TRANSCRIPT OF PROCEEDINGS BEFORE
THE CANADIAN RADIO‑TELEVISION AND
TELECOMMUNICATIONS COMMISSION
TRANSCRIPTION DES AUDIENCES AVANT
CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION
ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES
SUBJECT:
VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /
PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION
HELD AT: TENUE À:
Convention Centre Centre des congrès de Québec
1000 René-Levesque Blvd East 1000, boul. René-Levesque est
Quebec, Quebec Québec (Québec)
March 21, 2006 Le 21 mars 2006
Transcripts
In order to meet the requirements of the Official Languages
Act, transcripts of proceedings before the Commission will be
bilingual as to their covers, the listing of the CRTC members
and staff attending the public hearings, and the Table of
Contents.
However, the aforementioned publication is the recorded
verbatim transcript and, as such, is taped and transcribed in
either of the official languages, depending on the language
spoken by the participant at the public hearing.
Transcription
Afin de rencontrer les exigences de la Loi sur les langues
officielles, les procès‑verbaux pour le Conseil seront
bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des
membres et du personnel du CRTC participant à l'audience
publique ainsi que la table des matières.
Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu
textuel des délibérations et, en tant que tel, est enregistrée
et transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues
officielles, compte tenu de la langue utilisée par le
participant à l'audience publique.
Canadian Radio‑television and
Telecommunications Commission
Conseil de la radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes
Transcript / Transcription
VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /
PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION
BEFORE / DEVANT:
Charles Dalfen Chairperson / Président
Michael Arpin Commissioner / Conseiller
Richard French Commissioner / Conseiller
Andrée Noël Commissioner / Conseillère
Joan Pennefather Commissioner / Conseillère
ALSO PRESENT / AUSSI PRÉSENTS:
Chantal Boulet Secretary / Secrétaire
Valérie Lagacé Legal Counsel /
Conseillère juridique
Robert Ramsay Hearing Manager /
Gérant de l'audience
HELD AT: TENUE À:
Convention Centre Centre des congrès de Québec
1000 René-Levesque Blvd East 1000, boul. René-Levesque est
Quebec, Quebec Québec (Québec)
March 21, 2006 Le 21 mars 2006
TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS
PAGE / PARA
PHASE I (Cont.)
PRÉSENTATION PAR / PRÉSENTATION BY:
Radio Couleur Jazz inc. 392 / 2320
Radio Nord Communications inc. (CKNU-FM) 445 / 2639
Radio Charlesbourg/Haute St-Charles (CIMI-FM) 510 / 3006
Communications Médialex inc. 572 / 3372
591991 B.C. Ltd. (Corus) (CFEL-FM) 647 / 3970
PHASE II
INTERVENTION PAR / INTERVENTION BY:
3924301 Canada inc. (Communications Lévis 2001) 697 / 4277
Yves Sauvé 707 / 4323
Québec (Québec)
‑‑‑ L'audience débute le mardi 21 mars 2006 à 0932 /
Upon commencing on Tuesday, March 21, 2006 at 0932
LISTNUM 1 \l 1 \s 23102310 LE PRÉSIDENT: À l'ordre, s'il vous plaît.
LISTNUM 1 \l 12311 Madame la secrétaire, bonjour, tout le monde.
LISTNUM 1 \l 12312 LA SECRÉTAIRE: Merci, Monsieur le président. Bonjour à tous.
LISTNUM 1 \l 12313 Avant de débuter, j'aimerais annoncer que deux requérantes qui s'étaient engagées à déposer un document concernant leur création orale l'ont fait ce matin.
LISTNUM 1 \l 12314 Alors, il s'agit de la requérante Yves Sauvé et de la requérante 9147‑2605, M. Jean‑Pierre Coallier.
LISTNUM 1 \l 12315 Alors, les documents ont été déposés au dossier de la demande et seront disponibles dans la salle d'examen pour ceux qui désirent les consulter.
LISTNUM 1 \l 12316 Alors, nous allons commencer ce matin avec l'Article 5 à l'ordre du jour qui est une demande présentée par Radio Couleur Jazz inc. en vue d'obtenir une licence visant l'exploitation d'une entreprise de programmation de radio FM commerciale spécialisée de langue française à Québec.
LISTNUM 1 \l 12317 La nouvelle station sera exploitée à la fréquence 106,9 MHz (canal 295C1) avec une puissance apparente rayonnée moyenne de 3 690 watts, puissance apparente rayonnée maximale de 16 900 watts/hauteur de l'antenne de 410,1 mètres.
LISTNUM 1 \l 12318 M. Pierre Brosseau comparaît pour la requérante et il nous présentera ses collègues. Vous disposerez alors de 20 minutes pour votre présentation.
LISTNUM 1 \l 12319 Monsieur Brosseau.
*PRÉSENTATION / PRESENTATION
LISTNUM 1 \l 12320 M. BROSSEAU: Bonjour, Monsieur le président, Monsieur le vice‑président, Mesdames les conseillères, membres du personnel.
LISTNUM 1 \l 12321 Je suis Pierre Brosseau, président du conseil de Radio Couleur Jazz et de Radio Nord Communications. Permettez‑moi de vous présenter les personnes qui m'accompagnent aujourd'hui.
LISTNUM 1 \l 12322 A ma droite immédiate, Louis Panneton, vice‑président, ventes et marketing, vice‑président exécutif radio et directeur général de Couleur Jazz Montréal.
LISTNUM 1 \l 12323 A la droite de Louis, Raynald Brière, président et chef de l'exploitation de Radio Nord Communications et Guy Banville, vice‑président de la programmation de Radio Nord Communications.
LISTNUM 1 \l 12324 A ma gauche, Francine Côté, conseillère à la direction de Radio Nord.
LISTNUM 1 \l 12325 A la table derrière nous, en commençant par votre droite, Réjean Nadeau, directeur général, finances et administration; Thierry Gamelin, superviseur, recherche média, de Carat Canada; Ralph Boncy, directeur musical de Couleur Jazz à Montréal; Danny Boulanger, directrice des ressources humaines à Radio Nord Communications; et Guy Beaudoin, directeur général, services techniques et informatiques.
LISTNUM 1 \l 12326 Dans la demande que nous vous présentons aujourd'hui, Radio Nord Communications s'est associé à la Société Spectra‑Scène qui est également son partenaire dans Couleur Jazz 91,9, lancée le 14 décembre 2004 à Montréal. Ce lancement demeure une date importante pour les partenaires de Couleur Jazz. Radio Nord Communications entrait enfin dans le marché de la radio à Montréal après plus de 55 ans d'existence.
LISTNUM 1 \l 12327 Le lancement de Couleur Jazz Montréal soulignait aussi l'enracinement et le soutien du Festival international de jazz de Montréal après avoir célébré ses 25 ans d'existence en 2004.
LISTNUM 1 \l 12328 Une aventure aussi excitante qu'on a pu l'imaginer pose encore un défi de taille. Le développement de la radio spécialisée exige de la détermination et de la patience. Ajoutons à cela que nous opérons à Montréal avec une fréquence très limitée.
LISTNUM 1 \l 12329 Malgré cela, Radio Couleur Jazz tisse ses racines petit à petit à Montréal et construit sa notoriété.
LISTNUM 1 \l 12330 Les bénéfices annoncés avec la création de cette radio commence à prendre forme.
LISTNUM 1 \l 12331 Guy Banville vous en parle.
LISTNUM 1 \l 12332 M. BANVILLE: Comme le mentionnait Pierre, Couleur Jazz a beaucoup évolué depuis son lancement. On peut maintenant dire qu'elle est une station référence. Son offre radiophonique stimule la découverte de la richesse du répertoire jazz, blues et musique du monde.
LISTNUM 1 \l 12333 Lors du Festival de jazz l'été dernier, Couleur Jazz s'est associée à l'événement comme station référence en y installant son antenne pendant toute la durée du festival. A cette occasion, nous avons demandé à trois musiciens de la relève de former un trio qui s'est déplacé au cour du centre‑ville pendant 11 jours, permettant au public d'apprécier les talents de la relève jazz.
LISTNUM 1 \l 12334 Le public a tellement aimé que nous avons décidé de financer cette formation de la relève comme le trio officiel de Couleur Jazz.
LISTNUM 1 \l 12335 Déjà, nous avons réussi à lancer des artistes du jazz comme Florence K., Annie Poulin, qui est de Québec d'ailleurs, et Samina, dont nous avons parrainé les concerts intimes et les spectacles gratuits dans le cadre du Festival de jazz.
LISTNUM 1 \l 12336 Couleur Jazz a été aussi la première station à diffuser son nouvel album. Couleur Jazz travaille aussi avec l'Université Concordia, la faculté de musique de l'Université de Montréal, le JazzFest, le Festival des harmonies à Sherbrooke et le FestiBlues pour n'en nommer que ceux‑là.
LISTNUM 1 \l 12337 Malgré sa courte existence, Couleur Jazz a créé une attitude dans l'univers de jazz à Montréal et a contribué à mieux faire connaître le genre et surtout ses merveilleux artistes.
LISTNUM 1 \l 12338 Nous croyons que la ville de Québec pourra aussi bénéficier de la venue d'une station jazz et notre station Couleur Jazz Québec viendra enrichir et compléter l'offre radiophonique à Québec.
LISTNUM 1 \l 12339 Soixante‑dix pour cent de notre programmation musicale proviendra de la catégorie 34 jazz et blues avec un contenu canadien de 35 pour cent, ce qui atteste de notre détermination à mieux faire connaître les artistes canadiens qui évoluent dans ce genre et à encourager les talents émergents. Nous diffuserons aussi des musiques variées, musiques métissées, R&B, soul et funk et des musiques de catégorie 2 avec un contenu canadien de 45 pour cent et 65 pour cent de musique vocale de langue française.
LISTNUM 1 \l 12340 Le Festival d'été international de Québec et le concours provincial de musique de Sillery sont des éléments qui seront appuyés par Couleur Jazz Québec.
LISTNUM 1 \l 12341 Nos émissions de création orale communiqueront les dates de concerts, spectacles, nouvelles sorties de disques, écoute K, toutes les dates de jazz et du blues de la région de Québec, des festivals, les soirées spécialisées et bien d'autres activités culturelles dans le genre seront communiqués en ondes.
LISTNUM 1 \l 12342 Du trio au big band, du classique au novateur, Couleur Jazz Québec soutiendra les groupes ou artistes en développement par un programme de talent qui peut donner le petit coup de pouce qui manque souvent à ces artistes.
LISTNUM 1 \l 12343 Couleur Jazz Québec souscrira 700 000 $ en dépenses directes et 105 000 $ en dépenses indirectes pour le terme de la licence, dépenses qui sont réparties en cinq volets: 175 000 $ pour Musique Action; 140 000 $ en bourses pour les étudiants en musique; 210 000 $ pour le concours Couleur Jazz, 70 000 $ pour des camps musicaux dans la région de Québec; et 105 000 $ au Festival d'été international de Québec.
LISTNUM 1 \l 12344 Couleur Jazz Québec sera la radio référence pour tout ce qui se rapporte au jazz, au blues et à toutes les déclinaisons les plus connues comme certaines facettes insoupçonnées pour les amateurs sérieux et les néophytes à la portée de tous les auditeurs dans une ambiance conviviale.
LISTNUM 1 \l 12345 Couleur Jazz Québec offrira une programmation adaptée à ses auditeurs avec un peu plus de 14 heures de création orale par semaine.
LISTNUM 1 \l 12346 Couleur Jazz Québec diffusera l'actualité locale, régionale et nationale en bulletins de trois minutes aux heures de pointe la semaine, neuf fois par jour, en plus de la météo, de la circulation et des documentaires sur les profils d'artistes de jazz, histoire du jazz et d'autres rubriques comme la bourse, sports, jardinage et les activités qui reflètent les centres d'intérêts des auditeurs québécois.
LISTNUM 1 \l 12347 Louis Panneton vous donne maintenant plus de détails quant au plan d'affaires proposé.
LISTNUM 1 \l 12348 M. PANNETON: Notre formule Couleur Jazz apportera une diversité et une complémentarité aux émissions de radio disponibles dans le marché de Québec.
LISTNUM 1 \l 12349 Notre formule vise prioritairement les adultes de 35 à 64 ans dans un créneau musical qui demeure inoccupé. Ainsi, notre étude de marché réalisée par Carat note que les adultes de plus de 35 ans consacrent une grande partie de leur écoute de la radio à des stations établies à l'extérieur de Québec. Chez les adultes de 35 à 64 ans, la station la plus populaire est Rock détente avec une part de 20,4 pour cent suivi de CFOM et de la station Énergie. La formule Couleur Jazz sera vraiment complémentaire à ces stations.
LISTNUM 1 \l 12350 Par ailleurs, Couleur Jazz Québec s'adressera à un groupe cible dont les caractéristiques socio‑économiques diffèrent des publics cibles des stations actuelles.
LISTNUM 1 \l 12351 Nous estimons que la part de marché de la station pour les 25‑54 oscillera entre 3,9 pour cent en l'an un à 4,9 pour cent à maturité. Environ 500 000 $ des recettes envisagées par Couleur Jazz Québec en l'an un proviendraient des stations actuelles. Donc, l'incidence est donc négligeable pour les stations qui pourraient être affectées compte tenu de la part de marché et des recettes modestes projetées par Couleur Jazz et de la bonne santé du marché de Québec selon les indicateurs économiques les plus récents.
LISTNUM 1 \l 12352 La ville de Québec demeure l'une des seules grandes villes canadiennes sans station de jazz. Nous pensons que la population de Québec accueillera avec enthousiasme cette station qui contribuera à l'enrichissement de l'offre dans le marché.
LISTNUM 1 \l 12353 Une centaine d'intervenants, que nous remercions, ont pris la peine d'appuyer notre demande.
LISTNUM 1 \l 12354 Notre sondage, réalisé par le maison Synovate, permet de vérifier l'intérêt de la population de Québec pour le jazz. Tout en respectant l'équilibre du paysage radiophonique, nous pensons offrir une contrepartie de qualité, innovante et pertinente à la population de Québec.
LISTNUM 1 \l 12355 Notre présence à Québec nous permettra aussi de soutenir l'expansion de la radio spécialisée de jazz au Québec. Si nous obtenons une licence à Québec, notre intention est d'offrir également le service dans les plus petits marchés comme Sherbrooke et Trois‑Rivières au moyen de réémetteurs. Nous pourrions ainsi constituer une offre plus attrayante pour les annonceurs nationaux qu'il est très difficile actuellement de convaincre avec une seule station à Montréal. Compte tenu des limitées serrées du modèle économique actuel, il nous paraît souhaitable d'assurer une présence dans les marchés principaux du Québec pour accéder à une base de revenus nationaux.
LISTNUM 1 \l 12356 De plus, les synergies avec CKNU dans l'hypothèse où les modifications des licences demandées seraient autorisées par le Conseil, nous permettront de soutenir l'effort des deux stations dans une phase de développement.
LISTNUM 1 \l 12357 Je cède la parole à Raynald Brière pour la conclusion de notre présentation.
LISTNUM 1 \l 12358 M. BRIERE: Merci, Louis.
LISTNUM 1 \l 12359 Dans un environnement où la technologie interpelle la vision d'avenir de la radio au Québec, tout comme au Canada, la radio spécialisée s'impose comme une piste prometteuse pour assurer la croissance de ce médium.
LISTNUM 1 \l 12360 A l'instar de ce qui se passe à la télévision, nous sommes convaincus que la radio spécialisée peut fidéliser des nouveaux auditeurs et attirer de plus en plus l'intérêt des annonceurs. Pour soutenir la radio spécialisée, il faut mettre des ressources mais aussi compter sur une masse critique qui permet d'offrir un produit plus attrayant aux annonceurs et d'améliorer la qualité du service, surtout dans l'univers francophone limité aux nouveaux permis.
LISTNUM 1 \l 12361 C'est dans ce contexte que nous souhaitons que le Conseil nous permette de poursuivre notre expérience dans cette voie en nous autorisant une nouvelle station Couleur Jazz dans la capitale.
LISTNUM 1 \l 12362 Nous vous remercions de votre attention et nous sommes entièrement disposés à répondre à vos questions.
LISTNUM 1 \l 12363 LE PRÉSIDENT: Merci beaucoup, Messieurs et Mesdames.
LISTNUM 1 \l 12364 Monsieur le vice‑président French.
LISTNUM 1 \l 12365 CONSEILLER FRENCH: Bon, est‑ce qu'on pourrait parler avec M. Panneton, commencer avec M. Panneton au sujet du marché du Québec, de Québec, qui est quand même un enjeu important?
LISTNUM 1 \l 12366 On remarque dans les quelques commentaires préliminaires, on parle de la bonne santé du marché de Québec. Est‑ce qu'on peut dire, Monsieur Panneton, dans l'option de Radio Nord, que le marché de la publicité radio à Québec est en bonne santé?
LISTNUM 1 \l 12367 M. PANNETON: Oui, le marché est en bonne santé à Québec. Plusieurs tableaux indiquent que le marché de Québec se porte bien.
LISTNUM 1 \l 12368 M. BRIERE: Si vous me permettez que je rajoute peut‑être un commentaire, d'abord tous les indicateurs économiques, quand on les regarde, les derniers indicateurs économiques montrent que c'est un marché en bonne santé, mais que la moyenne en tout cas, qu'on regarde les permis de construction, qu'on regarde le taux d'emploi, et cetera, je pense que ça nous indique que l'économie est bonne.
LISTNUM 1 \l 12369 Quand on regarde de 1999 à 2003, il y a eu une croissance, les revenus ont passé de 25 millions à 31 millions, une croissance de 5,8 pour cent, puis après ça, ça s'est stabilisé, on le sait, depuis 2003 à maintenant.
LISTNUM 1 \l 12370 Dans notre esprit, dans mon esprit, en tout cas, c'est une situation plus conjoncturelle que structurelle. Il y a eu des chambardements. Il ne faut pas penser que ces chambardements‑là n'ont pas eu une grande influence sur la situation du marché.
LISTNUM 1 \l 12371 Mais quand on regarde les derniers sondages, il y a une redistribution de l'écoute puis on sent que maintenant, on va assister, je pense, à une reprise de ce marché‑là et qu'on va connaître une croissance dans les prochaines années, il n'y a pas de doute. Parce que les indicateurs étant là, je pense que forcément, les revenus ‑‑
LISTNUM 1 \l 12372 MME COTÉ: Peut‑être, si vous me permettez, Monsieur French, nous avons demandé aux représentants de Carat, qui ont fait l'étude de marché qui avait été déposée en 2004 de mettre à jour les prévisions au niveau des indicateurs de la santé économique du marché de Québec, et je demanderais, si vous le permettez, à Thierry Gamelin de vous donner les résultats de cette mise à jour, si vous le souhaitez.
LISTNUM 1 \l 12373 CONSEILLER FRENCH: Je suis choyé.
LISTNUM 1 \l 12374 M. GAMELIN: Bonjour, Monsieur le conseiller.
LISTNUM 1 \l 12375 Donc, le Conference Board du Canada avait fait des projections de croissance stable pour les ventes au détail dans le marché de la ville de Québec et ces projections‑là ont été, nous en sommes très heureux, revues à la hausse.
LISTNUM 1 \l 12376 Donc, si on regarde, il avait été projeté en 2004 des ventes au détail de 9,1 milliards de dollars et le réel coût que nous avons eu les résultats du Conference Board est de 9,9 milliards. Donc, une augmentation de 9 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12377 Pour ce qui est de 2005, c'était prévu 9,4 milliards et ça s'est chiffré à 10,2 milliards, donc ce qui est une augmentation aussi de 8 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12378 Ça démontre que le marché de Québec est en bonne situation économique au niveau des ventes au détail.
LISTNUM 1 \l 12379 Vous êtes sûrement pas aussi sans savoir que le marché de Québec a un taux de chômage beaucoup plus bas que celui de la province, de 3 pour cent plus bas en février 2006.
LISTNUM 1 \l 12380 Et pour ce qui est de la valeur des permis de bâtir, elle augmente plus rapidement dans le marché de Québec. Elle a augmenté de 1999 à 2005 de 22,5 pour cent comparativement à 15,1 pour cent pour la même période pour la province de Québec.
LISTNUM 1 \l 12381 Donc, le marché de la ville de Québec se porte mieux économiquement que la province elle‑même. Merci.
LISTNUM 1 \l 12382 CONSEILLER FRENCH: Oui, mais la question n'est pas là. Personne conteste le dynamisme général de l'économie de la grande région métropolitaine québécoise. C'est plutôt la question de la traduction de ces ventes de détail et d'autres indices prometteurs en publicité radio dont il s'agit.
LISTNUM 1 \l 12383 Donc, j'aimerais demander à M. Brière il y a eu des événements conjoncturels qui ont, ou conjoncturaux, je ne sais pas, qui ont quelque peu déplacé, je fais une hypothèse, là, qui a quelque peu déplacé l'argent pub radio à Québec. Où est allé cet argent‑là?
LISTNUM 1 \l 12384 M. BRIERE: Permettez que je revienne au début de votre question, Monsieur le vice‑président.
LISTNUM 1 \l 12385 Ces événements conjoncturels‑là, à mon avis, ont eu un impact sur la stabilité. Le milieu des annonceurs n'aime pas beaucoup l'instabilité. Je pense que c'est clair, ça. Si je suis un annonceur, demain, moi, l'instabilité, ça ne m'intéresse pas.
LISTNUM 1 \l 12386 Et cette instabilité‑là, en fait, hier, on en a parlé. Je ne reprendrai pas tout ce qui s'est dit, mais on sait très bien qu'il y a des annonceurs qui ont dit bon, bien, on ne touche pas à ça. On arrête. Puis quand vous réglerez vos problèmes, on viendra. Puis nous autres, en attendant, on veut pas être associé à ça.
LISTNUM 1 \l 12387 Il y a une réalité là‑dedans qui m'apparaît claire. A qui profite le crime, comme dirait l'autre. Mon expérience en télévision, en tout cas, a montré que la télévision locale en particulier se porte plutôt bien. Donc, je pense que la télévision, sur le plan local, à raison d'une tarification appropriée, dirons‑nous, récupère une partie de ce montant‑là qui, parce que dans le fond, la nature, ça se déplace d'un secteur à l'autre et c'est évident que je pense que c'est la télévision locale qui en profite le plus.
LISTNUM 1 \l 12388 CONSEILLER FRENCH: Pourtant, il n'y a pas eu de pointe de revenu particulière pendant cette période‑là.
LISTNUM 1 \l 12389 M. BRIERE: Non, mais il y a eu ‑‑
LISTNUM 1 \l 12390 CONSEILLER FRENCH: En télévision.
LISTNUM 1 \l 12391 M. BRIERE: Il y a quand même une croissance des revenus, en télé, en tout cas. Les chiffres qui étaient à ma disposition il n'y a pas très, très longtemps illustraient qu'il y avait une croissance de revenus et il y a le fait encore une fois qu'il y a des annonceurs qui ont dit en radio, bien nous, on va faire autre chose ou on va attendre. Puis encore une fois, quand le marché sera beaucoup plus stable, on reviendra.
LISTNUM 1 \l 12392 C'est des bouleversements majeurs au fond qu'il y a eu. Les trois animateurs qui ont vu leur situation se modifier dans l'espace d'un an.
LISTNUM 1 \l 12393 CONSEILLER FRENCH: Ils sont retombés sur le champ de bataille.
LISTNUM 1 \l 12394 M. BRIERE: C'est quand même pas rien, admettons le.
LISTNUM 1 \l 12395 CONSEILLER FRENCH: Je suis curieux et je pose la question pas en temps que vice‑commissaire ou vice‑président du CRTC mais plutôt comme personne curieuse. Comment ce fait‑il que l'annonceur n'opte pas pour un des postes non impliqués dans cette confrontation? Est‑ce que ça empoisonne tout le puits?
LISTNUM 1 \l 12396 M. BRIERE: C'est difficile ici parce qu'ils sont à peu près tous impliqués.
LISTNUM 1 \l 12397 Mais, non, je blague un peu mais en fait, les trois premiers joueurs, les trois premiers joueurs, oui, c'est ça, étaient directement impliqués. Ça crée une instabilité.
LISTNUM 1 \l 12398 Ça crée un climat, ça crée un environnement et cet environnement‑là fait que vous savez, quand on est à distance, quand on est un annonceur national particulièrement, on regarde ça de loin, on a souvent parfois l'impression que c'est pire. On se dit, eh, mon Dieu, qu'est‑ce qui se passe là?
LISTNUM 1 \l 12399 Donc, on se dit bien, on va attendre. On va attendre parce qu'il se dit des choses.
LISTNUM 1 \l 12400 Les médias extérieurs rapportent ça d'une façon. Est‑ce que c'est correct ou pas, je n'ai pas de jugement à porter là‑dessus. Je dis juste que le fait qu'on propage ça partout, ça beaucoup d'impact. Et ça joue, c'est un facteur extrêmement important qui a joué.
LISTNUM 1 \l 12401 Je le répète, c'est un changement majeur. C'est pas une petite affaire qui est arrivée, dans le fond.
LISTNUM 1 \l 12402 Je sais qu'on ne peut pas, pour répondre à votre question, l'indicateur économique évidemment ça ne se répercute pas mais ça va finir par se répercuter, c'est indiscutable.
LISTNUM 1 \l 12403 CONSEILLER FRENCH: Alors, vous prévoyez quand même un avenir où le marché reprend son rythme de croisière de croissance d'entre 1999 et 2003, sauf que vous prévoyez quand même 5 pour cent plutôt que 5,7 pour cent pour les prochaines années. Est‑ce qu'il y a une raison qui est ‑‑
LISTNUM 1 \l 12404 M. BRIERE: Par prudence.
LISTNUM 1 \l 12405 CONSEILLER FRENCH: Par prudence.
LISTNUM 1 \l 12406 M. BRIERE: Par prudence, on pense que ce marché‑là va croître à ce rythme‑là. On s'est donné, je pense qu'il faut faire des calculs conservateurs.
LISTNUM 1 \l 12407 Il faut se donner cette marge‑là et on s'est donné cette marge‑là, qui nous apparaît plus réaliste aussi quand on fait des calculs évidemment.
LISTNUM 1 \l 12408 CONSEILLER FRENCH: Et l'impact de licences pour Couleur Jazz dans le marché de Québec serait modeste sur les titulaires actuels?
LISTNUM 1 \l 12409 M. BRIERE: Oui, c'est clair que c'est modeste. On parle de 900 000 $ en l'an un, un marché de 30 quelque millions. Je veux dire, c'est bien sûr, vous savez, prenons uniquement le cas de la station où c'est connu, c'est un dossier qui présente une modification de son format mais c'était juste le point de dire de cette façon‑là tirait une partie de ses revenus du marché de Québec dans un groupe cible plus âgé.
LISTNUM 1 \l 12410 Cet argent‑là retourne dans le marché. Cet argent‑là, il retourne dans le marché. Donc, on prend une portion de cette ‑‑ on prétendrait prendre une simple portion de ce pourcentage‑là.
LISTNUM 1 \l 12411 Quand on regarde ça sur les sept années disons, je faisais le calcul ce matin, je regardais ça et je me disais présumant qu'il n'y a pas de croissance, 30 quelque millions, c'était 225 millions, on va aller chercher 5 pour cent chez certains, disons. C'est ça qu'on fera avec le plan qu'on dépose devant vous aujourd'hui, en présumant même pas la croissance du 5 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12412 En présumant qu'il ne se passe rien, on va aller chercher le 5 pour cent. Ça va donner à peu près 223, 224 millions sur les sept ans de ventes publicitaires dans ce marché ici.
LISTNUM 1 \l 12413 Donc, toutes choses étant égales, ça nous apparaît, tout en offrant une diversité, on se dit, en fait, on offre un nouveau produit, une diversité avec peu d'impact, qui nous apparaît un plan qui fait du sens.
LISTNUM 1 \l 12414 CONSEILLER FRENCH: M. Coallier évoquait un fait que je trouvais intéressant ‑‑ puis je doute que vous pouvez répondre pour votre poste de Montréal, mais je vous pose la question pareil. Il a indiqué qu'une proportion significative ‑‑ je ne me rappelle pas, mais c'était peut‑être entre 40 et 60 pour cent de ses annonceurs ‑‑ annonçaient uniquement avec lui. On peut déduire peut‑être qu'ils avaient attiré ses annonceurs dans le marché de la pub radiophonique par un produit unique.
LISTNUM 1 \l 12415 Avez‑vous des statistiques comparables pour le Jazz Montréal?
LISTNUM 1 \l 12416 M. BRIERE: Je vais laisser Louis le préciser mais c'est inévitable que la venue de produits haute gamme ou niche, dans le fond, n'est pas mainstream. Alors, il y a des annonceurs qui ne veulent pas être noyés dans un environnement mainstream. C'est normal parce que, bon, je pense que c'est une catégorie de produits, dont l'automobile de luxe peut‑être, dans les vêtements.
LISTNUM 1 \l 12417 Et à Montréal, on a senti que ça créé un attrait particulier pour ce genre de produits‑là, un peu comme un magasin spécialisé qui demain vient dans le marché à côté d'un magasin mainstream, il va chercher une part parfois d'un marché qui sont des annonceurs qui sont pas des familiers disons.
LISTNUM 1 \l 12418 M. PANNETON: Après notre première année d'opération ou à peu près à Couleur Jazz Montréal, on a environ aux alentours de 40 pour cent de notre clientèle en chiffres d'affaires qui provient dans un premier temps de clients qui justement sont reliés directement à la musique jazz, que ce soit dans la restauration, que ce soit dans l'habitation, que ce soit en automobile, reliés à des événements aussi qui sont reliés au jazz. Donc à l'événementiel, ça c'est vraiment un volet intéressant.
LISTNUM 1 \l 12419 Deuxième point sur les clients, qui justement, comme Raynald vient de le dire, n'utilisaient pas la radio et utilisaient d'autres médias et maintenant peuvent rejoindre la clientèle cible qu'on offre à cause de notre profil démographique.
LISTNUM 1 \l 12420 On a une concentration d'auditoire qui est importante ‑‑ jusqu'à 70 pour cent de notre clientèle entre 25‑54 ‑‑ et donc de cette façon‑là pour eux avec des revenus et aussi des revenus et de l'éducation au‑delà de la moyenne. Donc, c'est relativement contemporain.
LISTNUM 1 \l 12421 Donc, c'est à peu près 40 pour cent de notre clientèle actuellement qui sont les clients, du nouvel argent, qu'on peut dire, honnêtement, qui a été soit des ajouts supplémentaires au budget, déplacement de budgets de d'autres médias à la radio, ou tout simplement, c'est l'environnement qu'ils viennent chercher chez nous au niveau de Couleur Jazz.
LISTNUM 1 \l 12422 CONSEILLER FRENCH: Merci. Je ne sais pas si vous avez d'autre chose à ajouter, Monsieur Brière, mais il est évident que pour ‑‑ et je parle de l'impact économique de l'arrivée d'une autre licence ‑‑ c'est évident que si le Conseil décidait d'attribuer une licence ou même plus qu'une licence, on ferait le pari que vous faites, que vous nous invitez à faire.
LISTNUM 1 \l 12423 Soit que 2003 à 2005 était un accident de parcours et non pas une manifestation d'une différence fondamentale du marché, du lien entre le marché radio pub et le marché plus généralement.
LISTNUM 1 \l 12424 Mais je peux pas laisser le sujet sans remarquer que le Conseil doit être conscient que 70 pour cent du revenu dans le marché va à trois postes et les quatre autres postes ont de la difficulté. Il se peut qu'on soit pas malhonnête ou incorrect en disant que c'est une économie extraordinaire à Québec, puis ça marche bien puis c'est plus dynamique que les autres villes en général, mais il faut un peu faire attention ‑‑ et puis je vous accuse pas de ne pas l'avoir fait ‑‑ mais il faut que le Conseil fasse attention de ne pas présumer naïvement et de façon simpliste que cet accident de parcours est terminé et que l'argent va revenir.
LISTNUM 1 \l 12425 Alors, je vous invite une fois devant moi, si je pense à d'autre chose, puis si vous avez d'autre chose à dire là‑dessus.
LISTNUM 1 \l 12426 M. BRIERE: Je vous remercie de l'invitation. Je pense qu'il y a deux éléments que j'aimerais ajouter.
LISTNUM 1 \l 12427 Le premier, comme je dis, c'est conjoncturel, c'est circonstanciel, c'est des décisions de programmation. A partir du moment, on ne peut pas, en tout cas, je ne pense pas qu'on puisse évaluer le marché sur uniquement des décisions de programmation.
LISTNUM 1 \l 12428 Les décisions de programmation, ça change. La preuve de ça, quand on regarde depuis le dernier sondage, on regarde la situation de Cogeco, par exemple, qui a récupéré 30, 40, 50 pour cent de l'écoute des pertes de CHOI, disons, là on va se retrouver dans une position économique, une situation financière pas mal meilleure. Je pense que ça, c'est clair.
LISTNUM 1 \l 12429 Uniquement sur un sondage, on n'a pas vu celui du 10 avril encore qui s'en vient. Il y a donc cet espèce de jeu‑là, d'équilibre‑là qui est en train de se faire, dont à mon avis vous devez tenir compte, puis avec respect.
LISTNUM 1 \l 12430 Deuxième des éléments pour moi, c'est je transpose ça dans un autre secteur. L'avenir de la télévision spécialisée, par exemple, ça n'a pas affaibli la télévision au Québec, ni à Québec, ni à Montréal. Ça créé de la diversité et des fois la diversité, ça crée de la richesse parce que ça offre des choix, parce que ce que ça fait, c'est que ça permet que les annonceurs soient attirés, plus de restaurants.
LISTNUM 1 \l 12431 Hier, je suis allé manger à Québec. Il y a pas mal de restaurants en ville et pas loin des meilleurs restaurants au monde, il faut le dire. Mais la vérité, il y en a beaucoup. C'est certain qu'il y en a qui vivent moins bien mais la majeure partie vit bien parce qu'il y a une diversité, il y a un italien, il y en a un chinois, il y en a en je ne sais pas quoi. Il y a toutes sortes de restaurants.
LISTNUM 1 \l 12432 C'est peut‑être un problème aussi qu'il y a eu une concentration de trois joueurs seulement. Ça, c'est un problème. Ça, à mon avis, c'est pas sain. On ne peut pas blâmer les gens, c'est leur job, puis ils font une sacrée bonne job. Mais on n'a pas ce problème‑là dans d'autres marchés parce qu'il y a une diversité de produits.
LISTNUM 1 \l 12433 Des situations de contrôle de 40, 45 pour cent dans un marché, on voit pas ça à nulle part, absolument pas. On a vu ça ici. On verra plus ça, je pense.
LISTNUM 1 \l 12434 Alors, à mon avis, c'est ça qui est le plus, que vous devez tenir compte aussi.
LISTNUM 1 \l 12435 CONSEILLER FRENCH: Vous nous invitez à lever notre regard vers un avenir, deux, trois ans et un moment où il y aurait un plus grand départage d'écoute. Il y aurait, espérons‑le, moins d'instabilité en terme de personnel, d'animateurs et animatrices et il y aurait, on présume, une situation où la relation entre l'économie générale de la région et le marché de radio pub s'apparente davantage à la situation dans d'autres villes canadiennes.
LISTNUM 1 \l 12436 M. BRIERE: A mon avis, on est en route, on est en marche, on l'est dedans. Ces événements‑là, le temps passe, évidemment. Ces événements‑là se sont produits il y a un certain temps. On voit déjà la redistribution.
LISTNUM 1 \l 12437 Les gens sont bien conscients, on voit déjà la situation de CHOI‑FM en terme d'écoute n'est plus du tout la même. FM93 s'est repositionné. Astral n'a pas de problème dans le marché. Corus est en train de s'organiser.
LISTNUM 1 \l 12438 A moment donné, ce marché‑là va reprendre là où il était dans sa croissance parce qu'il va y avoir une plus grande diversité et la diversité, je pense encore une fois, je le pense sincèrement, ça crée de la richesse. Ça fait qu'il y a plus de choix, plus de monde qui s'intéressent à plus de produits.
LISTNUM 1 \l 12439 Cette concentration des produits‑là a créé cette situation‑là et il ne faut pas trop attendre. Je pense que le changement est en train de se faire et c'est le temps, à mon avis, d'offrir de nouveaux produits dans ce marché‑là pour un meilleur équilibre, une plus grande diversité.
LISTNUM 1 \l 12440 Pourquoi il n'y aurait pas Jazz à Québec quand on compare que des villes à peu près de même taille au pays offrent un produit comme ça? Ça fait que ça ajoute une diversité et ça n'a pas beaucoup d'impact sur le marché et à mon avis, c'est le temps de faire.
LISTNUM 1 \l 12441 CONSEILLER FRENCH: Est‑ce qu'il y a un poste de jazz au pays qui le ferait?
LISTNUM 1 \l 12442 M. BRIERE: J'ai pas les chiffres de toutes les stations de jazz à travers le pays. Je peux vous dire une chose, on va faire nos choix à Montréal. Je peux vous assurer ça. On va le faire parce qu'on a une belle formule, on a un beau plan, du bon monde, puis un bon marché. Puis on va le faire.
LISTNUM 1 \l 12443 Ça va prendre le temps. Le principal handicap à Montréal, c'est pas le produit, c'est pas le plan, c'est pas l'idée. C'est notre antenne.
LISTNUM 1 \l 12444 CONSEILLER FRENCH: On l'a vu sur une mauvaise pente à Westmount, alors j'en sais quelque chose.
LISTNUM 1 \l 12445 M. BRIERE: Mais je vais vous dire une chose. On va tout faire, on a des gens qui travaillent là‑dessus. C'est évident qu'on a hérité d'une petite antenne. On le savait. On n'est pas totalement dépourvu. On le savait qu'on avait une petite antenne.
LISTNUM 1 \l 12446 Mais c'est un risque d'affaires. On le prend. On y croit. On prend les portes qui se présentent à nous. Quand on est un joueur émergent comme nous autres, on veut rentrer dans les marchés. Dès que la porte s'ouvre, on est là, nous. Les grosses portes, des centaines, il en reste moins. Pour le moment. On verra ce que le numérique pourra amener.
LISTNUM 1 \l 12447 Mais on l'a pris, on l'a pris, ce risque‑là. On l'assume.
LISTNUM 1 \l 12448 A Gatineau, on est là. L'entreprise a pris un risque. Ça été long. Deux à trois ans, c'est long, hein, quand on perd de l'argent. Je peux vous dire que cette année, on est dans la rentabilité. On est pas mal content de ça. Une sacrée bonne job. Petite antenne améliorée, bon produit, on l'a fait.
LISTNUM 1 \l 12449 A Montréal, on va le faire, soyez assuré de ça.
LISTNUM 1 \l 12450 CONSEILLER FRENCH: Justement au sujet de Gatineau et de Montréal, est‑ce que vous pouvez nous donner une idée combien est le minimum d'heures de programmation locale Québec ou québécoise que vous allez faire dans l'hypothèse qu'on vous attribue la licence?
LISTNUM 1 \l 12451 M. BRIERE: Je vais demander à Guy de vous répondre.
LISTNUM 1 \l 12452 CONSEILLER FRENCH: Monsieur Banville?
LISTNUM 1 \l 12453 M. BANVILLE: Cent pour cent de la programmation sera locale à Québec. Zéro pour cent d'émissions en simultané avec nos autres radios.
LISTNUM 1 \l 12454 CONSEILLER FRENCH: Alors, la chronique culturelle, les entrevues, tout ça va être fait ici?
LISTNUM 1 \l 12455 M. BANVILLE: Oui. Oui, bien peut‑être vous allez nous parler de synergie plus tard, mais.
LISTNUM 1 \l 12456 CONSEILLER FRENCH: Bon, parlons de synergie tout de suite alors.
LISTNUM 1 \l 12457 M. BANVILLE: D'accord.
LISTNUM 1 \l 12458 CONSEILLER FRENCH: Quelles seraient les synergies?
LISTNUM 1 \l 12459 M. BANVILLE: C'est‑à‑dire une fois qu'on a dit ça, parce que c'est le principe que toute l'équipe d'animation qui va avoir Québec va être d'ici.
LISTNUM 1 \l 12460 Ça n'empêche pas, j'ai vu, et j'ai bien entendu la question hier qui s'adressait à M. Coallier par rapport à la grille qu'il présentait et la grille qu'il affichait sur son site Internet à Montréal.
LISTNUM 1 \l 12461 Si vous allez sur le site Internet de Couleur Jazz à Montréal, la moitié des émissions qui sont déposées ici n'existent pas, n'existent plus. Déjà, il y a beaucoup de ‑‑
LISTNUM 1 \l 12462 Il reste des émissions comme Couleur café, par exemple, qui portent le même nom qu'à Montréal. Nous, on trouve que c'est une jolie trouvaille matinale qui s'appelle Couleur café, lorsqu'on s'appelle Couleur Jazz.
LISTNUM 1 \l 12463 Mais l'animation est différente, elle est locale. Les chroniques, l'information est différente et tout ça.
LISTNUM 1 \l 12464 Il arrive que parfois, on aime en synergie partager des choses pour une bonne raison. Par exemple, si je vous parle de l'émission Référence Couleur Jazz, là c'est autre chose. Même si l'émission est animée localement, on peut partager des choses. Pourquoi? Parce qu'on a fait la promotion des talents. Ça, c'est une émission qui référencie les albums jazz.
LISTNUM 1 \l 12465 En passant, je crois que probablement, on est la seule radio à référencer des albums au lieu de chansons.
LISTNUM 1 \l 12466 Excusez‑moi, je ne parle pas souvent au micro.
LISTNUM 1 \l 12467 Nous, on pense que c'est une formule originale qui, je pense qui a démontré qui faisait beaucoup plaisir aux artistes et qui nous permet, par exemple, si un album d'une semaine à l'autre est toujours à l'affiche dans l'émission, nous permet de diffuser des chansons différentes parce qu'on n'est pas prisonnier d'un concept de décompte ou de top.
LISTNUM 1 \l 12468 Ça vaut la peine de partager ça entre stations. Ça, ça vaut la peine d'avoir de la synergie, qu'une Annie Poulin, qui est typiquement une artiste de Québec, soit en promotion dans l'émission Référence couleur jazz à Montréal.
LISTNUM 1 \l 12469 CONSEILLER FRENCH: Alors, pour être clair, vous nous demanderez pas, sous aucune hypothèse, un permis de réseau.
LISTNUM 1 \l 12470 M. BRIERE: La réponse est non. Philosophiquement, c'est un bien grand mot.
LISTNUM 1 \l 12471 CONSEILLER FRENCH: Vous n'êtes pas le seul à philosopher dans ces périodes‑là.
LISTNUM 1 \l 12472 M. BRIERE: Absolument pas. Je ne philosophe pas beaucoup, effectivement. Notre entreprise, notre groupe, notre modèle d'affaires est bâti sur la radio locale. On dispose d'un certain nombre de stations de radio qui sont toutes locales.
LISTNUM 1 \l 12473 Il y a deux modèles au Québec dans le marché francophone, les modèle des réseaux comme on connaît, puis le modèle qu'on privilégie. Nous, on pense qu'il y a de la place pour ça encore aujourd'hui et je respecte l'autre modèle. J'y ai participé modestement dans une autre vie. Et c'est un modèle excellent, qui est en bonne santé, qui va bien, qui est rentable et tout ça.
LISTNUM 1 \l 12474 Mais nous, on a choisi la radio locale parce qu'on pense que c'est important. On a une locale en Abitibi, on a une locale partout et à Québec, dans tout ce qu'on va faire, on va être local.
LISTNUM 1 \l 12475 CONSEILLER FRENCH: Juste pour en finir, Monsieur Banville, il y avait une référence dans votre demande aux entrevues faites à l'étranger et notre personnel était curieux de savoir ce que ça voulait dire exactement. L'étranger, c'est à l'extérieur de la ville de Québec?
LISTNUM 1 \l 12476 M. BANVILLE: Oui. Non, ça, c'est formidable. C'est formidable parce que c'est une alliance qui enrichit notre projet parce qu'elle est faite avec la station TSF à Paris, qui sont de bons amis, et qui, vous savez, on diffuse leur programme avec 5 000 titres et qui reçoivent pleins d'invités sur des artistes français que parfois nous diffusons, parfois que nous aimerions faire découvrir au public ici.
LISTNUM 1 \l 12477 Donc, on a une entente. En échange, ils vont pouvoir venir au kiosque de Couleur Jazz pendant le Festival de jazz. C'est une espèce de bonne entente. Mais on va essayer aussi d'exporter des produits d'ici vers eux pour les faire diffuser et les entendre à Paris.
LISTNUM 1 \l 12478 CONSEILLER FRENCH: Et le personnel sera très déçu si je ne vous demandais pas si vous avez une idée de combien de minutes?
LISTNUM 1 \l 12479 M. BANVILLE: Je peux vous le dire, Monsieur le vice‑président. Je peux vous le dire. Attendez.
LISTNUM 1 \l 12480 Alors, ces chroniques‑là, d'ailleurs on les appelle Fans de jazz. Elles ont, c'est des extraits d'entrevues qui durent quatre minutes. On en aurait quatre extraits d'entrevues pour un total de 16 minutes par semaine.
LISTNUM 1 \l 12481 CONSEILLER FRENCH: Par semaine.
LISTNUM 1 \l 12482 M. BANVILLE: Oui. C'est de l'importation plutôt noble, quoi.
LISTNUM 1 \l 12483 CONSEILLER FRENCH: D'accord. Merci.
LISTNUM 1 \l 12484 Une autre question qui m'est inspirée, qui nous est inspirée par notre examen de votre demande par rapport aux autres demandes, les synergies administratives et autres seront sans doute importantes?
LISTNUM 1 \l 12485 M. BRIERE: Je vais demander à Réjean de les préciser. C'est surtout en administration, en technique. De mémoire, 125.
LISTNUM 1 \l 12486 M. NADEAU: Les synergies d'administration sont exactement 125 000 $ principalement au niveau de l'administration générale, la comptabilité, au niveau des ressources humaines, entres autres, l'informatique et partie technique, vente et promotion.
LISTNUM 1 \l 12487 CONSEILLER FRENCH: Alors, les synergies effectivement touchent les aspects qui appuient la programmation mais ne touchent pas la programmation de façon directe.
LISTNUM 1 \l 12488 M. BRIERE: Encore une fois, ça fait partie de notre modèle d'affaires, ce qu'on essaie de faire, c'est de regrouper le plus possible les aspects techniques et administratifs pour dégager les marges nécessaires pour investir dans les contenus locaux.
LISTNUM 1 \l 12489 C'est vrai qu'on centralise certains services mais on décentralise le contenu. C'est notre modèle d'affaires. C'est notre approche et c'est le même modèle d'affaires qu'on va implanter ici.
LISTNUM 1 \l 12490 CONSEILLER FRENCH: Ça se voit puisque vos dépenses de programmation sont au bas mot à peu près le double de ceux proposés par.
LISTNUM 1 \l 12491 M. BRIERE: Cinquante ‑‑ Oui, c'est ça, à peu près. Exactement. Oui, exactement. Je suis heureux que vous l'ayez trouvé.
LISTNUM 1 \l 12492 CONSEILLER FRENCH: Il faut le dire.
LISTNUM 1 \l 12493 M. BRIERE: C'est un travail formidable, hein.
LISTNUM 1 \l 12494 CONSEILLER FRENCH: Oui.
LISTNUM 1 \l 12495 M. BRIERE: Absolument. Mais on vous l'aurait dit quand même.
LISTNUM 1 \l 12496 Non mais effectivement, quand on est une entreprise de taille moyenne comme la nôtre, disons‑le, sans fausse modestie, c'est un peu la façon qu'on a trouvée pour dégager des argents pour investir dans les contenus. Sinon, ça n'a pas de bon sens être obligé. Sinon, c'est des sommes importantes.
LISTNUM 1 \l 12497 On se dit qu'est‑ce qui fait qu'on gagne ou on perd? Est‑ce que c'est la technique? Non, tout le monde l'a, la technique. Est‑ce que c'est parce qu'on a un meilleur service administratif? Tout le monde a des bons services administratifs.
LISTNUM 1 \l 12498 Ce qui fait qu'on gagne ou on perd, c'est le contenu puis la mise en marché. Et on a décidé que ‑‑ puis dans l'année, on vient de le faire dans toutes nos autres stations, on essaie de dégager des sommes. On se bat contre des entreprises extrêmement puissantes, très bien organisées, qui ont du bon contenu et je pense que la clé du succès à la radio, à la télévision aussi, dans les journaux, dans les médias, c'est le contenu.
LISTNUM 1 \l 12499 Le contenu local est plus coûteux à faire pour nous parce qu'on ne peut pas le spreader, comme dirait l'autre, sur un grand nombre de stations. C'est un choix économique qu'il faut bien assumer quand on le fait.
LISTNUM 1 \l 12500 La seule façon de le faire c'est de concentrer les budgets en administration et tout ça autour de ‑‑ et ça nous permet de dégager plus d'argent pour les contenus et c'est ce qu'on cherche à faire.
LISTNUM 1 \l 12501 CONSEILLER FRENCH: Donc, plus cher et content de l'être?
LISTNUM 1 \l 12502 M. BRIERE: Plus cher dans la mesure où ‑‑ Non, on n'est jamais content quand ça coûte cher, on sait tous ça, mais on est plutôt content des résultats, par exemple.
LISTNUM 1 \l 12503 On est content de l'offre. C'est une offre diversifiée. Ça coûte un peu plus cher quand dans un marché on doit produire une centaine d'heures par semaine, on est d'accord pour dire que ça coûte ‑‑
LISTNUM 1 \l 12504 CONSEILLER FRENCH: Ça coûte cher.
LISTNUM 1 \l 12505 M. BRIERE: ‑‑ plus cher que celui qui doit faire 30 ou 35 heures par semaine parce qu'il a une partie de son produit qui vient d'une autre source d'alimentation.
LISTNUM 1 \l 12506 Je comprends que c'est pas les mêmes coûts, c'est pas la même grandeur, on n'est pas dans les mêmes ordres de grandeur quand on embauche des artistes qu'on paie à un prix fort. Mais on est plutôt content de ce modèle‑là mais on pense surtout que c'est nécessaire, cet équilibre‑là dans les marchés.
LISTNUM 1 \l 12507 Les stations locales ont leur rôle à jouer, les stations, les réseaux ont leur rôle à jouer il n'y a pas de doute.
LISTNUM 1 \l 12508 CONSEILLER FRENCH: Merci.
LISTNUM 1 \l 12509 Est‑ce que vous avez une dépense de droits plus élevés que par exemple la musique classique? Est‑ce que ça serait significatif?
LISTNUM 1 \l 12510 M. BRIERE: Je ne suis pas certain de comprendre la question. Vous voulez dire le coûts par rapport aux droits des ‑‑
LISTNUM 1 \l 12511 CONSEILLER FRENCH: Des auteurs compositeurs et des artistes.
LISTNUM 1 \l 12512 M. NADEAU: Ce sont les mêmes, Monsieur.
LISTNUM 1 \l 12513 CONSEILLER FRENCH: Les mêmes?
LISTNUM 1 \l 12514 M. NADEAU: Oui.
LISTNUM 1 \l 12515 M. BRIERE: C'est les mêmes montants, oui.
LISTNUM 1 \l 12516 CONSEILLER FRENCH: Est‑ce qu'on peut parler de CKNU, parce que dans la demande de CKNU, vous mentionnez les synergies possibles avec une nouvelles station FM. Est‑ce que vous pouvez nous en parler un petit peu de savoir de quoi il s'agit?
LISTNUM 1 \l 12517 M. BRIERE: Encore une fois, c'est essentiellement le regroupement des services administratifs. Bien sûr que notre intention dans ce plan‑là, la modification de la licence à Québec dans l'autre cas et dans la demande ici présente, c'est de regrouper ça sous un même toit, d'installer ça dans un même local évidemment.
LISTNUM 1 \l 12518 Mais de bénéficier des synergies administratives, techniques, etc., tout en séparant totalement les contenus, y compris dans l'information.
LISTNUM 1 \l 12519 CONSEILLER FRENCH: Donc, c'est clair dans l'information pour ces deux postes‑là c'est 100 pour cent séparé?
LISTNUM 1 \l 12520 M. BRIERE: Absolument, c'est‑à‑dire que dans l'information, il y aura, dans le cas de CKNU, il y a des journalistes qui travaillent parce que c'est pas les mêmes groupes cibles évidemment puis c'est pas les mêmes atteintes au niveau de l'information. On en parlera ultérieurement, je pense.
LISTNUM 1 \l 12521 Mais dans le cas de Couleur Jazz, c'est des journalistes culturels qui font la couverture exclusivement pour Jazz, absolument.
LISTNUM 1 \l 12522 CONSEILLER FRENCH: Je pense, Monsieur le président, que ça couvre à peu près ce que le personnel m'a demandé de faire. Ils vont me donner ma note après la session. Ils ont peut‑être d'autres questions, je ne le sais pas.
LISTNUM 1 \l 12523 Monsieur Brière, vous pouvez faire d'autres commentaires si vous voulez. Il y a peut‑être de mes collègues aussi qui ont des questions.
LISTNUM 1 \l 12524 LE PRÉSIDENT: A la fin, on vous donne l'opportunité d'avoir un survol ou un pitch dernier à la fin.
LISTNUM 1 \l 12525 M. BRIERE: Je la saisirai, Monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 12526 LE PRÉSIDENT: Bon, Monsieur Arpin.
LISTNUM 1 \l 12527 CONSEILLER ARPIN: Merci, Monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 12528 Je veux revenir à la partie des questions que M. French vous a posées sur le marché puis je vais vous divulguer un certain nombre, pas des nombres mais certaines données sur le marché que le Conseil collige évidemment à partir des rapports annuels, et j'aimerais avoir vos observations parce que je pense qu'elles sont un peu en contradiction avec ce que vous avez affirmé tantôt.
LISTNUM 1 \l 12529 Je vais commencer par la télévision pour vous dire qu'en la période 2001 à 2005, les revenus de publicité locale en télévision ont décrû de 5,8 pour cent et en comparaison à la radio, elles ont crû de 1,3 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12530 Donc, je ne peux pas croire que les revenus de publicité locale qui ont diminué suite à la discussion que vous avez eue concernant les animateurs vedettes soient retrouvés à la télévision.
LISTNUM 1 \l 12531 Malheureusement, on n'a pas de données sur les quotidiens, sur les hebdos et sur l'Internet, voire même qui pourraient être venus chercher une partie de ces revenus publicitaires‑là.
LISTNUM 1 \l 12532 Quand je regarde maintenant du côté de la publicité nationale, à la télévision, les revenus de publicité nationale ont crû de 35 pour cent pour la télévision.
LISTNUM 1 \l 12533 Cependant, à la radio, elles ont décrû de 0,6 pour cent. Donc, décroissance un petit peu, décroissance mais légère.
LISTNUM 1 \l 12534 Donc, malgré le fait qu'il y a eu de la turbulence, je ne peux pas croire que les annonceurs nationaux ont quitté la barque très rapidement.
LISTNUM 1 \l 12535 Est‑ce que je pourrais avoir vos commentaires, parce que je pense que ça vient changer la réponse que vous avez donnée à M. French.
LISTNUM 1 \l 12536 M. BRIERE: Non, je ne pense pas que ça vient la changer. Ça vient peut‑être la corriger un peu mais pas dans le son sens profond.
LISTNUM 1 \l 12537 Ce que j'ai fait allusion, j'ai dit pour ‑‑ Moi, j'étais président du groupe TVA, j'ai les données en tête là. Notre station performait plutôt bien dans le marché de Québec et les souvenirs que j'en ai, et c'est ce que j'ai évoqué tout à l'heure.
LISTNUM 1 \l 12538 En ce qui me concerne, c'était ma connaissance de ce transfert‑là en tout cas, là. C'est que notre station performait plutôt bien et elle récupérait donc, à mon avis, une partie importante de l'argent qui pouvait se trouver libéré dans ce marché‑là.
LISTNUM 1 \l 12539 Quant au deuxième point concernant la publicité nationale, ça illustre peut‑être un peu la situation parce que ce que vous dites, Monsieur le vice‑président, c'est que la publicité nationale à la TV a crû de 35 pour cent. Exact?
LISTNUM 1 \l 12540 CONSEILLER ARPIN: Exact.
LISTNUM 1 \l 12541 M. BRIERE: Et elle est à peu près stable.
LISTNUM 1 \l 12542 CONSEILLER ARPIN: En radio.
LISTNUM 1 \l 12543 M. BRIERE: En radio. Ça pourrait peut‑être expliquer que les annonceurs nationaux ont pensé que la turbulence en radio, à la radio c'est peut‑être pas tout à fait un bon terrain pour investir et qu'il fallait peut‑être mettre l'argent en radio à la télé parce que 35 pour cent, admettons que c'est une croissance appréciable.
LISTNUM 1 \l 12544 CONSEILLER ARPIN: Oui. Cependant, quand je regarde l'étude que Carat a fait pour vous, l'étude prévoit que 80 pour cent de vos revenus viendront du placement média local.
LISTNUM 1 \l 12545 M. BRIERE: Oui, mais c'est tellement minime. Oui, je comprends, on parle de ‑‑
LISTNUM 1 \l 12546 CONSEILLER ARPIN: A moins que préalablement à la période de turbulence et pendant la période de turbulence et après la période de turbulence, que ce soit à la radio ou à la télévision, il n'y a pas de croissance des revenus de publicité locale.
LISTNUM 1 \l 12547 M. BRIERE: Bien, je comprends que la ‑‑ Est‑ce qu'on est d'accord pour dire qu'avant la période de turbulence, il y avait une croissance de revenus? Est‑ce qu'on s'entend là‑dessus, de 1999 à 2004? Le marché était de 25 millions et il est passé à 31 millions.
LISTNUM 1 \l 12548 CONSEILLER ARPIN: De publicité.
LISTNUM 1 \l 12549 M. BRIERE: De publicité totale, là. Le marché était à 25 millions. Il est passé à 31 millions, entre 1999 et 2003.
LISTNUM 1 \l 12550 CONSEILLER ARPIN: Oui.
LISTNUM 1 \l 12551 M. BRIERE: Il y a eu une croissance de 5,8 pour cent. Est‑ce qu'on est d'accord sur ce chiffre‑là?
LISTNUM 1 \l 12552 CONSEILLER ARPIN: Cependant, ces données‑là comprennent et les paiements de réseaux puis des droits puis d'autres sortes de revenus.
LISTNUM 1 \l 12553 M. BRIERE: Mais on prend les chiffres ‑‑
LISTNUM 1 \l 12554 CONSEILLER ARPIN: Si je regarde juste les revenus de publicité, je suis obligé de pas être en accord avec vous.
LISTNUM 1 \l 12555 M. BRIERE: Non, mais vous êtes d'accord, Monsieur le vice‑président, qu'il y avait quand même une croissance?
LISTNUM 1 \l 12556 CONSEILLER ARPIN: Tellement légère que c'est à peine perceptible.
LISTNUM 1 \l 12557 M. BRIERE: Entre 2003 et ‑‑ entre 1999 et 2003?
LISTNUM 1 \l 12558 CONSEILLER ARPIN: Malheureusement, je ne l'ai pas sous les yeux, les années 1999 et 2000, sauf que je sais que ‑‑
LISTNUM 1 \l 12559 M. BRIERE: Moi, de 1999 à 2003, Monsieur le vice‑président, j'ai de 25 millions à 31 millions, de 5,8 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12560 Puis alors, il y a quand même eu une croissance de marché. On ne met pas 30 millions de publicité dans ce marché‑là depuis cinq ans.
LISTNUM 1 \l 12561 CONSEILLER ARPIN: Mais ça comprend aussi beaucoup de revenus. Exemple, je regarde juste pour l'année 2003, j'ai 1 million d'autres revenus qui ne sont ni de la publicité nationale ou locale, qui peut être n'importe quoi, là. Ça, c'est dans le domaine de la radio. C'est 1 million.
LISTNUM 1 \l 12562 Donc, c'est pour ça, quand je regarde juste les revenus de publicité purs, de publicité locale et de publicité nationale, je vous dis qu'il n'y a à peu près pas de croissance en radio.
LISTNUM 1 \l 12563 Télévision ‑‑
LISTNUM 1 \l 12564 M. BRIERE: En télévision, c'est connu.
LISTNUM 1 \l 12565 CONSEILLER ARPIN: C'est‑à‑dire en télévision, oui, il y a eu de la croissance, c'est sûr. Le marché particulièrement en publicité nationale. Pas en publicité locale.
LISTNUM 1 \l 12566 Mais vous allez vivre de publicité locale. Votre modèle dit que vous avez 80 pour cent de revenu seront des revenus de publicité locale.
LISTNUM 1 \l 12567 M. BRIERE: Monsieur le vice‑président, je vais laisser Louis ‑‑
LISTNUM 1 \l 12568 Mais c'est vrai qu'on va vivre principalement de publicité locale au départ, c'est bien sûr. Mais encore une fois, c'est une ponction modeste.
LISTNUM 1 \l 12569 Regardez, prenez uniquement l'argent qui est libéré dans le marché par les changements de format actuellement. C'est de l'argent qui se retrouve dans le marché. On parle de faire 900 000 $ en annonces. C'est de ça qu'on parle, là.
LISTNUM 1 \l 12570 C'est ça, le modèle. On ne parle pas d'aller chercher une somme importante. On n'affectera pas le marché. On n'a pas cette prétention‑là, ni en écoute, ni en argent. On offre un produit de niche, diversifié.
LISTNUM 1 \l 12571 On ouvre un petit restaurant où est‑ce que c'est dur. C'est ça qu'on est. C'est ça qu'on offre. On est conscient que si demain matin, on débarque avec une station mainstream, femmes 25‑54, occupée par ‑‑
LISTNUM 1 \l 12572 CONSEILLER ARPIN: La raison pour laquelle je pose la question, c'est que les formats sont pas réglementés et vous pourriez décider ‑‑
LISTNUM 1 \l 12573 M. BRIERE: Non.
LISTNUM 1 \l 12574 CONSEILLER ARPIN: On vous donne le permis puis un format beaucoup moins pointu, un format très, très populaire puis, ce qui n'est pas interdit.
LISTNUM 1 \l 12575 M. BRIERE: Non, non, non. D'accord mais en même temps, sur notre plan d'affaires, on est crédible. On se présente devant vous aujourd'hui avec un plan. On va faire ce plan‑là.
LISTNUM 1 \l 12576 Dans le cas de CKNU, on a ‑‑
LISTNUM 1 \l 12577 CONSEILLER ARPIN: On a vu différents, on a vu des choses, toutes sortes de choses.
LISTNUM 1 \l 12578 MME COTÉ: Oui, c'est vrai, mais, Monsieur le vice‑président, si vous me permettez, dans le jazz, on a une demande de services spécialisés. Excusez, mais pour dire qu'on a en quelque sorte une camisole de force. C'est quand même, ça met une flexibilité puis une chemise.
LISTNUM 1 \l 12579 M. BRIERE: Exactement!
LISTNUM 1 \l 12580 MME COTÉ: CKNU, c'est une station de mainstream, mais ici, c'est un service spécialisé.
LISTNUM 1 \l 12581 CONSEILLER ARPIN: D'accord. Mais j'apprécie votre commentaire.
LISTNUM 1 \l 12582 Monsieur Panneton, vous voulez ‑‑
LISTNUM 1 \l 12583 M. PANNETON: Monsieur Arpin, je voulais juste vous dire un point par rapport à l'augmentation en télévision de 35 pour cent versus quelque chose de stable au niveau radio et dépendant du local ou du national, je vais vous dire que je pense que c'est relié à la diversité parce qu'en 1997, on trouve qu'en télévision spécialisée, il y a eu plusieurs nouvelles licences et ça ouvert les marchés, ça segmenté le marché, ça spécialisé le marché de façon à ce que les ventes télévision dans les conventionnelles ont été à peu près stables et les spécialisées ont permis l'augmentation importante, d'où la l'importance de dire que nous, si on avait une boîte de radio spécialisée, on pourrait avoir le même phénomène local, offrir la possibilité à des gens d'annoncer dans un créneau ou dans une station qui permette de rejoindre un profil plus efficace pour eux.
LISTNUM 1 \l 12584 CONSEILLER ARPIN: Maintenant, Carat vous a déposé à la page 22 de son analyse de marché ce qu'on appelle entre nous le mapping et a situé l'âge moyen de la population à 42 ans et situé votre station Couleur Jazz un petit peu plus vieille que l'âge moyen du marché.
LISTNUM 1 \l 12585 Alors, j'ai posé la même question à plusieurs requérants hier et je vais continuer aujourd'hui. Donc, quel âge a votre auditeur type?
LISTNUM 1 \l 12586 M. BANVILLE: Je dirais 44 ans.
LISTNUM 1 \l 12587 CONSEILLER ARPIN: C'est un homme de 44 ans. Merci. C'était toutes mes questions.
LISTNUM 1 \l 12588 LE PRÉSIDENT: Je ne veux pas prolonger le débat sur les chiffres, Monsieur Brière, mais si je regarde les chiffres de l'année 2002 jusqu'à 2005, je vois que les revenus des ventes publicité locale sont plats à à peu près 20 millions dans le marché total mais que les ventes de publicité nationale augmentent de 6,8 à 8,9 jusqu'à 11,2 cette année.
LISTNUM 1 \l 12589 J'essaie de réconcilier ces chiffres avec la théorie qu'il y avait des problèmes dans le marché avec quelques nuances.
LISTNUM 1 \l 12590 M. BRIERE: Vous parlez de quelle année à quelle année? Excusez‑moi, de 19 ‑‑
LISTNUM 1 \l 12591 LE PRÉSIDENT: De 2002 jusqu'à 2005.
LISTNUM 1 \l 12592 M. BRIERE: OK. Vous dites que les revenus locaux sont à peu près flats et que les revenus nationaux augmentent. On est toujours à la radio.
LISTNUM 1 \l 12593 LE PRÉSIDENT: C'est toujours à la radio.
LISTNUM 1 \l 12594 M. BRIERE: Il y a deux choses là‑dedans. D'abord, les revenus à la radio nationaux sont souvent segmentés de manière différente. Il faut savoir qu'est‑ce qu'on comptabilise là‑dedans, dans les revenus nationaux, les revenus régionaux. C'est pas tout le temps clair, ça, qu'est‑ce qu'on met à l'intérieur de ça. Je pense que c'est un premier élément dont on doit tenir compte.
LISTNUM 1 \l 12595 Deuxièmement, il est évident que les annonceurs locaux sont souvent les premières victimes d'une turbulence dans un marché et on ne peut pas croire, on ne peut pas penser, je pense, sérieusement qu'un tel chambardement ne crée pas une problématique; c'est‑à‑dire que les annonceurs acceptent ou préfèrent vivre dans l'instabilité que dans la stabilité.
LISTNUM 1 \l 12596 Alors, je pense que c'est un impact qui est normal, c'est un impact, on a déjà vu ça quand il y a eu des turbulences dans certains marchés.
LISTNUM 1 \l 12597 Mais je ne vois pas la contradiction. Je cherche la contradiction. Je ne vois pas la contradiction entre ce que nous prétendons et ce que les chiffres disent.
LISTNUM 1 \l 12598 On est d'accord pour dire que la totalité du marché est relativement flat. Je pense qu'on se trompe pas là‑dessus quand on regarde ça depuis une couple d'années, en radio, et on attribue.
LISTNUM 1 \l 12599 Vous savez, ça reste une opinion, mais ça reste aussi le résultat de notre expérience. Ça reste le résultat de nos contacts avec le marché de la publicité puis ça reste le résultat de notre expertise.
LISTNUM 1 \l 12600 On se dit que quand on regarde ça, on se dit qu'effectivement, il y a eu une situation conjoncturelle qui va changer puis que les parts de marché vont changer. C'est commencé. Les joueurs contrôlaient 40 quelque pour cent du marché. Si au moins tu peux mettre des spots à l'antenne puis à moment donné.
LISTNUM 1 \l 12601 Alors là, le marché est en train de se répartir et je pense sincèrement que la situation est en voie de se rétablir. Encore une fois, notre projet affecte pas ça. On parle pour d'autres joueurs dont les projets pourraient affecter. On parle toujours ici de 800 000 $ de revenus, sur 31, 32 millions.
LISTNUM 1 \l 12602 MME COTÉ: Je pense aussi, si vous me permettez, que quand on se remémore ce que j'appellerais presque une bataille de tranchées qui a eu lieu à Québec, ça explique les annonceurs locaux ont souffert de frilosité au‑delà de l'hiver et pendant quelques années, c'est à nous, en offrant une programmation qui apporte de la diversité dans le marché, dans le respect de nos auditeurs, dans le respect de leur vie privée, d'aller reconquérir ces annonceurs locaux là compte tenu de la bonne santé financière du marché de Québec.
LISTNUM 1 \l 12603 LE PRÉSIDENT: Je vous remercie beaucoup. La conseillère juridique.
LISTNUM 1 \l 12604 Me LAGACÉ: Merci. Au point de vue de la programmation musicale, je crois que vous avez indiqué dans votre demande que vous alliez consacrer environ 15 pour cent à la catégorie musique du monde, donc la sous‑catégorie 33, c'est bien ça?
LISTNUM 1 \l 12605 M. BANVILLE: Oui, exact.
LISTNUM 1 \l 12606 Me LAGACÉ: Est‑ce que vous considériez que ce serait acceptable que ce soit inclus dans une condition de licence
LISTNUM 1 \l 12607 M. BRIERE: Oui, absolument.
LISTNUM 1 \l 12608 M. BANVILLE: Absolument.
LISTNUM 1 \l 12609 Me LAGACÉ: Maintenant, au point de vue du contenu canadien pour les pièces à teneur de catégorie 3, vous avez indiqué que vous seriez prêt à respecter un niveau de 35 pour cent, c'est bien exact?
Oui, exact.
LISTNUM 1 \l 12610 M. BANVILLE: Exact.
LISTNUM 1 \l 12611 Me LAGACÉ: Et encore une fois, ça serait possible que ce soit dans une condition de licence?
LISTNUM 1 \l 12612 M. BANVILLE: Absolument.
LISTNUM 1 \l 12613 Me LAGACÉ: Merci.
LISTNUM 1 \l 12614 LE PRÉSIDENT: Merci bien. Ce sont nos questions sur cette requête.
LISTNUM 1 \l 12615 Est‑ce que vous voulez une pause pour quelques minutes avant de procéder avec votre prochaine requête?
LISTNUM 1 \l 12616 Bon, on arrête pour 10 minutes. We will take a 10‑minute break.
‑‑‑ Suspension à 1032 / Upon recessing at 1032
‑‑‑ Reprise à 1048 / Upon resuming at 1048
LISTNUM 1 \l 12617 LE PRÉSIDENT: Je ne veux pas laisser passer le fait qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Jean‑Sébastien Bach. On avait son image devant nous hier et c'est important de souligner. M. Coallier ne nous l'a pas dit hier mais je veux le mentionner. Joyeux anniversaire à tous ses amateurs.
LISTNUM 1 \l 12618 Je pense que, Madame Côté, vous avez quelque chose à corriger.
LISTNUM 1 \l 12619 MME COTÉ: Oui, deux petites choses, Monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 12620 Dans l'effervescence de la discussion sur le marché, après la discussion, notre représentant de Carat a apporté à mon attention que dans l'étude que Carat a réalisée pour Jazz, à la page 48, les recettes publicitaires qui proviendront des stations de radio actuelles dans le marché représentent 60 pour cent des recettes estimées par la station Couleur Jazz et non 80 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12621 Je pense que c'est important de mettre ça au procès‑verbal.
LISTNUM 1 \l 12622 Et puis également sur la question des droits d'auteur, puisque vous disiez que c'est l'anniversaire de Bach, malheureusement, Bach, lui, n'a pas droit à des redevances puisqu'il est maintenant du domaine public, ce qui explique que dans le domaine du jazz, on a des auteurs qui sont plus contemporains et donc des redevances plus élevées aussi qu'une station de musique classique.
LISTNUM 1 \l 12623 C'est la situation qu'on vit également à Gatineau avec notre station de musique classique.
LISTNUM 1 \l 12624 Merci beaucoup, Monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 12625 LE PRÉSIDENT: Merci.
LISTNUM 1 \l 12626 Monsieur Arpin.
LISTNUM 1 \l 12627 CONSEILLER ARPIN: Je vous remercie de la correction, mais ma référence est à la page 47 de l'étude de Carat où il est affirmé que les revenus de publicité locale anticipés seront de 80 pour cent et les revenus de publicité nationale anticipés seront de 20 pour cent.
LISTNUM 1 \l 12628 Et ça, c'est stable pour chacune des sept années. C'est à ça que j'ai fait référence et non à la provenance des revenus des autres stations.
LISTNUM 1 \l 12629 Merci.
LISTNUM 1 \l 12630 LE PRÉSIDENT: Merci. Madame la secrétaire.
LISTNUM 1 \l 12631 LA SECRÉTAIRE: Merci, Monsieur le président.
LISTNUM 1 \l 12632 Nous entendrons maintenant l'article 7 à l'ordre du jour, qui sont des demandes présentées par Radio Nord Communications inc., Radio Nord, pour le renouvellement de la licence de l'entreprise de programmation de radio commerciale de langue française CKNU‑FM Donnacona et son émetteur CKNU‑FM‑1 Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière, qui expire le 30 avril 2006.
LISTNUM 1 \l 12633 Radio Nord demande de modifier sa licence en supprimant la condition de licence qui précise qu'elle doit s'abstenir de solliciter de la publicité à l'extérieur de la région de Portneuf.
LISTNUM 1 \l 12634 Radio Nord propose de modifier le périmètre de rayonnement autorisé de CKNU‑FM Donnacona en diminuant la puissance apparente rayonnée de 3 100 watts à 1 585 watts, tout en augmentant la hauteur de l'antenne et en déplaçant l'émetteur du site à Saint‑Raymond au sommet du Mont Bélair, antenne non directionnelle, hauteur de l'antenne de 429 mètres.
LISTNUM 1 \l 12635 Le Conseil note que les changements proposés aux paramètres techniques déplaceront de façon significative le périmètre de rayonnement de la station qui, par conséquent, englobera la ville de Québec.
LISTNUM 1 \l 12636 Conjointement avec le retrait de la condition de licence la station pourrait être considérée comme une station desservant le marché de Québec, y compris Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12637 M. Raynald Brière comparaît pour la requérante. Il nous présentera ses collègues, après quoi vous aurez 20 minutes pour votre présentation.
LISTNUM 1 \l 12638 Monsieur Brière?
*PRÉSENTATION / PRESENTATION
LISTNUM 1 \l 12639 M. BRIERE: Merci. Rebonjour, Monsieur le président, Monsieur le vice‑président, Mesdames les conseillères, membres du conseil.
LISTNUM 1 \l 12640 Donc, mon nom est Raynald Brière. Je suis le président et chef de l'exploitation de Radio Nord Communications.
LISTNUM 1 \l 12641 Je suis donc accompagné aujourd'hui par les personnes suivantes:
LISTNUM 1 \l 12642 A ma droite, Guy Banville, vice‑président de la programmation de Couleur Jazz; Pierre Brosseau, qui est président du conseil et chef de la direction.
LISTNUM 1 \l 12643 A ma gauche immédiate, Louis Panneton, qui est vice‑président exécutif et vice‑président, ventes et marketing et directeur général de Couleur Jazz; Francine Côté, conseillère à la direction de Radio Nord Communications.
LISTNUM 1 \l 12644 A la table derrière moi, en commençant par votre droite, Benoît Vanasse, qui est le conseiller à la programmation de Radio Nord; Alain Desormiers, le président de Touché Media; Gilbert Marie, associé, Géocom Recherche; et Réjean Nadeau, qui est directeur général, finances et administration; Guy Beaudoin, directeur des services techniques; Dominique Plamondon, qui est directeur de la programmation et de la promotion durable pour CKNU; et Danny Boulanger, qui est directeur des ressources humaines de Radio Nord Communications.
LISTNUM 1 \l 12645 Nous sommes donc fiers de présenter aujourd'hui la demande de renouvellement de licence de CKNU‑FM de Donnacona ainsi que les demandes de modifications pour permettre à la station de solliciter de la publicité locale à Québec et déménager son site d'antenne principal au Mont Bélair.
LISTNUM 1 \l 12646 L'acquisition des actifs de CKNU par Radio Nord Communications a été complétée le 5 janvier 2006, quelques semaines après l'autorisation du Conseil pour laquelle nous avançons.
LISTNUM 1 \l 12647 Depuis l'acquisition, nous exploitons la station selon les modalités de la licence actuelle, ce qui nous a permis de vérifier le bien‑fondé des demandes qui sont devant vous.
LISTNUM 1 \l 12648 Notre plan d'action pour le prochain terme de licence peut être résumé en trois points, à savoir:
LISTNUM 1 \l 12649 ‑ renouveler la personnalité de CKNU avec une formule musicale pop rock urbain qui s'adresse à un public cible de jeunes entre 18 et 34 ans avec un cour de cible 18‑24 ans;
LISTNUM 1 \l 12650 ‑ offrir une meilleure qualité de services à tous les auditeurs en déménageant notre site d'antenne à Mont Bélair, tout en conservant le réémetteur à Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière;
LISTNUM 1 \l 12651 ‑ revitaliser la station en lui permettant de solliciter de la publicité locale à Québec, marché qui fournit plus des trois quarts des heures d'écoute à CKNU.
LISTNUM 1 \l 12652 Au moment où nous avons produit notre demande pour acquérir les actifs de CKNU, nous avons mandaté la firme Touché pour préparer une étude afin de mieux comprendre la dynamique du marché de la MRC de Portneuf et de la région de la capitale.
LISTNUM 1 \l 12653 Nous avons ainsi déterminé que le groupe de 18‑24 ans à Québec ne constitue pas une cible prioritaire pour les stations de Québec.
LISTNUM 1 \l 12654 Les stations qui recueillent actuellement la plus grande part des heures d'écoute de ce groupe d'âge sont la station Énergie du groupe Astral et la station CHOI.
LISTNUM 1 \l 12655 Aucune station de Québec ne s'adresse spécifiquement aux jeunes de la grande région de Québec. Pour répondre à ce besoin, nous avons imaginé le concept de TAG radio qui s'adressera spécifiquement aux jeunes de ce marché. Notre positionnement pour les jeunes de Québec est plus pertinent que ce public déserte la radio.
LISTNUM 1 \l 12656 Le Conseil, dans son avis public 2006‑1, qui amorce un examen de la politique de la radio commerciale, faisait état de ces préoccupations à ces thèmes, et je cite:
"Comment la radio commerciale peut‑elle attirer des publics plus jeunes compte tenu des sources concurrentes de musique populaire? Comment les radiodiffuseurs francophones peuvent‑ils répondre à la demande d'une plus grande variété musicale venant surtout des plus jeunes?"
LISTNUM 1 \l 12657 Le projet TAG radio est une solution à ce problème important et urgent.
LISTNUM 1 \l 12658 Je demande à Guy Banville, vice‑président de la programmation de Radio Nord Communications, de vous faire part de notre stratégie de programmation pour CKNU.
LISTNUM 1 \l 12659 M. BANVILLE: Merci, Raynald, et rebonjour à tous.
LISTNUM 1 \l 12660 La nouvelle CKNU TAG radio a l'ambition de s'imbriquer aux attentes et critères de satisfaction de son quart de cible 18‑24 ans en créant une connivence avec eux, en parlant leur langage, en engendrant les émotions qui les atteignent et en les rejoignant là où ils se trouvent.
LISTNUM 1 \l 12661 Ainsi, TAG radio communiquera avec ses auditeurs en abordant les thèmes qui les préoccupent et qui distinguent cette génération.
LISTNUM 1 \l 12662 L'image sonore de la station appréciera l'approche traditionnelle de la radio. La musique diffusée sur TAG radio sera choisie en fonction des préférences des 18‑24 ans.
LISTNUM 1 \l 12663 Pour eux, Nirvana et Garbage sont des classiques; les Stones, Led Zeppelin, des fossiles. Les artistes locaux occuperont une surface priorisée dans la programmation de TAG radio. La station mettra en valeur toutes les tendances de la pop moderne, tel le rock, le hip hop, la techno interprétés par des talents émergents, des groupes indépendants et des vedettes internationales.
LISTNUM 1 \l 12664 TAG radio sera arrimée à son milieu. Elle établira un lien organique avec ses auditeurs et leur communiquera les éléments et les faits divers, l'actualité d'ici au plan de la culture, de la politique, des enjeux socioéconomiques, de la vie étudiante, bien sûr, livrée à travers le prisme des 18‑24 ans.
LISTNUM 1 \l 12665 Notre compréhension des valeurs des jeunes, et nous avons même fait un sondage de recherche documentaire sur cette question ‑‑ c'est disponible, si vous le souhaitez plus tard ‑‑ se traduira par un traitement diversifié et connecté tant sur les ventes de la station que sur son site Internet par les blogs, le SMS et courriels.
LISTNUM 1 \l 12666 A cet égard, nous comptons déployer beaucoup d'efforts pour développer notre site web que nous considérons comme une clé pour garantir l'interactivité avec les jeunes.
LISTNUM 1 \l 12667 La libre circulation des idées dans le respect de la diversité des points de vue et de la vie privée caractérisera l'approche éditoriale de TAG radio. Une partie importante de la programmation locale de TAG radio proviendra de Donnacona et contribuera à faire rayonner la région de Portneuf à Québec. TAG radio se distinguera par sa mobilité et se trouvera au cour de l'action avec une diffusion en direct, maintenant le contact et la proximité avec ses auditeurs.
LISTNUM 1 \l 12668 Notre projet donnera aux auditeurs. Est‑ce que j'ai sauté une page? Pardon, excusez‑moi.
LISTNUM 1 \l 12669 Notre projet donnera à CKNU une identité qui lui est propre et qui permettra de rattraper l'environnement référentiel des jeunes. Notre consultation auprès des instances municipales, étudiantes et communautaires nous a d'ailleurs permis de confirmer la validité de la stratégie pour CKNU.
LISTNUM 1 \l 12670 Nous sommes également disposés à vous donner plus de détails sur ce sujet si vous le souhaitez.
LISTNUM 1 \l 12671 Comme le notait Raynald au début de notre présentation, nous demandons entre autres à déménager notre antenne principale au Mont Bélair pour mieux servir nos auditeurs dont la majorité habite Québec.
LISTNUM 1 \l 12672 Louis Panneton vous dresse un portrait de la situation.
LISTNUM 1 \l 12673 M. PANNETON: Alors, les études que nous avons produites avec notre demande sont une étude de marché de Touché et une autre étude de Géocom qui rendent compte que 76 pour cent des heures d'écoute de CKNU proviennent du marché de Québec. La station CKNU dépend déjà du marché de Québec pour assurer sa survie puisque moins du quart de ses heures d'écoute proviennent de son propre marché à Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12674 La station ayant reçu plusieurs plaintes de ses auditeurs de Québec quant à la qualité du signal, il devient urgent de régler ce problème en déménageant son site d'antenne principal vers le Mont Bélair, d'où la demande de modification technique qui est devant vous.
LISTNUM 1 \l 12675 Par ailleurs, la station CKNU doit concurrencer les stations de Québec qui dominent son marché et qui s'approprient 74 pour cent des heures d'écoute de la population de la MRC de Portneuf.
LISTNUM 1 \l 12676 Ce contexte extrêmement compétitif, jumelé à la condition actuelle de sa licence, qui interdit à CKNU de solliciter le marché publicitaire de Québec, explique en grande partie que la situation financière de la station soit demeurée déficitaire depuis plusieurs années, situation qui se poursuivra dans l'hypothèse où cette condition de licence est maintenue pour le prochain terme.
LISTNUM 1 \l 12677 En effet, même avec une nouvelle formule de programmation et une meilleure qualité de signal à Québec, la station ne pourra sortir de sa situation déficitaire à moins d'être autorisée à solliciter le marché de Québec.
LISTNUM 1 \l 12678 La raison est simple: Le marché de Donnacona, selon les études produites avec notre demande, plus particulièrement l'étude de Géocom, ne suffit pas à lui‑même à faire vivre une station de radio commerciale compte tenu de sa faible structure commerciale.
LISTNUM 1 \l 12679 Des commerces de la MRC de Portneuf comptent quelque 80 enseignes de biens durables et semi durables et n'offrent pas suffisamment de diversité pour satisfaire les goûts de la clientèle. Le marché de Portneuf représente un potentiel de recettes publicitaires radio évaluées à 1,4 millions de dollars.
LISTNUM 1 \l 12680 Même avec une part de marché de 50 pour cent ‑‑ ce qui n'est pas réaliste et aucune station ne pourrait avoir ce type de part de marché ‑‑ la station serait au seuil de la pauvreté.
LISTNUM 1 \l 12681 De plus, certaines catégories de commerce sont absentes, comme les grands magasins de grande surface ou les boutiques de mode, de moyenne et de haute gamme. Pour satisfaire ces besoins, la population de Donnacona et celle de Portneuf se déplace vers la région métropolitaine de Québec qui offre de nombreux centres commerciaux majeurs en plus du méga centre Godardville.
LISTNUM 1 \l 12682 Près de 6 millions de pieds carrés en commerces et services de toutes sortes sont accessibles à moins de 35 minutes de voiture de Donnacona. Ces données illustrent bien pourquoi la population de la MRC de Portneuf effectue ses achats un peu partout à Québec.
LISTNUM 1 \l 12683 Compte tenu de la proximité de ces marchés et de leur communauté d'intérêt, je demande à Guy Brosseau de conclure notre présentation.
LISTNUM 1 \l 12684 M. BROSSEAU: Le plan de relance que vous avez élaboré de CKNU est exigent en terme d'investissements et de ressources. Vous devrez faire preuve de persévérance pour imposer la nouvelle TAG radio dans ce marché.
LISTNUM 1 \l 12685 Il est utile à cet effet de rappeler que nous estimons que la station requérait une part de marché de 3 pour cent la première année, ce qui ne risque pas d'affecter les autres stations de Québec, déjà très présentes dans le marché de Portneuf.
LISTNUM 1 \l 12686 Nous pensons toutefois que les bénéfices qui résulteront de notre plan d'action pour CKNU en valent l'effort. Ainsi, la venue de Radio Nord Communications à Québec, le deuxième marché en importance au Québec, aura pour effet de stimuler la diversité et d'apporter de la complémentarité à la gamme des services offerts à la radio à Québec.
LISTNUM 1 \l 12687 Depuis quelques années, Radio Nord Communications a investi de façon concrète en radio et a apporté une contribution originale et innovante au paysage de la radiodiffusion francophone.
LISTNUM 1 \l 12688 Nos stations de jazz et de musique classique ne seront jamais des incontournables, comme on dit dans le jargon, mais elles contribuent à la diversité des ondes de langue française.
LISTNUM 1 \l 12689 Nous nous préparons aussi à lancer très bientôt notre station pop rock urbain à Gatineau qui s'adressera spécifiquement aux jeunes de la région, tout comme nous souhaitons le faire à Québec.
LISTNUM 1 \l 12690 Notre stratégie avec TAG radio présente une vision d'avenir pour intéresser les jeunes de 18‑24 à la radio. Notre demande pour le renouvellement de la licence de CKNU fait foi d'une véritable réflexion d'engagement sérieux qui vise à sortir la station de sa morosité en lui donnant une personnalité propre et les utiles nécessaires pour commencer le prochain terme de licence en mode de croissance.
LISTNUM 1 \l 12691 Nous souhaitons pour ces raisons que le Conseil accepte notre proposition de renouveler la licence de CKNU pour sept ans et accueille nos demandes de modifications qui sont garantes d'un meilleur équilibre concurrentiel à Québec.
LISTNUM 1 \l 12692 Nous vous remercions de votre attention et sommes prêts à répondre à vos questions.
LISTNUM 1 \l 12693 LE PRÉSIDENT: Merci bien.
LISTNUM 1 \l 12694 Madame la conseillère Pennefather.
LISTNUM 1 \l 12695 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Merci, Monsieur le président. Messieurs, Dames, bonjour.
LISTNUM 1 \l 12696 Monsieur le président a mentionné la fête de Jean‑Sébastien Bach. Il a volé un peu ma première ligne.
LISTNUM 1 \l 12697 Mais je peux aussi peut‑être faire une autre mention de musique en disant que c'est la première fois que quelqu'un mentionne un groupe favori en ce genre de musique pop rock et Garbage. Alors, je suis très contente.
‑‑‑ Rires / Laughter
LISTNUM 1 \l 12698 Maintenant, je pense qu'on ira sur un point clé concernant ces demandes parce que ça va de soi, on est tous au courant qu'on a deux demandes devant nous, la demande de renouvellement de la licence et son réémetteur, CKNU‑FM 1 à Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière, et dans cette demande, vous demandez le retrait de la condition de licence de non sollicitation hors du marché de Portneuf. L'autre demande propose la modification aux paramètres techniques.
LISTNUM 1 \l 12699 En plus, et vous l'avez mentionné dans votre présentation aujourd'hui, et dans votre mémoire complémentaire sur la page 2, vous nous avez aussi soumis les changements importants dans le mandat, pour le mandat de la station, y inclus le format musical.
LISTNUM 1 \l 12700 Mais j'aimerais peut‑être discuter avec vous le dernier point qui a été mentionné dans le mémoire complémentaire sur la page 2. Ça veut dire de renouveler la personnalité de CKNU pour en faire une station locale.
LISTNUM 1 \l 12701 C'est sur ce point‑là que j'aimerais poursuivre notre discussion pour commencer.
LISTNUM 1 \l 12702 Sur la page 4 de votre mémoire complémentaire, vous en parlez, une station entièrement locale. Alors, si on retourne au début de l'historique de cette station, ça veut dire sa licence qui a été octroyée en 1996, le mandat de CKNU était d'offrir un service local pour les gens et pour les marchés de Portneuf Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12703 Ça veut dire, si on regarde BBM et la région, la région 4201, Donnacona, mais si je regarde le mémoire complémentaire sur cette page 4, je vois le suivant:
"CKNU sera de rassembler les jeunes 18 à 34 ans qui souhaitent participer activement à la vie de la capitale."
LISTNUM 1 \l 12704 Plus loin:
"CKNU sera entièrement programmé à Québec pour des jeunes de Québec et par des jeunes de Québec."
LISTNUM 1 \l 12705 Et plus loin:
"En discutant de formule musicale, à titre d'exemple, la vie culturelle de la capitale est riche en activités de toutes les sortes."
LISTNUM 1 \l 12706 Alors, on retournera après sur le raisonnement derrière le changement de format mais j'aimerais discuter avec vous alors, c'est évident que le propos d'être une station entièrement locale c'est d'être une station du Québec.
LISTNUM 1 \l 12707 Mais par contre, la licence a été octroyée pour donner un service à Portneuf Donnacona. Alors, pourriez‑vous nous expliquer quel est l'intérêt du marché de Portneuf dans le plan, à avoir leur station maintenant à Québec et maintenant adapté et changé dans la façon que vous proposez?
LISTNUM 1 \l 12708 M. BRIERE: Oui, c'est la question de fond, exactement. Je vais essayer de vous donner notre point de vue le plus clairement possible là‑dessus.
LISTNUM 1 \l 12709 Effectivement, la licence va être octroyée pour ce marché‑là et l'histoire a démontré qu'il y a pas de viabilité dans la station, un élément que je voulais porter à votre attention.
LISTNUM 1 \l 12710 Deuxième élément, la région de Portneuf fait partie de la grande région de la capitale. Ça fait partie de cette vaste région. On est ici dans le même environnement. Le même environnement, on est à 30 minutes de Montréal, pas de Montréal mais de Québec. Je pensais à Montréal parce qu'il y a des stations à Laval qui sont au nord de la ville et je me disais que c'est moins loin de Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12711 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Oui, je pense que c'est un point intéressant parce qu'il y a d'autres exemples de ce genre de situation.
LISTNUM 1 \l 12712 M. BRIERE: Peut‑être. Et exact, je sais qu'il y a d'autres examens. Si la structure économique du marché, puis je vais demander tout à l'heure à Gilbert de vous en parler un peu plus, fait que nous sommes dans le même environnement.
LISTNUM 1 \l 12713 Et les gens de Donnacona viennent magasiner à Québec et donc on est dans la vaste région de Québec et dans cette perspective‑là, on se dit qu'il n'y a pas de viabilité. Je pense que c'est clair. Il n'y a pas de viabilité à développer, à garder une station dans ce petit marché‑là qui n'offre pas la structure commerciale pour supporter la survie d'une station.
LISTNUM 1 \l 12714 Cela dit, comme ce marché‑là est le même, c'est‑à‑dire que Donnacona fait partie du même marché, et qu'on va consacrer des heures de notre programmation à ce marché‑là, il y a une opportunité d'être une vitrine pour le marché de Québec aussi.
LISTNUM 1 \l 12715 Les activités dont on va parler vont s'adresser aux gens de Donnacona, bien sûr, mais aux gens de Québec. Comme ils sont à côté, ils vont venir participer à ces activités‑là.
LISTNUM 1 \l 12716 On est dans cette espèce de même environnement et dans cette perspective‑là, on se dit que c'est une question de viabilité. Si on veut assurer un bon service dans ce marché‑là, il va falloir obtenir l'autorisation d'élargir la part publicitaire puisque le marché ne pourra pas supporter la présence ou la viabilité d'une station strictement locale.
LISTNUM 1 \l 12717 Autre point, la majeure partie de l'écoute de ce marché‑là provient des stations de Québec, une très, très grande partie, mais plus que les trois quarts provient des stations de Québec, ce qui illustre un peu que les gens font partie de cette grande région‑là.
LISTNUM 1 \l 12718 Peut‑être, j'aimerais ça que Gilbert vous explique un peu comment on est arrivé aussi à la conclusion, parce qu'on a essayé de faire nos devoirs, on a regardé ça puis on s'est dit comment ça peut survivre. Gilbert pourrait peut‑être vous faire part de notre recherche ou de notre réflexion sur la capacité de ce marché‑là.
LISTNUM 1 \l 12719 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Je suis prête certainement. On va revenir sur cette question de base, mais peut‑être si vous me permettez, j'aimerais rester un peu sur la question assez pratique sur le comment, prenons pour le moment qu'on accepte la thèse que la survie de la station en considérant les aspects que vous venez de mentionner, économiques, historiques de la station, la réalité d'être à côté de la région, du centre, la capitale, et cetera.
LISTNUM 1 \l 12720 Mais on revient sur le propos en soi vis‑à‑vis le fait que la station quand même que vous avez maintenant est une station pour Portneuf Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12721 A titre d'exemple, si on parlait des nouvelles, on parle encore de la programmation locale, et si on va de l'avant avec le propos que vous avez mis devant nous pour cette station de Portneuf Donnacona, vous avez mentionné que vous allez offrir, CKNU‑FM offrira trois heures de nouvelles par semaine.
LISTNUM 1 \l 12722 Pourriez‑vous nous indiquer à titre d'exemple combien d'heures et minutes seront dédiées aux nouvelles locales, régionales, nationales et comment se divisera entre nouvelles qui intéressent les gens de Portneuf, intéressent les gens du Québec?
LISTNUM 1 \l 12723 Je vois que vous avez fait une réponse un peu dans ce sens‑là dans votre lettre du 21 juin mais j'aimerais entendre encore plus en détail comment ça va être mis en marche en terme de fournir les informations locales pour les gens de Portneuf Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12724 M. BANVILLE: Merci, Madame la conseillère.
LISTNUM 1 \l 12725 Effectivement, il y a 180 minutes dédiées à l'information. Cinquante‑trois pour cent, en fait 96 minutes de cette période est consacrée aux nouvelles régionales, nationales et internationales; 84 minutes consacrées à la nouvelle locale; local Québec, 56. Ce 84 minutes là est constitué de 56 minutes pour Québec, local Québec, et 28 minutes pour Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12726 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Alors, en pourcentage?
LISTNUM 1 \l 12727 M. BANVILLE: Vous avez 53 pour cent de nouvelles régionales, nationales et internationales, 47 pour cent de nouvelles locales.
LISTNUM 1 \l 12728 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Et le local en terme de Portneuf Donnacona, la division entre ça?
LISTNUM 1 \l 12729 M. BANVILLE: Je n'ai pas calculé le pourcentage mais on voit que le 56 minutes pour Québec, 28 minutes pour Donnacona.
LISTNUM 1 \l 12730 CONSEILLÈRE PENNEFATHER:
LISTNUM 1 \l 12731 M. BRIERE: 33, 66.
LISTNUM 1 \l 12732 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Comment?
LISTNUM 1 \l 12733 M. BANVILLE: 33, 66.
LISTNUM 1 \l 12734 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: 33.
LISTNUM 1 \l 12735 M. BRIERE: Pardon, je ne voulais pas vous interrompre, Madame.
LISTNUM 1 \l 12736 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Allez‑y. Non, ça va.
LISTNUM 1 \l 12737 M. BRIERE: Excusez‑moi.
LISTNUM 1 \l 12738 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Allez‑y.
LISTNUM 1 \l 12739 M. BRIERE: Pour juste compléter la réponse pour qu'on reste dans le même ordre, d'abord on conserve les studios là‑bas. Donnacona, je pense que c'est important de préciser ça aujourd'hui, qu'on se sert des studios sur place.
LISTNUM 1 \l 12740 On conserve le réémetteur à Sainte‑Croix. C'est important aussi qu'on rappelle ça pour les besoins de la cause.
LISTNUM 1 \l 12741 Donc, on garde sur place les outils pour nous permettre d'assurer la couverture locale et la présence locale. On ne dit pas on s'en va de là puis on va s'installer à Québec puis on s'en n'occupe plus.
LISTNUM 1 \l 12742 On a eu ces discussions‑là avec le maire de la place d'ailleurs depuis quelque temps. On a beaucoup échangé là‑dessus. On a partagé et on s'est dit s'il n'y a pas de viabilité pour la station, qu'est‑ce qui est le mieux? Le mieux, c'est d'avoir accès pour nous à un autre marché mais en retour, on assure une couverture quand même locale.
LISTNUM 1 \l 12743 Puis ce n'est pas négligeable non plus, cette fenêtre qu'on va offrir sur un autre marché pour les activités.
LISTNUM 1 \l 12744 Demain matin, les activités culturelles au centre culturel ou communautaire de la place, on en parle dans le marché de Québec. C'est clair qu'à une distance de 30 minutes, les gens peuvent venir assister à ça. Que ce soit une exposition, que ce soit du sport, que ce soit ça. Il y a comme une espèce de fenêtre ouverte sur le marché de Québec, ça m'apparaît un gain intéressant pour les gens de cette région‑là aussi. Ça s'ajoute à la couverture locale.
LISTNUM 1 \l 12745 Le fait qu'on puisse exposer dans un marché plus grand les activités qui se déroulent, ça permet aux gens de se faire valoir puis ça permet d'attirer du monde qui autrement seraient peut‑être pas, sûrement pas.
LISTNUM 1 \l 12746 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Alors, je vois aussi que vous avez mentionné que vous avez l'intention de conserver les studios à Donnacona. Est‑ce qu'il y aura des journalistes dans les studios ou un journaliste? Combien de journalistes donc seront dans les studios de Donnacona?
LISTNUM 1 \l 12747 M. BRIERE: Notre intention est d'avoir, est que le journaliste soit présent ici, à Québec, aujourd'hui, au moment où on se parle, dans les studios de CKNU.
LISTNUM 1 \l 12748 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Pardon. Est‑ce que c'est un journaliste que vous avez dit?
LISTNUM 1 \l 12749 M. BRIERE: Oui, absolument.
LISTNUM 1 \l 12750 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Seulement un.
LISTNUM 1 \l 12751 M. BRIERE: Oui, absolument. Par contre, ce qu'on va faire, c'est que bien sûr, encore une fois, la proximité du marché fait que c'est relativement simple et c'est évident que son mandat, ça va être aussi d'aller couvrir ce secteur‑là. On est à la proximité. On n'est pas dans un milieu où il y a de très longues distances. On a probablement le meilleur réseau routier au Québec, d'ailleurs. Et donc, l'accès est facile. Donc, c'est clair qu'on va assurer quand même la couverture sur place.
LISTNUM 1 \l 12752 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Alors, d'après vous, un journaliste est suffisant pour couvrir non seulement les événements à Québec mais aussi pour rapporter non seulement les événements mais le ton, l'intérêt, la discussion culturelle de Donnacona?
LISTNUM 1 \l 12753 M. BANVILLE: Malheureusement, ce n'est pas suffisant. Mais nous avons imaginé une formule pour compléter ce travail qui consiste à impliquer tous les animateurs, soit ceux qui animent en direct de Donnacona ou ceux qui animent en direct de Québec ou ceux qui animent en direct de véhicules.
LISTNUM 1 \l 12754 Vous savez, dans la programmation, nous avons présenté ce principe de portabilité où certaines émissions se font dans un véhicule qui circule un peu partout sur tout le territoire.
LISTNUM 1 \l 12755 Ensuite, nous demandons, nous comptons demander aux auditeurs d'être participatifs à leur propre information, c'est‑à‑dire de prendre contact. On compte créer un réseau via Internet où il va pouvoir nous alimenter en information.
LISTNUM 1 \l 12756 Mais on a une approche qui n'est peut‑être pas conventionnelle par rapport aux sources d'alimentation. Bien sûr, on a tout, on a file de presse NTR, tout ça, mais on pense que pour les jeunes, il est très important de saisir leurs valeurs, leurs attentes puis leurs critères de satisfaction et je pense qu'il y a très peu de gens qui peuvent déclarer les connaître vraiment. On parle de quelqu'un de quand même assez jeune.
LISTNUM 1 \l 12757 Les animateurs, vous savez, ont 19, ceux que nous avons ciblés, ont 19‑20 ans. Ils sont très sérieux. Ils ont bon esprit et on peut voir, si vous me permettez ‑‑ encore là, Gilbert pourrait vous révéler que leur sens de valeurs, c'est l'amitié, c'est l'amour, c'est la famille ‑‑ et qui finalement peuvent enrichir ce projet‑là par toutes d'informations parce qu'un animateur qui finit l'école, qui vient faire son émission peut vous parler de son école, peut parler du milieu étudiant. C'est important. Vous avez vu, on a des émissions de radio campus et tout ça.
LISTNUM 1 \l 12758 L'information, on estime aussi, puis vous savez, on a rencontré pas mal d'intervenants à la maison aux jeunes Pont‑Rouge, le Carrefour jeunesse emploi, Centre jeunesse Québec, Concert action, la Sûreté du Québec, je vous nomme ça, l'École le relais, la ville de Donnacona, et cetera, sous le regard bienveillant du maire Marcoux qui lui‑même va s'impliquer parfois dans une approche intergénérationnelle.
LISTNUM 1 \l 12759 C'est assez intéressant de voir comment on peut discuter de problèmes avec quelqu'un qui a l'âge de son père comme le maire, avec un jeune homme comme Jean‑François Lizotte, que nous avons ciblé, donc la copine habite Donnacona, d'ailleurs. Le maire la connaît. Je vous dis ça comme ça.
LISTNUM 1 \l 12760 Ce que je veux dire, c'est que l'approche de l'information c'est une approche que nous aimerions faire évoluer selon les goûts et les valeurs, tout en respectant évidemment les règlements du CRTC sur la notion de l'information, la nouvelle pub.
LISTNUM 1 \l 12761 Mais il me semble que l'information peut aller très loin si le public de la station peut s'impliquer. Vous savez, on voit ça dans d'autres radios ailleurs dans le monde. J'ai travaillé dans une douzaine de pays et il y a plusieurs radios, on pense à Radio Néo, par exemple, à Paris. On voit plusieurs radios qui alimentent leur information grâce au public, qui s'ouvrent une ligne, un éditorial, tout çà, mais il ne s'agit pas uniquement d'un traitement lié à des gens qui sont formés par une fédération parce qu'il y a ton d'antenne, il y a un langage évolutif à avoir, il y a un art de l'accroche, il y a finalement pas mal de règles qu'on peut appliquer et qui peuvent nous permettre.
LISTNUM 1 \l 12762 Écoutez, nous peut‑être qu'une information, c'est simplement un petit numéro de téléphone au bas du babillard de chez Guy Snack Bar à Donnacona. Ça peut être une petite information bien pratique pour les gens.
LISTNUM 1 \l 12763 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Merci. Je pense que par contre, la ligne de questionnement est claire, d'après si vous voyez ça d'un angle exactement de par exemple du stock de la station, étant donné qu'on a devant nous une station de Donnacona Portneuf, mais la présentation est clairement pour une station de la capitale, Québec.
LISTNUM 1 \l 12764 Alors, il faut qu'on discute des aliénas de votre propos qui répondent à l'effet que la licence qu'on a et une question, les demandes que vous soumettez, ce n'est pas la première fois qu'elles étaient déposées devant le Conseil. Ces questions ne sont pas nouvelles, en d'autres mots.
LISTNUM 1 \l 12765 J'aimerais peut‑être toucher sur l'aspect technique, juste un peu aussi dans le même thème de regarder le service pour les auditeurs et auditrices à Portneuf Donnacona. Selon les données formulées dans la demande, et là, la demande technique a été comprise dans la demande originale de Genex.
LISTNUM 1 \l 12766 Dans la section 4,2 de cette demande, on voit que la population desservie va aller de 31 438 à 628 042. Est‑ce que c'est toujours la même modification technique? Ce n'est pas changé?
LISTNUM 1 \l 12767 M. BRIERE: Ça n'a pas changé.
LISTNUM 1 \l 12768 CONSEILLÈRE PENNEFATHER: Alors, c'est une augmentation de 1 897 pour cent de la population.
LISTNUM 1 \l 12769 M. BRIERE: Oui, tout à fait. J'ai pas calculé le pourcentage. Vous l'avez fait. Mais en fait, évidemment le fait d'installer une antenne sur le Mont Bélair, ça ouvre cette possibilité‑là, ça ouvre cette perspective‑là.
LISTNUM 1 \l 12770