadruplé, passant de 10 % à 40 %. Depuis, la croissance a été relativement faible : de 40 % à 44 % de 2004 à 2006. L'étude de SRG indique que la plupart des consommateurs manifestant un intérêt marqué pour la télévision numérique se sont convertis. Par conséquent, le câble numérique et la SRD devraient connaître une croissance ralentie à moyen terme, soit entre 2006 et 2011 et une pénétration maximale de 58 % à 60 % des foyers canadiens d'ici 2011.
 
  • Il est évident que la télévision sur demande est l'avenir de la télévision. Reste à savoir si les Canadiens accèderont à la télévision sur demande au moyen d'un ENP branché au téléviseur, de la VSD par câble, d'un ordinateur personnel ou d'un écran branché sur Internet à large bande.
 
  • En l'absence d'une super marque comme TiVo sur le marché canadien ou d'un déploiement dynamique de la part des distributeurs, la croissance des ENP continuera probablement à être plus lente que celle observée aux États-Unis.
 
  • L'usage du « sur demande » au moyen du câble ou du SRD (p. ex. : ENP, VSD) augmentera au cours des cinq prochaines années pour atteindre environ 30 % de tous les ménages canadiens. Cette croissance se fera graduellement, d'année en année, contrairement à la croissance explosive qui a caractérisé la pénétration des DVD ou l'usage d'Internet ces cinq ou six dernières années.
 
  • Étant donné l'importance de la population des « baby boomers » au Canada actuellement, le média linéaire traditionnel (généralement le choix des générations plus âgées) devrait à moyen terme continuer à coexister avec les médias sur demande (le choix de la jeune génération). Il faudra environ dix ans pour que la jeune génération d'aujourd'hui exerce pleinement son influence sur le marché canadien de la consommation.

78.

Cogeco, dont la position est représentative des opinions exprimées dans plusieurs mémoires, soutient que l'évolution des technologies audiovisuelles à court et moyen terme sera surtout influencée par les progrès de la reproduction numérique existante, la transmission, l'accès conditionnel et les technologies de réception et de stockage, plutôt que par les nouvelles percées technologiques.

79.

Pour sa part, Quebecor/Videotron (QMI) ajoute que l'avenir repose sur de nouvelles plateformes de diffusion qui se déploient partout et par tous les intervenants majeurs :
 
  • iPod rend des émissions de télévision disponibles, toutes les entreprises du sans-fils aussi, et Blackberry a suivi le même mouvement. L'ENP s'impose avec de nouvelles caractéristiques. Tous les distributeurs augmentent la performance de leur réseau, et ainsi de suite. L'environnement qui se met en place est celui de la multiplateforme et du développement des services sur demande, financés par la publicité, la souscription ou les abonnements.
 
  • La mobilité des consommateurs et la souplesse au niveau du temps de leur consommation sont à la base de la croissance des nouvelles plateformes. Les fournisseurs de services n'encadrent plus les habitudes des consommateurs comme auparavant : ce sont plutôt les consommateurs qui dictent les conditions sous lesquelles ils désirent la livraison de leurs produits. Grâce à l'évolution constante de la technologie, leur autonomie augmente sans cesse.
 
  • Les entreprise de radiodiffusion doivent être en mesure de suivre cette évolution ou mieux, d'en être le moteur. La combinaison du contenu culturel et de l'adoption de nouvelles technologies sont deux conditions nécessaires et essentielles. L'une ne peut progresser sans l'autre. Au centre de cette progression se trouve le consommateur qui par ses choix, tant au niveau de la qualité des produits que de la technologie de leur livraison, assurera le succès de nos entreprises culturelles.
 
  • QMI indique qu'elle n'a pas le choix d'investir massivement pour offrir au consommateur dans les meilleures conditions possibles les services qu'il pourrait obtenir ailleurs, de rendre le contenu audiovisuel disponible sur toutes les plateformes en développement.

80.

Shaw identifie cinq technologies clés apparues depuis 2000 - lecture vidéo en transit, musique numérique, IPTV, consoles de jeux avancés et téléphones mobiles multimédia - qui servent maintenant aux nouveaux venus à offrir des services faisant concurrence au système canadien de radiodiffusion.
 
  • D'après Shaw, ces technologies, qui sont accessibles à partir d'une foule d'appareils autres que les téléviseurs, permettent aux Canadiens de créer leur propre contenu et de devenir leur propre radiodiffuseur, d'accéder au contenu de leur choix et de l'assembler à leur guise sans se préoccuper des frontières et des réglementations; elles offrent aussi la possibilité de laisser tomber le service de base du câble et d'accéder à la radiodiffusion grand public par un système à la carte où n'intervient aucun quota de contenu canadien, et de contourner les réseaux du câble et de la SRD pour accéder au contenu de la radiodiffusion par d'autres types de réseaux à large bande. Dans ces conditions, il se pourrait très bien que les téléviseurs deviennent un choix de second ordre après l'ordinateur personnel, l'ANP et le téléphone mobile multimédia.
 
  • Toutes ces technologies évolueront rapidement. En plus des progrès techniques, de nouveaux types de concurrents et de nouveaux modèles commerciaux qui font concurrence à l'entreprise de distribution de radiodiffusion traditionnelle pourront compter sur les nouvelles technologies toujours plus accessibles, et sur l'aisance avec laquelle les Canadiens manipulent les nouvelles technologies.
 

Partie II : Utilisation des technologies audiovisuelles par les Canadiens

 

A. Changements dans l'utilisation des technologies audiovisuelles par les Canadiens depuis le 1er janvier 2000

81.

Au cours des cinq ou dix dernières années, on a assisté à une croissance importante du nombre de nouvelles technologies offertes aux Canadiens et de la vitesse à laquelle ils les ont adoptées. Comme l'illustre le graphique ci-dessous, le paysage technologique canadien a beaucoup changé.
 

Graphique 3 - Pourcentage des ménages canadiens possédant certaines technologies, 1996 et estimation pour 2006 

Ce graphique histogramme compare le pourcentage des ménages canadiens possédant diverses technologies pour recevoir des informations et des divertissements ainsi que des appareils pour copier et distribuer son contenu en 1996 avec les estimations en pourcentage des ménages canadiens possédant ces technologies en 2006. Pourcentage des ménages canadiens en 1996 et estimation en 2006 possédant ou recevant : une télévision: 99,1% et 99,2% ; une radio: 98,7% et 99,2% ; la télévision par câble ou par satellite: 74% et 90%; la télévision numérique par câble ou satellite: 0% et 46%; une radio par satellite: 0% et 1,6%; un magnétoscope : 83,5% et 88% ; un magnétoscope numérique : 0,0 et 6% ; un lecteur DVD : 0% et 82%, un graveur DVD : 0% et 30% ; un ordinateur personnel : 31,6% et 72,5% ; accès à Internet : 7,4% et 64% ; accès Internet à haute vitesse : 0% et 54% ; un lecteur CD : 53,4% et 84% , un graveur CD : 0% et 46%; un téléphone cellulaire : 14,1% et 65%.

Sources : Statistique Canada; Communications Managements Inc.; données de l'industrie
(Tableau ES-1 à la page 2 de
Technology and broadcasting : Implications for public policy, 1er septembre 2006, préparé à l'intention de CanWest Media Works Inc. et CHUM limitée. Ce graphique tient aussi compte du pourcentage révisé en 1996 des foyers abonnés au câble/satellite, d'environ 60 % à 74 % : tableau 7 (révisé), 17 novembre 2006.

82.

Les principaux changements dans l'utilisation des technologies audiovisuelles par les Canadiens sont liés, d'une part, à la réception en direct des signaux de télévision et, d'autre part, à la transition des signaux de télévision analogiques à des signaux de télévision numériques.

83.

Au cours des dix dernières années, il y a eu diminution constante de la réception en direct des signaux de télévision traditionnelle, comme l'illustre le graphique 4 ci-dessous, fourni par CMRI :
 

Graphique 4 - Pourcentage des Canadiens abonnés à la télévision par câble ou SRD vs réception en direct, ensemble du Canada, 2 personnes ou plus, automne 1995 - automne 2005

Le graphique histogramme empilé suivant présente le pourcentage des Canadiens abonnés à la télévision par câble ou SRD comparé au pourcentage des Canadiens ayant une réception en direct, selon les sondages de BBM de l'automne 1995 à l'automne 2005 pour l'ensemble du Canada, pour les personnes âgées d'au moins 2 ans. Le pourcentage des Canadiens abonnés à la télévision par câble ou SRD vs la réception en direct est le suivant : 1995: 78,7%, 21,3%; 1996: 79,9%, 20,1%; 1997: 79,7%, 20,3%; 1998: 81,5%, 18,5%; 1999: 82,8%, 17,2%; 2000: 83,6%, 16,4%; 2001: 86,6%, 13,4%; 2002: 87,6%, 12,4%; 2003: 88,9%, 11,1%; 2004: 89,2%, 10,8%; 2005: 89,6%, 10,4%.

Source : CMRI (Sondages BBM).
(page 29 de
Television Industry, Television, the Internet and New Technologies in 2006, CMRI, août 2006, préparé pour TELUS, SaskTel, MTS Allstream et Bell Canada).

84.

En 2005, selon le graphique ci-dessus, seul un Canadien sur dix (10 %) captait ses signaux de télévision en direct, en comparaison de un sur six (16 %) il y a à peine cinq ans.

85.

Cependant, ces changements n'ont pas été identiques dans les deux communautés linguistiques officielles du Canada. Le tableau ci-dessous illustre les taux de pénétration de la télévision en direct par câble et par satellite chez les anglophones (le Canada sans le Québec) et au Québec.

Tableau 16 Taux de pénétration par satellite, par câble et en direct (%)

Canada sans le Québec

Québec francophone

Satellite

Câble

En direct

Satellite

Câble

En direct

Population de la région

1 000,000 +

14 %

77 %

8 %

18 %

59 %

23 %

100 000 - 1 000,000

22 %

67 %

10 %

19 %

69 %

12 %

50 000 - 100 000

39 %

52 %

9 %

31 %

60 %

9 %

< 50 000

50 %

37 %

13 %

40 %

50 %

10 %

Source : BBM automne 05/printemps 06, Nielsen 06-08
(CBC/Radio-Canada, page 41)

86.

Au Canada anglais, le taux de pénétration en direct est très faible dans toutes les régions, peu importe la taille de la population. Au Québec, le taux de pénétration de la réception en direct se compare à celui des régions urbaines de la même taille du côté anglophone, sauf dans les grands centres urbains où il est beaucoup plus élevé.

87.

Bien que le taux de réception en direct soit passé de 30 % à 23 % (environ 1 sur 5) dans les grands marchés du Québec au cours des cinq dernières années, il demeure beaucoup plus élevé que le taux de 8 % prévalant dans les régions comparables du Canada anglais.

88.

La distribution au Canada des signaux de télévision par l'intermédiaire des EDR n'a cessé de progresser au cours des dernières années, comme l'illustre le tableau ci-dessous :

Tableau 17 Taux de pénétration dans les ménages canadiens de la réception en direct et de la réception par les entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR)

1999-00

2000-01

2001-02

2002-03

2003-04

2004-05

Anglophones
Réception directe

22,4

21,2

19,4

12,6

13,1

12,8

Câble/Satellite

77,6

78,8

80,6

87,5

86,9

87,2

Analogique

-

-

61,5

58,7

52,7

50,0

Numérique

-

-

8,2

13,4

14,5

16,2

Satellite

-

-

10,9

15,4

19,7

21,0

Francophones
Réception directe

30,0

29,7

29,9

22,8

20,9

20,4

Câble/Satellite

70,0

70,3

70,1

77,2

79,2

79,6

Analogique

-

-

56,2

53,8

47,7

46,8

Numérique

-

-

4,7

6,7

10,9

12,4

Satellite

-

-

9,2

16,7

20,6

20,4

Source: Nielsen
(CBC / Radio-Canada, page 42)

89.

En 2000-2001, moins de 79 % des ménages anglophones au Canada recevaient leurs signaux de télévision par l'intermédiaire d'une EDR, en comparaison de plus de 87 % en 2004-2005. Du côté francophone, seulement environ 70 % des ménages recevaient leurs signaux de télévision par l'intermédiaire d'une EDR en 2000-2001, en comparaison de près de 80 % en 2004-2005.

90.

En ce qui concerne la transition des signaux de télévision analogiques à des signaux de télévision numériques, les abonnés du câble reçoivent une combinaison de ces signaux. La distribution des signaux analogiques a diminué dans l'ensemble du Canada, alors que celle des signaux numériques a augmenté. Les abonnements au câble numérique ont augmenté de façon significative entre 2001-2002 et 2004-2005 : ils ont presque doublé pour atteindre 16,2 % des ménages anglophones et presque triplé pour atteindre 12,4 % des ménages francophones.

91.

Tel que on l'a mentionné dans la section précédente, les fournisseurs de SRD (satellite) ont toujours distribué des services entièrement numériques. La pénétration du satellite est comparable entre les marchés anglophones et francophones, mais les taux de pénétration combinés du câble numérique et du satellite révèlent que 37,2 % des abonnés anglophones recevaient un service numérique en 2004-2005, en comparaison de 19,1 % en 2001-2002, alors que 32,8 % des abonnés francophones recevaient un service numérique en 2004-2005, en comparaison de 14,1 % en 2001-2002.

92.

Les sections suivantes traitent des changements chez les Canadiens des habitudes d'écoute de la radio et de la télévision ainsi que des changements dans leur utilisation des diverses technologies audiovisuelles.
 

1. Changements dans l'écoute de la radio et de la télévision

 

a) Données sur l'écoute - radio

93.

Dans l'ensemble, les habitudes d'écoute de la radio au Canada n'ont pas beaucoup changé au cours des cinq dernières années, à deux exceptions près : (i) le groupe démographique des 12-34 ans est celui qui a connu la plus grande diminution dans l'écoute de la radio et (ii) il y a eu un virage important dans l'écoute de la radio AM vers la radio FM.
 

i. Diminution chez le groupe des 12-34 ans

Tableau 18 Heures d'écoute par habitant et par groupe d'âge

Moyenne hebdomadaire des heures d'écoute par habitant

BBM automne 2000 - 2005 - auditeurs de 12 ans et +, du lundi au dimanche, de 5 h à 1 h

Toutes les personnes
12+
Ados
12-17
Adultes
18-24 25-34 35-49 50-54 55-64 65+
2000

20.3

10.5

18.1

20.6

21.8

21.9

22.8

22.4

2001

20.1

10.1

17.3

20.5

21.6

21.6

22.7

22.3

2002

20.2

9.4

16.7

20.1

21.7

22.3

23.1

22.8

2003

19.5

8.5

16.3

19.3

21.3

21.8

21.9

22.3

2004

19.5

8.5

15.7

19.3

21.5

21.6

22.1

22.3

2005

19.1

8.6

15.2

18.1

21.0

21.5

21.9

21.6

Croissance(1)
2000 à 2005

-1.2

-1.9

-2.9

-2.5

-0.8

-0.4

-0.9

-0.8

(1) En moyenne d'heures
Source : Tableau 2.1 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006

94.

Le tableau ci-dessus révèle que de 2000 à 2005, l'écoute de la radio par personne a diminué d'environ une heure et quinze minutes par semaine, ce qui indique une tendance à la baisse de l'écoute de la radio.

95.

Tel que mentionné ci-dessus, cette baisse est plus prononcée chez les 12-34 ans (notamment chez les 18-24 ans), qui sont les principaux usagers des nouvelles technologies audiovisuelles, alors que la baisse est relativement faible chez les 35-65 ans. Pour ce qui est des jeunes de 12-17 ans, ils ont toujours représenté le groupe d'âge chez qui l'écoute est la plus faible. Reste à voir si les trois groupes d'âge entre 12 et 34 ans continueront à ne pas beaucoup écouter la radio en vieillissant.
 

ii. Du AM au FM

96.

Le tableau suivant illustre la moyenne du nombre d'heures d'écoute accordées aux stations de radio canadiennes AM et FM de langue anglaise et de langue française au cours d'une semaine moyenne pendant les sondages d'automne BBM de 2000 à 2005.

Tableau 19 Nombre d'heures d'écoute de la radio pour une semaine moyenne

BBM automne - auditeurs de 12 et +, du lundi au dimanche, de 5 h à 1 h

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Augmentation/
diminution
de 2000 à 2005

AM anglais

126,6

126,2

122,2

117,6

114,1

111,2

-12,1

AM français

15,9

15,4

14,6

12,7

11,3

10,1

-36,5

FM anglais

267,5

267,0

276,2

275,9

283,5

280,2

4,7

FM français

92,5

94,5

99,5

97,4

101,2

100,3

8,4

Autre

29,3

29,8

28,0

26,0

28,0

29,8

1,7

Écoute totale en moyenne par semaine (en millions d'heures)

531,8

532,9

540,5

529,6

538,1

531,6

-0,04

Source : Calculé à partir du tableau 2.2 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006.
Note : Des variances mineures sont dues à l'arrondissement.

97.

Le tableau suivant illustre le pourcentage d'heures d'écoute accordées aux stations de radio canadiennes AM et FM de langue anglaise et de langue française au cours d'une semaine moyenne pendant les mêmes sondages d'automne BBM.

Tableau 20 Parts d'écoute de la radio pour une semaine moyenne, 2000-2005

BBM automne - auditeurs de 12 ans et +, du lundi au dimanche, de 5 h à 1 h

Pourcentage (%) des heures d'écoute

  2000 2001 2002 2003 2004 2005 Augmentation/
diminution
de 2000 à 2005
AM anglais

23,8

23,7

22,6

22,2

21,2

21,0

-11,8

AM français

3

2,9

2,7

2,4

2,1

1,9

-36,7

FM anglais

50,3

50,1

51,1

52,1

52,7

52,7

4,8

FM français

17,4

17,7

18,4

18,4

18,8

18,9

8,6

Autre

5,5

5,6

5,2

4,9

5,2

5,6

-1,8

Total

100

100

100

100

100

100

Écoute totale en moyenne par semaine (en millions d'heures)

531,8

532,9

540,5

529,6

538,1

531,6

-0,04

Source: Données BBM sur la télévision 2005-2006
(Tableau 2.2 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

98.

Entre 2000 et 2005, comme l'illustrent les tableaux ci-dessus, le nombre d'heures d'écoute et les parts d'écoute de la radio au cours d'une semaine moyenne ont enregistré de légères hausses du côté de la radio FM, tant de langue anglaise que de langue française, et des baisses considérables du côté de la radio AM, tant de langue anglaise que de langue française.

99.

Dans son mémoire, la SRC déclare avoir constaté ces tendances dans l'écoute de la radio il y a plusieurs années et y avoir répondu en renforçant son contenu local et ses contacts avec les collectivités locales. La SRC a aussi entrepris un repositionnement important de ses services de radio, en réorganisant sa programmation afin de mieux répondre aux goûts et aux besoins de tous les auditeurs, y compris des plus jeunes. La SRC fait remarquer qu'à la suite de ses projets ouverts sur l'avenir, sa pénétration et sa part de marché dans le domaine de la radio traditionnelle ont augmenté considérablement au cours des dernières années, comme le démontre le graphique suivant.
 

Graphique 5 - Portée totale et part d'auditoire des stations de radio de langue anglaise de la SRC

Ce graphique histogramme utilise les données de l'audimètre BBM de l'automne des années 1994, 1999 et 2004, du lundi au dimanche, de 5 heures du matin à 1 h le lendemain. Le graphique présente la portée totale et la part d'auditoire des stations de langue anglaise de la SRC, Radio One et Radio Two. La portée non dupliquée des services de radio de langue anglaise de la SRC pour l'automne des années 1994, 1999 et 2004 est de 3 438 000, 3 512 000 et 3 752 000 respectivement. La part d'écoute des services anglophones de Radio One et Radio Two de la SRC dans les régions où sont situées les stations de radio détenues par la SRC pour l'automne des années 1994, 1999 et 2004 se répartit comme suit : Radio One: 7,5, 7,4 et 9,1; Radio Two: 3,3, 3,4 et 3,0.

 

(Radio-Canada, page 25)

 

Graphique 6 - Portée totale et part d'auditoire des stations de radio de langue française de la SRC

Ce graphique histogramme utilise les données de l'audimètre BBM, de l'automne des années 1994, 1999 et 2004, du lundi au dimanche, de 5 heures du matin à 1 h le lendemain. Le graphique présente la portée totale et la part d'auditoire des services de langue française de la SRC, la Première chaîne et Espace musique (exploitée comme chaîne culturelle l'automne des années 1994 et 1999). La portée non dupliquée des services de radio de langue française de la SRC l'automne des années 1994, 1999 et 2004 est de 874 000, 821 000, 1 168 000 respectivement. La part d'écoute des services francophones de la SRC, la Première chaîne et Espace musique (exploitée comme chaîne culturelle l'automne des années 1994 et 1999) dans les régions où sont situées les stations de radio détenues par la SRC l'automne des années 1994, 1999 et 2004 se répartit comme suit : Première chaîne: 7,5, 7,4 et 9,1; Espace musique: 3,3, 3,4 et 3,0.

(Radio-Canada, page 25)

100.

En se fondant sur ces données et sur sa propre expérience, la SRC admet que les défis que doit affronter la radio traditionnelle sont de taille, mais elle soutient qu'ils peuvent être surmontés dans la mesure où l'on définit les attentes et les besoins des auditeurs et qu'on y répond. Elle déclare par conséquent que la radio traditionnelle, et les services de la SRC en particulier, doivent continuer à jouer un rôle important dans le monde de l'audio dans un avenir prévisible.

101.

Dans la partie 1 de ce document, on a mentionné que les consommateurs canadiens ont maintenant accès, parmi d'autres nouvelles plateformes audio, à la radio par satellite. Cette dernière, à l'instar des autres nouvelles technologies, offre aux consommateurs un plus grand volume et un plus grand choix entre différents types de musique ainsi que plus de souplesse et de contrôle sur le moment où ils écoutent cette musique. À ce jour, deux entreprises de radio par satellite ont été lancées. Selon les informations disponibles au moment de mettre sous presse, CSR déclare 120 000 abonnés alors que Sirius en déclare 200 000.

b) Données sur l'écoute - télévision

102.

Les tableaux suivants indiquent la moyenne des heures d'écoute hebdomadaire des différentes tranches d'âge pour les années de radiodiffusion de 2001-2002 à 2004-2005, en utilisant les données nationales des audimètres de BBM couvrant tous les téléspectateurs de 2 ans et plus, du lundi au dimanche entre 2 h du matin et 2 h le lendemain matin.

Tableau 21 Heures d'écoute hebdomadaire par téléspectateur(15) selon l'âge
Année de
radiodiffusion
Téléspectateurs
 2 ans et +
Enfants
 (2 à 11 ans)
Jeunes
 (12 à 17 ans)
Adultes
18+ 18-34 18-49 25-54

2001/02

28,7

19,3

20,9

30,9

25,0

26,5

27,7

2002/03

28,6

18,8

21,1

30,6

24,4

25,9

27,3

2003/04

28,6

19,3

21,3

30,7

24,6

26,0

27,5

2004/05

28,1

20,5

21,3

29,9

23,3

25,0

26,5

Source: Données BBM sur la télévision 2005-2006.
(Tableau 3.1 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

Tableau 22 Heures d'écoute hebdomadaire par habitant(16) selon l'âge
Année de
radiodiffusion
Téléspectateurs
2 ans et +
Enfants
(2 à 11 ans)
Jeunes
(12 à 17 ans)
Adultes
18+ 18-34 18-49 25-54

2001/02

23,7

16,3

16,4

25,7

19,8

21,4

22,8

2002/03

23,4

15,5

16,0

25,4

19,3

20,8

22,4

2003/04

24,7

17,5

17,9

26,5

20,7

22,0

23,3

2004/05

25,1

19,2

18,6

26,6

20,4

22,0

23,2

Source: Données BBM sur la télévision 2005-2006.
(Tableau 3.2 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

103.

Selon les données de Nielsen, la moyenne d'écoute par semaine, pour toutes les personnes de 2 ans et plus, a été de 26,5 heures en 2003-2004 et de 25,7 heures en 2004-2005, ce qui correspond aux résultats de BBM consignés dans les tableaux ci-dessus.

Tableau 23 Heures d'écoute des services canadiens et non canadiens, par langue et par type de service

Données des audimètres BBM des années de radiodiffusion(1) 2002-2003, 2003-2004 et 2004-2005 toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h du matin à 2 h le lendemain matin

Québec

Toutes les régions sauf le Québec

Heures d,écoute
(000,000)

2002-
2003
2003-
2004
2004-
2005
Croiss./
dimin.
%
2002-2003 2003-2004 2004-2005 Croiss./
dimin.
%
CBC et affiliés 

2,0

2,4

2,2

10,0

30,6

38,1

30,1

16,3

Traditionnels privés

8,2

9,0

9,4

14,6

147,8

152,8

161,0

8,9

Payants et spécialisés

7,3

8,8

8,4

15,1

155,8

184,3

191,1

22,7

Payants et spécialisés numériques

1,0

1,3

0,4

-60,0

9,0

11,4

14,8

64,4

Total langue anglaise

18,5

21,4

20,4

10,3

342,7

385,1

396,5

15,7

SRC et affiliés

19,5

21,3

27,3

40,0

0,5

1,1

0,5

-

Traditionnels privés

67,5

72,4

75,9

12,4

1,0

0,5

0,5

50,0

Télé-Québec

4,5

4,8

7,5

66,7

0

0

0

-

Payants et spécialisés

44,8

53,4

60,2

34,3

1,0

1,1

0,5

50,0

Payants et spécialisés numériques

0

0

0,8

-

0

0

0

-

Total langue française

136,3

150,4

171,8

26,0

2,5

2,7

1,0

-60,0

Traditionnels privés

0,5

0,6

0,8

60,0

5,5

6,5

7,1

29,1

Payants et spécialisés

0,2

0,2

0,2

-

2,5

3,3

3,3

32,0

Payants et spécialisés numériques

0

0

0

-

0

0

0

-

Total langues tierces

0,7

0,8

1,0

66,7

8,0

10,3

10,4

15,6

APTN

0

0,2

0

-

0,5

0,5

0,5

-

Total services canadiens

155,6

172,7

193,2

24,2

353,7

398,6

409,1

15,7

Traditionnels américains

6,0

6,1

5,7

-5,0

56,6

57,1

50,9

-10,1

PBS

0,8

0,6

1,0

25,0

8,0

8,2

7,7

-3,8

Payants et spécialisés

3,7

3,5

2,9

-21,6

66,6

62,0

61,9

-7,1

TOTAL services non canadiens

10,4

10,1

9,6

-7,7

131,3

127,2

120,5

-8,2

Magnétoscopes(2)

7,8

6,3

0,6

-90,6

23,5

19,6

17,0

-27,7

Autre(3)

0,8

0,9

1,2

50,0

12,

13,6

14,2

18,3

Total

167,0

184,1

204,0

22,2

501,0

543,8

547,7

9,3

N.B. Légères variances à cause de chiffres arrondis.
(1) Années de radiodiffusion : du 1er septembre au 31 août pour 2002-2003; du 1er septembre au 29 août pour 2003-2004; du 30 août au 28 août pour 2004-2005.
(2) Il y a eu changement de méthodologie à compter du 30 août 2004, quand l'audimètre portatif sans fil (PPM) a remplacé l'audimètre connecté (PMT) dans le marché francophone de Québec et les sondages dans le marché francophone de Montréal. Il faut retenir que les données du magnétoscope n'ont pas été incluses dans les données de 2004-2005 pour le marché francophone de Québec.
(3) Englobe les services distribués par le câble comme CPAC, le canal d'offres immobilières, l'horaire télé, The Shopping Channel, Shaw Community Cable, CPAC-F, Télé-Annonce, et les services provinciaux : Access, Knowledge, Ontario Legislature, SCN, TVO, Assemblée nationale et TFO.
Source : InfoSys, données audimètre BBM calculées à partir des données du tableau 24 ci-dessous.
(Tableau 3.3 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

104.

Selon le tableau ci-dessus :
 
  • Les heures d'écoute des services traditionnels canadiens de télévision de langue anglaise ont augmenté de 8,9 %, alors que celles des services traditionnels de langue française ont augmenté de 12,4 %;
 
  • Les heures d'écoute des services payants et spécialisés de langue anglaise ont augmenté de 22,7 %, alors que celles des services payants et spécialisés de langue française ont augmenté de 34,3 %;
 
  •  Pour toutes les régions sauf le Québec, les heures d'écoute de la télévision traditionnelle américaine ont diminué de 10,1 %, alors que celles des services payants et spécialisés américains ont diminué de 7,1 %.

Tableau 24 Part d'écoute des services canadiens et non canadiens, par langue et par type de service

Données des audimètres BBM des années de radiodiffusion(1) 2002-2003, 2003-2004 et 2004-2005, toutes les personnes de 2 ans et plus, du lundi au dimanche, de 2 h du matin à 2 h le lendemain matin

Part d'écoute %

Ensemble du Canada

Québec

Toutes les régions sauf le Québec

 

2002/
2003

2003/
2004

2004/
2005

Croiss./
dimin.

2002/
2003

2003/
2004

2004/
2005

Croiss./
dimin.

2002/
2003

2003/
2004

2004/
2005

Croiss./
dimin.

Services canadiens                        
Langue anglaise                        
CBC et affiliés

4,9

5,6

4,3

-0,6

1,2

1,3

1,1

-0,1

6,1

7,0

5,5

-0,6

Traditionnels privés

23,2

22,0

22,7

-0,5

4,9

4,9

4,6

-0,3

29,5

28,1

29,4

-0,1

Payants et spécialisés

24,3

26,7

27,1

2,8

4,4

4,8

4,1

-0,3

31,1

33,9

34,9

3,9

Payants et spécialisés numérique

1,4

1,7

2,0

0,6

0,6

0,7

0,2

-0,4

1,8

2,1

2,7

0,9

Total langue anglaise

53,8

56,0

56,1

2,3

11,1

11,6

10,0

-1,1

68,4

70,9

72,4

4,1

Langue française
SRC et affiliés

3,0

2,8

3,6

0,6

11,7

10,9

13,4

1,7

0,1

0,2

0,1

-0,1

Traditionnels privés

10,2

9,9

9,8

-0,4

40,4

39,3

37,2

-3,3

0,2

0,1

0,1

-0,2

Télé-Québec

0,7

0,7

1,0

0,3

2,7

2,6

3,7

1,0

0

0

0

0

Payants et spécialisés

6,9

7,4

7,7

0,8

26,8

29,0

29,5

2,8

0,2

0,2

0,1

-0,1

Payants et spécialisés numériques

0

0

0,1

0,1

0

0

0,4

0,4

0

0

0

0

Total langue française

20,8

20,8

22,2

1,4

81,6

81,7

84,2

2,6

0,5

0,5

0,2

-0,3

Langues tierces
Traditionnels privés

0,9

1,1

1,1

0,2

0,3

0,3

0,4

0

1,1

1,2

1,3

0,2

Payants et spécialisés numériques

0,4

0,4

0,4

0

0,1

0,1

0,1

0

0,5

0,6

0,6

0,1

Payants et spécialisés numériques

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

Total langues tierces

1,3

1,5

1,5

0,2

0,4

0,4

0,5

0,1

1,6

1,9

1,9

0,3

APTN

0,1

0,1

0,1

0

0

0,1

0

0

0,1

0,1

0,1

0,1

Total services canadiens

76,0

78,4

79,9

3,9

93,2

93,8

94,7

1,5

70,6

73,3

74,7

4,1

Services non canadiens
Traditionnels américains

9,4

8,6

7,7

-1,7

3,6

3,3

2,8

-0,8

11,3

10,5

9,3

-2,1

PBS

1,3

1,2

1,2

-0,1

0,5

0,3

0,5

0

1,6

1,5

1,4

-0,1

Payants et spécialisés

10,5

9,0

8,7

-1,8

2,2

1,9

1,4

-0,7

13,3

11,4

11,3

-1,9

TOTAL services non canadiens

21,2

18,8

17,6

-3,6

6,2

5,5

4,7

-1,5

26,2

23,4

22,0

-4,1

Autres services
Magnétoscopes(2)

4,9

3,6

2,4

-2,5

4,7

3,4

0,3

-4,4

4,7

3,6

3,1

-1,6

Autre(3)

1,9

2,0

2,0

0,1

0,5

0,5

0,6

0

2,4

2,5

2,6

0,2

Total

100

100

100

100

100

100

100

100

100

Heures totales (en million)

667,9

727,9

751,7

83,7

167,0

184,1

204,0

37,0

501,0

543,8

547,7

46,7

N.B. Légères variances à cause de chiffres arrondis.
(1) Années de radiodiffusion : du 1er septembre au 31 août pour 2002-2003; du 1er septembre au 29 août pour 2003-2004; du 30 août au 28 août pour 2004-2005.
(2) Il y a eu changement de méthodologie à compter du 30 août 2004, quand l'audimètre portatif sans fil (PPM) a remplacé l'audimètre connecté (PMT) dans le marché francophone de Québec et les sondages dans le marché francophone de Montréal. Il faut retenir que les données du magnétoscope n'ont pas été incluses dans les données de 2004-2005 pour le marché francophone de Québec.
(3) Englobe les services distribués par le câble comme CPAC, le canal d'offres immobilières, l'horaire télé, The Shopping Channel, Shaw Community Cable, CPAC-F, Télé-Annonce, et les services provinciaux : Access, Knowledge, Ontario Legislature, SCN, TVO, Assemblée nationale et TFO.
Source : InfoSys, données audimètre BBM
(Tableau 3.3 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

105.

Selon le tableau ci-dessus :
 
  • Les services canadiens traditionnels de langue anglaise, y compris le réseau anglais de la SRC, ont attiré une part de 27 % de l'écoute totale en 2004-2005, une légère diminution en comparaison de 28,1 % en 2002-2003. Les services traditionnels de langue française, y compris la SRC, ont retenu une part de 50,6 % de l'écoute totale au Québec en 2004-2005, également une légère diminution en comparaison de 52,1 % en 2002-2003. La part d'écoute de tous les services de télévision traditionnels canadiens, tant de langue anglaise que de langue française, a diminué à 40,4 % en 2004-2005 en comparaison de 41,3 % en 2002-2003.
 
  • Les services canadiens de langue anglaise payants et spécialisés, y compris les services numériques, ont attiré 29,1 % de l'écoute totale en 2004-2005, en comparaison de 25,7 % en 2002-2003. Les services payants et spécialisés de langue française, y compris les services numériques, ont attiré 29,9 % de l'écoute totale au Québec en 2004-2005, en comparaison de 26,8 % en 2002-2003. La part d'écoute de l'ensemble des services canadiens payants et spécialisés a augmenté à 36,9 % en 2004-2005 en comparaison de 32,6 % en 2002-2003.
 
  • La télévision traditionnelle américaine a diminué sa part d'écoute au Canada à 7,7 % en 2004-2005, en comparaison de 9,4 % en 2002-2003.
 
  • Les services américains payants et spécialisés ont vu leur part d'écoute au Canada diminuer à 8,7 % en 2004-2005, en comparaison de 10,5 % en 2002-2003.
 

2. Changements dans l'utilisation des autres technologies audiovisuelles

 

a) Ordinateurs personnels et Internet

Tableau 25 Pourcentage des ménages canadiens possédant un ordinateur
 

1996

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004(17)

2004

2005

2006

CyberTRENDS

-

49%

53%

55%

63%

64%

64%

68%

71%

74%

-

SRG

48%

53%

-

62%

-

-

69%

-

-

78%

80%

Sources : Recherche ComQUEST, Research Dimensions, CyberTRENDS : éditions de mars 1998 à 2004 et de décembre 2004 à 2005, Tableau 6.1 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006, page 28 de Analyse des tendances Fast Forwardmc préparé par SRG pour le CRTC - août 2006.

106.

Le tableau ci-dessus indique que le pourcentage des ménages possédant un ordinateur a augmenté approximativement de 17 points de pourcentage entre décembre 2004 et décembre 2005.
 
  • Selon CyberTRENDS, on constate une augmentation importante des personnes entre 55 et 64 ans (7 %) et de 65 ans et plus (12 %) qui possèdent un ordinateur.
 
  • Également selon CyberTRENDS, le revenu reste un facteur important à l'égard de la possession d'un ordinateur. En décembre 2005, 96 % des ménages ayant un revenu de plus de 80 000 $ possédaient un ordinateur, en comparaison de seulement 49 % des ménages ayant un revenu de moins de 20 000 $.
 

Graphique 7 - Accès global à l'Internet et accès réparti par source

Ce graphique à histogramme et groupé présente le pourcentage de Canadiens ayant accès à l'Internet par emplacement: maison, travail, école, autre, appareils à main tels que le BlackBerry, le téléphone cellulaire et l'assistant numérique, bibliothèques et autres lieux à accès gratuit, cybercafés et autres lieux à accès payant, zone d'accès sans fil publique surnommées zones sensibles ou hotspots, et niveau général d'accès en mars pour les années 2003 et 2004, ainsi que pour le mois de décembre 2004 et 2005. Maison: 54 %, 58 %, 63 %, 65 %; Travail: 36 %, 43 %, 41 %, 45 %; École: 14 %, 15 %, 15 %, 16 %; Autre: 10 %, 9 %, 7 %, 4 %; Appareils à main: 12 %, 14 %, 13 %, 13 %; Bibliothèques et autres lieux à accès gratuit: s.o., 33 %, 27 %, 29 %; Cybercafés et autres lieux à accès payant: s.o., 11 %, 8 %, 9 %; Zone d'accès sans fil publique surnommées zones sensibles ou hotspots : s.o., s.o., 5 %, 7 %; Niveau général d'accès: 68 %, 76 %, 76 %, 78 %.

(1) Comme le BlackBerry, le téléphone cellulaire et l'ANP.
(2) Surnommées zones sensibles ou hotspots.
Source : Recherche ComQUEST, Research Dimensions, CyberTRENDS : éditions de mars 2003 et 2004, décembre 2004 et 2005.
(Graphique 6.1 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006)

107.

Selon le graphique ci-dessus, le pourcentage des Canadiens qui utilisent Internet est passé de 68 % en mars 2003 à 76 % en mars 2004; cependant, en décembre 2005, ce pourcentage n'avait augmenté que de 2 % pour atteindre 78 %.

108.

En 2005, selon CyberTRENDS, Recherche ComQUEST et Research Dimensions, le plus haut pourcentage de Canadiens ayant accès à Internet se retrouvait en Ontario et en Colombie-Britannique avec 83 %, tandis qu'au Québec et dans les provinces de l'Atlantique, il était de 71 %. Cette situation est comparable à celle de 2003 où le Québec avait le pourcentage le plus bas, soit 54 %, alors que la Colombie-Britannique avait le plus élevé, soit 77 %. Le pourcentage de Canadiens utilisant l'Internet sur une base hebdomadaire (c.-à-d., au moins une fois au cours d'une semaine donnée) est passé de 40 % en 2000 à 60 % en 2005.
 

Graphique 8 - Temps passé sur Internet par les adultes canadiens au cours d'une semaine donnée

Ce graphique à histogramme présente le temps passé sur Internet dans une semaine donnée par les adultes canadiens ayant accès à Internet, avec des données pour le mois de mars de chacune des années 2002, 2003 et 2004, ainsi qu'en décembre 2004 et 2005. 0 à1 heure: 10 %, 11 %, 11 %,12 %, 11 %; 1 à 3 heures: 31 %, 25 %, 25 %, 27 %, 20 %; 4 à 10 heures: 30 %, 31 %, 26 %, 26 %, 28 %; 11 à 25 heures: 15 %, 15 %, 18 %, 16 %, 18 %; 25 heures et plus: 14 %, 18 %, 19 %, 18 %, 22 %.

Source: Recherche ComQUEST, Research Dimensions, CyberTRENDS : éditions de mars 2002, 2003 et 2004, décembre 2004 et 2005.
(Graphique 6.5 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

109.

Le pourcentage des Canadiens qui font usage d'Internet moins d'une heure par semaine est demeuré relativement stable à 10-12 % entre 2002 et 2005.

110.

Au cours de la même période, le pourcentage des usagers qui passent entre une heure et trois heures par semaine sur Internet a diminué de 31 % à 20 %, alors que le pourcentage des usagers qui y passent entre 4 et 10 heures par semaine a peu changé.

111.

Il existe cependant une tendance à la hausse chez les usagers fréquents d'Internet, le pourcentage d'usagers qui déclarent y passer plus de 25 heures par semaine ayant augmenté de 14 % à 22 % entre 2002 et 2005.

112.

Dans son mémoire, Bell se réfère à une étude récente de Statistique Canada intitulée Internet influence-t-il l'emploi du temps des Canadiens ? Cette étude démontre que pour ce qui est du temps qu'elles consacrent à la télévision, il y a peu de différences entre les personnes qui utilisent Internet, y compris les usagers fréquents, et celles qui ne l'utilisent pas. Bell est d'avis que cette conclusion est importante et qu'elle remet en question l'idée que le système canadien de radiodiffusion est menacé de façon immédiate par Internet.

Tableau 26 Activités en ligne haute vitesse vs ligne commutée

% des Canadiens adultes qui font habituellement usage d'Internet au moins une fois par mois

Haute vitesse        

Ligne commutée

  Mars Décembre Mars Décembre
Activités 2003 2004 2004 2005 2003 2004 2004 2005
Téléchargement ou écoute de musique

53

32

41

37

32

21

25

18

Téléchargement de fichiers ou de logiciels

54

41

46

40

46

37

35

35

Clavardage

26

20

17

14

16

15

11

14

Visionnement de vidéos

29

27

27

29

17

11

13

13

Écoute de la musique

20

23

30

26

12

13

16

11

Achats en ligne

25

28

32

30

16

21

26

27

Téléchargement de films

-

-

7

4

-

-

3

2

Téléchargement d'émissions télévisées

-

-

5

5

-

-

2

1

Source : Recherche ComQUEST, Research Dimensions, CyberTRENDS : éditions de mars 2002 à 2004 et de décembre 2004 et 2005
(Tableau 6.6 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

113.

Le tableau ci-dessus démontre que les usagers d'Internet à haute vitesse, sans doute parce qu'ils bénéficient d'une plus grande rapidité de transfert des données, passent plus de temps que les usagers par ligne commutée à des activités entraînant une utilisation intensive de la bande passante comme le téléchargement de fichiers massifs.

114.

Ce tableau indique aussi que l'utilisation d'Internet pour télécharger de la musique, des fichiers ou des logiciels a beaucoup diminué entre 2003 et 2005, tant pour ce qui est de la haute vitesse que de la ligne commutée, alors que l'utilisation d'Internet pour écouter la radio, faire des achats en ligne ou télécharger des films ou des émissions télévisées a augmenté au cours de la même période.
Tableau 27 Écoute de la radio par Internet

Sondage d'automne

Heures totales d'écoute par Internet (en millier)

Part de l'écoute totale (%)

2000

454

0,1

2001

634

0,1

2002

942

0,2

2003

778

0,1

2004

1 285

0,2

2005

1 728

0,3

Source : MicroBBM, automne 1997 à automne 2005, l'ensemble du Canada, 12 ans et plus
(Tableau 6.7 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

115.

Le tableau ci-dessus indique que la part d'écoute de la radio canadienne par Internet a progressivement augmenté entre 2000 et 2005, même si cette part est restée relativement faible en comparaison des autres moyens d'accès à la programmation radiophonique.
 

b) Appareils numériques personnels

Tableau 28 Pourcentage des Canadiens qui déclaraient se servir d'appareils audiovisuels numériques en décembre 2005 et buts de l'utilisation
Appareils

% des usagers

  Hommes Femmes
Téléphone cellulaire

59 %

52

48

Appareil numérique personnel (BlackBerry)

3 %

75

25

ANP

7 %

66

34

Lecteur MP3

12 %

60

34

Baladeur à disque dur [iPod]

4 %

70

30

Caméra Web

8 %

60

40

Pourcentage de propriétaires de téléphones cellulaires, de BlackBerry ou de PDA qui s'en servent afin de :
Regarder la télévision

2 %

72

28

Photographier/tourner une
vidéo

3 %

75

25

Connaître les nouvelles ou
la météo

7 %

72

28

Obtenir les résultats sportifs

4 %

97

3

Notes :
L'ANP est un appareil numérique personnel qui combine l'ordinateur, le telephone/télécopieur, l'Internet et le réseautage
Le iPod et le lecteur MP3 sont aussi appelés des baladeurs numériques.
La caméra Web est habituellement fixée à un ordinateur qui transmet des images périodiques ou en continu à un site Web.
Source : Recherche ComQUEST, Research Dimensions, CyberTRENDS : édition décembre 2005.
(Tableau 6.8 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

116.

Si l'on tient compte qu'aucun de ces appareils, à l'exception du téléphone cellulaire, n'était disponible avant 2000, il est évident que les appareils audiovisuels mentionnés dans le tableau ci-dessus font leur chemin dans le paysage technologique canadien. On doit aussi noter que les hommes sont, et de loin, les plus grands usagers de toutes ces technologies, surtout à l'égard des usages énumérés dans la deuxième partie du tableau.

Tableau 29 Changements relatifs aux propriétaires canadiens de baladeurs numériques, selon le sexe et l'âge, 2003-2006
2003
%
2004
%
2005
%
2006
%

Canada

11

16

19

27

Hommes

14

19

22

29

Femmes

8

14

16

25

12-14

15

25

42

62

15-19

19

30

53

63

20-29

11

24

28

42

30-49

13

19

15

22

50+

5

6

7

10

Source : Page 40 de Analyse des tendances Fast Foward mc préparé par SRG pour le CRTC - août 2006

117.

Le tableau ci-dessus indique que le pourcentage des propriétaires de baladeurs numériques (comme les iPods ou les lecteurs MP3) a augmenté considérablement, passant de 11 % de la population en 2003 à une projection de 27 % en 2006. Notons aussi que le pourcentage des hommes possédant ces appareils a augmenté davantage que celui des femmes et que le pourcentage des jeunes entre 12 et 19 ans a augmenté de façon plus importante que celui des Canadiens plus âgés.

118.

Selon l'étude de SRG, près du tiers (30 %) des internautes canadiens auront téléchargé du contenu en 2006, ce qui est plus que doublé (73 %) par les jeunes Canadiens entre 15 et 19 ans. De plus, 29 % des internautes canadiens auront téléchargé de la musique en 2006, en comparaison de 20 % en 2000, 8 % auront téléchargé un fichier balado en 2006, en comparaison de 5 % en 2000, et 6 %-8 % auront téléchargé de gros fichiers comme des longs métrages ou des émissions télévisées en 2006, en comparaison de 5 % en 2005. En ce qui concerne cette dernière donnée, un internaute canadien sur six (environ 16 %) entre 15 et 19 ans a déjà téléchargé une émission télévisée à partir d'Internet.

119.

Aujourd'hui, la technologie visuelle se transmet principalement par trois écrans très répandus : l'écran de télévision, l'écran d'ordinateur et l'écran de téléphone cellulaire. Le graphique suivant fournit des données intéressantes et utiles sur les changements concernant le temps consacré à chacun des trois types d'écrans, au cours des deux ou trois années précédant le milieu de l'année 2005.
 

Graphique 9 - Répartition du temps consacré aux trois écrans dans les 2 ou 3 années antérieures à la mi-2005, Canadiens 15 à 34 ans

Ce graphique histogramme présente la modification de la répartition du temps consacré aux écrans de télévision, d'ordinateur personnel et de combiné cellulaire dans les trois années antérieures à la mi-2005 pour les Canadiens de 15 à 34 ans.Beaucoup moins de temps: 19 %, 5 %, 7 %; Un peu moins de temps: 26 %, 11 %, 10 %; Aucun changement: 32 %, 21 %, 33 %; Un peu plus de temps: 12 %, 32 %, 27 %; Beaucoup plus de temps: 11 %, 31 %, 23 %.

Note : Dans le graphique ci-haut, la tendance va de bas en haut.
Source : Motorola Canada Ltd., Communiqué de presse, Canadian Youth Blazing the Trail for Third Screen Adoption, 19 octobre 2005; Research Strategy Group, sondage commandé par Motorola Canada Ltd. à Communications Management Inc., juin 2005 (octobre 2005).
(Page 29 de Technology and broadcasting: Implications for public policy, Communications Management Inc., 1er septembre 2006, préparé pour CanWest MediaWorks Inc. et CHUM limitée)

120.

Ce qui frappe le plus dans ce graphique, c'est l'augmentation du temps consacré au téléphone cellulaire et à l'ordinateur domestique chez ceux qui disent y consacrer « un peu plus de temps » ou « beaucoup plus de temps », quand on le compare au temps que consacrent ces mêmes tranches d'utilisateurs à leur écran de télévision.

121.

Finalement, comme l'indique le tableau 29, le nombre de baladeurs numériques comme le iPod ou le lecteur MP3 a plus que doublé depuis 2003. Le tableau ci-dessous compare, pour la période de 2003 à 2006, le pourcentage de propriétaires de baladeurs numériques, d'appareil photos numériques et de caméras vidéo numériques.

Tableau 30 Changement du pourcentage des propriétaires de trois appareils numériques

2003

2004

2005

2006

Baladeur numérique

11 %

16 %

19 %

27 %

Appareil photo numérique

21 %

33 %

47 %

60 %

Caméra vidéo numérique

-

-

25 %

27 %

Note : Le baladeur numérique comprend le iPod et le lecteur MP3.
Source : page 28 de Analyse des tendances Fast Forwardtm préparé par le SRG pour le CRTC - août 2006.

122.

Si l'on tient pour acquis que le taux d'utilisation correspond directement au taux de propriété, l'utilisation de ces appareils a considérablement augmenté au cours de cette période. L'augmentation la plus importante a été celle de la propriété (et de l'utilisation) des appareils photos numériques, dont la plupart permettent au consommateur de créer ses propres vidéos numériques qui peuvent ensuite être téléchargés sur différents sites Internet.
 

B. Changements dans la demande de divers types de programmation et de services de programmation depuis le 1er janvier 2000

1. Radio

123.

Comme le démontre le tableau 18 de la section précédente, la demande pour la radio traditionnelle a diminué de 20,3 heures par semaine en 2000 à 19,1 heures en 2005. On constate la plus grande diminution chez les 18-34 ans, précisément la tranche d'âge qui tend à adopter le plus vite et en plus grand nombre les nouvelles plateformes de médias.

124.

Depuis l'arrivée, au cours des cinq dernières années, de nouvelles façons d'accéder à du contenu audio, par exemple les iPods, les lecteurs MP3, les graveurs de CD et la radio par Internet, les Canadiens prennent l'habitude de choisir la programmation musicale qui leur plaît, le service de programmation qui leur convient ainsi que le moment et l'endroit désirés pour écouter leur musique. Les données du tableau suivant sont tirées de l'étude de MTM que la SRC a déposée avec son mémoire.

Tableau 31 Pourcentages de propriétaires de baladeur et de trois types d'activités pratiquées par les internautes anglophones et francophones de plus de 18 ans - 2005, au cours du mois précédant l'étude

Anglophones 18+

Francophones 18+

18-34

35-49

50-64

65+

18-34

35-49

50-64

65+

Taux de pénétration des iPods et des lecteurs MP3

42 %

24 %

13 %

3 %

23 %

16 %

7 %

2 %

Téléchargement de fichiers balados le mois dernier

12 %

9 %

4 %

1 %

5 %

2 %

2 %

0 %

Lecture audio en transit le mois dernier

38 %

25 %

14 %

6 %

28 %

17 %

10 %

3 %

Téléchargement de musique le mois dernier

41 %

18 %

3 %

3 %

26 %

11 %

4 %

2 %

Source : Société Radio-Canada MTM 2005
(CBC / Radio-Canada, page 51)

125.

Ce tableau indique que 42 % des Canadiens anglophones âgés de 18 à 34 ans possédaient un iPod et/ou un lecteur MP3 en 2005. Ce pourcentage est considérablement plus élevé que pour toutes les autres tranches d'âge. Le fait que les iPods et les lecteurs MP3 exigent tous deux du contenu numérique explique que 41 % de ces personnes aient téléchargé de la musique et 12 % des fichiers balados dans le mois qui a précédé le sondage. Comme 38 % de ces mêmes personnes déclarent avoir écouté de la musique par lecture audio en transit sur Internet au cours de cette même période, une demande est très certainement née pour ce type de programmation et de service que ce soit par le poste-à-poste ou par un service de musique en ligne.

126.

Ces tendances dans les façons d'accéder à du contenu audio, bien que généralement moins prononcées, se retrouvent chez les Canadiens francophones de plus de 18 ans.
 

2. Télévision

127.

Comme l'indiquent les tableaux 22 et 24 ci-dessus :
 
  • La demande pour la programmation de télévision continue de croître, car les heures d'écoute hebdomadaire par habitant ont augmenté de 23,7 en 2001-2002 à 25,1 en 2004-2005;
 
  • Les services canadiens de télévision traditionnelle de langue anglaise, y compris le réseau anglais de la SRC, ont attiré 27 % de l'écoute totale en 2004-2005, une légère diminution en comparaison de 28,1 % en 2002-2003. Les services canadiens de télévision traditionnelle de langue française, y compris la SRC, ont attiré 13,4 % de l'écoute totale en 2004-2005, aussi une légère diminution en comparaison de 13,2 % en 2002-2003. La part d'écoute de l'ensemble de la télévision canadienne traditionnelle a diminué à 40,4 % en 2005, en comparaison de 41,3 % en 2003;
 
  • L'écoute au Canada de la télévision américaine traditionnelle a diminué à 7,7 % en 2005, en comparaison de 9,4 % en 2003;
 
  • La demande pour les services canadiens payants et spécialisés de langue anglaise, y compris les services numériques, a augmenté en attirant 29,1 % de l'ensemble de l'écoute en 2004-2005, en comparaison de 25,7 % en 2002-2003. Les services payants et spécialisés de langue française, y compris les services numériques, ont attiré 7,8 % de l'écoute en 2004-2005, une légère augmentation en comparaison de 6,9 % en 2002-2003. La part d'écoute de l'ensemble des services canadiens payants et spécialisés a augmenté à 36,9 % en 2004-2005 en comparaison de 32,6 % en 2002-2003;
 
  • L'écoute au Canada des services américains payants et spécialisés a diminué à 8,7 % en 2004-2005, en comparaison de 10,5 % en 2002-03;
 
  • L'écoute des services canadiens en langues tierces, y compris les services à caractère ethnique, a augmenté de 0,2 % par rapport à 2002-2003, pour atteindre 1,5 % en 2004-2005;
 
  • La moyenne des heures d'écoute hebdomadaires par habitant ont augmenté pour tous les groupes d'âge entre 2001-2002 et 2004-2005, les enfants (2-11 ans) et les adolescents (12-17 ans) ayant connu les plus fortes augmentations.

128.

Le graphique suivant illustre les changements de la demande pour les émissions canadiennes et non canadiennes de langue anglaise, par catégorie, de 2003-2004 à 2004-2005.
 

Graphique 10 - Écoute des émissions canadiennes et non canadiennes diffusées par les services de télévision canadiens de langue anglaise, répartie selon l'origine et la catégorie - Audimètres BBM - Tous téléspectateurs de 2 ans et plus, Années de radiodiffusion 2003-2004 et 2004-2005, de 2 h du matin à 2 h le lendemain - Moyenne hebdomadaire en million d'heures

 

Ce graphique à courbe histogramme groupé et empilé donne un aperçu global des tendances d'écoute pour tous les services canadiens de langue anglaise selon la catégorie d'émission. Le graphique présente, selon la catégorie, le total des heures par semaine des émissions canadiennes, non canadiennes d'après les données d'audimètre pour les années de radiodiffusion 2003-04 (1 septembre 2003 au 29 août 2004) et 2004-05 (30 août 2004 au 28 août 2005). De plus, il présente le pourcentage des émissions canadiennes et non canadiennes pour chacune des catégories. Pour l'année de radiodiffusion 2003-04, la moyenne hebdomadaire des heures d'écoute pour les émissions canadiennes, non canadiennes et le total : Nouvelles, Analyse et interprétation: 53,9, 4,6, 58,5; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 92, 8, 100; Documentaires de longue durée: 9,9, 9,0, 18,9; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 52, 48, 100; Sports: 36,2, 13,5, 49,7; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 73, 27, 100; Dramatique/Comédie: 36,3, 123,5, 159,8; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 23, 77, 100; Musique, danse et variétés: 8,2, 1,6, 9,8; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 84, 16, 100; Autres: 24,1, 55,3, 79,4; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 30, 70, 100; Total des heure par semaine: 168,6, 207,5, 376; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 45, 55, 100. Pour l'année de radiodiffusion 2004-05, la moyenne hebdomadaire des heures d'écoute pour les émissions canadiennes, non canadiennes et le total : Nouvelles, analyse et interprétation: 55,9, 5,7, 61,6; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 91, 9, 100; Documentaires de longue durée: 11,3, 7,3, 18,6; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 61, 39, 100; Sports: 4,4, 13,7, 35,3; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 58, 42, 100; Dramatique/Comédie: 39,9, 131,8, 171,7; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 23, 77, 100; Musique, danse et variétés: 8,4, 3,5, 11,9; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 71, 29, 100; Autres: 25,5, 59,6, 85,1; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 30, 70, 100; Total des heure par semaine: 161,5, 222,7, 384,1; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 42, 58, 100.

Selon les chiffres des services canadiens dont les données relatives aux tendances d'écoute citent le pays d'origine et la catégorie d'émission.
(Graphique 3.2 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

129.

Selon ce graphique, l'écoute hebdomadaire moyenne de toutes les catégories d'émissions télévisées canadiennes et non canadiennes de langue anglaise a augmenté de 2,1 % en 2004-2005. Cependant, l'écoute de l'ensemble des catégories d'émissions canadiennes de langue anglaise, en comparaison de l'écoute totale des émissions canadiennes et non canadiennes de langue anglaise combinées, a diminué à 42 % en 2004-2005, en comparaison de 45 % en 2003-2004. Les données précédant 2004 sont disponibles, mais elles n'ont pas été traitées sur une base permettant de les comparer à celles mentionnées ci-dessus.

130.

La catégorie dramatiques/comédies de langue anglaise demeure celle qui attire le plus grand nombre de téléspectateurs. Le total des heures d'écoute de l'ensemble des émissions a augmenté de 7,4 % de 2003-2004 à 2004-2005, alors que, de ce total, le pourcentage d'écoute consacré aux dramatiques/comédies est passé de 42,5 % en 2003-2004 à 44,7 % en 2004-2005. Pendant ce temps, la moyenne d'écoute hebdomadaire consacrée aux dramatiques/comédies canadiennes, exprimée en pourcentage de la moyenne d'écoute hebdomadaire pour l'ensemble des dramatiques/comédies (canadiennes et non canadiennes) est demeurée stable à 23 %, bien que le nombre d'heures consacrées à l'écoute des dramatiques/comédies canadiennes ait augmenté de 7,4 %.

131.

Le graphique suivant illustre la demande pour les émissions canadiennes et non canadiennes de langue française, par catégorie, de 2003-2004 à 2004-2005 :
 

Graphique 11 - Écoute des émissions canadiennes et non canadiennes diffusées par l'ensemble des services canadiens de langue française, répartie selon l'origine et la catégorie - Audimètres BBM - Tous téléspectateurs de 2 ans et plus, Années de radiodiffusion 2003-2004 et 2004-2005, de 2 h du matin à 2 h le lendemain - Moyenne par semaine en million d'heures

Ce graphique à courbe histogramme groupé et empilé donne un aperçu global des tendances d'écoute pour tous les services canadiens de langue française selon la catégorie d'émission. Le graphique présente, selon la catégorie, le total des heures par semaine des émissions canadiennes, non canadiennes d'après les données d'audimètre pour les années de radiodiffusion 2003-04 (1 septembre 2003 au 29 août 2004) et 2004-05 (30 août 2004 au 28 août 2005). De plus, il présente le pourcentage des émissions canadiennes et non canadiennes pour chacune des catégories. Pour l'année de radiodiffusion 2003-04, la moyenne hebdomadaire des heures d'écoute pour les émissions canadiennes, non canadiennes et le total : Nouvelles, analyse et interprétation: 36,8, 0,8, 37,6; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 92, 8, 100; Documentaires de longue durée: 6,7, 3,6, 9,7; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 63, 37, 100; Sports: 8,2, 1,7, 9,9; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 83, 17, 100; Dramatique/Comédie: 21,4, 40,3, 61,7; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 35, 65, 100; Musique, danse et variétés: 5,3, 0,4, 5,7; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 92, 8, 100; Autres: 21,9, 2,9, 24,8; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 88, 12, 100; Total des heure par semaine: 99,6, 49,8, 149,4; % des émissions canadiennes et non canadiennes: 67, 33, 100.

Selon les chiffres des services canadiens dont les données relatives aux tendances d'écoute citent le pays d'origine et la catégorie d'émission.
(Graphique 3.6 du Rapport de surveillance de la politique sur la radiodiffusion 2006).

132.

Selon ce graphique, l'écoute hebdomadaire moyenne de toutes les catégories d'émissions télévisées canadiennes et non canadiennes de langue française a augmenté de 11,7 % en 2004-2005. Cependant, l'écoute de l'ensemble des catégories d'émissions canadiennes de langue française, en comparaison de l'écoute totale des émissions canadiennes et non canadiennes de langue française combinées, a diminué à 65 % en 2004-2005, en comparaison de 67 % en 2003-2004. À l'instar des émissions de langue anglaise, les données précédant 2004 sont disponibles, mais elles n'ont pas été traitées sur une base permettant de les comparer à celles mentionnées ci-dessus.

133.

La catégorie dramatiques/comédies de langue française demeure, comme du côté anglophone, celle qui attire le plus grand nombre de téléspectateurs. Le total des heures d'écoute de l'ensemble des émissions a augmenté de 18,6 % en 2004-2005, alors que, de ce total, le pourcentage d'écoute consacré aux dramatiques/comédies est passé de 41,3 % en 2003-2004 à 43,9 % en 2004-2005. Pendant ce temps, la moyenne d'écoute hebdomadaire consacrée aux dramatiques/comédies canadiennes, exprimée en pourcentage de la moyenne d'écoute hebdomadaire pour l'ensemble des dramatiques/comédies (canadiennes et non canadiennes) est demeurée stable à 35 %, et le nombre d'heures consacrées à l'écoute des dramatiques/comédies canadiennes a augmenté de 6,5 %.

134.

Les données du tableau suivant démontrent que l'écoute de la télévision traditionnelle diminue, alors que la demande pour les services payants et spécialisés augmente, les téléspectateurs préférant la programmation spécialisée et de créneau offerte par ces services.

Tableau 32 Répartition de l'écoute de la TV anglophone selon le type de service

Heures de grande écoute

1994-1995

1995-1996

1996-1997(1)

1997-1998

1998-1999

1999-2000

2000-2001

2001-2002

2002-2003

2003-2004

2004-2005

Écoute totale de la TV anglophone

100%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

TV canadienne traditionnelle

56.4

56.0

55.2

51.7

48.4

48.2

47.1

44.5

42.4

44.0

43.2

TV américaine traditionnelle

25.5

24.8

23.9

20.6

19.8

19.0

17.1

15.3

14.0

13.2

13.2

Total TV traditionnelle

81.9

80.8

79.0

72.3

68.2

67.2

64.2

59.8

56.4

57.2

56.4

TV canadienne spécialisée

8.7

10.3

11.1

15.8

18.5

19.3

21.5

24.5

26.2

27.3

28.5

TV non canadienne spécialisée

5.8

5.8

6.7

9.5

10.9

11.0

11.2

11.8

12.5

11.2

11.6

TV payante

3.5

3.1

3.2

2.4

2.4

2.4

3.1

3.8

4.9

4.3

3.7

Total TV payante/
spécialisée

18.0

19.2

21.0

27.7

31.8

32.8

35.8

40.2

43.6

42.8

43.7

(1) Données non disponibles pour la période du 6 au 19 janvier 1997.
Source : Nielsen
(CBC/Radio-Canada - page 45)

135.

Le tableau ci-dessus indique que la télévision canadienne traditionnelle de langue anglaise a attiré un peu plus de 43 % de l'auditoire aux heures de grande écoute en 2004-2005; cependant, cette situation est attribuable en partie à la substitution simultanée. Les données du tableau suivant indiquent que la demande des émissions canadiennes de langue anglaise aux heures de grande écoute a de fait diminué, alors que celle des émissions américaines aux heures de grande écoute a augmenté.

Tableau 33 Répartition de l'écoute de la TV anglophone selon l'origine des émissions

6 h à 12 h

2000-2001

2002-2003

2004-2005(1)

Toutes les émissions

100%

100%

100%

Émissions canadiennes

34%

32%

31%

Émissions non canadiennes

66%

68%

69%

Heures de grande écoute

2000-2001

2002-2003

2004-2005(1)

Toutes les émissions

100%

100%

100%

Émissions canadiennes

26%

25%

22%

Émissions non canadiennes

74%

75%

78%

(1) Estimations basées sur les données du Fonds canadien de télévision reproduites par Nielsen. On a resserré le codage afin de réduire l'écoute en clair.
Source : Nielsen
(CBC/Radio-Canada - page 46).

136.

Dans le cas de la télévision de langue française, la situation est pratiquement inverse, car les deux tiers des émissions diffusées au cours des heures de grande écoute et de la journée de radiodiffusion sont canadiennes. Cela provient du fait que la demande de programmation de langue française doit nécessairement être satisfaite presque exclusivement par des productions locales.

Tableau 34 Répartition de l'écoute de la TV francophone selon l'origine des émissions
6 h à 2 h

2000-2001

2002-2003

2004-2005(1)

Toutes les émissions

100%

100%

100%

Émissions canadiennes

65%

66%

66%

Émissions non canadiennes

35%

34%

31%

Heures de grande écoute

2000-2001

2002-2003

2004-2005(1)

Toutes les émissions

100%

100%

100%

Émissions canadiennes

62%

63%

65%

Émissions non canadiennes

38%

37%

33%

(1) Estimations basées sur les données du Fonds canadien de télévision reproduites par Nielsen. On a resserré le codage afin de réduire l'écoute en clair.
Source : Nielsen
(CBC/Radio-Canada page 46).

137.

Depuis l'arrivée de nouveaux modes d'accès à du contenu vidéo, par exemple la VSD, la lecture vidéo en transit sur Internet et le téléchargement de vidéo, les Canadiens prennent l'habitude de choisir la programmation vidéo qui leur plaît, le service de programmation qui leur convient ainsi que le moment et l'endroit désirés pour écouter une émission. En témoignent les données du tableau suivant, qui sont tirées de l'étude de MTM de 2006 que la SRC a déposée avec son mémoire.

Tableau 35 Nouvelles façons d'accéder à du contenu vidéo

Anglophones 18+

Francophones 18+

Tendance

Utilisation de la VSD le mois dernier

5 %

4 %

À ses débuts

Pénétration du récepteur vidéo personnel

4 %

2 %

À ses débuts

Lecture vidéo en transit le mois dernier

17 %

14 %

En essor

Téléchargement de vidéo le mois dernier

11 %

7 %

En essor

Source : Société Radio-Canada MTM, 2006
(CBC/Radio-Canada - page 47)

138.

La SRC signale que toutes les principales EDR par câble offrent les services de VSD à leurs abonnés au numérique et que, même si ces services sont encore peu utilisés par la population en général, ils attirent un nombre relativement important d'abonnés au numérique. Rogers en fournit un exemple dans son mémoire en rappelant que son propre service VSD, au moment du lancement en 2002, comptait moins de 100 000 abonnés au numérique et offrait quelque 100 titres, alors qu'aujourd'hui, il rejoint environ un million d'abonnés au numérique avec plus de 3 000 titres. Selon Rogers, environ 50 % de ses abonnés au numérique utilisent la VSD au moins une fois par mois.
 

C. Façons des Canadiens de faire usage des diverses technologies audiovisuelles selon les générations et conséquences sur le système de radiodiffusion

 

1. Audio

 

a) Radio

139.

Comme on l'a indiqué dans la partie I, la moyenne hebdomadaire du total des heures d'écoute de la radio est demeurée relativement stable depuis 2000. Cependant, la moyenne des heures d'écoute consacrées à la radio AM a continué de diminuer au profit du FM dont les heures d'écoute ont augmenté. Il semble que les auditeurs, en grande partie, passent simplement du AM au FM.

140.

Selon les données de BBM, à l'automne 2005, 92,1 % des Canadiens de 12 ans et plus écoutaient la radio au moins 15 minutes par semaine, en comparaison de 94 % en 1998.

141.

Également à l'automne 2005, la moyenne des heures d'écoute par auditeur était de 20,7 heures par semaine, une situation peu différente de celle de l'année précédente. La moyenne des heures d'écoute par habitant a diminué de 25 minutes, pour se situer à 19,1 heures par semaine.

142.

En 2005, la moyenne hebdomadaire des heures d'écoute par habitant a diminué pour tous les groupes d'âge. La diminution la plus importante entre 2000 et 2005, soit 2,9 heures par semaine, a touché le groupe d'âge des 18-24 ans ; ce groupe est suivi de près par les 25-34 avec 2,5 heures par semaine. Le groupe des 55-64 a connu la plus petite diminution, soit 0,8 %.

143.

Tel que mentionné prédécemment, fins de la présente instance, le Conseil a mandaté SRG pour effectuer une analyse des tendances sur les questions soulevées par la gouverneure en conseil. En ce qui concerne les tendances démographiques à l'égard de l'audio, SRG a compilé les données du tableau ci-dessous.

Tableau 36 Répartition de l'écoute de la radio selon des données démographiques
2003
%
2004
%
2005
%
2006
%

Canada

24

21

20

21

Hommes

23

22

21

20

Femmes

24

21

20

21

12-14

13

13

13

10

15-19

13

13

13

12

20-29

20

20

17

18

30-49

25

24

23

23

50+

27

23

23

23

Source : Page 78 de Analyse des tendances Fast Fowardmc préparé par SRG pour le CRTC - août 2006.

144.

La part d'écoute de la radio des adolescents (12-19 ans) représente environ la moitié de celle des Canadiens de 30 ans et plus. Cette donnée recoupe les statistiques du Conseil ainsi que les données sur la propriété et le téléchargement de musique illustrées dans les deux tableaux suivants.
 

b) Baladeurs numériques

145.

Le tableau 29 démontre que, depuis 2003, le nombre de propriétaires de baladeurs numériques (iPod, MP3, etc.) a considérablement augmenté chez les adolescents et les jeunes adultes. Présentement, le plus grand nombre de propriétaires se trouve chez les 12-19 ans, le groupe d'âge qui, incidemment, écoute le moins la radio (voir tableau 18).
 

c) Téléchargement de musique

Tableau 37 Changements dans le temps consacré par les Canadiens au téléchargement de musique par Internet(1), selon le sexe et l'âge, 2003-2006
2000
%
2003
%
2004
%
2005
%
2006
%

Canada

20

29