
Cette étude a été présentée au CRTC à la suite de l'audience publique pour reviser les cadres réglementaires des entreprises de distribution de radiodiffusion et des services de programmation facultatifs. Par conséquent, elle ne pouvait pas être utilisée par le personnel ou les conseillers du conseil pendant le processus décisionnel. Cette étude est rendue disponible au grand public et aux conseillers à compter du 23 janvier 2009.
Le 30 mai 2008
Table des matières
1 Contexte de la présente étude
2 Contexte
4 Analyse de la fluctuation du nombre d'auditeurs
Analyse des tarifs publicitaires
5 Analyse des tendances - Recettes
Rôle des nouvelles locales chez les radiodiffuseurs
6 Analyse des tendances - Dépenses et rentabilité
8 Possibilités envisageables par le CRTC en matière de nouvelles locales
Dans le cadre de la politique télévisuelle canadienne de 1999, le Conseil avait libéré les télédiffuseurs en direct des exigences réglementaires selon lesquelles ils étaient tenus de produire un nombre précis d'heures de nouvelles locales. Le Conseil avait pris cette décision parce qu'il croyait qu'il y aurait toujours un modèle de gestion durable et solide sur lequel les télédiffuseurs en direct conventionnels pourraient s'appuyer pour produire des émissions de nouvelles locales.
Il semble toutefois que le Conseil doive maintenant revoir sa position. Au cours des dernières années, la stagnation des tarifs de publicité et la diminution des auditoires des émissions de nouvelles locales, jumelées à l'augmentation des dépenses, ont entraîné une réduction de la rentabilité des émissions de nouvelles locales. Les télédiffuseurs ont réagi à cette tendance de plus en plus prononcée en coupant dans les budgets prévus pour les émissions de nouvelles locales. Ils ont réduit le personnel, le nombre d'heures de programmation et les autres dépenses connexes. Dans l'ensemble, cette tendance a eu pour effet de nuire sérieusement à la disponibilité et à l'intégralité des émissions de nouvelles locales au Canada.
Les mises à pied dans le personnel des émissions de nouvelles locales et la diminution du ratio entre les dépenses consacrées aux nouvelles locales et le budget de programmation total entre 2005 et 2007[1] démontrent bien que les télédiffuseurs ont tenté d'assurer la viabilité des émissions de nouvelles locales. Toutefois, ces mesures ne semblent pas avoir eu une grande incidence sur la viabilité globale des émissions de nouvelles. Dans l'ensemble, on estime que les dépenses associées aux émissions de nouvelles locales au Canada ont dépassé de façon significative les recettes enregistrées au cours de l'année de télédiffusion 2007-2008.
Figure 1 : Estimation de la rentabilité des émissions de nouvelles locales par marché pour l'année de télédiffusion 2007-2008[2]
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Marché |
Revenus générés par les émissions de nouvelles locales (en millions de dollars) |
Profits réalisés par les émissions de nouvelles locales (en millions de dollars) |
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Toronto |
60,4 |
(15,4) |
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Vancouver |
36,1 |
(10,6) |
|
Calgary |
20,6 |
3,1 |
| Edmonton |
21 |
4,5 |
| Winnipeg |
8,6 |
1 |
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Ottawa-Gatineau |
10,3 |
3,6 |
|
Halifax |
5,3 |
(0,2) |
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Total - Marché anglophone |
162,3 |
(14) |
Toutefois, une analyse plus approfondie des résultats financiers démontre que les émissions de nouvelles locales continuent d'être viables dans certains groupes de télédiffusion et même dans certains marchés en entier. Dans huit des neuf principaux marchés télévisuels du Canada, on avait estimé que les émissions de nouvelles locales permettraient à au moins un télédiffuseur de réaliser des profits en 2007‑2008. Toutefois, dans six de ces huit marchés, la rentabilité s'est limitée au télédiffuseur de nouvelles locales le plus important. Dans quatre des marchés, le seul télédiffuseur à avoir obtenu des résultats positifs est également celui dont le budget destiné aux émissions de nouvelles locales était le plus élevé.
Les répercussions de cette tendance à moyen et à long terme semblent évidentes.
Une des possibilités (plutôt pessimiste) serait que les télédiffuseurs secondaires adoptent une approche semblable à celle qui a cours aux États-Unis en matière d'émissions de nouvelles locales. Selon cette approche, une seule salle de presse centralisée assure la diffusion des nouvelles pour plusieurs stations et seules des voitures de reportage sont utilisées pour fournir des topos locaux(p. ex., les résultats de l'équipe de football locale). Les événements du marché local bénéficient ainsi d'une faible couverture. Si les télédiffuseurs adoptaient cette approche, les téléspectateurs n'auraient accès qu'à une seule émission privée et complète de nouvelles locales à gros budget. Cette situation compromettrait la diversité et l'intégralité des émissions de nouvelles locales en direct dont les Canadiens ont toujours pu bénéficier.
Toutefois, l'avenir offre de nombreuses possibilités autres que la vision pessimiste exposée précédemment. Les télédiffuseurs reconnaissent que les émissions de nouvelles demeurent le meilleur moyen de toucher la collectivité locale. Étant donné que de toutes les émissions locales, ce sont les émissions de nouvelles qui attirent le plus les auditoires locaux, les télédiffuseurs doivent assurer une certaine diversité dans chacun des marchés.
Le CRTC a engagé le Groupe Nordicité ltée pour qu'il étudie les tendances économiques et la fluctuation du nombre d'auditeurs des émissions de nouvelles locales des télédiffuseurs privés diffusées en direct.
Les émissions de nouvelles locales[3] ont longtemps été considérées par les télédiffuseurs, les téléspectateurs et l'organisme de réglementation comme des éléments essentiels des grilles horaires des télédiffuseurs en direct dans les principaux marchés de la télévision canadienne.
Dans les modèles économiques traditionnels de radiodiffusion, d'importants incitatifs commerciaux et défiant la concurrence ont été mis en place pour que les télédiffuseurs en direct offrent des nouvelles locales. En plus de bâtir un auditoire fidèle et de générer les recettes publicitaires correspondantes pendant leurs propres plages horaires, les émissions de nouvelles locales génèrent également un report de l'auditoire sur les émissions qui suivent - en particulier en soirée. De plus, les télédiffuseurs ont toujours utilisé leurs unités de collecte de nouvelles à distance et leurs personnalités afin d'établir leur crédibilité et le lien avec les auditoires locaux.
C'est dans ce contexte de modèle de gestion fort des nouvelles locales que le Conseil a décidé, dans sa Politique de 1999, de relever le niveau des exigences relatives à l'offre de nouvelles locales par les télédiffuseurs en direct[4].
Toutefois, ces dernières années, certains réseaux en direct ont réduit la quantité ou le coût de leurs émissions de nouvelles locales.
En plus des répercussions directes sur les téléspectateurs des marchés locaux, les compressions réduisent la diversité des voix locales dans le milieu de la télédiffusion et, au-delà de cela, entravent la diversité proposée dans l'ensemble des médias.
Dans ce contexte, le CRTC a engagé les services d'experts-conseils afin de mieux comprendre l'économie des nouvelles locales pour les réseaux en direct.
La rentabilité des nouvelles locales par télédiffuseur en direct et par marché principal a été estimée en calculant les recettes en fonction des données relatives aux tarifs[5] (CPP) et à l'auditoire[6], de même qu'en associant ces recettes aux dépenses correspondantes déclarées par les télédiffuseurs en direct.
Trois plages horaires de nouvelles locales (midi, début de soirée et fin de soirée) et leurs dépenses de programmation connexes[7] ont été analysées en fonction du marché - Vancouver, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Ottawa-Gatineau, Montréal, Québec et Halifax - sur une période de quatre ans : années de télédiffusion 2004-2005 à 2007‑2008[8]. Pour les marchés de Québec et de Montréal, les données ont été recueillies uniquement pour les émissions de nouvelles locales diffusées en langue française. Voici les télédiffuseurs étudiés, concernant leurs émissions de nouvelles en anglais et en français :
Les méthodes de calcul des tarifs publicitaires ont été établies en fonction de la vente de blocs classiques de 12 minutes de publicité par heure dans le cadre des émissions de nouvelles locales[9]. Le tarif publicitaire d'un message de 30 secondes a été réduit de 15 % afin de tenir compte des rabais habituellement offerts par les agences de publicité aux clients à long terme, et de 15 % afin de tenir compte des commissions versées aux agences, ce qui représente une réduction totale de 30 %. Les recettes nettes ont été réduites davantage en fonction d'un taux de monnayabilité type de 70 %[10].
Des données sur les tendances d'écoute ont été recueillies par NMR et BBM en fonction des différents marchés[11]. Les calculs ont été établis en fonction des différences de cotes d'écoute au cours de la période 2004‑2005 à 2006‑2007 concernant les émissions de nouvelles locales diffusées pendant les trois saisons.
Seuls les tarifs publicitaires de l'année de diffusion en cours (automne 2007) étaient disponibles; par conséquent, les recettes des années précédentes pour la période d'étude 2004-2005 à 2006-2007 ont été établies en fonction d'un taux d'inflation annuel moyen de 2 %[12].
Les données triennales relatives à l'écoute n'étaient pas uniformes principalement en raison du changement d'appellation des émissions[13] du regroupement de la propriété des stations et des changements relatifs à la durée et à l'horaire des émissions de nouvelles locales d'une saison à l'autre. Afin de pouvoir comparer les données des audiomètres pour la période de l'étude, on a procédé au regroupement des émissions de nouvelles locales rebaptisées ou déplacées, le cas échéant.
En vue de garantir la cohérence pour l'ensemble de la période de l'étude, les stations antérieurement détenues par CHUM[14] ont été regroupées aux fins de comparaison des groupes de télédiffusion.
Les données relatives à l'écoute n'étaient pas disponibles pour l'ensemble des réseaux tandis que les données relatives aux dépenses et aux recettes publicitaires l'étaient. Par conséquent, les bénéfices générés par les émissions de nouvelles locales de CFCN Lethbridge, CITV Red Deer, ASN Halifax, CIHF Saint John, et CKVU Vancouver n'ont pas été calculés.
Comme les données relatives aux dépenses, déclarées par les télédiffuseurs en direct, ont été regroupées pour l'ensemble des émissions de nouvelles locales, il n'a pas été possible de calculer la rentabilité en fonction de l'horaire de diffusion.
Dans le cas de TVA, selon l'avis du télédiffuseur, la part des dépenses relatives aux émissions de nouvelles locales par rapport à l'ensemble des dépenses relatives aux émissions de nouvelles sur le marché montréalais a été calculée à partir du pourcentage de la durée des nouvelles locales par rapport à l'ensemble de la durée des émissions de nouvelles (10 %)[15] [16].. Par conséquent, afin de calculer les recettes correspondantes, on a appliqué la moyenne de l'ensemble des CPP fournis pour TVA à Montréal à 10 % des émissions de nouvelles de TVA (2 heures/semaine).
Compte tenu du remplacement des systèmes de mesure et des questions connexes relatives aux méthodes de comparaison des cotes d'écoute avant et après l'année de diffusion 2004-2005[17] , notre analyse des tendances d'écoute se limite à une période de trois ans. Au cours de la période de l'étude, la tendance d'écoute des nouvelles locales est claire, tant dans l'ensemble que pour chaque segment (région, groupe de télédiffusion, marchés francophone et anglophone, heure du jour); l'écoute des nouvelles locales n'affiche pratiquement aucune hausse, et dans presque tous les cas, elle affiche une baisse, quoique modeste, au sein des deux tranches d'âge clés (18 ans et plus, 25 à 54 ans).
Bien que les cotes d'écoute des nouvelles locales à l'échelle du Canada affichent une baisse de 0,2 point chez les 18 ans et plus, et de 0,3 point chez les 25‑54 ans pour la période de trois ans, cette tendance pourrait marquer le début d'une baisse plus importante. Étant donné que les services spécialisés nationaux dans le domaine de l'information, des sports et de la météo, à l'instar d'Internet, offrent à la population canadienne un éventail plus vaste de bulletins de nouvelles au moment opportun, les besoins en matière de nouvelles régionales diminuent. En outre, comme la génération Internet représente une part grandissante de l'auditoire clé, l'ensemble du temps d'écoute de la télévision, y compris les nouvelles locales, est susceptible d'afficher une baisse constante. D'ailleurs, cette baisse est déjà en cours.
L'écoute des chaînes privées classiques chez les anglophones de 18 à 34 ans a affiché une baisse de 2,4 points par quart d'heure de 1998 à 2007 [18]. Par contre, au cours de la même période, chez les anglophones de 35 ans et plus, on constate une baisse de seulement 0,2 point. De même, chez les francophones de 18 à 34 ans, l'écoute a affiché une baisse de 2,4 points au cours de la même période, comparativement à une baisse de seulement 1,3 points chez les francophones de 35 ans et plus.
Une part importante de cet auditoire a migré vers Internet. Chez les internautes canadiens de 18 à 34 ans, l'utilisation d'Internet à la maison a affiché une hausse moyenne de 176 minutes par mois, de mars 2007 à février 2008, pour atteindre 2 480 minutes par mois, ou 83 minutes par jour[19]. Toutefois, bien que 5 millions des 6,2 millions d'internautes canadiens de cette tranche d'âge aient consulté les sites de nouvelles[20] à la maison, en février 2008, ils n'y ont consacré en moyenne que 60 minutes par mois. Selon ces données, il semble que malgré la baisse d'écoute de la télé et des nouvelles locales attribuable aux nouvelles plateformes, les Canadiens de 18 à 34 ans visitent les sites de nouvelles principalement dans le but d'obtenir des mises à jour plutôt que dans le but de visionner des bulletins complets ou d'y puiser l'ensemble de l'information dont ils ont besoin. En bref, les Canadiens de 18 à 34 ans semblent simplement avoir réduit leurs habitudes de consommation d'information.
Les annonceurs reconnaissent déjà en grande partie la baisse des cotes d'écoute chez les 18-34 ans. Ainsi, bien que les cotes d'écoute des nouvelles locales soient stables chez les auditeurs plus âgés, il existe un chevauchement marqué de l'auditoire des bulletins de nouvelles d'un jour à l'autre et d'une station à l'autre. Par conséquent, les annonceurs croient que deux ou trois messages publicitaires par semaine permettent de rejoindre de manière efficace les auditeurs de cette tranche d'âge. Le tableau suivant présente un résumé des variations de l'écoute des nouvelles locales pour deux tranches d'âge successives, en fonction de l'heure, pour la période de l'étude.
Figure 2
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Variation des cotes d'écoute des nouvelles locales de 2004‑2005 à 2006‑2007, à l'échelle nationale |
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18 ans et plus |
25‑54 ans |
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Total |
- 0,2 |
- 0,3 |
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Midi |
0,0 |
- 0,1 |
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Début de soirée |
- 0,3 |
- 0,4 |
|
Fin de soirée |
- 0,1 |
- 0,1 |
Quoique la stagnation de l'écoute des nouvelles locales soit assez homogène dans l'ensemble des marchés, les réseaux francophones de Québec et de Montréal, de même que le marché anglophone d'Halifax, ont connu une baisse légèrement plus marquée. D'autre part, les régions de Vancouver et d'Ottawa-Gatineau sont les deux seules régions qui ont connu une hausse des cotes d'écoute des nouvelles locales au cours de la période de l'étude. Le tableau suivant présente un résumé des variations de l'écoute des nouvelles locales pour deux tranches d'âge successives, en fonction des principaux marchés, pour la période de l'étude.
Figure 3
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Variation des cotes d'écoute des nouvelles locales de 2004‑2005 à 2006‑2007, en fonction des marchés |
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18 ans et plus |
25‑54 ans |
|
|
Vancouver |
0,0 |
0,1 |
|
Calgary |
- 0,1 |
- 0,2 |
|
Edmonton |
- 0,2 |
- 0,3 |
| Winnipeg |
- 0,1 |
- 0,3 |
| Toronto |
- 0,1 |
- 0,1 |
|
Ottawa-Gatineau |
0,3 |
0,2 |
|
Montréal (francophone) |
- 0,6 |
- 0,6 |
|
Québec (francophone) |
- 1,1 |
- 1,0 |
|
Halifax |
- 0,5 |
- 0,7 |
Comme dans le cas de l'analyse de l'écoute en fonction des marchés, l'écoute des nouvelles locales en fonction des réseaux indique que le réseau francophone TVA a connu les baisses les plus marquées. Bien que la présente analyse ne vise pas à tirer des conclusions finales relatives à la baisse de l'écoute en fonction des marchés, il est à noter que la SRC a toujours obtenu de meilleurs résultats que la CBC sur le plan des nouvelles locales (en général, la SRC est en position dominante ou arrive bonne deuxième). Par conséquent, la baisse d'écoute des nouvelles locales sur les marchés francophones pourrait être attribuable à la concurrence ainsi qu'aux préférences télévisuelles des jeunes auditeurs. Le tableau suivant présente un résumé des variations de l'écoute des nouvelles locales pour deux tranches d'âge successives, en fonction des groupes de télédiffusion, pour la période de l'étude.
Figure 4
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Variation des cotes d'écoute des nouvelles locales de 2004‑2005 à 2006‑2007, en fonction des réseaux |
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18 ans et plus |
25‑54 ans |
|
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CHUM |
- 0,2 |
- 0,2 |
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CanWest |
- 0,2 |
- 0,1 |
|
CTV |
0,1 |
- 0,3 |
|
TVA |
- 0,8 |
- 0,8 |
En ce qui concerne les télédiffuseurs, la faible baisse de l'ensemble des cotes d'écoute des nouvelles locales et la baisse négligeable dans certains marchés constituent une bonne nouvelle. De même, bien que le troisième groupe de télédiffusion au sein d'un marché donné soit loin de réaliser des profits grâce aux émissions de nouvelles locales, ses cotes d'écoute ne chutent pas plus rapidement que celles des autres télédiffuseurs.
Le temps publicitaire des nouvelles locales représente principalement du temps publicitaire à l'échelle locale, et les annonceurs locaux sont les principaux acheteurs du temps publicitaire des nouvelles locales. Compte tenu du taux d'inflation, la hausse des tarifs publicitaires d'environ 2 % par année ne représente pas une hausse réelle.
Il est presque toujours possible d'acheter du temps publicitaire à l'heure des nouvelles locales; même sur les marchés où la demande est forte, comme à Calgary, le temps publicitaire à l'heure des nouvelles est rarement complètement vendu. Comme il a été mentionné antérieurement, il existe un chevauchement marqué de l'auditoire des bulletins de nouvelles d'un jour à l'autre et d'une station à l'autre. Par conséquent, les annonceurs croient que deux ou trois messages publicitaires par semaine permettent de rejoindre les auditeurs de manière efficace.
Le fait que le bulletin de nouvelles locales d'un télédiffuseur soit le plus regardé au sein d'un marché permet à ce télédiffuseur d'établir des tarifs publicitaires démesurés. Par exemple, sur le marché d'Edmonton, le bulletin de nouvelles de 18 h le plus écouté attire environ 30 % plus d'auditeurs que le bulletin du concurrent le plus proche, mais le tarif publicitaire du télédiffuseur dominant pour un message de 30 secondes est presque de 60 % supérieur à celui de son concurrent[21]. En raison des tarifs élevés, le taux de monnayabilité du temps publicitaire pendant les nouvelles locales est à peu près égal chez les diffuseurs qui occupent les quatre premières places du classement.
Étant donné que le taux de monnayabilité du temps publicitaire pendant les nouvelles locales et les dépenses relatives aux nouvelles locales des deux télédiffuseurs sont semblables, il est presque impossible pour le télédiffuseur qui arrive en deuxième place de réduire l'écart de rentabilité qui le sépare du télédiffuseur dominant si la hausse des cotes d'écoute ne se traduit pas directement par une hausse proportionnelle des tarifs publicitaires. Bien que cette tendance ne soit pas uniforme à l'échelle nationale, elle s'applique aux bulletins de nouvelles en soirée qui arrivent en deuxième place à Calgary, à Vancouver, à Montréal, à Québec et à Edmonton.
Les tendances présentées ci-dessus - croissance négligeable de l'auditoire et stagnation des tarifs publicitaires - indiquent que les recettes des émissions de nouvelles locales, à toutes fins pratiques, ont atteint un plafond. Après indexation, la valeur des recettes des émissions de nouvelles locales en chiffres absolus ne présente aucune croissance. Les nouvelles locales ne sont donc plus un vecteur de recettes intéressant pour les radiodiffuseurs privés.
Par contre, les recettes des émissions de nouvelles locales continuent de dominer l'ensemble des ventes de temps d'antenne locale, tel qu'illustré ci-dessous. En 2006‑2007, le total des recettes des émissions de nouvelles locales pour les marchés considérés s'élevait à 89 % de l'ensemble des ventes de temps d'antenne locale. Les remarques obtenues auprès des acheteurs de médias portent à penser que les émissions de nouvelles locales demeurent le meilleur investissement parmi l'ensemble des choix de programmation locale puisque les auditoires des autres émissions sont trop restreints pour constituer un achat de médias judicieux.
Figure 5 : Recettes calculées des émissions de nouvelles locales et des ventes de temps d'antenne locale pour les marchés considérés
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2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
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Recettes nouvelles locales M $ |
153 $ |
156 $ |
159 $ |
165 $ |
168 $ |
|
Vente temps d'antenne locale M $ |
186 $ |
194 $ |
193 $ |
203 $ |
207 $ |
Il est à noter que les chiffres sectoriels de radiodiffusion en direct subissent l'influence du marché torontois, où, selon les estimations, les recettes des émissions de nouvelles locales s'élèvent à près du double du chiffre d'affaires des ventes de temps d'antenne locale, étant donné que CIII-TV de CanWest, à Paris (Ontario), et Citytv Toronto de Rogers ne communiquent pas leurs chiffres d'affaires concernant les ventes de temps d'antenne locale.
Figure 6 : Recettes calculées des émissions de nouvelles locales et recettes publicitaires totales pour les marchés considérés
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2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
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|
|
| Recettes nouvelles locales M $ |
$153 |
$156 |
$159 |
$165 |
$168 |
| Vente temps d'antenne locale et nationale M $ |
$1,289 |
$1,260 |
$1,322 |
$1,325 |
$1,343 |
Comparativement à l'ensemble des ventes de temps d'antenne locale et nationale, les recettes des émissions de nouvelles locales ne constituent que 14 % du total, tel qu'illustré ci‑dessus. Ici encore, cette proportion est touchée (négativement) par l'incapacité de certains radiodiffuseurs du marché torontois à vendre de la publicité locale. La contribution des émissions de nouvelles locales à l'ensemble des recettes des radiodiffuseurs semble d'autant moins importante si l'on tient compte du fait que les dépenses consacrées aux nouvelles locales ne constituent que 17 % du total des dépenses que les radiodiffuseurs consacrent à leur programmation.
Pour évaluer les tendances des recettes et le rôle global des émissions de nouvelles locales, nous avons pris en compte des enjeux tels que :
Compte tenu de la faiblesse relative des recettes tirées des émissions de nouvelles locales par les radiodiffuseurs moins importants et vu le manque de viabilité de ces émissions, il semblerait probable que les radiodiffuseurs soient disposés à renoncer aux recettes publicitaires des émissions de nouvelles locales en échange de l'abolition de leurs obligations en matière de programmation locale. Dans le contexte de la demande présentée par HDTV Networks Inc. - une demande de licence pour un réseau national de radiodiffusion en direct sans obligation de programmation ou de nouvelles locales - et de l'audience tenue à son sujet, l'ACR a invoqué les [traduction] « obligations considérables et onéreuses de diffusion de nouvelles et d'émissions locales auxquelles l'obtention d'une licence de diffusion en direct est généralement assujettie pour les marchés locaux »[22]
Comme les radiodiffuseurs ont encore des obligations de programmation locale à respecter, certains d'entre eux ont pris des mesures pour réduire leurs coûts. Par exemple, le jour où CTV a annoncé le rachat de CHUM Ltée, CHUM a mis à pied 280 employés et annulé quatre émissions de nouvelles locales de Citytv à Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver [23]
Les nouvelles technologies permettent désormais aux radiodiffuseurs de réduire leurs coûts d'exploitation grâce à la centralisation des régies et à l'utilisation de centres de montage numérique et de plateaux virtuels pour les émissions de nouvelles, de même qu'à la réduction du personnel des salles de nouvelles radiodiffusées. CanWest Broadcasting a annoncé de telles mesures en octobre 2007, au moment où l'entreprise centralisait ses activités de nouvelles à Vancouver, à Edmonton, à Calgary et à Toronto, une opération qui a mené, selon les estimations, à l'abolition de 150 postes[24] Les résultats financiers - qui continuent d'être ternes dans le secteur de la télévision conventionnelle en général et dans celui des émissions de nouvelles locales en particulier - sont susceptibles d'intensifier les opérations de rationalisation des salles de nouvelles par l'utilisation des nouvelles technologies.
Contrairement aux radiodiffuseurs privés, CBC/Radio-Canada a annoncé en avril 2008 que le diffuseur public consacrerait davantage de ressources à la couverture des actualités locales et nationales en Alberta en créant 25 nouveaux postes de journalistes de télévision à Calgary et à Edmonton [25]Bien que ceci constitue un changement pour le diffuseur public, après plusieurs années de réduction des émissions de nouvelles locales dans l'ensemble du pays, cette initiative pourrait exacerber la baisse des cotes d'écoute des émissions de nouvelles locales des radiodiffuseurs privés, ce qui aurait des répercussions directes sur leur rentabilité. Tel qu'indiqué ci-dessus, les émissions de nouvelles locales de Radio-Canada occupent déjà le premier ou le deuxième rang sur la plupart des marchés locaux du Québec et elles livrent donc déjà une concurrence intense aux émissions privées de radiodiffusion en direct.
Pour les entreprises privées de radiodiffusion en direct, la valeur des émissions de nouvelles locales ne se limite pas à des avantages économiques : elle inclut également l'attraction des auditoires des émissions de nouvelles locales vers les nouvelles nationales et vers les autres émissions de début de soirée [26]. Les émissions de nouvelles locales jouent également un rôle de pierre de touche : les diffuseurs peuvent joindre directement les collectivités locales et élaborer leur image de marque en couvrant les actualités locales et en envoyant les personnalités de leurs émissions de nouvelles [27]
Pour un télédiffuseur, les nouvelles locales demeurent encore la façon la plus rentable - parmi les choix d'émissions locales - de respecter ses engagements pris dans sa licence de radiodiffusion du CRTC. Les nouvelles locales constituent également un moyen économique d'acquérir l'image de marque d'une station « locale » au sein de la collectivité et d'opérer sur l'entreprise une différenciation déterminante compte tenu de la fragmentation croissante de l'univers de radiodiffusion. Cela dit, les impératifs d'entreprise et de rentabilité commanderont vraisemblablement une baisse ultérieure des coûts.
Comme les recettes des émissions de nouvelles présentent une croissance soutenue qui correspond au taux d'inflation, la fluctuation de la rentabilité des émissions de nouvelles locales dépend principalement de l'évolution des dépenses. Depuis quelques années, tous les radiodiffuseurs ont envisagé, à différents degrés, des solutions techniques telles que la consolidation des régies, la création de plateaux virtuels pour les émissions de nouvelles, ainsi que d'autres initiatives destinées à maîtriser ou à diminuer les coûts. Malgré tout, la rentabilité des émissions de nouvelles locales n'a subi aucun changement. Comme les dépenses globales en 2008 devraient augmenter, selon les estimations, de 3,95 % en moyenne, la tendance baissière de la rentabilité se maintiendra.
Figure 7 : Rentabilité des émissions de nouvelles locales par groupe de radiodiffusion
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2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
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|
|
CTV |
10.3 $ |
9.8 $ |
9.8 $ |
8.8 $ |
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Canwest |
(11.8 $) |
(11.1 $) |
(9.8 $) |
(11.5 $) |
|
CHUM |
(6.4 $) |
(9.1 $) |
(10.3 $) |
(11.4 $) |
Le graphique reproduit ci-dessus indique clairement que les pertes résultant de la production d'émissions de nouvelles locales ne sont pas uniformes d'un groupe à l'autre, CTV et CanWest occupant des positions opposées dans le continuum financier :
L'une des tendances communes à tous les groupes de radiodiffusion est la baisse de la rentabilité des émissions de nouvelles locales pour l'année de radiodiffusion en cours. Ici encore, il faut souligner que l'estimation des dépenses associées aux émissions de nouvelles locales en 2007-2008 a été fournie par les radiodiffuseurs et qu'aucun d'entre eux n'a estimé une baisse de ces dépenses. Un examen des trois années précédentes indique que la réduction des dépenses associées aux nouvelles locales a été plus importante que l'augmentation de 2 % des recettes des émissions de nouvelles locales. Dans le cas de CanWest, ceci a donné lieu à une légère augmentation de la rentabilité en chiffres absolus.
Toutefois, le fait que la rentabilité des nouvelles locales pour l'année en cours soit pratiquement en état de stagnation - voir en déclin - pour tous les groupes de diffusion indique sans équivoque un déclin global de la viabilité des émissions de nouvelles locales et les répercussions de l'effritement des auditoires de la télévision.
Globalement, plusieurs facteurs ont eu des répercussions sur la viabilité des émissions de nouvelles locales, y compris la stagnation des auditoires et des revenus, la hausse des dépenses et les tarifs publicitaires démesurés des chefs de file des marchés, tandis que sur la plupart des marchés, l'intensification de la concurrence livrée par le radiodiffuseur public limite la viabilité financière des émissions de nouvelles locales à un seul diffuseur.
Contrairement aux conditions qui prévalaient sur les marchés en 1999, à l'époque où les émissions de nouvelles locales avaient probablement un modèle d'entreprise viable, la plupart des radiodiffuseurs perçoivent à présent la diffusion de nouvelles locales comme un fardeau financier déraisonnable. Par exemple, même sur les marchés fortunés comme ceux de Vancouver et de Toronto, les radiodiffuseurs qui occupent le premier et le deuxième rang en termes de dépenses consacrées aux nouvelles locales sont aussi ceux dont les pertes sont plus élevées pour cette même activité.
La viabilité des émissions de nouvelles locales n'est pas uniquement fonction de facteurs économiques : il faut également tenir compte de l'attraction exercée par les émissions de nouvelles locales sur les auditoires au profit des nouvelles nationales et des autres émissions de début de soirée. Les émissions de nouvelles locales jouent également un rôle de pierre de touche : les diffuseurs peuvent rejoindre directement les collectivités locales et élaborer leur image de marque en couvrant les actualités locales en envoyant les personnalités de leurs émissions de nouvelles. Enfin, les nouvelles locales sont encore le moyen le plus efficace, pour un radiodiffuseur, de respecter les obligations de programmation locale auxquelles il est assujetti.
Ces objectifs secondaires pourraient toutefois être atteints à différents degrés avec un budget de nouvelles locales plus modeste. Or, le fait que tous les radiodiffuseurs de chaque marché - hormis un seul d'entre eux - se concentrent exclusivement sur la rentabilité de leurs activités aurait une incidence négative sur la diversité des sources d'émissions de nouvelles locales et sur l'exhaustivité de la couverture des collectivités locales qui est traditionnellement offerte aux Canadiens.
Dans les observations qu'elle a présentées dans le cadre des travaux de l'initiative Diversité des voix, la Guilde canadienne des médias a souligné que [traduction] « les entreprises ont constaté qu'elles peuvent gagner davantage en se contentant d'activités adéquates et en limitant leur investissement à la collecte de renseignements, plutôt qu'en atteignant l'excellence; selon George Orr, vétéran des radiodiffuseurs de Vancouver, les médias concentrent alors leurs efforts sur la couverture des actualités toutes faites au lieu d'examiner des questions qui n'ont pas été préalablement présentées sous forme de communiqué de presse »[28].
Ainsi, bien que les émissions de nouvelles locales puissent être viables à différents niveaux, l'interprétation de cette viabilité peut varier d'un radiodiffuseur à l'autre et du point de vue du Conseil.
Comme une analyse détaillée des stratégies envisageables pour un éventuel plan d'action, nous résumerons brièvement les possibilités susceptibles de s'offrir au Conseil.
1) Réinstaurer un nombre minimal d'heures d'émissions de nouvelles locales
Ceci arrêterait la diminution des heures de diffusion de nouvelles locales (en termes de prestation de contenu de masse) et l'abolition des postes. Par contre, l'impératif économique qui anime les radiodiffuseurs inciterait probablement ceux-ci à diminuer l'exhaustivité de leur couverture, tout en ayant recours à des émissions « topos » et à des rediffusions. Cette stratégie, employée seule, ne serait pas suffisante pour garantir un niveau de qualité même modeste.
En termes de pratiques exemplaires en matière de réglementation, soulignons que les organismes de réglementation n'ont généralement pas tenté de prescrire la durée des émissions de nouvelles locales[29]
2) Accroître les ressources financières offertes aux stations de radiodiffusion en direct, notamment en exigeant qu'une partie des frais de distribution soit consacrée à la production d'émissions de nouvelles locales.
3) Surveillance
Bien qu'il ne soit peut-être pas encore temps que le CRTC rétablisse les dispositions relatives aux nouvelles locales dans le cadre réglementaire de la radiodiffusion en direct, la situation des émissions de nouvelles locales - notamment chez les radiodiffuseurs qui occupent le troisième et le quatrième rang de chaque marché - devrait faire l'objet d'une surveillance annuelle. De plus, compte tenu du fait que la présente étude se limite aux cotes d'écoute des émissions de nouvelles locales sur trois ans et puisque les données sur la consultation en ligne étaient limitées à une période de 12 mois, d'autres activités de surveillance sont à préconiser.
[1] Les émissions de nouvelles locales représentaient 18,16 % du budget total de programmation en 2005 comparativement à 17,02 % en 2007.
[2] Les informations financières des marchés comptant moins de trois diffuseurs privés sont omises pour des raisons de confidentialité.
[3] Les émissions de nouvelles locales sont généralement diffusées le matin, en début et en fin de soirée dans les principaux marchés.
[4] Le 11 juin 1999, le Conseil a publié « La politique télévisuelle au Canada : Misons sur nos succès » (Avis public CRTC 1999-97 ou la Politique de 1999). Dans cet avis public, l'article d) traitait de « L'exigence selon laquelle les titulaires doivent démontrer comment ils reflètent les préoccupations locales. On abandonne cependant l'exigence de nouvelles locales. »
[5] Source pour les données CPR et CPM : Tomik2 Inc., service de consultation prospère en marketing et ventes, spécialisé dans les anciennes et dans les nouvelles formes de médias, dirigé par Jack Tomik. Parmi ses clients, la société compte notamment des entreprises de vente de médias nationaux, des canaux de télévisions distribués par câble, des médias distribués par téléphone cellulaire, des agences de publicité, des médias numériques hors domicile, des sociétés de production de contenu et les compagnies de services Internet. La carrière de Jack Tomik compte 30 années d'expérience dans le secteur de la publicité, durant lesquelles il fut notamment président de CanWest Media Sales, responsable de plus de 1,5 milliard de dollars destinés à la vente annuelle de publicité pour la télévision, les journaux, Internet et la radio au Canada
[6]Source : Recherche sur les auditoires du CRTC, Hermina Harris, Chef, Analyse économique de la recherche sur l'auditoire et recherche stratégique
[7] Source : groupes de télédiffusion étudiés
[8] Estimation par groupe de télédiffusion individuel
[9] Source : Tomik2
[10] Ibid
[11] Source : Le service d'étude du CRTC sur l'écoute a recueilli les données sur les auditoires à partir des données suivantes recueillies par BBM/Nielsen :
[12] Source : Tomik2. Comme les tarifs de publicité fluctuent continuellement et que la conservation de ces données ne présente aucun avantage pour les agences de publicité, la plupart des agences ne conservent pas ces données.
[13] Par exemple, à la fin de la saison 2004-2005, CHRO a changé le nom de son bulletin de nouvelles en début de soirée, qui est passé de News 6 Ottawa à A-Channel News at 6. Dans la plupart des cas, le consultant a pu identifier l'émission de nouvelles locales tout au long de la période de l'étude.
[14] CKAL Calgary, CKEM Edmonton, CHRO Pembroke, CKVR Barrie, Citytv Toronto, CIVI Vancouver-Victoria, CHMI Winnipeg-Portage La Prairie.
[15] Source : Information fournie par TVA par l'entremise du CRTC.
[16] Note : Quoi qu'il en soit, comme la différence réside principalement dans l'interprétation, elle n'a pas d'incidence marquée puisque les tarifs publicitaires locaux sur le marché étendu de Montréal ne sont que légèrement inférieurs aux tarifs publicitaires provinciaux. Source : Tomik2, d'après les discussions avec les acheteurs de médias au Québec.
[17] En 2004, comme BBM/Nielsen a changé ses méthodes de cueillette de données (les formulaires ont été remplacés par des audimètres portatifs sans fil), il est impossible de comparer les données recueillies à partir de ces deux méthodes.
[18] Source : Recherche sur les auditoires, Hermina Harris : données sur la télévision publiées par Sondages BBM (automnes 1998, 2002 et 2007).
[19] Source : Recherche sur les auditoires, Jeff Leiper, analyste de recherche : comScore Networks Inc., Utilisation d'Internet à la maison et furetage pour s'informer sur l'actualité chez les Canadiens de 18 à 34 ans.
[20] Comscore calcule l'écoute des nouvelles qui se fait en ligne à partir de sa propre liste de sites Web; les données ne sont donc pas tout à fait complètes.
[21] À l'automne 2007, CFRN obtenait une cote de 12,0 chez les 18+ pour son bulletin de nouvelles de 18 h et facturait 3 020 $ pour 30 secondes de publicité. CITV, de son côté, obtenait une cote de 8,2 chez le même groupe d'âge pour son bulletin de nouvelles de 18 h, mais ne facturait que 1 300 $ pour 30 secondes de publicité.
[22] Intervention de l'ARC, janvier 2008.
[23] Observations de la Guilde canadienne des médias lors d'une audience publique du CRTC (2007-5)
[24] Communiqué de CanWest, 4 octobre 2007
[25] Communiqué de CBC/Radio-Canada, 3 avril 2008.
[26] Par exemple : l'attraction des auditoires des nouvelles locales de fin de soirée vers l'émission eTalk.
[27] Par exemple : Max Keeling de CJOH, ou le recours à des personnalités d'émissions de nouvelles locales.
[28] Observations de la Guilde canadienne des médias lors d'une audience publique du CRTC en mai 2007.
[29] L'ABA, en Australie, a envisagé l'instauration d'une obligation de diffusion de nouvelles et d'information locales à l'échelle régionale dans les localités où il n'y a que deux services commerciaux disponibles. Ce projet a ultérieurement été abandonné. Source : ABA NR65/2004, juin 2004.
L'OFCOM (Royaume-Uni) a étudié la diversité des médias d'actualités locales et reçu des observations du public à ce sujet, avant d'atteindre les conclusions suivantes : [traduction] « nous savons également que pour les nations et les régions, la pluralité des sources de nouvelles est l'un des éléments les plus importants. Personne ne préfère un monopole de l'information. » L'OFCOM a incité les radiodiffuseurs privés à élaborer des émissions de nouvelles régionales et locales, par exemple les nouvelles nationales et régionales d'ITV (dans le cadre des obligations de cette station en matière de radiodiffusion publique) et les émissions de nouvelles micro-régionales et émissions supplémentaires axées sur l'actualité de STV (dans le cadre d'une initiative conjointe réalisée avec la Scottish Broadcasting Commission).
Mise à jour : 2009-01-23