Évaluation du rapport « Options dramatiques » :
Impact économique de certaines mesures
incitatives visant l'accroissement de l'auditoire
Préparé pour le CRTC par
Le Groupe Nordicité ltée, septembre 2003
Table des matières
Mandat et approche de Nordicité
- Mandat : Le CRTC a donné à Le Groupe Nordicité ltée (Nordicité) le
mandat d'évaluer les incitations économiques des principales recommandations du
Rapport McQueen intitulé « Options dramatiques » (le Rapport McQueen). Notre
principal objectif a donc consisté à évaluer les gains nets ou les pertes
nettes qui en découleraient pour les radiodiffuseurs nationaux traditionnels
qui ont profité de mesures incitatives réglementaires particulières.
- Approche de Nordicité : Nordicité est l'une des principales
entreprises de conseillers-médias canadiennes dont les responsables ont à leur
actif nombre d'études et de rapports pour divers intervenants de l'industrie.
Nordicité a procédé à l'analyse des mesures incitatives proposées aux
radiodiffuseurs par le Rapport McQueen à partir d'entrevues avec d'anciens
cadres des médias et avec des acheteurs de médias, et en se basant sur sa
connaissance de l'industrie et de la réglementation. Des questions de
confidentialité ont empêché toute consultation avec des radiodiffuseurs ou avec
un plus grand éventail de spécialistes du domaine. Le CRTC a fourni les données
financières sur les radiodiffuseurs pour l'exercice 2002.
- Avertissements : Compte tenu que cette analyse a été réalisée sur
une courte période, il est recommandé de vérifier les hypothèses provenant des
radiodiffuseurs, des producteurs, des agences de publicité et des acheteurs de
médias. Il faut aussi bien comprendre qu'il y a de nombreux cas particuliers
qui peuvent générer des hypothèses différentes étant donné que les groupes de
radiodiffuseurs ont le choix entre diverses options pour utiliser les mesures
incitatives proposées.
Simulations de divers modèles
Afin d'évaluer l'impact économique des mesures incitatives
s'adressant aux radiodiffuseurs proposées dans le Rapport McQueen, nous avons
préparé un modèle financier. Ce modèle a examiné l'effet que les mesures
incitatives peuvent avoir sur les recettes provenant du temps d'antenne et sur
les coûts de programmation d'un radiodiffuseur à l'échelle nationale.
Pour chacune des principales recommandations du rapport McQueen,
nous avons produit deux simulations différentes pour chaque scénario :
- Dans la première, nous nous sommes plus particulièrement attachés aux coûts
et aux revenus différentiels, tels que nous les avons compris et qu'ils nous
ont été confirmés par les professionnels que nous avons pu consulter en toute
confiance - nous l'appelons « la simulation axée sur le marché »
- L'autre simulation repose un peu plus sur les coûts et les revenus moyens
de la programmation par genre et par période de la journée, à partir des
données que nous a fournies le CRTC concernant les radiodiffuseurs nationaux -
nous l'appelons la « simulation axées sur les moyennes »
La description du modèle et des hypothèses se trouve dans
l'annexe 1. Les principales conclusions sont décrites ci-dessous.
Principales conclusions
- Les radiodiffuseurs qui diffusent déjà en période de grande écoute une
dramatique ayant obtenu 10 points pourraient faire un bénéfice net
supplémentaire exceptionnel allant de + XXXX $ (simulation axées sur les
moyennes) à + XXXX $ (simulation axée sur le marché) par an pour
26 heures originales et 6 reprises.
- Dans une situation type, la mesure incitative de 150 % pour les nouvelles
dramatiques ayant obtenu 10 points est discutable pour inciter les
radiodiffuseurs à programmer des dramatiques supplémentaires acquises pour des
droits équivalant à ceux des dramatiques déjà programmées. D'après notre
modèle, les résultats annualisés seraient de - XXXX $ à + XXXX $ selon
qu'il s'agit des simulations axées sur les moyennes ou des simulations axées
sur le marché.
- Si l'on considère les coûts et les revenus moyens de la
programmation de dramatiques américaines et canadiennes (la simulation axée sur
les moyennes), les mesures incitatives combinées sont d'un intérêt modéré, et
ce, principalement grâce au crédit d'une minute de publicité supplémentaire.
D'après notre modèle, les bénéfices annualisés se situent entre + XXXX $ et
+ XXXX $ pour les séries dramatiques, y compris le crédit proposé pour la
programmation de jour.
- Cependant, dans ce modèle, les résultats obtenus peuvent varier grandement
selon les hypothèses. Si l'on simule ce que certains appelleraient un
« comportement de marché », où les hypothèses sont basées sur les coûts
marginaux et sur les recettes supplémentaires, les retombées pourraient être
substantielles. Pour les séries dramatiques qualifiées de « succès » (c.a.d.
qui atteignent un million de téléspectateurs), le bénéfice annualisé pourrait
se situer entre + XXXX $ et + XXXX $. Dans le cas où la série dramatique
n'atteindrait pas un million de téléspectateurs, les bénéfices pourraient se
situer entre + XXXX $ et + XXXX $.
- Pour les radiodiffuseurs qui programment une minisérie de quatre heures ou
l'équivalent en « films de la semaine », les mesures incitatives pourraient se
traduire par un gain de + XXXX $ dans le cas de la simulation axées sur
les moyennes et de + XXXX $ dans le cas de la simulation axée sur le
marché.(Bien que cette valeur semble être relativement inférieure à celle des
séries dramatiques à succès, le scénario englobe uniquement la valeur d'une
minisérie de quatre heures, plutôt que les 26 heures originales estimées pour
les séries dramatiques.)
- L'équivalent pour la programmation de jour serait de + XXXX $ à + XXXX $
de bénéfices annualisés, selon la simulation.
- Les radiodiffuseurs pourraient augmenter de façon importante les retombées
financières s'ils utilisaient les mesures incitatives de façon encore plus
créative. Les radiodiffuseurs pourraient par exemple :
- programmer des succès canadiens sans perdre les possibilités de
programmation américaine simultanée;
- utiliser leurs crédits en programmant des dramatiques américaines pour
lesquelles ils paient déjà des droits de façon à ce qu'il n'y a ait pas de
coûts différentiels; ou,
- utiliser le crédit de publicité dans une émission très suivie.
Cadre de référence : cadre réglementaire
actuel
Contenu canadien
- 60 % d'une journée complète de radiodiffusion.
- 50 % des heures de grande écoute (de 18 h à minuit).
Émissions prioritaires
- 8 heures par semaine aux heures de grande écoute (de 19 h à 23 h).
- Émissions prioritaires tirées des catégories dramatiques, musique, danse,
variétés, documentaires de longue durée, programmation régionale et magazines
de divertissement.
Crédits
- Crédit de 150 % pour les dramatiques ayant obtenu 10 points.
- Crédit de 125 % pour les dramatiques ayant obtenu de six à neuf points.
- Pour les groupes de propriété de stations multiples, les deux crédits ne
s'appliquent qu'aux exigences concernant les émissions prioritaires.
Mesures incitatives proposées par le
Rapport McQueen
| Crédit de 150 % |
- Crédit de 150 % applicable aux exigences de contenu canadien pour les
dramatiques ayant obtenu 10 points.
|
| Crédit de 200 % pour les
dramatiques à succès |
- Crédit de 200 % applicable au contenu canadien pour les dramatiques qui
attirent au moins 1 million de téléspectateurs.
- Crédit maximal de 1 heure par semaine.
- Les droits payés par les télédiffuseurs doivent être équivalents à au
moins 25 % du budget de production total.
|
| Crédit d'une minute
supplémentaire de publicité |
- Chaque nouvelle heure de dramatique ayant obtenu 10 points peut
rapporter deux minutes supplémentaires de publicité (1 minute pour
l'original et 1 minute pour la reprise).
- Les droits payés par les télédiffuseurs doivent être équivalents à au
moins 25 % du budget de production total.
|
| Crédit pour un pilote de
dramatique |
- Crédit de 50 % applicable aux émissions prioritaires pour les pilotes
de dramatiques non diffusés pour lesquels les télédiffuseurs canadiens ont
payé des droits équivalents à 25 % (aspect non couvert par cette analyse).
|
| Autres dramatiques pouvant
obtenir des crédits |
- Crédit de 150 % applicable au contenu canadien de la programmation de
jour pour :
- les feuilletons d'après-midi;
- les dramatiques plus pointues à partir de minuit;
- les dramatiques d'action réelle pour enfants.
|
| Crédit pour le vedettariat |
- Les magazines de divertissement diffusés en dehors des heures de grande
écoute rapporteraient :
- un crédit de 50 % applicable aux émissions prioritaires, ou
- un crédit de 125 % applicable à l'exigence de contenu canadien de la
programmation de jour.
(Aspects non couverts par cette analyse)
|
Incidences potentielles des mesures
incitatives s'adressant aux radiodiffuseurs
| |
Crédit de 150 %
|
Crédit de 200 %
|
Crédit de publicité
|
Coûts
|
Le coût est la perte encourue du
fait de l'écart entre les recettes et les droits payés par le radiodiffuseur
pour les dramatiques canadiennes. Le coût net pourrait être réduit par le
déplacement d'une autre émission prioritaire dans la grille-horaire du
radiodiffuseur. |
Les radiodiffuseurs doivent
prendre des mesures pour accroître leurs auditoires. Les mesures possibles
sont : l'accroissement de la valeur de la production, le blocage de la
programmation dans des créneaux précis et l'intensification du marketing et
de la promotion. (Quand on envisage de plus gros budgets de production, on
présume que les fonds proviendront des 30 millions $ proposés par le Rapport
McQueen.) |
Les seuls frais supplémentaires
seront les frais liés à la vente de publicité. |
Avantages
|
Augmentation immédiate d'une
demi-heure en programmation américaine supplémentaire qui générerait des
marges de 20 % à 70 % par rapport aux droits de licence sur la programmation. |
Même chose que pour le crédit de
150 %, sauf que les radiodiffuseurs seraient autorisés à diffuser une
heure pour chaque heure de dramatique canadienne attirant au moins un
million de téléspectateurs. |
Possibilités d'accroître de façon importante les recettes
publicitaires.
Hypothèses :
- La minute supplémentaire serait vendue avec la publicité des émissions
américaines qui rapportent le plus.
- La publicité disponible sur les meilleures programmations américaines
est entièrement vendue.
|
Autres implications
|
Les radiodiffuseurs qui
programment déjà des dramatiques ayant obtenu 10 points tireraient un
bénéfice non prévu du crédit de 150 %. |
La rentabilité provenant des
émissions américaines supplémentaires et de l'élimination des pertes du fait
que la programmation canadienne a été remplacée par la programmation
américaine devra être supérieure au coût des mesures prises par les
radiodiffuseurs pour produire une dramatique canadienne à succès. |
|
Scénarios des mesures incitatives s'adressant
aux radiodiffuseurs - en complément du statu quo
B.
Heure supplé-mentaire de dramatique canadienne
(pas de minute de publicité supplé-mentaire)
|
C.
Heure supplé-mentaire de dramatique canadienne avec 25 % en droits de licence
(avec une minute de publicité supplé-mentaire)
|
D.
Crédit de program-mation de jour
(avec une minute de publicité suppl.)
|
E.
Dramatique à succès
(avec une minute de publicité suppl.)
|
F.
Films de la semaine/ miniséries
(avec une minute de publicité suppl.)
|
|
Le radiodiffuseur obtient un crédit de 150 % en contenu
canadien
Remplace une heure de programmation canadienne autre
que des informations ou qu'une dramatique par une heure de nouvelle
programmation dramatique canadienne.
Remplace également une demi-heure de programma-tion
canadienne autre que des informations ou qu'une dramatique par une demi-heure
de dramatique américaine.
Le radiodiffuseur paie en droits de diffusion 20 % du budget
de production total pour pouvoir diffuser la dramatique canadienne. Comme les
droits de diffusion sont inférieurs à 25 %, le radiodiffuseur n'a pas
droit à la minute supplémentaire de publicité. |
Le radiodiffuseur obtient un crédit de 150 % en contenu
canadien
Remplace une heure de programmation non canadienne
autre que des informations ou qu'une dramatique par une demi-heure de
programmation canadienne.
Remplace également une demi-heure de programma-tion
canadienne autre que des informations ou une dramatique par une heure de
dramatique américaine.
Le radiodiffuseur paie en droits de diffusion de la
dramatique canadienne 25 % du budget de production total et il
obtient donc une minute de publicité supplémentaire pour l'année de
radiodiffusion suivante. |
Le radiodiffuseur diffuse un feuilleton canadien ou une
dramatique de fin de soirée et il obtient un crédit de 150 % en
contenu canadien applicable à la programmation de jour.
Remplace une demi-heure de programmation canadienne
autre que des informations ou une dramatique par une heure de programmation
américaine de jour.
Le radiodiffuseur paie en droits de diffusion de la
production dramatique canadienne 25 % du budget de production total et il
obtient donc une demi-minute de publicité supplémentaire pour
l'année de radiodiffusion suivante. |
Le radiodiffuseur obtient un crédit de 200 % en contenu
canadien pour avoir produit une série dramatique qui attire au moins 1
million de téléspectateurs par épisode.
La cote de succès est liée à des coûts de production plus
élevés (absorbés par le nouveau fonds des dramatiques) et à d'autres mesures
prises par le radiodiffuseur.
Remplace une heure de programmation canadienne autre
que des informations ou une dramatique par une heure de dramatique
améri-caine.
Le radiodiffuseur paie en droits de diffusion de la
dramatique canadienne 25 % du budget de production total et il obtient donc
une minute de publicité supplémentaire pour l'année de radiodiffusion
suivante. |
Le radiodiffuseur obtient un crédit de 200 % en contenu
canadien pour avoir produit une minisérie dramatique qui attire au moins 1
million de téléspectateurs par épisode.
Remplace une heure de programmation canadienne autre
que des informations ou une dramatique par une heure de dramatique
américaine.
Le radiodiffuseur paie en droits de diffusion de la
dramatique canadienne 25 % du budget de production total et il obtient donc
une minute de publicité supplémentaire pour l'année de radiodiffusion
suivante. |
Élaboration d'un modèle financier
Les différentes parties du modèle
Le modèle financier utilisé dans cette analyse peut être divisé
en trois parties:
1. Bénéfice (coût) direct de la programmation canadienne
Dans cette partie figurent les estimations relatives à l'impact stimulant que les
mesures incitatives du Rapport McQueen peuvent avoir sur le coûts et les
recettes générés par la programmation dramatique canadienne, en
particulier la production de programmation dramatique. En ce qui concerne les
coûts, les principales composantes sont les droits de licence des radiodiffuseurs
et les frais de marketing et de publicité de tierces parties. Quant au bénéfice,
il provient des recettes générées par la publicité liée à la programmation
dramatique canadienne.
2. Programmation américaine supplémentaire
Dans cette partie figurent les estimations relatives à l'impact sur les dépenses
et sur les recettes relatives à la programmation américaine supplémentaire que
les mesures incitatives présentées dans le Rapport McQueen permettraient aux
radiodiffuseurs de diffuser. Les coûts de cette programmation sont
représentés par les droits de licence que payent les radiodiffuseurs canadiens
pour les droits canadiens sur les émissions américaines.
Cette partie comprend deux sources de revenu importantes;
- l'une concerne les recettes publicitaires réalisées grâce aux mesures
incitatives par les radiodiffuseurs canadiens sur la programmation américaine
acquise.
- l'autre concerne les recettes publicitaires supplémentaires obtenues grâce
à la minute de publicité supplémentaire accordée aux radiodiffuseurs canadiens.
Bien que les radiodiffuseurs canadiens puissent utiliser cette minute
supplémentaire n'importe quand dans leur grille horaire, on estime dans ce
modèle qu'ils l'utiliseront avec la programmation fortement cotée.
3. Bénéfice obtenu à la suite du déplacement de la
programmation canadienne
Cette troisième partie du modèle représente les bénéfices générés par un
déplacement de la programmation. Ces bénéfices générés par un déplacement
proviennent de deux sources :
- la programmation américaine supplémentaire qui remplace la programmation
canadienne. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une demi-heure de
programmation américaine, sauf en ce qui concerne les dramatiques à succès pour
lesquelles cela équivaut à une heure de programmation.
- le remplacement de la programmation canadienne peu performante par une
nouvelle dramatique canadienne diffusée par le radiodiffuseur. Dans tous les
cas cela correspond à une heure de programmation.
Récapitulation des résultats du modèle
| |
Impact financier
annualisé
(dollars)
(1 original + 1 reprise) |
| |
A.
Statu Quo
(pas d'incitatif)
|
B.
Heure suppl. de dramatique canadienne*
(pas de minute de pub suppl.)
|
C.
Heure suppl. de dramatique canadienne*
(1 minute de pub. suppl.)
|
D.
Crédit de program-mation de jour**
|
E.
Drama-tique à succès/à gros budget***
|
F.
Film de la semaine/ Mini-séries***
|
| Simulation axée sur le marché |
(XXXX) |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| Simulation axée sur les moyennes |
(XXXX) |
(XXXX) |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
NB: Annualisé = 26 heures orignales + 26 reprises, sauf les films
de la semaine et les miniséries (seulement 4 heures originales et 4 reprises).
* une demi-heure de programmation américaine en sus.
** une demi-heure de programmation américaine de jour en sus.
*** une heure de programmation américaine en sus.
Scénarios : heure supplémentaire de dramatique canadienne, avec
ou sans minute de publicité supplémentaire et crédits de programmation de jour -
Simulation axée sur le marché
| |
A
Statu quo
(pas d'incitatif)
(1 original + 1 reprise)
|
B
Heure supp. dramatique canadienne (pas de minute de pub. supp.)
(1 original + 1 reprise)
|
C
Heure supp. dramatique canadienne (1 minute de pub. supp.)
(1 original + 1 reprise)
|
D
Crédit de program-mation de jour
(1 original + 1 reprise)
|
| Bénéfice (Coût) direct de la
programmation canadienne |
| Budget total d'une heure de production |
1 000 000 $ |
1 000 000 $ |
1 000 000 $ |
350 000 $ |
% de droits payé par le radiodiffuseur
|
20 % |
20 % |
25 % |
25 % |
| Droits par heure originale (+ 1 reprise) |
(200 000 $) |
(200 000 $) |
(250 000 $) |
(87 500 $) |
| Recettes publicitaires |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Excédent (Déficit) d'une émission canadienne |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
|
Remplacement de la programmation canadienne |
| Impact d'une dramatique canadienne |
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact de la programmation américaine |
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| |
|
(1/2 heure suppl. de
programmation Américaine) |
(1/2 heure suppl. de
programmation Américaine) |
(1/2 heure suppl. de
programmation Américaine) |
| Programmation américaine
supplémentaire |
| Droits de licence |
- |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
Recettes publicitaires
|
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Minute publicitaire supplémentaire |
- |
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
Bénéfice total de la mesure incitative
|
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact net |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact net annualisé |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
Scénarios : heure supplémentaire de dramatique canadienne, avec
ou sans minute de publicité supplémentaire et crédits de programmation de jour -
Simulation axée sur les moyennes
| |
A
Statu quo
(pas de d'incitatif)
(1 original + 1 reprise)
|
B
Heure supp. Dramatique canadienne (pas de minute de pub. supp.)
(1 original + 1 reprise)
|
C
Heure supp. Dramatique canadienne (1 minute de pub. supp.)
(1 original + 1 reprise)
|
D
Crédit de program-mation de jour
(1 original + 1 reprise)
|
| Bénéfice (Coût) direct de la
programmation canadienne |
| Budget total d'une heure de production |
1 000 000 $ |
1 000 000 $ |
1 000 000 $ |
350 000 $ |
% de droits payé par le radiodiffuseur
|
20 % |
20 % |
25 % |
25 % |
| Droits par heure originale (+ 1 reprise) |
(200 000 $) |
(200 000 $) |
(250 000 $) |
(87 500 $) |
| Recettes publicitaires |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Excédent (Déficit) d'une émission canadienne |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
|
Remplacement de la programmation canadienne |
| Impact d'une dramatique canadienne |
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact de la programmation américaine |
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| |
|
(½ heure suppl. de
programmation américaine) |
(½ heure suppl. de
programmation américaine) |
(½ heure suppl. de
programmation américaine de jour) |
| Programmation américaine
supplémentaire |
| Droits de licence |
- |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
Recettes publicitaires
|
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Minute publicitaire supplémentaire |
- |
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
Bénéfice total de la mesure incitative
|
- |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact net |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact net annualisé |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
Scénarios : dramatiques à succès à succès/à gros budget et films
de la semaine/miniséries - Simulation axée sur le marché
| |
E
Dramatiques à succès/à gros budget
(1 original + 1 reprise)
|
F
Films de la semaine/miniséries
(1 original + 1 reprise)
|
| Bénéfice (Coût) direct de la programmation canadienne |
1re diffusion |
Reprise |
1re diffusion |
Reprise |
| Budget total d'une heure de production |
1 250 000 $ |
- |
1 500 000 $ |
- |
% de droits payé par le radiodiffuseur
|
25 % |
- |
25 % |
- |
| Droits par diffusion (sur la base de 2 diffusions) |
(312 000 $) |
- |
375 000 $) |
- |
| Promotion de l'émission canadienne |
(XXXX $) |
- |
(XXXX $) |
- |
| Recettes publicitaires |
XXXX $ |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Excédent (Déficit) d'une émission canadienne |
XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Remplacement de la programmation canadienne |
| Impact d'une dramatique canadienne |
XXXX $ |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact de la programmation américaine |
XXXX $ |
(XXXX $) |
XXXX $ |
XXXX $ |
| |
(1 heure suppl. de programmation
américaine) |
(½ heure suppl. de programmation
américaine) |
(1 heure suppl. de programmation
américaine) |
(½ heure suppl. de programmation
américaine) |
| Programmation américaine supplémentaire |
| Droits de licence |
(XXXX $) |
XXXX $ |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
Recettes publicitaires
|
XXXX $* |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Minute publicitaire supplémentaire |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
Bénéfice total de la mesure incitative
|
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
| Impact net |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
(XXXX $) |
| Impact net annualisé |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
XXXX $ |
*Recettes publicitaires réduites par la perte de la possibilité de diffuser en
simultané.
Impact économique - Dramatique à succès - Radiodiffuseurs
nationaux
 |
D'après la simulation de marché, les
radiodiffuseurs peuvent tirer profit des mesures incitatives proposées dans
« Options dramatiques »
- En faisant preuve de créativité, les radiodiffuseurs peuvent même
accroître les bénéfices tirés des dramatiques à succès.
- Un radiodiffuseur national peut appliquer les minutes de publicité
supplémentaires à une émission fortement cotée comme le Super Bowl ou
Survivor et avoir ainsi la possibilité de doubler son excédent.
|
Comparaison des scénarios de dramatiques canadiennes à succès et
des dramatiques autres qu'à succès - Simulation axée sur le marché
 |
Par épisode, une dramatique à succès a un
meilleur rendement qu'une dramatique canadienne originale qui n'atteint pas
un million de téléspectateurs.
- Même si une dramatique canadienne à succès revient plus cher aux
radiodiffuseurs, en termes de droits de licence et de frais de marketing et
de promotion, elle leur rapporte plus de recettes publicitaires.
- Le statut de « dramatique à succès » permet également de programmer
30 minutes supplémentaires d'émissions américaines. Cela rapporte plus de
recettes publicitaires au radiodiffuseur, qui tire ainsi un plus grand
bénéfice du déplacement de programmation.
|
Scénarios : Dramatiques à succès/à gros budget et films de la
semaine/miniséries - Simulation de moyennes
|
E
Dramatiques à succès/à gros budgets
(1 original + 1 reprise)
|
F
Films de la semaine/miniséries
(1 original + 1 reprise)
|
| |
1re diffusion
|
Reprise
|
1re diffusion
|
Reprise
|
| Bénéfice (coût) -
direct de la programmation canadienne |
| Budget total d'une heure de
production |
1 250 000 $ |
- |
1 500 000 $ |
- |
| % de droits payé par le
radiodiffuseur |
25 % |
- |
25 % |
- |
| Droits par diffusion (sur la base
de 2 diffusions) |
(312 500 $) |
- |
(375 000 $) |
- |
| Promotion de l'émission canadienne |
(XXXX) |
- |
XXXX |
- |
| Recettes publicitaires |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| Excédent (Déficit) d'une émission
canadienne |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| Remplacement de la
programmation canadienne |
| Impact d'une dramatique canadienne |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| Impact de la programmation
américaine |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| |
1 heure suppl.de programmation américaine |
½ heure suppl.de programmation
américaine |
1 heure suppl.de programmation
américaine |
½ heure suppl.de programmation
américaine |
| Programmation
américaine supplémentaire |
| Droits de licence |
(XXXX) |
(XXXX) |
(XXXX) |
(XXXX) |
| Recettes publicitaires |
XXXX* |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| Minute publicitaire supplémentaire |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
Bénéfice total de l'incitatif
|
XXXX |
XXXX |
XXXX |
XXXX |
| Impact net |
(XXXX) |
XXXX |
(XXXX) |
XXXX |
| Impact net annualisé |
|
XXXX |
|
XXXX |
Annexe 1
Hypothèses du modèle économique
Budget total d'une heure de production
- Les données concernant les budgets totaux d'une heure de production ont été
établies d'après les renseignements publiés par Téléfilm Canada et le magasine
Playback ou tirés d'autres articles publiés par l'industrie. Des
spécialistes du domaine ont également été discrètement approchés pour vérifier
certaines hypothèses.
-
Statu quo (aucun incitatif), Heure supplémentaire de
dramatique canadienne (pas de minute de publicité supplémentaire)
Heure supplémentaire de dramatique canadienne (avec minute de publicité
supplémentaire)
Le budget total de 1 million $ pour une heure de production est basé sur le
coût de la production d'une dramatique canadienne en langue anglaise pour les
heures de grande écoute.
-
Crédit de programmation de jour
Le budget total d'une heure de production pour les dramatiques
programmées pendant la journée a été fixé à 350 000 $. Ce chiffre a été basé
sur le coût moyen d'un téléroman de langue française (250 000 $) avec une
majoration pour refléter les coûts de production plus élevés pour les
dramatiques de langue anglaise. On a récemment relevé dans l'industrie des
chiffres allant de 100 000 $ à 250 000 $ de la demi-heure.
-
Dramatiques à succès
On a fait l'hypothèse que, pour attirer un auditoire supérieur à 1 million
de téléspectateurs, il faut prévoir un coût de production plus élevé et une
production de plus grande valeur. Dans le modèle, on s'est basé sur un budget
de 1,25 million $ pour une heure de production. L'auditoire des dramatiques
canadiennes à succès produites à raison de 1 million $ de l'heure, comme
DaVinci's Inquest, était de cet ordre de grandeur (DaVinci's
Inquest a eu un auditoire de plus de 900 000 téléspectateurs [âgés de 2 ans
et plus]). Néanmoins, nous avons considéré qu'à ce niveau un coût de production
supérieur ne serait pas déraisonnable.
-
Films de la semaine/miniséries
Dans le modèle, le budget horaire total pour un film de la
semaine/minisérie a été fixé à 1,5 million $. Ce montant est censé représenter
le coût horaire d'un film de la semaine ou d'une minisérie canadienne produits
de façon efficace. La minisérie de la CBC intitulée Trudeau, par
exemple, a coûté 1,9 million $ de l'heure. Une autre minisérie de la CBC,
Random Passage, a été produite à un coût horaire de 1,6 million $.
Cependant, ces émissions de la CBC seraient considérées comme du haut de gamme.
Part des droits de licence des radiodiffuseurs
On a présumé que le droit de licence du radiodiffuseur correspond à 20 % du
budget total de production, ce qui correspond au montant moyen du Fonds
canadien de télévision (FCT). Une dramatique certifiée par le Bureau de
certification des produits audiovisuels canadiens en 2001-2002 a atteint une
moyenne de 18 % et les productions soutenues par Téléfilm, une moyenne de 24 %.
Le FCT se situe entre les deux autres moyennes et il est probablement plus
représentatif des droits de licence des dramatiques canadiennes en question.
-
Heure supplémentaire de dramatique canadienne (avec minute
de publicité supplémentaire), Crédit de programmation de jour, Dramatique à
succès/à gros budget, Films de la semaine/miniséries
On a estimé que le droit de licence du radiodiffuseur représente 25 %
du budget total de production. C'est le pourcentage minimal stipulé dans le
Rapport McQueen pour obtenir la minute supplémentaire de publicité.
Original plus reprise
Dans le cas des scénarios à faible auditoire, on a présumé que le droit de
licence du radiodiffuseur couvre la première diffusion (originale) plus une
reprise, pour un total de deux heures d'émissions diffusées.
Promotion des émissions canadiennes
Les coûts de promotion d'une émission canadienne comprennent les montants
dépensés par un radiodiffuseur pour la publicité dans d'autres médias et pour
faire la promotion des émissions. Il faut noter que les radiodiffuseurs feront
une bonne partie de leur promotion en utilisant leur propre temps d'antenne
pour l'autopublicité. Puisqu'ils ont le droit de dépasser les limites de
publicité quand ils font la promotion d'une programmation canadienne, on a
estimé qu'il n'y aurait pas de pertes de revenu.
- Bien que nous n'ayons aucune référence pour la promotion des émissions,
nous avons supposé que XXXX $ seraient dépensés pour chaque épisode original de
dramatique à succès. Pour les films de la semaine/miniséries, nous avons
supposé qu'un montant plus élevé, soit XXXX $, serait dépensé du fait de la
nature particulière de l'émission.
Recettes publicitaires - Dramatiques canadiennes
- Les montants des recettes publicitaires utilisés dans le modèle sont basés
sur le calcul des recettes moyennes obtenues par les radiodiffuseurs pour
chaque heure de programmation inscrite au programme dans une catégorie
particulière de programmation.
- Pour estimer les recettes d'un type particulier de programmation, comme les
dramatiques canadiennes, nous avons examiné les données concernant la part
d'écoute de chaque catégorie de programmation diffusée par chaque
radiodiffuseur. Ces données émanaient de l'étude de BBM réalisée en automne
2001 sur l 'écoute de la télévision canadienne. La part d'écoute de chaque
catégorie de programmation a alors été multipliée par les recettes totales du
groupe de télédiffusion pour obtenir le revenu attribuable à chaque catégorie
de programmation.
- Deux autres ajustements pourraient être faits :
- un ajustement qui réduirait les recettes supposées pour prendre en
compte le fait que les annonceurs payent un coût par mille plus élevé pour
les émissions américaines. Nos études indiquent que l'écart du coût par mille
entre les programmations américaine et canadienne varie de 1,5 à 4.
- un autre ajustement qui augmenterait les recettes supposées pour
prendre en compte le fait que l'enquête de BBM a porté sur la période des
grands sondages annuels, ce qui favorise la programmation américaine.
- Cependant, il est difficile d'obtenir des estimations précises de ces
facteurs. On a donc conclu qu'ils s'annuleraient d'eux-mêmes et que d'autres
ajustements n'étaient pas nécessaires.
-
Statu quo (aucun incitatif), Heure supplémentaire de
dramatique canadienne (pas de minute de publicité supplémentaire)
Heure supplémentaire de dramatique canadienne (avec minute de publicité
supplémentaire)
On a appliqué le montant des recettes publicitaires horaires moyennes
des séries dramatiques canadiennes diffusées aux heures de grande écoute.
-
Crédit de programmation de jour
Pour évaluer les recettes publicitaires horaires moyennes, nous avons
défini un coefficient et nous l'avons utilisé comme « coefficient de dramatique
canadienne aux heures de grande écoute ». Ce coefficient a été obtenu en
comparant les recettes moyennes de la programmation de jour américaine au
Canada et les recettes moyennes d'une programmation américaine diffusée aux
heures de grande écoute au Canada.
-
Dramatiques à succès
Notre valeur estimative de XXXX $ a fait l'objet d'une vérification et
elle a été considérée comme « raisonnable » par une étude discrète dans le
milieu.
- Pour la deuxième diffusion, les recettes publicitaires étaient présumées
revenir à la moyenne obtenue pour l'original et la reprise d'une dramatique
canadienne diffusée aux heures de grande écoute.
-
Films de la semaine/miniséries
En l'absence de statistiques précises sur les recettes horaires pour
les films de la semaine/miniséries canadiennes, on a supposé que les recettes
publicitaires seraient environ 20 % plus élevées que pour les séries
dramatiques canadiennes à succès. Alors qu'une dramatique canadienne à succès
comme DaVinci's Inquest a été regardée par quelque 900 000
téléspectateurs, beaucoup de films de la semaine/miniséries attirent
fréquemment plus d'un million de téléspectateurs, comme cela est indiqué dans
l'annexe 3.
- Pour la deuxième diffusion d'un film de la semaine/minisérie connaissant un
certain succès, on a présumé que les recettes publicitaires atteindraient
également la moyenne d'une dramatique canadienne aux heures de grande écoute.
Les spécialistes du domaine soutiennent qu'une dramatique canadienne qui marche
bien lors sa première diffusion aura le même succès à la seconde diffusion, en
partie parce qu'elle n'est pas programmée aux mêmes heures que les émissions
américaines les plus populaires.
Déplacement de programmation canadienne
- Il y a deux cas dans lesquels on peut déplacer une programmation
canadienne.
- Dans le premier cas, une programmation canadienne autre qu'une dramatique
est déplacée afin de diffuser une dramatique canadienne.
- Dans le second cas, elle est déplacée quand elle laisse sa place à une
programmation américaine supplémentaire dans le cadre des mesures
incitatives.
- Dans les deux cas, la programmation déplacée est susceptible d'être une
programmation autre qu'une dramatique, des informations ou du sport. La
programmation sujette à être déplacée appartient donc aux catégories
suivantes : enfants, variétés et documentaire.
- Dans le modèle, les bénéfices générés par les déplacements de programmation
représentent les économies réalisées par un radiodiffuseur en remplaçant la
programmation canadienne prioritaire occasionnant la plus forte perte par une
heure de dramatique canadienne ou par une programmation américaine permise dans
le cadre des mesures incitatives. Il y a deux façons de calculer ces bénéfices
résultant d'un déplacement :
- La première méthode - modérée - est basée sur le calcul des recettes
moyennes et des coûts de la programmation autre que les informations, les
dramatiques et les sports aux heures de grande écoute.
- La deuxième façon de calculer les profits, qui est aussi la plus
plausible, consiste à supposer que les deux programmations prioritaires
autres que les dramatiques canadiennes les moins performantes sont remplacées
par la nouvelle dramatique canadienne ou par l'émission américaine autorisée
par le crédit accordé aux dramatiques.
- Le déplacement de la programmation de dramatiques canadiennes peu
performantes n'a pas été calculé puisque les mesures incitatives
s'appliqueraient déjà. Cependant, si une émission dramatique à succès déplaçait
une émission dramatique autre qu'à succès, cela entrerait dans le cadre de
l'incitatif de 200 % et aurait des retombées plus intéressantes pour les
radiodiffuseurs.
-
Crédit de programmation de jour
Du fait de l'absence de données pour estimer les recettes et les coûts,
nous avons fixé les bénéfices des déplacements de programmation à zéro pour ce
scénario.
Programmation supplémentaire américaine - Recettes publicitaires
- Une méthode consiste à calculer les recettes publicitaires qui doivent être
générées par la programmation américaine de la même manière que pour les
dramatiques canadiennes - en divisant les recettes totales par le nombre total
d'heures de programmation affiché par les radiodiffuseurs. Cependant, avec
cette méthode, on risque de surestimer les recettes parce que l'émission
américaine à sélectionner serait l'une des émissions marginales jusque-là non
diffusées en simultané par les radiodiffuseurs canadiens, c'est-à-dire que son
rapport serait inférieur aux recettes publicitaires horaires moyennes
obtenues par les radiodiffuseurs canadiens sur la programmation américaine. Par
conséquent, on a utilisé les deux méthodes dans deux modèles différents.
-
Heure supplémentaire de dramatique canadienne (pas de minute
de publicité supplémentaire), Heure supplémentaire de dramatique canadienne
(avec minute de publicité supplémentaire)
Les recettes publicitaires correspondent à une demi-heure de
programmation américaine.
-
Scénario de dramatique à succès
Les recettes publicitaires correspondent à une heure complète de
programmation américaine, mais, pour la première diffusion, le montant a été
réduit pour tenir compte de la baisse de revenu attribuable à la perte de la
possibilité de diffuser en simultané. On a fait l 'hypothèse qu'un
radiodiffuseur canadien devra probablement laisser tomber une plage de
diffusion simultanée pour programmer les dramatiques canadiennes afin de
s'assurer d'avoir plus d'un million de téléspectateurs.
- Pour la deuxième diffusion, on a présumé que le radiodiffuseur programmera
une dramatique canadienne pour éviter un conflit avec la possibilité de
diffusion simultanée. Toutefois, comme on a présumé que le million de
téléspectateurs ne serait pas atteint, on a aussi présumé que les recettes
publicitaires ne correspondraient qu'à une demi-heure de programmation
américaine.
-
Scénario de films de la semaine/miniséries
A la première diffusion, les recettes publicitaires pour l'émission
américaine correspondent à une heure complète. Aucune réduction n'est
appliquée, car le film de la semaine/minisérie entraîne moins de
bouleversements dans les horaires.
- Pour la deuxième diffusion, on a supposé que l'émission canadienne
n'atteindrait pas un auditoire d'un million et, de ce fait qu'elle
n'obtiendrait qu'un crédit d'une demi-heure de programmation américaine et les
recettes qui en découlent.
-
Crédit de programmation de jour
Les recettes publicitaires correspondent au calcul basé sur les
estimations de recettes et les heures d'émissions américaines programmées de
jour.
- Pour obtenir une estimation des recettes horaires moyennes de la
programmation étrangère diffusée en cours de journée, on a divisé l'estimation
des recettes totales sur les programmations étrangères de jour par l'estimation
du nombre total d'heures de programmation étrangère de jour.
Programmation américaine supplémentaire - Droits de licence
-
Heure supplémentaire de dramatique canadienne (pas de minute
de publicité supplémentaire), Heure supplémentaire de dramatique canadienne
(avec minute de publicité supplémentaire), Crédit de programmation de jour,
Dramatiques à succès/à gros budget, Films de la semaine/miniséries
Les droits de licence sont basés sur le coût moyen de diffusion d'une
heure de dramatique américaine aux heures de grande écoute. Dans les scénarios
B et C, les recettes publicitaires correspondent à une demi-heure de dramatique
américaine diffusée aux heures de grande écoute.
- Les droits de licence pour la programmation de jour américaine dans le
scénario F ont été fixés en affectant les dépenses concernant les émissions
étrangères aux périodes de jour et de grande écoute en fonction de la part
d'écoute. C'est-à-dire que X % de la programmation étrangère est regardée en
dehors des périodes de grande écoute. Par conséquent, X % des dépenses
concernant la programmation étrangère ont été affectées à la programmation de
jour. Le montant qui en a résulté a été alors divisé par une estimation du
nombre annuel d'heures de programmation étrangère diffusées en cours de
journée.
- Cette méthode risque de faire surestimer les droits de licence de
la programmation américaine supplémentaire, parce que toute la programmation
de haut niveau - qui contribue également à la moyenne - serait déjà réservée
par les radiodiffuseurs. De même, les radiodiffuseurs ont tendance à acheter
des quantités excessives de programmation américaine et les coûts de la
programmation non utilisée seraient néanmoins compris dans le calcul des
moyennes à partir des chiffres réels.
- Par conséquent, les deux méthodes ont-elles été utilisées - le droit de
licence moyen et un droit inférieur, basé sur le coût relativement bas des
émissions américaines encore disponibles.
- La méthode utilisant le droit de licence moyen donne une marge d'environ
35 % avec la programmation américaine. Cependant, dans la pratique, on s'attend
à une marge de 50 % - vraisemblablement avec des coûts inférieurs à la moyenne
correspondant à des recettes également inférieures à la moyenne. Comme
précédemment, les deux méthodes ont été appliquées dans des modèles différents.
- Pour arriver au nombre d'heures de programmation étrangère, nous nous
sommes basés sur les registres du CRTC concernant les stations mères et nous
avons supposé que les registres des autres stations du réseau seraient
similaires.
Minute supplémentaire de publicité
- La valeur d'une minute supplémentaire de publicité est fixée à XXXX $.
- Tandis que la valeur d'une minute supplémentaire basée sur les recettes
moyennes d'une émission américaine est d'environ XXXX $, une des hypothèses
importantes du modèle est que les radiodiffuseurs appliqueront leur exemption
et leur minute supplémentaire à une programmation ayant une cote plus élevée.
Une série à cote élevée peut également permettre de vendre les spots
publicitaires au prix fort. Par exemple, un article de journal récent
rapportait qu'en 2002, l'émission CSI a vendu 42 000 $ une plage de
30 secondes.
- Pour des émissions exceptionnelles, comme le Super Bowl ou les Academy
Awards, des plages de 30 secondes peuvent être vendues à un tarif aussi élevé
que 80 000 $. Dans le modèle, on a cependant adopté une attitude prudente en
estimant la valeur de la minute supplémentaire sur une année à XXXX $, soit
deux spots de 30 secondes à XXXX $.
Annexe 2
Hypothèses concernant les pratiques des radiodiffuseurs
Manière dont les mesures incitatives pourraient affecter la
programmation canadienne
- Les radiodiffuseurs de stations multiples sont susceptibles de choisir les
films de la semaine et les miniséries plutôt que les séries dramatiques en
raison du plus grand nombre d'auditeurs que les premiers attirent (réf. :
résultats de l 'Enquête du CRTC 2002) et d'un investissement ou d'un risque
financier inférieur.
- Pour chaque émission admissible, le radiodiffuseur accumulerait des
crédits pour remplacer d'autres émissions canadiennes aux heures de grande
écoute par une programmation américaine.
- Les radiodiffuseurs utiliseraient probablement les crédits dans les
séries américaines, même s'ils peuvent les gagner par le biais des émissions
spéciales/films canadiens.
- L'émission canadienne qui serait remplacée aux heures de grande écoute
serait abandonnée plutôt que reprogrammée.
Publicité à la programmation canadienne
- Les émissions canadiennes ne se vendent pas aussi bien (en termes de tarifs
publicitaires et de pourcentage de publicité disponible vendue) que les
émissions américaines.
- Les recettes publicitaires générées par la programmation américaine sont de
1,5 à 4 fois supérieures à celles de la programmation canadienne pour les
raisons suivantes :
- Image et promotion des vedettes de la programmation américaine;
- Masse critique des émissions américaines de haute qualité;
- Les émissions américaines sont des achats « sûrs » pour les acheteurs de
médias.
- Les dramatiques canadiennes attirent généralement moins de téléspectateurs
que la moyenne des diffusions simultanées américaines aux heures de grande
écoute. Si une émission canadienne obtient une cote de 2 par rapport à une
moyenne de 5 pour une émission américaine, les recettes publicitaires de
l'émission américaine pourraient être quatre fois plus élevées que
celles de l'émission canadienne.
Acquisition d'émissions américaines et répartition horaire
- Le modèle de maximisation des profits des radiodiffuseurs entraîne des
modifications continues dans la grille horaire afin d'assurer une diffusion
simultanée des émissions américaines.
- Les séries dramatiques canadiennes sont reprogrammées comme un dérivé des
diffusions simultanées, d'où la difficulté d'avoir un auditoire fidèle.
- Les grands radiodiffuseurs canadiens achètent en général des quantités
excessives de programmation américaine pour les raisons suivantes:
- Les distributeurs américains imposent l'achat groupé de bonnes émissions
et d'émissions plus faibles;
- Les radiodiffuseurs canadiens ont aussi besoin de programmation
supplémentaire pour parer à l'éventualité d'une annulation de la part des
réseaux américains.
- Cette programmation supplémentaire américaine pourrait être utilisée pour
remplacer la programmation canadienne si les crédits de 150 % ou de 200 %
étaient obtenus.
Impact des mesures incitatives sur l'acquisition d'émissions
américaines
- Un radiodiffuseur canadien saura, au moment d'acheter à Hollywood, quel
gain il peut tirer de la mesure incitative. La possibilité d'acheter une
émission supplémentaire permet au radiodiffuseur canadien de jouer de façon
créative avec les blocs d'émissions et les prix pour acheter la meilleure
émission.
- Parce que le succès d'une nouvelle émission est aléatoire, plus les
radiodiffuseurs achètent d'émissions, plus ils ont de chances d'obtenir un
grand succès.
- Lorsqu'une émission devient un grand succès, le radiodiffuseur doit payer
des droits de diffusion plus élevés l'année suivante. Le radiodiffuseur
pourrait aussi avoir à acquérir des émissions moins cotées lors de
l'acquisition d'un bloc d'émissions. Il arrive parfois que certaines de ces
émissions moins cotées deviennent de grands succès.
- Donc, avec les mesures incitatives, un radiodiffuseur peut acquérir une
émission supplémentaire qui a plus de chances de faire augmenter ses marges que
de les faire diminuer.
Tirer profit des minutes de publicité supplémentaires
- Les radiodiffuseurs vendent habituellement le plus gros de la publicité
disponible pour la programmation américaine au moment où leurs horaires sont
publiés (en mai-juin), en se basant sur l'écoute prévue.
- Si l'auditoire est inférieur de 10 % par rapport aux prévisions, les
annonceurs peuvent s'attendre à une reprise gratuite.
- Si l'auditoire dépasse les prévisions, les annonceurs ne paieront
pas de supplément et bénéficieront donc de cette meilleure exposition.
- Une minute supplémentaire serait probablement plutôt utilisée par les
radiodiffuseurs au cours de l'année suivante, avec les émissions américaines
les plus cotées (comme le Superbowl ou avec un grand succès imprévu, comme
The Bachelorette).
Feuilletons de jour et dramatiques plus pointues après minuit
Des possibilités inexploitées s'offrent aux radiodiffuseurs canadiens pour
inscrire à l'horaire plus de programmation américaine de jour.
- La programmation américaine de jour donne des marges élevées et comporte de
faibles risques :
- Les auditoires de jour attirent des annonceurs fidèles et influents.
- Les droits de licence sont nettement inférieurs à ceux des dramatiques
diffusées aux heures de grande écoute.
- En ce qui concerne les tarifs publicitaires, l'écart entre heures de
grande écoute et heures de jour est bien inférieur à l'écart existant entre
le coût des deux types de programmation.
- En général, les radiodiffuseurs dépassent les 60 % exigés en ce qui
concerne le contenu canadien pour une journée de radiodiffusion; ils
pourraient donc ajouter des émissions américaines supplémentaires.
- Par conséquent, un incitatif est intéressant pour programmer plus
d'émissions américaines de jour.
Perte de revenu du fait de la perte de la diffusion simultanée
de dramatiques canadiennes aux heures de grande écoute
- Séries dramatiques canadiennes
- En supposant que, pour une émission canadienne, le fait de coller au
programme se traduit par la perte de la possibilité de diffuser une émission
américaine en simultané, la baisse de revenu potentielle est de 20-30%.
- La diffusion simultanée de programmation américaine génère environ un
tiers d'auditoire de plus que la programmation américaine en diffusion non
simultanée.
- Parce que les radiodiffuseurs peuvent planifier une programmation
américaine en dehors de la plage de diffusion simultanée, l'incidence nette
est inférieure à un tiers des revenus perdus.
- Miniséries dramatiques canadiennes
- Les miniséries de 2 à 6 épisodes ont beaucoup moins d'impact sur les
grilles horaires des radiodiffuseurs canadiens que les séries dramatiques.
Elles attirent également un auditoire plus important que les séries
dramatiques.
Frais promotionnels concernant la programmation canadienne aux
heures de grande écoute
Activités promotionnelles des radiodiffuseurs
- Elles se font la plupart du temps par autopublicité, mais certains
complètent avec des annonces dans d'autres médias.
- Autopublicité
- Conçue pour attirer l'attention de l'auditoire cible.
- Les annonces sont principalement placées parmi les espaces
publicitaires disponibles non vendus; il y a donc des frais de substitution
minimes (publicités déplacées) pour le radiodiffuseur.
- Dépenses dans les autres médias
- On vise la « notoriété » pour les nouvelles émissions.
- De façon caractéristique, annonces dans TV Guide et
autres médias publiant les programmes de télévision.
- Elles ne représentent souvent que 10-20 % de la dépense totale.
Annexe 3
Les émissions dramatiques canadiennes les mieux classées
DRAMATIQUES CANADIENNES LES MIEUX CLASSÉES (CATÉGORIES 07A,
07B, 07C, 07E)
DIFFUSÉES SUR CBC ET CTV ENTRE LE 3 SEPTEMBRE 2001 ET LE 1ER SEPTEMBRE
2002 INCLUSIVEMENT DU LUNDI AU DIMANCHE, DE 7 H À 23 H
Rang
|
Réseau
|
Émission
|
Date
|
Taux
|
Auditoire
estimé
(2 ans et +)
|
| 1 |
CBC |
Trudeau (1re partie) |
mars 31/02 |
6,6 |
2 008 446 |
| 2 |
CBC |
Trudeau (2e partie) |
avril 1/02 |
5,7 |
1 734 567 |
| 3 |
CTV |
CTV Monday Movie: Tagged The
Jonathan Wamback Story |
mars 11/02 |
5,0 |
1 521 550 |
| 4 |
CTV |
CTV Tuesday Movie: Stolen Miracle |
déc. 18/01 |
4,4 |
1 338 964 |
| 5 |
CBC |
Random Passage |
jan. 28/02 |
4,1 |
1 247 671 |
| 6 |
CBC |
Random Passage |
fév. 4/02 |
4,1 |
1 247 671 |
| 7 |
CBC |
Random Passage |
jan. 27/02 |
3,9 |
1 186 809 |
| 8 |
CTV |
CTV Monday Movie: Torso The Evelyn
Dick Story |
mars 18/02 |
3,9 |
1 186 809 |
| 9 |
CBC |
Random Passage |
fév. 3/02 |
3,7 |
1 125 947 |
| 10 |
CTV |
CTV Sunday Movie: Borrowed Hearts |
déc. 21/01 |
3,6 |
1 095 516 |
| 11 |
CTV |
CTV Saturday Movie: The Matthew
Sheppard Story |
mars 16/02 |
3,5 |
1 065 085 |
| 12 |
CBC |
The Last Chapter (1re
partie) |
mars 3/02 |
3,4 |
1 034 654 |
|
13 |
CTV |
CTV Wednesday Movie: Rent a Kid |
déc. 26/01 |
3,3 |
1 004 223 |
|
14 |
CTV |
CTV Monday Movie: Verdict in Blood |
mai 27/02 |
3,1 |
943 361 |
| 15 |
CBC |
Da Vinci's Inquest |
jan. 6/02 |
3,0 |
912 930 |
| 16 |
CBC |
Da Vinci's Inquest |
jan. 20/02 |
3,0 |
912 930 |
| 17 |
CBC |
Da Vinci's Inquest |
jan. 21/02 |
3,0 |
912 930 |
| 18 |
CTV |
Degrassi: Next Generation |
oct. 14/01 |
2,9 |
882 499 |
| 19 |
CTV |
CTV Monday Movie: Criminal
Instinct-The Wandering Soul Murders |
juin 3/02 |
2,8 |
852 068 |
| 20 |
CTV |
CTV Tuesday Movie: A Killing Spring |
jan. 29/02 |
2,8 |
852 068 |
Source: Nielsen Media Research (Media Advisor) bulletin
d'information pour les médias) et CRTC; calculs Nordicité de l'estimation de
l'auditoire en fonction des cotes d'écoute.