Rapport de surveillance des communications 2016 : Système de communication du Canada : aperçu à l’intention des Canadiens

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2.0 Système de communication du Canada : aperçu à l’intention des Canadiens

Le CRTC ne ménage aucun effort pour placer les Canadiens au centre du système de communication, que ce soit à titre de consommateurs de produits et de services de communication, de créateurs et de distributeurs de contenus ou de citoyens qui ont besoin d’information, de produits et services pour participer pleinement dans une société démocratique. La présente section porte sur l’utilisation des services de communication par les Canadiens de même que sur la concurrence, les dépenses des ménages et l’accès aux services de communicationNote de bas de page 1.

Un plus grand nombre de ménages canadiens s’abonnent exclusivement aux services sans fil mobiles (23,7 %) qu’exclusivement aux services téléphoniques filaires (13,6 %). Les abonnements aux services téléphoniques filaires continuent de diminuer chaque année, tandis que le nombre d’abonnements aux services sans fil mobiles est en augmentation.

La majorité des Canadiens continuent d’avoir et d’utiliser une ligne terrestre, mais les données confirment un déplacement graduel des consommateurs à partir de cette technologie vers les services sans fil. En effet, plus de ménages canadiens ont des téléphones mobiles (85,6 %) que des lignes terrestres (75,5 %). Cela représente un changement important : il y a à peine 10 ans, un peu plus de la moitié (62,9 %) des ménages canadiens utilisaient un téléphone mobile et presque tous étaient abonnés à une ligne terrestre (94,0 %).

Comme les Canadiens adoptent les services sans fil mobiles, un portrait plus précis se présente lorsque nous examinons cette tendance par quintile de revenu. Par exemple, les ménages abonnés exclusivement aux services sans fil sont plus communs dans les deux quintiles de revenus inférieurs (voir le tableau 2.0.7). Cela indique que la croissance du nombre de ménages qui utilisent uniquement des services mobiles peut être motivée non seulement par l’évolution des préférences, mais aussi par des facteurs économiques.

En 2014, les ménages canadiens ont payé en moyenne 214,75 $ par mois pour leurs services de communication, soit une hausse de 3,00 $ (ou 1,4 %) par rapport à 2013.

Les ménages canadiens dépensent en ce moment plus par mois en services sans fil (82,67 $) et de distribution de radiodiffusion (56,33 $) qu’en services Internet (42,42 $) ou en services téléphoniques filaires (33,33 $).

Par contre, il y a des différences marquées selon le quintile de revenu. Les ménages dans les deux quintiles de revenu supérieurs dépensent plus du double en services sans fil mobiles que ceux du quintile de revenu inférieur – il s’agit plus ou moins de la même tendance que pour la télévision par câble ou par satellite de radiodiffusion directe (SRD) et les services Internet. Dans le cas des services filaires, les dépenses demeurent relativement égales dans les divers quintiles de revenu.

i) Portrait de l’industrie et concurrence

Le système de communication du Canada se divise en deux grands secteurs : radiodiffusion et télécommunications. Les revenus des services de communication totaux ont augmenté de 2,5 % depuis 2014. Par contre, cette croissance globale cache des différences importantes entre les divers services. Les autres sections du présent rapport donnent des renseignements financiers détaillés, alors que la présente section donne un aperçu général des revenus et de l’environnement concurrentiel des industries de la radiodiffusion et des télécommunications.

Tableau 2.0.1 Revenus annuels du secteur des services de communication (milliards $)
Catégories 2013 2014 2015 Croissance (%)
2011 – 2015
Communication 62,8 64,1 65,7 2,5
Radiodiffusion 18,0 18,2 17,9 -1,6
Radio 1,9 1,9 1,9 -1,2
Télévision 7,3 7,4 7,1 -3,4
EDR 8,8 8,9 8,9 -0.1
Télécommunications (de détail et de gros) 44,8 45,9 47,8 4,1
Téléphonie filaire (local et interurbain) 10,6 10,1 9,7 -4,0
Internet 8,2 8,9 9,8 10,3
Données et liaison spécialisée 4,8 4,8 4,6 -2,8
Sans fil (local et interurbain) 21,2 22,0 23,6 7,6

Source : Données recueillies par le CRTC

Que sont les EDR?

Les entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR) offrent aux Canadiens des services de télévision par abonnement. Elles distribuent les émissions des stations de télévision et de radio en direct traditionnelles. Elles distribuent aussi des services audio et vidéo payants et facultatifs (p. ex. services payants, spécialisés, à la carte, vidéo sur demande). La majorité des EDR sont des fournisseurs de services par câblodistribution, par satellite de radiodiffusion nationale en direct ou par télévision sur protocole Internet (IPTV).

Les services de télécommunication dominent toujours

En 2015, les services de télécommunication ont capturé environ 73 % des revenus de communication, alors que la radiodiffusion obtenait les autres 27 %. Cela correspond en partie à la portée des services sans fil, qui représentaient presque la moitié des revenus de télécommunication. En fait, les seuls services sans fil mobiles ont généré des revenus supérieurs à ceux de l’ensemble du secteur de la radiodiffusion.
Comme il est mentionné plus haut, plus de Canadiens s’abonnent exclusivement aux services sans fil mobiles qu’aux services téléphoniques filaires. Cela correspond aux données financières qui démontrent une croissance relativement continue des revenus des services mobiles.

On observe une tendance semblable au sein de divers secteurs du système de communication où certains services contribuent à la croissance globale et d’autres stagnent ou sont à la baisse. De nombreux Canadiens continuent d’utiliser les services introduits durant la première moitié du 20e siècle, y compris les services téléphoniques filaires ainsi que la télévision et la radio traditionnelles. Par contre, la croissance des revenus de ces services ne suit pas celle des nouveaux services et, dans certains cas, les revenus de ces services sont même à la baisse.

Un marché concentré

Dans l’ensemble, l’environnement concurrentiel a peu changé depuis l’an dernier. Les grandes entités intégrées verticalement et horizontalement maintiennent une position dominante dans le marché. Comme le montre le graphique 2.0.1, les cinq principaux groupes ou entités de radiodiffusion et de télécommunication (Bell Canada, Québecor, Rogers, TELUS et Shaw) reçoivent collectivement quelque 82 % du total des revenus de l’industrie, constant avec 2014.

Graphique 2.0.1 Pourcentage des revenus combinés totaux des groupes de propriété en radiodiffusion et en télécommunication

Graphique à barres de Graphique 2.0.1 : Pourcentage des revenus combinés totaux des groupes de propriété en radiodiffusion et en télécommunication
Description longue graphique

Ce graphique à barres présente le pourcentage des revenus totaux des groupes de propriété en radiodiffusion et en télécommunication de 2013 à 2015. 5 plus grands groupes 81, 82, 82; 5 plus grands groupes suivants : 10, 10, 10; reste des groupes/entreprises : 9, 8, 8.

Source : Données recueillies par le CRTC

Les offres groupées

La concentration du marché joue un rôle dans la croissance des offres groupées, puisque les grandes entités sont en mesure d’offrir des rabais à leurs clients qui s’abonnent à une gamme de services. Le tableau ci-dessous montre le nombre d’abonnements à deux services ou plus auprès d’une seule entreprise. De 2011 à 2013, le nombre d’abonnements à des services groupés est passé de 9,4 millions à 10,4 millions. Après une stagnation du nombre d’abonnements à des services groupés de 2013 à 2014, une légère diminution (1,9 %) du nombre de ces abonnements est survenue en 2015, ce qui indique que le marché pourrait avoir atteint son point de saturation en 2014.

Tableau 2.0.2 Nombre d’abonnements comprenant des services groupés (millions)
Mesure 2011 2012 2013 2014 2015 TCACNote de bas de page 2 (%)
2011-2015
Nombre d’abonnements comprenant des offres groupées 9,4 10,0 10,4 10,4 10,2 2,1
Croissance (%) 6,4 6,3 4,1 0,0 -2,2 s.o.

Source : Données recueillies par le CRTC

ii) Dépenses et prix dans le secteur des communications

L’examen des données sur les dépenses des ménages canadiens en services de communication aide à comprendre les incidences des services de communication sur les budgets des ménages, et indique, dans une certaine mesure, des changements à l’échelle nationale en ce qui concerne la demande et l’environnement concurrentiel.

Par contre, il faut reconnaître les limites des données sur les dépenses. En premier lieu, ces données peuvent masquer le fait que certains services gratuits, comme la télévision et la radio en direct, ont toujours une grande valeur pour les Canadiens. Ensuite, le montant moyen de dépenses tient compte de tous les ménages, y compris ceux qui ne souscrivent pas à un ou à plusieurs services. Par conséquent, les dépenses pour les ménages qui achètent des services peuvent être sous-estimées ou surestimées.

Les dépenses en services de communication continuent de croîtreNote de bas de page 3

En 2014, un ménage canadien moyen a dépensé 214,75 $ par mois en services de communication, soit une hausse de 3,00 $ (1,4 %) par rapport à 2013. Le tableau 2.0.3 montre, comme c’est le cas pour les recettes de l’industrie des télécommunications, que les services sans fil et Internet sont le moteur de la croissance des dépenses des ménages.

La croissance provient en grande partie des dépenses en services sans fil et Internet, qui ont connu une croissance de 4,8 % et de 4,3 %, respectivement. Ces augmentations correspondent aux tendances observées dans les abonnements à des forfaits Internet à vitesse supérieure et à des forfaits de services sans fil offrant plus de données.

Les Canadiens continuent d’attribuer une part plus faible de leurs dépenses de ménage en matière de communications au service de téléphonie filaire, qui sont passées de 35,58 $ par mois en 2013 à 33,33 $ par mois en 2014, soit une baisse de 6,3 %. Dans l’ensemble, chez les Canadiens, le taux de possession de téléphones cellulaires a augmenté, passant de 84,7 % en 2013 à 85,6 % en 2014; comparativement à un taux de possession de téléphones filaires de seulement 75,5 % en 2014, soit une baisse par rapport au pourcentage de 79,1 % enregistré en 2013 (voir le graphique 2.0.7).

Le montant moyen dépensé par les Canadiens de chaque quintile de revenu varie considérablement, mais dans l’ensemble, les ménages consacraient une partie plus importante de leur budget de communication aux services sans fil mobiles ou aux services de câblodistribution IPTV ou de SRD. En 2014, les dépenses en services sans fil mobiles ont augmenté dans tous les quintiles de revenu.

Même si les ménages à faible revenu dépensent moins en services de communication que les ménages à revenu élevé, comme l’indique le tableau 2.0.3, les communications utilisent un pourcentage plus important de leurs revenus annuels (voir tableau 2.0.4).

Tableau 2.0.3 Dépenses mensuelles des ménages en services de communication, par service et par quintile de revenu ($/mois/ménage)
Services Année Premier quintile Deuxième quintile Troisième quintile Quatrième quintile Cinquième quintile Moyenne de tous les quintiles TCAC de la moyenne de tous les quintiles 2010-2014
Téléphonie filaire 2012 31,75 34,83 35,67 39,33 44,83 37,33 -5,98 %
2013 29,08 33,50 36,08 38,17 41,00 35,58
2014 26,58 31,08 32,50 36,17 40,33 33,33
Croissance 2013-2014 (%) -8,60 -7,21 -9,93 -5,24 -1,63 -6,32
Services sans fil mobiles 2012 34,58 50,00 68,75 83,67 110,17 69,42 7,93 %
2013 42,42 55,92 77,25 91,75 127,00 78,92
2014 43,92 60,42 80,83 100,42 127,83 82,67
Croissance 2013-2014 (%) 3,54 8,05 4,64 9,45 0,66 4,75
Internet 2012 22,00 31,50 40,67 42,17 46,25 36,50 7,02 %
2013 25,58 35,25 42,08 48,00 52,42 40,67
2014 29,50 37,17 44,17 48,75 52,67 42,42
Croissance 2013-2014 (%) 15,31 5,44 4,95 1,56 0,48 4,30
Câble, IPTV et SRD 2012 39,50 49,50 54,67 63,58 75,75 56,58 2,14 %
2013 37,00 49,33 57,67 64,58 74,50 56,58
2014 38,92 49,42 56,92 62,25 74,17 56,33
Croissance 2013-2014 (%) 5,18 0,17 -1,30 -3,61 -0,45 -0,44
Total 2012 127,83 165,83 199,75 228,75 277,00 199,83 3,43 %
2013 134,08 174,00 213,08 242,50 294,92 211,75
2014 138,92 178,08 214,42 247,58 295,00 214,75
Croissance 2013-2014 (%) 3,60 2,35 0,63 2,10 0,03 1,42
TCAC 2010-2014 3,04 % 3,53 % 3,58 % 3,41 % 3,44 % 3,43 %

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

Toutes les données du tableau 2.0.3 ont été recueillies et analysées afin de montrer les pourcentages de croissance entre 2013 et 2014. Les données sur les dépenses par ménage présentent la moyenne des dépenses et excluent les taxes de vente.

En moyenne, pour tous les quintiles de revenu, les dépenses en services filaires ont constamment baissé de 2010 à 2014, à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de -5,98 %. Par contre, les dépenses en services sans fil moyennes pour tous les quintiles de revenu ont augmenté de 4,75 % de 2013 à 2014, et le TCAC entre 2010 et 2014 s’est chiffré à 7,93 %. Bien que les dépenses des ménages en services de communication aient augmenté dans tous les quintiles de revenu, les ménages des quintiles supérieurs dépensent plus en services de communication que ceux des quintiles inférieurs. Néanmoins, le taux de croissance est généralement plus élevé dans les quintiles de revenu inférieurs. Par exemple, les dépenses en services Internet pour le premier quintile de revenu ont augmenté de 15,31 % depuis 2013.

Le tableau 2.0.3 révèle également une baisse du taux de croissance des dépenses en services par câble et SRD dans les quintiles de revenu supérieurs, plus précisément dans le troisième, quatrième et cinquième quintiles. Dans l’ensemble, le total des dépenses a augmenté de 1,42 % entre 2013 et 2014, et le TCAC global entre 2010 et 2014 s’est établi à 3,43 %.

Tableau 2.0.4 Dépenses des ménages en services de communication, par quintile de revenu, 2014
Caractéristiques Revenu du ménage inférieur à 30 519 $ (premier quintile) Revenu du ménage de 30 520 $ à 53 274 $ (deuxième quintile) Revenu du ménage de 53 275 $ à 81 294 $ (troisième quintile) Revenu du ménage de 81 295 $ à 124 838 $ (quatrième quintile) Revenu du ménage supérieur à 124 839 $ (cinquième quintile) Moyenne de tous les quintiles
Revenu annuel moyen 19 664 $ 42 122 $ 67 083 $ 101 177 $ 201 752 $ 86 360 $
Membres par ménage 1,50 2,05 2,51 2,91 3,40 2,47
Dépenses en communications, en pourcentage du revenu annuel 6,6 % 4,1 % 3,1 % 2,4 % 1,5 % 2,4 %

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

Selon l’Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada (données de 2014), le revenu annuel moyen par ménage canadien s’établissait à 86 360 $. Le revenu moyen annuel avant impôts d’un ménage canadien variait selon les provinces de 71 164 $ à 118 680 $. C’est en Alberta que le revenu moyen avant impôt des ménages était le plus élevé, suivi par l’Ontario où il s’établissait à 89 217 $.

Quant aux quintiles de revenu des ménages (représentant chacun 20 % des ménages par revenu annuel moyen), le revenu annuel moyen du premier quintile était de 19 664 $. Un ménage de ce quintile comptait en moyenne 1,50 membre. Le revenu maximal de ce quintile était de 30 519 $. Le revenu annuel moyen du troisième quintile était de 67 083 $, et ce quintile comptait en moyenne 2,51 membres. Le revenu maximal de ce quintile était de 81 294 $, ce qui représente une hausse considérable du revenu maximal par rapport au chiffre de 79 722 $ de l’an dernier. Le revenu annuel des ménages du quintile supérieur dépassait 124 839 $. Le revenu annuel moyen de ce quintile était de 201 752 $, et ce quintile comptait en moyenne 3,40 membres.

Comparativement aux données de 2013, le nombre moyen de membres par ménage a diminué de 0,01. Cependant, il y a eu une augmentation importante des revenus par quintile. On a enregistré une baisse du plafond de revenu uniquement dans le premier quintile, où il est passé de 30 668 $ à 30 519 $. Les plafonds de revenus des deuxième, troisième et quatrième quintiles ont augmenté de 1 470 $, 1 572 $ et 3 541 $, respectivement.

Graphique 2.0.2 Dépenses mensuelles des ménages, par service et par âge des personnes déclarantes ($/mois/ménage), 2014

Graphique à barres de Graphique 2.0.2 : Dépenses mensuelles des ménages, par service et par âge des personnes déclarantes ($/mois/ménage), 2014
Description longue graphique

Ce graphique à barres empilées présente dépenses mensuelles des ménages, par service et par âge des personnes déclarantes en 2014. Services sans fil mobiles : 114,42 $ (moins de 30 ans), 97,42 $ (30 à 39 ans), 106,83 $ (40 à 54 ans), 74,75 $ (55 à 64 ans), 33,50 $ (65 ans et plus) ; câble et SRD : 37,75 $ (moins de 30 ans), 50,25 $ (30 à 39 ans), 60,83 $ (40 à 54 ans), 61,75 $ (55 à 64 ans), 59,00 $ (65 ans et plus) ; Internet : 43,83 $ (moins de 30 ans), 47,67 $ (30 à 39 ans), 47,92 $ (40 à 54 ans), 42,67 $ (55 à 64 ans), 43,67 $ (65 ans et plus) ; téléphone filaire : 11,17 $ (moins de 30 ans), 22,50 $ (30 à 39 ans), 34,83 $ (40 à 54 ans), 40,33 $ (55 à 64 ans), 43,67 $ (65 ans et plus) ; Total : 207,17 $ (moins de 30 ans), 217,83 $ (30 à 39 ans), 250,42 $ (40 à 54 ans), 219,50 $ (55 à 64 ans), 167,00 $ (65 ans et plus).

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

En 2014, tous les groupes d’âge à l’exception des personnes de 65 ans et plus ont dépensé le moins en services téléphoniques filaires. Tous les groupes d’âge, à l’exception des personnes âgées de 65 ans et plus, ont également dépensé le plus en services sans fil mobiles. Les personnes de moins de 30 ans ont dépensé le plus en services sans fil mobiles (114,42 $ par mois), soit dix fois le montant qu’elles ont dépensé en moyenne en services téléphoniques filaires (11,17 $ par mois). Pour ce qui est du total des services de communication, les personnes de 40 à 54 ans ont dépensé le plus (250,42 $ par mois), tandis que les personnes de 65 ans et plus ont dépensé le moins (167,00 $ par mois).

La relation entre le groupe d’âge et le montant dépensé en services de communication apparaît dans les différences entre les ménages de personnes de moins de 30 ans et les ménages de personnes âgées de 65 ans et plus. On constate un véritable fossé entre les générations lorsqu’on considère leurs dépenses mensuelles en services de communication, puisque la plus jeune génération a tendance à dépenser plus en services de communication, notamment en services sans fil mobiles (114,42 $ par mois). De plus, la génération la plus âgée dépense le moins au total pour ses services de communication, et le service pour lequel elle dépense le plus est le service par câble et SRD (59,00 $ par mois). Le graphique 2.0.2 met en évidence la différence d’importance des dépenses en services, qui ressort dans le montant dépensé par service. Par exemple, les personnes de moins de 30 ans ont dépensé le moins en services téléphoniques filaires (11,17 $), tandis que les personnes de 65 ans et plus ont dépensé presque quatre fois plus à cet égard. Même si les personnes de moins de 30 ans ont dépensé le plus en services sans fil mobiles, elles ont dépensé le moins pour l’ensemble de leurs services de communication, en deçà des personnes âgées de 64 ans et moins.

Prix des services de communication

Les indices de prix donnent une indication de l’évolution des prix d’un ensemble de biens et de services. Le graphique 2.0.3 montre les prix d’ensembles de services de télécommunication (services téléphoniques, services Internet et services offerts par les EDR [câble, SRD et IPTV]) ainsi que l’évolution globale des prix mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC). L’utilisation d’ensembles uniformes de biens et de services et la comparaison des prix de l’année actuelle à la période de référence de l’indice (2002) permettent de mesurer l’évolution des prix avec précision.

Indice de prix du service téléphonique :

L’indice de prix du service téléphonique reflète les changements de prix facturés à un ménage pour un ensemble de services téléphoniques, y compris les services téléphoniques filaires et les services sans fil mobiles. Ce type d’ensemble reflète une moyenne pondérée des dépenses des consommateurs à l’égard des services locaux de base, d’autres services téléphoniques locaux (options, fonctions, etc.) et interurbains, et des services d’installation et de réparation. Cet indice ne comprend pas les dépenses au titre des services Internet.

Indice de prix des EDR :

L’indice de prix des EDR comprend les services par câble, par SDR et par IPTV (y compris la télévision payante) et reflète les changements de prix facturés à un ménage pour un ensemble de services de télévision fournis dans le cadre d’un d’abonnement. L’ensemble inclut tant le service de base que les services de distribution de radiodiffusion étendus. Le service de base est le service minimal auquel doivent être abonnés tous les clients. Le service étendu est l’ensemble le plus populaire de canaux additionnels. Cet indice ne tient pas compte des rabais applicables aux forfaits.

Indice de prix des services Internet :

L’indice de prix des services Internet reflète les changements de prix facturés à un ménage pour une quantité et une qualité constantes de services Internet. L’ensemble comprend un abonnement mensuel à des services d’accès Internet au moyen d’une connexion filaire à la résidence du ménage. Il ne comprend pas les forfaits d’abonnement combinant un accès à Internet et des communications vocales au moyen d’un réseau cellulaire.

Graphique 2.0.3 Indices de prix pour les services téléphoniques, d’EDR et Internet par rapport à l’IPC

Graphique courbé de Graphique 2.0.3 : Indices de prix pour les services téléphoniques, d’EDR et Internet par rapport à l’IPC
Description longue graphique

Ce graphique courbé présente les indices de prix et les indices de prix à la consommation pour chacune des années 2005 à 2015. Indice des prix à la consommation (IPC) : 106,98, 109,12, 111,45, 114,09, 114,43, 116,47, 119,86, 121,68, 122,82, 125,16, 126,57 ; services téléphoniques : 100,95, 100,91,101,58, 105,90, 106,53, 111,21, 112,26, 114,64, 116,43, 120,36, 123,73 ; services EDR : 112,49, 116,80 ,122,74, 128,68, 135,78, 143,43, 151,42, 159,01, 162,82, 166,56, 170,67; services Internet : 97,13, 96,68, 97,46, 95,76, 94,80, 95,83, 100,92, 105,18, 109,13, 117,84, 123,69.

Source : Statistique Canada

Selon l’IPC, en 2015, le taux d’inflation annuel moyen au Canada était de 1,1 %. En comparaison, les prix des principaux services de communication ont augmenté, de 2014 à 2015, de 2,8 % (téléphone), 2,5 % (câble, SRD et IPTV) et 5,0 % (Internet).

Les prix pour les services offerts par les EDR ont augmenté chaque année au cours des dix dernières années. Comme par les années précédentes, les consommateurs ont dépensé presque le double en services d’EDR qu’en services téléphoniques. Les prix des services d’accès Internet ont continué d’augmenter depuis 2010. Dans l’ensemble, l’IPC a augmenté de façon constante au cours de la période allant de 2005 à 2015.

Graphique 2.0.4 Comparaison des prix des services à large bande, filaires et sans fil dans les communautés rurales, par province ou territoire, 2015

 Graphique à colonnes de Graphique 2.0.4 : Comparaison des prix des services à large bande, filaires et sans fil dans les communautés rurales, par province ou territoire, 2015
Description longue graphique

Ce graphique à colonnes horizontales à trois séries présente les prix mensuels en dollars les plus bas et les plus élevés des services à large bande, filaires et sans fil dans les communautés rurales, ainsi que le nombre de fournisseurs par centre. C.-B. large bande: 2 à 3 fournisseurs, prix le plus bas 58, prix le plus élevé 80 ; C.-B. filaire : 1 fournisseur, prix le plus bas 35, prix le plus élevé 36 ; C.-B. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 45, prix le plus élevé 68; Alb. large bande: 2 à 3 fournisseurs, prix le plus bas 58, prix le plus élevé 80 ; Alb. filaire : 1 fournisseur, 36, Alb. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 68 ; Sask. large bande : 2 à 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 80 ; Sask. filaire : 1 fournisseur, 32 ; Sask. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 45, prix le plus élevé 76 ; Man. large bande : 1 à 2 fournisseurs, prix le plus bas 60, prix le plus élevé 70 ; Man. filaire : 1 fournisseur, prix le plus bas 29, prix le plus élevé 30 ; Man. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 48, prix le plus élevé 81 ; Ont. large bande : 1 à 4 fournisseurs, prix le plus bas 30, prix le plus élevé 93 ; Ont. filaire : 1 à 2 fournisseurs, prix le plus bas 19, prix le plus élevé 37 ; Ont. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 68 ; Qc large bande: 4 à 5 fournisseurs, prix le plus bas 30, prix le plus élevé 70; Qc filaire : 1 à 2 fournisseurs, prix le plus bas 26, prix le plus élevé 35; Qc sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 40, prix le plus élevé 65 ; N.-B. large bande: 4 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 85 ; N.-B. filaire : 1 fournisseur, 27 ; N.-B. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 69 ; Ȋ.-P.-É. large bande : 3 fournisseurs, prix le plus bas 56 prix le plus élevé 85 ; Ȋ.-P.-É. Filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 28, prix le plus élevé 31; Ȋ.-P.-É. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 69 ; N.-É. large bande, 3 fournisseurs, prix le plus bas 56, prix le plus élevé 85 ; N.-É. filaire : 1 fournisseur, 31 ; N.-É. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 68 ; T.-N.-L. large bande : 3 fournisseurs, prix le plus bas 56, prix le plus élevé 85; T.-N.-L. filaire : 1 fournisseurs, prix le plus bas 28, prix le plus élevé 31; T.-N.-L. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 68 ; Yn large bande : 2 fournisseurs, prix le plus bas 63, prix le plus élevé 70 ; Yn filaire : 1 fournisseur, 33 ; Yn sans fil : 2 fournisseurs, prix le plus bas 65, prix le plus élevé 75 ; T.N.-O. large bande : 2 fournisseurs, prix le plus bas 63, prix le plus élevé 70 ; T.N.-O. filaire : 1 fournisseur, 33; T.N.-O. sans fil : 2 fournisseurs, prix le plus bas 65, prix le plus élevé 75 ; Nt large bande : 2 fournisseurs, 70 ; Nt filaire : 1 fournisseur 33 ; Nt sans fil : 2 fournisseurs, prix le plus bas 65, prix le plus élevé 75.

Source : Données recueillies par le CRTC

Le chiffre inscrit à la droite de la barre est le prix le plus élevé. Le nombre de fournisseurs de services dans chaque province (communautés rurales choisies) est indiqué entre parenthèses. Par exemple, « C.-B. – large bande (2/3) » signifie que le nombre de fournisseurs parmi les communautés rurales en Colombie-Britannique choisies pour cette enquête variait de 2 à 3.

On a comparé les prix des services à large bande, filaires locaux de base et sans fil dans les communautés rurales. Les prix des services à large bande présentés sont basés sur le service à une vitesse de téléchargement de 5 Mbps ou plus le moins coûteux offert par un fournisseur. Le service filaire local de base inclut les appels illimités dans une certaine zone géographique, les services 9-1-1, le service de relais de messages ainsi que l’accès aux services interurbains. Le graphique 2.0.4 présente le prix du service téléphonique local de base seul, dans un certain nombre de communautés rurales. Les services sans fil mobiles comprennent 1 200 minutes ou plus de services téléphoniques, au moins 300 messages SMS et plus de 1 Go de données par mois, puisque près de 50 % des clients sont abonnés à un forfait qui inclut au moins 1 Go de données par mois.

Large bande dans les communautés rurales

Le prix minimum moyen des services à large bande est de 51,92 $ par mois. Le Nouveau-Brunswick a le prix des services à large bande dans les communautés rurales le moins élevé (25,00 $ par mois) comparativement aux autres provinces et territoires. L’Ontario a le prix des services à large bande dans les communautés rurales le plus élevé (93,00 $ par mois). Les écarts ont été calculés en établissant la différence entre les minimums et les maximums de chaque province ou territoire. On trouve la plus grande fourchette de prix en Ontario, où les prix varient d’un minimum de 30,00 $ à un maximum de 93,00 $ par mois, une variance de 63,00 $.

Services filaires locaux de base dans les communautés rurales

Les prix minimaux sont relativement les mêmes entre les provinces et territoires; la moyenne étant de 29,98 $ par mois. C’est en Ontario qu’on trouve le prix le moins élevé, soit 19,00 $ par mois. On trouve également en Ontario le prix le plus élevé, soit 37,00 $ par mois. Cette tendance est donc semblable à celle observée pour les prix des services à large bande dans les communautés rurales.

Services sans fil dans les communautés rurales

Le prix minimal moyen des services sans fil dans les communautés rurales est d’environ 51,77 $ par mois, ce qui est similaire au prix minimal moyen des services à large bande. Le Québec a le prix le moins élevé à 40,00 $ par mois, et le Manitoba a le prix le plus élevé à 81,00 $ par mois. C’est au Manitoba qu’on trouve le plus grand écart de prix, qui se situe à 33,00 $ par mois. Dans l’ensemble, dans les communautés rurales, les prix les plus élevés sont ceux des services à large bande, suivi d’assez près de ceux des services sans fil.

Graphique 2.0.5 Comparaison des prix des services à large bande, filaires et sans fil dans les communautés urbaines, par province ou territoire, 2015

Graphique à colonnes de Graphique 2.0.5 : Comparaison des prix des services à large bande, filaires et sans fil dans les communautés urbaines, par province ou territoire, 2015
Description longue graphique

Ce graphique à colonnes horizontales à trois séries présente les prix mensuels en dollars les plus bas et les plus élevés des services à large bande, filaires et sans fil dans les communautés urbaines, ainsi que le nombre de fournisseurs par centre. C.-B. large bande : 7 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 73 ; C.-B. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 30, prix le plus élevé 36 ; C.-B. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 35, prix le plus élevé 68 ; Alb. large bande : 7 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 73 ; Alb. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 30, prix le plus élevé 36, Alb. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 35, prix le plus élevé 68 ; Sask. large bande : 4 à 5 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 73 ; Sask. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 22, prix le plus élevé 30 ; Sask. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 45, prix le plus élevé 76 ; Man. large bande : 5 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 73 ; Man. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 29, prix le plus élevé 30 ; Man. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 48, prix le plus élevé 81 ; Ont. large bande : 7 à 8 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 58; Ont. filaire : 1 à 3 fournisseurs, prix le plus bas 26, prix le plus élevé 36 ; Ont. sans fil : 5 fournisseurs, prix le plus bas 35, prix le plus élevé 68 ; Qc large bande : 6 à 7 fournisseurs, prix le plus bas 30, prix le plus élevé 43 ; Qc filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 26, prix le plus élevé 31 ; Qc sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 40, prix le plus élevé 65 ; N.-B. large bande : 4 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 85 ; N.-B. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 27, prix le plus élevé 31 ; N.-B. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 69 ; Ȋ.-P.-É. large bande : 3 fournisseurs, prix le plus bas 42, prix le plus élevé 85 ; Ȋ.-P.-É. filaire : 3 fournisseurs, prix le plus bas 42, prix le plus élevé 85 ; Ȋ.-P.-É. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 69 ; N.-É. large bande, 3 fournisseurs, prix le plus bas 42, prix le plus élevé 85 ; N.-É. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 23, prix le plus élevé 30 ; N.-É. sans fil : 4 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 68 ; T.-N.-L. large bande : 4 fournisseurs, prix le plus bas 25, prix le plus élevé 85 ; T.-N.-L. filaire : 2 fournisseurs, prix le plus bas 27, prix le plus élevé 30 ; T.-N.-L. sans fil : 3 fournisseurs, prix le plus bas 50, prix le plus élevé 68 ; Yn large bande: 2 fournisseurs, 63 ; Yn filaire : 1 fournisseur, 32 ; Yn sans fil : 2 fournisseurs, prix le plus bas 65, prix le plus élevé 75; T.N.-O. large bande : 2 fournisseurs, 63 ; T.N.-O. filaire : 1 fournisseur, 32 ; T.N.-O. sans fil : 2 fournisseurs, prix le plus bas 65, prix le plus élevé 75 ; Nt large bande : 2 fournisseurs, 180 ; Nt filaire : 1 fournisseur, 33 ; Nt sans fil : 2 fournisseurs, prix le plus bas 65, prix le plus élevé 75.

Source : Données recueillies par le CRTC

Le chiffre inscrit à la droite de la barre est le prix le plus élevé. Le nombre de fournisseurs de services dans chaque province (communautés urbaines choisies) est indiqué entre parenthèses. Par exemple, « Sask. – large bande (4/5) » signifie que le nombre de fournisseurs parmi les communautés  en Saskatchewan choisies pour cette enquête variait de 4 à 5.

Les prix des services à large bande présentés sont basés sur le service à une vitesse de téléchargement de 5 Mbps ou plus le moins coûteux offert par un fournisseur. Les services filaires locaux de base incluent les appels illimités dans une zone géographique, les services 9-1-1, le service de relais de messages ainsi que l’accès aux services interurbains. Le graphique 2.0.5 montre le prix du service téléphonique local de base seul, dans un certain nombre de centres urbains. Les services sans fil mobiles comprennent 1 200 minutes ou plus de services téléphoniques, au moins 300 messages SMS et plus de 1 Go de données par mois.

Large bande dans les communautés urbaines

Les consommateurs de toutes les provinces et de tous les territoires, sauf au Nunavut, paient un maximum de 85,00 $ par mois pour leurs services à large bande. Le prix maximal au Nunavut (180,00 $ par mois) est plus du double du prix maximal dans le reste des provinces et territoires. Dans la plupart des provinces, le prix minimal des services à large bande est de 25,00 $, comme le montre le graphique 2.0.5. On observe l’écart le plus prononcé à Terre-Neuve et Labrador et au Nouveau-Brunswick, où les prix varient d’un minimum de 25,00 $ à un maximum de 85,00 $ par mois.

Services filaires locaux de base dans les communautés urbaines

Il y a peu ou pas d’écart dans les prix des services filaires dans les zones urbaines. Le prix maximal moyen de ces services dans les centres urbains est de 32,23 $ par mois. On trouve le prix le plus élevé en Colombie-Britannique, en Ontario et en Alberta, soit 36,00 $, tandis qu’on trouve le prix le moins élevé en Saskatchewan, soit 21,54 $ par mois. On observe le plus grand écart en Ontario (10,00 $), ce qui montre que la plupart des utilisateurs des services filaires dans les centres urbains du pays paient environ la même somme chaque mois (Figure 2.0.5).

Services sans fil dans les communautés urbaines

Le prix maximal moyen des services sans fil dans les centres urbains est de 71,15 $ par mois. La Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario ont le prix le moins élevé, soit 35,00 $ par mois. Le prix maximum des services sans fil dans les centres urbains du Manitoba est de 81,00 $ par mois, soit le prix le plus élevé au Canada, et ce prix est le même dans les communautés rurales de cette province (voir le graphique 2.0.4). La Manitoba est également la province où l’on constate l’écart le plus grand (33,00 $).
Dans l’ensemble, comparativement aux prix dans les communautés rurales, les prix dans les centres urbains suivent la même tendance dans la plupart des provinces et des territoires. Cependant, l’écart dans les prix est beaucoup plus grand dans les centres urbains en raison de minimums plus bas.

iii) Accès et disponibilité des services

Un objectif principal du CRTC est de s’assurer que les Canadiens ont accès à un système de communication de calibre mondial. La réalisation de cet objectif exige des renseignements de grande qualité sur les divers défis auxquels les collectivités du pays sont confrontées. Pour nous aider à comprendre comment l’évolution du système de communication aide les Canadiens à créer des liens entre eux et avec le reste du monde, la suite de la présente section aborde la disponibilité des services de communication au Canada, en particulier en ce qui concerne les communautés de langue officielle en situation minoritaire et l’accès aux services de communication dans la langue officielle minoritaire.

Les Canadiens communiquent au moyen de diverses plateformes

Comme le montre le graphique 2.0.6, les services sans fil mobiles représentent près de la moitié des connexions des ménages. Comme pour les connexions Internet, ces services continuent de s’élargir. Les connexions terrestres (p. ex. téléphonie filaire) et d’EDR (p. ex. câble, SRD, IPTV), malgré leur déclin relatif, représentent encore plus d’un tiers des abonnements. Dans l’ensemble, un ménage moyen compte 4,4 connexions. Les connexions sans fil mobiles sont les plus courantes, mais il est évident que les Canadiens utilisent divers modes de communication.

2.0.6 Distribution des connexions résidentielles par type de service (%)

 Graphique à barres empilées de Graphique 2.0.6 : Distribution des connexions résidentielles par type de service (%)
Description longue graphique

Ce graphique à barres empilées présente les pourcentages de connexions des services de résidence par type de connexion de 2011 à 2015. Téléphone filaire : 19,9, 19,1, 17,9, 17,3 et 16,4 ; Internet : 17,3, 17,6, 17,9, 18,4 et 19,0 ; sans fil : 43,8, 44,6, 45,4, 45,8 et 46,9 ; EDR : 19,0, 18,7, 18,7, 18,4 et 17,7.

Source : Données recueillies par le CRTC

Les ménages avec plus d’un téléphone cellulaire alimentent la croissance des abonnements aux services sans fil

En matière de disponibilité, on peut aussi examiner le taux d’abonnement des ménages canadiens aux principaux services de communication. Le tableau 2.0.5 montre que presque tous les Canadiens (99,2 %) étaient abonnés à des services sans fil mobiles ou de téléphonie filaire en 2014. Mais plutôt que de cumuler les services téléphoniques (s’abonner et au service terrestre et au service sans fil mobile), certains Canadiens choisissent un seul service, et le plus souvent, il s’agit du service sans fil mobile. Comme le montre le tableau 2.0.5, le pourcentage des ménages qui utilisent exclusivement les services mobiles (23,7 %) dépasse actuellement le pourcentage des ménages qui utilisent exclusivement les services filaires (13,6 %). Au cours des 10 dernières années, le pourcentage des ménages qui utilisent exclusivement les services filaires a continuellement diminué, tandis que le pourcentage des ménages qui utilisent exclusivement les services mobiles a augmenté de façon constante.

La transition vers une utilisation répandue des services sans fil mobiles, en partie aux dépens des services de téléphonie filaire, est un processus à long terme, mais les données historiques du tableau 2.0.5 démontrent que les Canadiens ont rapidement adopté la nouvelle technologie. En 2005, le nombre de ménages qui utilisaient exclusivement les services filaires (36,0 %) dépassait largement le nombre de ménages qui utilisaient exclusivement les services mobiles (4,8 %).

En triant les données par province (tableau 2.0.6) et par quintile de revenu (tableau 2.0.7), on voit quels groupes de Canadiens ont contribué à cette évolution. Par exemple, les quatre provinces de l’Ouest (Alberta, Saskatchewan, Manitoba et Colombie-Britannique) et l’Ontario ont joué un rôle important dans la croissance du nombre de ménages qui utilisent exclusivement les services mobiles. Par contre, on retrouve encore au Québec et dans les provinces de l’Est un pourcentage supérieur de ménages qui utilisent exclusivement la téléphonie filaire. Néanmoins, on constate dans toutes les provinces une diminution des ménages abonnés uniquement à des services filaires, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador, où la proportion des ménages avec seulement des services filaires a augmenté, passant de 13,2 % en 2013 à 14,0 % en 2014 (Tableau 2.0.6). C’est probablement ce qui explique la diminution du nombre de leurs ménages utilisant exclusivement les services mobiles, qui est passé de 12,0 % en 2013 à 10,2 % en 2014 (Tableau 2.0.6). Finalement, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador sont les seules provinces où l’on a observé une diminution des ménages qui utilisent exclusivement des services mobiles.

Le graphique 2.0.7 montre le taux possession de téléphones cellulaires et de téléphones filaires par les Canadiens. Une proportion de 99,2 % des ménages canadiens possèdent un téléphone cellulaire ou filaire. Tandis que 85,6 % des ménages avaient un téléphone cellulaire en 2014 le pourcentage des ménages possédant plus d’un téléphone cellulaire est passé de 42,8 % à 49,6 % de 2011 à 2014. Au cours de la même période, le taux de possession de téléphones filaires a diminué progressivement, passant de 86,6 % en 2011 à 75,5 % en 2014, comme le montre le graphique 2.0.7.

Graphique 2.0.7 Taux de possession de téléphones cellulaires et de téléphones filaires

Graphique à barres de Graphique 2.0.7 : Taux de possession de téléphones cellulaires et de téléphones filaires
Description longue graphique

Ce graphique à barres présente le taux de possession de téléphones en pourcentage des ménages, par nombre de téléphones et type de service de 2011 à 2014. 1 cellulaire : 36,3, 35,4, 37,1, 36,0 ; 2 cellulaires : 27,8, 29,0, 29,8, 32,3 ; 3+ cellulaires : 15,0, 16,9, 17,8, 17,3 ; et ligne traditionnelle : 86,6, 83,8, 79,1, 75,5.

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

Ce graphique présente en pourcentage le nombre de téléphones cellulaires et de téléphones filaires que les ménages canadiens possédaient entre 2011 et 2014, selon les données les plus récentes de l’Enquête sur les dépenses des ménages.

Lien entre le revenu et les abonnements à des services téléphoniques

Les données sur les taux de possession de téléphones par quintile de revenu (tableau 2.0.7) démontrent la transition vers les téléphones mobiles. Contrairement à 2013, alors que le pourcentage des ménages utilisant exclusivement des services mobiles dépassait le pourcentage des ménages utilisant exclusivement des services filaires dans le premier quintile, le pourcentage des ménages utilisant exclusivement des services mobiles ou des services filaires est demeuré relativement stable en 2014 pour ce quintile.

On constate cependant un plus grand changement dans les deuxième, troisième et quatrième quintiles. L’utilisation exclusive de téléphones cellulaires a augmenté considérablement (croissance de 42,3 % dans le troisième quintile de revenu). La baisse constante des abonnements aux services filaires montre que de nombreux ménages choisissent d’abandonner ces services en faveur de la technologie mobile.

Contrairement à la tendance observée dans le premier au quatrième quintiles de revenu, l’abonnement exclusif à des services filaires a augmenté chez les ménages du cinquième quintile de revenu, passant de 3,6 % à 4,8 %, tandis que l’utilisation exclusive de services sans fil mobiles a diminué (8,0 %) chez ces ménages.
Il semble que les ressources financières soient un facteur déterminant de l’abonnement des ménages à la fois aux services sans fil et filaires ou simplement à l’un d’entre eux. Alors que seulement 16,3 % des ménages du quintile supérieur s’abonnent exclusivement à un service filaire ou sans fil, on constate une différence notable dans le pourcentage des ménages des quintiles de revenu inférieurs qui s’abonnent exclusivement à un service filaire ou sans fil (62,9 % dans le premier quintile). Les données indiquent, en fait, que le taux d’abonnement aux deux types de services téléphoniques augmente selon le revenu.

Tableau 2.0.5 Abonnements canadiens aux services filaires et sans fil mobiles par 100 ménages
Année Filaires Sans fil
mobiles
Filaires
et/ou
sans fil
mobiles
Filaires
seulement
Sans fil
mobiles
seulement
Filaires ou
sans fil
seulement
2003 96,3 53,9 98,8 44,9 2,5 47,4
2004 96,2 58,9 98,9 40,0 2,7 42,7
2005 94,0 62,9 98,8 36,0 4,8 40,8
2006 93,6 66,8 98,6 31,8 5,0 36,8
2007 92,5 71,9 98,8 26,9 6,3 33,2
2008 91,1 74,3 99,1 24,8 8,0 32,8
2009 89,3 77,2 99,3 22,1 10,0 32,1
2010 89,3 78,1 99,4 21,3 10,1 31,4
2011 86,6 79,1 99,3 20,2 12,7 32,9
2012 83,8 81,3 99,2 17,9 15,4 33,3
2013 79,1 84,7 99,3 14,6 20,2 34,8
2014 75,5 85,6 99,2 13,6 23,7 37,3

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

Tableau 2.0.6  Abonnements aux services filaires et sans fil mobiles par 100 ménages, par province, 2014
Province Filaires Sans fil
mobiles
Filaires
et/ou
sans fil
mobiles
Filaires
seulement
Sans fil
mobiles
seulement
Filaires ou
sans fil
seulement
Colombie-Britannique 72,5 87,7 99,4 11,7 26,9 38,6
Alberta 71,8 91,4 99,0 7,6 27,2 34,8
Saskatchewan 73,6 90,5 99,4 8,9 25,8 34,7
Manitoba 78,5 87,0 99,3 12,3 20,8 33,1
Ontario 72,9 87,6 99,4 11,8 26,5 38,3
Québec 79,8 79,1 98,7 19,6 18,9 38,5
Nouveau-Brunswick 86,2 81,1 99,0 17,9 12,8 30,7
Nouvelle-Écosse 79,5 84,1 98,7 14,6 19,2 33,8
Île-du-Prince-Édouard 82,9 82,7 99,9 17,2 17,0 34,2
Terre-Neuve-et-Labrador 89,3 85,5 99,5 14,0 10,2 24,2
Tout le Canada 75,5 85,6 99,2 13,6 23,7 37,3

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

Tableau 2.0.7 Abonnements canadiens aux services filaires et sans fil mobiles par 100 ménages, par quintile de revenu
Services Année Premier
quintile
Deuxième
quintile
Troisième
quintile
Quatrième
quintile
Cinquième
quintile
Filaires 2012 74,6 80,3 82,8 87,4 92,4
2013 65,2 75,0 82,2 84,7 87,5
2014 65,3 69,1 74,3 80,2 88,3
Croissance (%)
2013-2014
0,2 -7,9 -9,6 -5,3 0,9
Sans fil mobiles 2012 61,7 75,1 85,9 91,0 93,4
2013 66,8 79,7 88,5 92,9 96,4
2014 67,4 83,2 89,4 93,2 95,0
Croissance (%)
2013-2014
0,9 4,4 1,0 0,3 -1,5
Filaires et/ou
sans fil mobiles
2012 97,4 99,5 99,7 99,8 99,7
2013 97,5 99,7 99,7 99,6 100,0
2014 97,8 99,4 99,2 99,5 99,8
Croissance (%)
2013-2014
0,3 -0,3 -0,5 -0,1 -0,2
Filaires seulement 2012 35,7 24,4 13,8 8,8 6,3
2013 30,7 20,0 11,2 6,7 3,6
2014 30,4 16,2 9,8 6,3 4,8
Croissance (%)
2013-2014
-1,0 -19,0 -12,5 -6,0 33,3
Sans fil mobiles
seulement
2012 22,8 19,2 16,9 12,4 7,3
2013 32,3 24,7 17,5 14,9 12,5
2014 32,5 30,3 24,9 19,3 11,5
Croissance (%)
2013-2014
0,6 22,7 42,3 29,5 -8,0

Source : Statistique Canada – Enquête sur les dépenses des ménages

Les résultats de l’Enquête sur les dépenses des ménages menée par Statistique Canada sont publiés environ deux ans après la collecte de données. Par conséquent, les données d’enquête les plus récentes datent de 2014.

Lien entre le revenu et les abonnements aux services Internet

Les appareils (téléphones intelligents, tablettes) et les technologies (HSPA et LTE) sans fil mobiles permettent aux Canadiens d’accéder à Internet de presque n’importe où, cependant, les ordinateurs à domicile jouent encore un rôle important. Comme le montre le tableau 2.0.8, la majorité des ménages canadiens possèdent un ordinateur à domicile. Une plus grande proportion des ménages des quintiles de revenu inférieurs (premier, deuxième et troisième) possèdent des téléphones cellulaires que des ordinateurs à domicile. Par exemple, 67,4 % des ménages canadiens du quintile de revenu inférieur possèdent des téléphones cellulaires (voir le tableau 2.0.7) comparativement à 64,3 % des ménages de ce quintile qui possèdent des ordinateurs à domicile et à 63,5 % qui ont un accès Internet à la maison (voir le tableau 2.0.8).

Il peut y avoir diverses raisons pour cela, mais un facteur important demeure le fait que ces ménages choisissent de consacrer leurs ressources à une technologie qui fournit de multiples services de communication (voix, Internet) plutôt qu’à des services individuels. Il est intéressant de noter que l’utilisation des ordinateurs à domicile, pour la première fois, a diminué dans tous les quintiles de revenu; la plus forte diminution (3,1 %) ayant été observée dans le deuxième quintile.

Tableau 2.0.8 Ordinateurs à domicile et utilisation d’Internet à la maison, par 100 ménages, par quintile de revenu
Technologie Année Premier
quintile
Deuxième
quintile
Troisiè-me
quintile
Quatrième
quintile
Cinquième
quintile
Moyenne
de tous les
quintiles
Ordinateur
à domicile
2013 64,4 80,6 89,8 95,4 97,9 85,6
2014 64,3 78,1 87,7 94,0 97,4 84,3
Croissance (%) -0,2 -3,1 -2,3 -1,5 -0,5 -1,5
Utilisation
d’Internet à
domicile
2013 59,7 77,6 89,0 94,9 98,4 83,9
2014 63,5 78,5 88,7 95,5 98,3 84,9
Croissance (%) 6,4 1,2 -0,3 0,6 -0,1 1,2

Source : Statistique Canada

L’utilisation à la hausse d’Internet dans les divers quintiles de revenu correspond à la disponibilité globale des services Internet de résidence et aux taux d’abonnement. Le pourcentage de ménages qui ont accès à des services à large bande ayant une vitesse de téléchargement d’au moins 5 Mbps demeure inchangé à 96 % (voir le graphique 2.0.8). De même, bien que la cible du CRTC soit liée à la disponibilité de la vitesse de 5 Mbps en téléchargement et de 1 Mbps en téléversement et non aux abonnements, les données indiquent que les Canadiens adoptent les connexions rapides au fur et à mesure qu’elles sont offertes : la majorité des ménages s’abonnent maintenant à des forfaits Internet offrant des vitesses de téléchargement de 10 Mbps et plus, alors que les abonnements aux vitesses moins rapides ont baissé en popularité.

Graphique 2.0.8 Disponibilité du service à large bande de résidence (vitesse de téléchargement de 5 Mbps ou plus), par province ou territoire (% des ménages), 2015

Graphique à barres de Graphique 2.0.8 : Disponibilité du service à large bande de résidence (vitesse de téléchargement de 5 Mbps ou plus), par province ou territoire (% des ménages), 2015
Description longue graphique

Ce graphique à barres présente la disponibilité de la large bande résidentielle (5 Mbps ou plus en téléchargement), par province pour l’année 2015. Pourcentage des ménages avec la large bande : C.-B., 95 ; Alb. 99 ; Sask., 85 ; Man., 95 ; Ont., 98 ; Qc, 96 ; N.-B., 96 ; N.-É., 87 ; Ȋ.-P.-É., 77 ; T.-N.-L., 81 ; Nord, 79 ; et Canada, 96.

Source : Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) et données recueillies par le CRTC

Les services par SRD sont exclus, en raison de leur caractère national. Cela pourrait représenter un supplément d’environ 1,5 % à la disponibilité des services à large bande de 5 Mbps.

Tableau 2.0.9 Abonnements aux services Internet de résidence par vitesse de téléchargement annoncée, par 100 ménages
Vitesse de téléchargement
annoncée
2011 2012 2013 2014 2015
256 kbps ou plus 76 78 79 81 83
1,5  Mbps ou plus 72 75 77 80 82
5  Mbps ou plus 54 62 71 77 80
10  Mbps ou plus 19 29 45 55 61
16  Mbps ou plus 7 21 25 34 41
50  Mbps ou plus 0 3 4 8 16
Toutes les vitesses (incluant l’accès
par ligne commutée)
78 79 80 82 84

Source : Données recueillies par le CRTC

2.1 Pleins feux sur l’accès pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire

À titre d’institution désignée en vertu de l’article 41 de la Loi sur les langues officielles, le CRTC s’engage à favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada, à appuyer leur développement, à répondre à leurs besoins dans le cadre de son mandat et à promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage des deux langues dans la société canadienne. À cette fin, le CRTC met l’accent sur des mesures pour s’assurer que les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) ont accès à un nombre approprié et équitable de services de qualité et que ces communautés sont représentées de manière adéquate dans la programmation de ces services.

Les objectifs stratégiques dont le Conseil est chargé reflètent ce but. À cet égard, la Loi sur la radiodiffusion précise que le système de radiodiffusion canadien doit refléter la dualité linguistique du Canada grâce à des possibilités de programmation et d’emploi; qu’une gamme de services de radiodiffusion en français et en anglais doit être offerte à tous les Canadiens, au fur et à mesure de la disponibilité des moyens, et que la Société Radio-Canada doit fournir une programmation en français et en anglais et refléter la situation et les besoins particuliers des deux minorités de l’une ou l’autre langue.

Tableau 2.1.1 Proportion de la population de langue officielle en situation minoritaire par rapport à la population totale, par province ou territoire, 2012
Province ou territoire Population de langue officielle
en situation minoritaire
(% de la population totale)
Colombie-Britannique 1,4
Alberta 2,0
Saskatchewan 1,7
Manitoba 3,6
Ontario 4,0
Québec 8,0
Nouveau-Brunswick 31,6
Nouvelle-Écosse 3,5
Île-du-Prince-Édouard 3,8
Terre-Neuve-et-Labrador 0,5
Territoires 2,8
Canada 4,8

Source : Recensement de 2011, Statistique Canada

On peut utiliser divers critères pour déterminer la langue des particuliers : première langue apprise à la maison, langue parlée à la maison, langue de scolarisation, etc.

Aux fins du présent rapport, on définit la population de langue officielle en situation minoritaire selon la première langue apprise à la maison dans l’enfance (langue maternelle) et encore comprise au moment du recensement de 2011.

Le tableau présente le pourcentage de la population dont la langue maternelle est la langue officielle en situation minoritaire dans chaque province ou territoire de résidence et dans l’ensemble du pays. La langue officielle en situation minoritaire est le français dans chaque province et territoire sauf le Québec. On retrouve le taux de population de langue officielle en situation minoritaire le plus important au Nouveau-Brunswick (32 %), suivi du Québec (8 %). Les données excluent les résidents d’établissements institutionnels.

Carte 2.1.1 Emplacements des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada

Carte 2.1.1 : Emplacements des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada
Description longue graphique

Cette carte indique la localisation des communautés qui ont une école desservant une communauté de langue officielle minoritaire.

Source : Patrimoine canadien, Direction générale des langues officielles

Tableau 2.1.2 Pourcentage des ménages faisant partie d’une CLOSM qui ont accès à des services de communication dans leur langue officielle, par type de service, par province ou territoire et pour l’ensemble du pays, 2013
Province ou territoire Proportion (%)
de la population
de CLOSM par
rapport à la
population totale
Radio Télévision
en direct
Câblodistribution
(sauf SRD)
Internet à
large bande
Sans fil
mobiles à
large bande
Colombie-Britannique 1,4 71 49 94 96 98
Alberta 2,0 77 33 90 99 99
Saskatchewan 1,7 55 17 74 99 99
Manitoba 3,6 78 62 75 99 99
Ontario 4,0 71 34 88 97 99
Québec 8,0 83 87 93 96 99
Nouveau-Brunswick 31,6 94 46 93 99 99
Nouvelle-Écosse 3,5 75 1 76 99 99
Île-du-Prince-Édouard 3,8 64 0 60 86 99
Terre-Neuve-et-Labrador 0,5 56 0 82 85 95
Le Nord 2,8 51 0 75 97 84
Canada 4,8 72 62 91 97 99

Source : Recensement de 2011 de Statistique Canada; données recueillies par le CRTC
Le tableau présente le pourcentage de ménages faisant partie de CLOSM, par province et territoire, qui ont accès à des services de radio, de télévision, de câblodistribution (sauf le SRD qui est généralement disponible à tous les ménages), Internet à large bande et sans fil mobiles à large bande qui leur donnent accès à des services dans leur première langue officielle.

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