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Le Conseil utilise différentes approches pour atteindre les objectifs culturels, sociaux et économiques des Lois. Il a notamment créé des régimes de contribution et de dépenses.
En 2008, 3 milliards de dollars ont été versés par les fournisseurs de services de radiodiffusion et de télécommunications et investis dans la poursuite de ces objectifs. Environ 93 % de cette contribution a financé des projets culturels et de programmation en vertu de la Loi sur la radiodiffusion; le reste (7 %) a appuyé la réalisation des objectifs sociaux et économiques en vertu de la Loi sur les télécommunications.
Outre des exigences au titre de la distribution et de la diffusion canadiennes, le Conseil s’attend le plus souvent à ce que les radiodiffuseurs contribuent à la promotion des artistes canadiens ainsi qu’à la création, au développement et à la diffusion d’un contenu canadien. Ces dépenses et activités de financement visent à assurer la disponibilité d’un contenu canadien au sein du système canadien de radiodiffusion.
Le Conseil énonce ses attentes et principes généraux relatifs aux dépenses et aux projets de contribution pour la radio, la télévision et les EDR dans différents cadres politiques et réglementaires qui sont révisés régulièrement au bout de quelques années. Le Conseil revoit aussi les obligations et engagements des radiodiffuseurs et EDR individuelles au chapitre des contributions, qui peuvent être :
En 2008, la contribution des radiodiffuseurs allouée à la promotion des artistes et à la création et à la diffusion d’un contenu canadien a atteint plus de 2,8 milliards de dollars.
En vertu du régime des contributions au développement du contenu canadien (DCC), les stations de radio assujetties à la politique sur la radio commerciale doivent verser une contribution annuelle de base pour financer les divers fonds et projets de DCC. Le régime met l’accent sur la création et la promotion d’un contenu sonore radiodiffusé grâce au développement des talents canadiens œuvrant dans les domaines de la musique et des créations orales, y compris les journalistes. Cette approche devrait contribuer à augmenter le volume de créations orales et de musique canadiennes de qualité, ainsi qu’à promouvoir les artistes canadiens émergents.
Au cours de l’année de radiodiffusion 2007-2008, les contributions des radiodiffuseurs à des projets de DCC se sont élevées à 28,6 millions de dollars.
Toutes les stations qui détiennent une licence de radio commerciale doivent verser une contribution annuelle de base au DCC. À compter du 1er septembre 2008, cette contribution sera fixée en fonction de leurs revenus de l’année précédente128.
Les services sonores payants doivent verser au DCC au moins 4 % de leurs revenus annuels bruts; les services de radio multicanaux par abonnement, au moins 5 % de leurs revenus annuels bruts – un pourcentage qui passe à 6 % lorsque le nombre d’abonnés franchit un certain seuil129. Ces montants sont répartis à parts égales entre le DCC de langue française et le DCC de langue anglaise.
Les demandes de nouvelles stations commerciales, surtout celles qui s’inscrivent dans le contexte d’un processus concurrentiel, contiennent souvent des engagements qui excèdent la contribution annuelle de base exigée au titre du DCC. À compter du 1er septembre 2008, au moins 20 % de cette somme additionnelle sera allouée à FACTOR130 ou à MUSICACTION131. Le solde pourra être investi dans n’importe quels projets de DCC admissibles, à la discrétion des requérantes.
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008, le Conseil a attribué des licences à 23 nouvelles stations de radio à la suite de processus d’attribution concurrentiels dans les marchés de l’ensemble du Canada. Les requérantes qui sont devenues titulaires se sont engagées à faire, au cours de leur première période de licence, des contributions de 47,7 millions de dollars en excédent des contributions de base au titre du DCC. De plus, au cours de la même période, le Conseil a attribué 20 nouvelles licences de radio en l’absence d’un processus d’attribution concurrentiel. Ces nouvelles titulaires se sont engagées à faire des contributions de 0,97 million de dollars en excédent des contributions de base au titre du DCC.
Outre des contributions annuelles de base exigées en vertu du régime de financement du DCC, les requérantes dont les demandes visent la modification à la propriété et/ou de contrôle de stations de radio commerciales rentables doivent s’engager à verser une contribution financière directe minimale au titre du DCC équivalente à 6 % de la valeur de la transaction. De cette proportion, 3 % vont au fonds de mise en marché et de promotion Radio StarMaker Fund/Fonds RadioStar132, 2 % à la FACTOR ou à MUSICACTION et 1 % à d’autres projets admissibles au titre du DCC, à la discrétion de l’acheteur133. Ces contributions sont généralement réparties sur une période de sept ans.
Entre le 1er avril 1998 et le 31 décembre 2008, le Conseil a approuvé 138 changements de propriété ou de contrôle impliquant 518 stations de radio. Les engagements (avantages) au titre du DCC liés à ces transactions ont atteint 203,7 millions de dollars.
Le rôle du secteur canadien de la télévision est vital car il assure une présence canadienne forte au sein du système canadien de radiodiffusion en fournissant des émissions canadiennes diverses et distinctes.
Les dépenses au titre des émissions canadiennes (DÉC) s’élevaient à 2,43 milliards de dollars en 2007-2008 pour le secteur de la télévision canadienne. Les stations de télévision traditionnelle ont affiché des DÉC de 1,4 milliard, dont 45 % représentaient les dépenses du secteur privé. Les services payants, à la carte, spécialisés et VSD ont déclaré des DÉC de 1,1 milliard de dollars.
Le Conseil a supprimé les exigences liées aux DÉC pour le secteur privé de la télévision traditionnelle 1999134. Toutes les questions sur des contributions relatives aux dépenses et à la diffusion associées à la production et à l’acquisition d’émissions canadiennes, y compris les émissions locales, sont maintenant examinées avec les titulaires lors de l’attribution et du renouvellement de leurs licences.
Dans la politique de 2007 sur la télévision traditionnelle135, le Conseil a noté qu’il y avait lieu de s'inquiéter de la réduction constante des DÉC par rapport au budget total de programmation même si le pourcentage de dépenses par rapport aux revenus des télédiffuseurs en direct de langue anglaise n’avait pas varié. Afin de s’assurer qu’une proportion appropriée de ressources financières aille à la production et à l’acquisition d’émissions canadiennes, le Conseil a indiqué qu’il étudierait cette question lors du renouvellement des licences des grands groupes de radiodiffusion, qui était prévu pour avril 2009.
Le 30 janvier 2009, le Conseil a fait savoir qu’étant donné les préoccupations des radiodiffuseurs traditionnels concernant les défis que posent actuellement le contexte de la radiodiffusion et la situation économique, il comptait revoir et restreindre la portée des audiences de renouvellement des licences.
En outre, étant donné l’intégration toujours plus grande des services de télévision traditionnels et facultatifs appartenant aux grands radiodiffuseurs, le Conseil estimait qu’il pourrait s’avérer plus efficace, pour la réalisation des objectifs de la Loi sur la radiodiffusion, d’examiner les demandes de renouvellement de licence par groupe de propriété, plutôt que par secteur d’activité. Les premiers renouvellements par groupe impliqueront CTV, Canwest, Rogers et la SRC de langue anglaise et se tiendront au printemps 2010. Les seconds renouvellements par groupe impliqueront le Groupe TVA et les services de langue française de la SRC et se tiendront au printemps 2011.
Dans la décision de radiodiffusion 2009-279136, le Conseil annonce qu’il tiendra un processus de politique à l’automne 2009 pour examiner des questions de politique concernant entre autres les modalités et conditions des octrois de licences par groupe, d’autres mécanismes d’appui à la programmation locale et les niveaux minimums appropriés de dépenses par des télédiffuseurs de langue anglaise en matière de programmation canadienne, ainsi que le mécanisme réglementaire pour assurer ces niveaux.
Dans Politique réglementaire de radiodiffusion CRTC 2009-406137, le Conseil a énoncé des décisions sur les questions de politique découlant de l’audience publique du 27 avril 2009 tenue à Gatineau (Québec).
Le Conseil a conclu que le seuil approprié de contribution au Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL ) des entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR) devrait s’établir à 1,5 % de leurs revenus bruts pour la prochaine année de radiodiffusion. Le Conseil a également présenté une formule d’allocation et des critères d’admissibilité à l’aide financière du FAPL ainsi constitué, et il a établi les dépenses admissibles et l’administration du FAPL.
Pour ce qui est des contributions appropriées à la programmation canadienne, le Conseil s,est penché sur les questions liées à la programmation locale, prioritaire et créée par des producteurs indépendants. Plus particulièrement, le Conseil a défini la programmation locale, a introduit et a défini le concept de présence locale, a justifié l’imposition de seuils de programmation locale par conditions de licence et a harmonisé ces seuils pour les plus grands groupes de propriété de stations multiples. En règle générale, le Conseil a maintenu les exigences actuelles et la définition de la programmation prioritaire, ainsi que les approches visant à soutenir la production indépendante.
S’agissant de la mise en œuvre de la politique relative aux signaux éloignés, étant donné que les négociations entourant la distribution de signaux éloignés et les négociations concernant la valeur des signaux locaux visent toutes à établir un montant compensatoire pour la distribution des stations de télévision traditionnelle par les EDR et que les unes et les autres auront logiquement des effets réciproques, le Conseil a conclu qu’il conviendrait de fusionner ces négociations.
En ce qui concerne la transition au numérique, le Conseil a énuméré à l’annexe de la présente politique les grands marchés dans lesquels les télédiffuseurs traditionnels devront convertir leurs émetteurs analogiques en direct de pleine puissance au numérique.
En ce qui concerne les modalités des ententes commerciales, le Conseil estime, en ce moment, que des négociations directes entre les parties permettent actuellement de créer des modalités d’ententes plus adéquates sans qu’il ait à intervenir, que ce soit à titre de médiateur ou autrement.
Contrairement à la télévision en direct, la plupart des services canadiens payants, spécialisés, à la carte et VSD sont tenus, par condition de licence, de consacrer à l’acquisition d’émissions canadiennes et d’investir à cet égard un pourcentage minimum de leurs revenus bruts découlant de l’exploitation de leur service au cours de l’année précédente de radiodiffusion. Ce montant est fixé au cas par cas lors de l’attribution ou du renouvellement des licences. Les exigences s’appuient sur diverses considérations, dont le genre de services proposés, la disponibilité des émissions canadiennes correspondant au genre en question et les autres plans et engagements des requérantes. Le Conseil tient aussi compte du tarif de gros proposé par la requérante et du type de distribution par les EDR dont bénéficieront les services. Lors de l’audience de 2004 sur le renouvellement des licences des services spécialisés, le Conseil a ordonné des hausses de DÉC basées sur des seuils historiques de BAII138.
Le bien-fondé de cette approche sera étudié dans le contexte des renouvellements par groupe au printemps 2010 pour les licences de services traditionnels et facultatifs, ainsi qu’au cours du processus de politique pertinent annoncé pour l’automne 2009.
Puisque le Conseil ne sollicite pas de demandes concurrentes dans le cas de changements de propriété ou de contrôle, il s’attend donc généralement à ce que les requérantes prennent des engagements précis et sans équivoque équivalant à une contribution financière représentant 10 % de la valeur de la transaction que le Conseil aura acceptée pour la télévision. Il incombe aux requérantes de prouver que la demande déposée est la meilleure proposition possible compte tenu des circonstances et que les avantages proposés sont proportionnels à l’importance et à la nature de la transaction. Les stations de télévision qui gagnent moins de 10 millions de dollars en revenus annuels et qui sont admissibles à une aide du Fonds pour la programmation locale dans les petits marchés sont exemptées de l’application du critère des avantages140.
Cette politique a été révisée en 2007 en marge de la procédure publique sur la diversité des voix141. Le Conseil a alors conclu que la politique demeurerait en vigueur.
Du 11 juin 1999 au 31 décembre 2008, le Conseil a approuvé 62 changements de propriété ou de contrôle qui ont produit 854,2 millions de dollars en avantages tangibles142.
À la suite d’un examen approfondi des cadres réglementaires régissant les entreprises de distribution de radiodiffusion et les services de programmation facultatifs, le Conseil a annoncé des changements et des politiques nouvelles qui ont pour but de préparer l’industrie canadienne de la radiodiffusion à se retrouver dans un environnement entièrement numérique. La plupart de ces changements et de ces nouvelles politiques, énoncés dans l’avis public de radiodiffusion 2008-100143, doivent entrer en vigueur le 31 août 2011 et en sont actuellement à des étapes variées de consultation ou d’implantation. Quoique certains de ces changements soient évoqués dans le texte qui suit, les règlements dont il est question ci-après étaient tous, à moins d’indication contraire, en vigueur en mars 2009.
Les entreprises du câble de classes 1 et 2144 et de distribution par SRD et par SDM consacrent à la programmation canadienne au moins 5 % de leurs revenus annuels bruts découlant de leurs activités de radiodiffusion. Les sommes sont versées au Fonds canadien de télévision (FCT)145 et à d’autres fonds de production indépendants, et elles financent également des projets d’expression locale.
Au moins 80 % des sommes allouées à des fonds de production doivent être versées au FCT. Le reste (20 %) peut être versé à un ou plusieurs fonds administrés par des organismes indépendants146. En 2007-2008, les EDR ont affiché des contributions de 207 millions de dollars à des fonds de programmation.
En octobre 2008147, le Conseil annonçait la création d’un Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL) pour soutenir les émissions de télévision locales que présentent les stations traditionnelles publiques et privées. En vertu de la politique réglementaire de radiodiffusion 2009-406, le FAPL sera financé par l’augmentation des contributions annuelles des EDR aux émissions canadiennes, qui passent de 5 à 6.5 %. Les critères d’admissibilité et d’administration devraient être finalisés au cours de l’été pour que le fonds soit prêt à fonctionner en septembre 2009148.
Bien que le Conseil considère que l’objectif de l’expression locale en général et la programmation communautaire en particulier soient deux éléments importants du système de radiodiffusion, il a supprimé dans l’avis public 1997-25149 l’obligation de fournir des débouchés pour l’expression locale. Les titulaires d’EDR de classes 1 et 2 qui comptent moins de 20 000 abonnés150 ne sont plus obligées d’agir ainsi, mais le Règlement sur les EDR151 les autorisent à réserver la totalité de leurs contributions au titre de la programmation canadienne à l’expression locale. Les titulaires de classe 1 qui comptent plus de 20 000 abonnés peuvent allouer jusqu’à 2 % de leurs contributions au reflet local.
En 2008, les dépenses totales par les EDR liées à la programmation du canal communautaire se sont élevées à 116 millions de dollars.
Dans l’avis public de radiodiffusion 2008-100, le Conseil annonce qu’il examinera l’ensemble de ses politiques sur la radiodiffusion communautaire en 2009-2010. En plus de revoir les questions soulevées lors de l’examen de la politique réglementaire des EDR, il déterminera si les médias communautaires devraient avoir accès au FAPL.
Le critère des avantages ne s’applique pas aux changements de contrôle effectif des EDR152.
Notes :
Légères variances à cause de chiffres arrondis
Englobe aussi bien les contributions versées en vertu du régime de promotion des artistes canadiens que celles versées au titre du DCC
Source: Données recueillies par le CRTC
Notes :
(a) Légères variances à cause de chiffres arrondis.
(b) DÉC : Englobent les dépenses associées à la diffusion d’émissions canadiennes, à des amortissements dans le catalogue canadien, à la scénarisation et la conceptualisation, ainsi qu’aux pertes liées à des investissements en émissions canadiennes. Englobe les dépenses générées par les avantages liés aux changements de contrôle et par les engagements pris lors de l’attribution ou du renouvellement de licence.
(c) À l’exclusion des investissements de FCT rapportés par les stations et services.
(d) Pour la télévision traditionnelle en direct de la SRC, les dépenses en émissions canadiennes ne comprennent pas les allocations indirectes et le coût des installations. Toutefois, des coûts indirects comme les dépenses d’administration en rapport avec les émissions ont été inclus en 2008.
*approximation
Source : Données recueillies par le CRTC
Légères variances à cause de chiffres arrondis.
Sources : Données recueillies par le CRTC
En 2001, le Conseil a mis en place un mécanisme national154 de perception des contributions basé sur les revenus pour recueillir les sommes nécessaires au financement du service téléphonique résidentiel dans les zones de desserte à coût élevé (ZDCE).
En vertu de ce mécanisme, tous les FST ou groupes de FST apparentés dont les revenus annuels découlant des services de télécommunication canadiens sont égaux ou supérieurs à 10 millions de dollars doivent contribuer au financement du service téléphonique résidentiel dans les ZDCE. Les montants sont établis en fonction des revenus des FST admissibles à une contribution et des frais en pourcentage de revenus approuvés par le Conseil. Les revenus admissibles à une contribution sont basés sur les revenus générés par les services de télécommunication canadiens du FST moins certaines déductions particulières, dont les revenus découlant des services Internet et de téléappel de détail. Les frais en pourcentage des revenus correspondent au rapport entre l'exigence de subvention nationale et le total estimé des revenus admissibles à la contribution, tels que déclarés par les FST qui sont tenus de verser une contribution.
En 2008, les ESL ont reçu environ 214 millions de dollars en subventions, et les frais en pourcentage de revenus représentaient 0,87 % des revenus admissibles à une contribution.
Les frais en pourcentage de revenus diminuent graduellement depuis 2004. La hausse des subventions versées aux ESL en 2005 était la conséquence de l'approbation des coûts entrant dans le calcul des taux de subvention de deux des petites ESL titulaires155.

Sources : Données recueillies par le CRTC et décisions