Canadian Radio-television and Telecommunications Commission
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TRANSCRIPT OF PROCEEDINGS BEFORE

      THE CANADIAN RADIO‑TELEVISION AND

TELECOMMUNICATIONS COMMISSION

 

 

 

 

TRANSCRIPTION DES AUDIENCES AVANT

  CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION

   ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES

 

 

 

 

 

 

SUBJECT:

 

 

 

VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /

PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HELD AT:             TENUE À:

 

Convention Centre                Centre des congrès de Québec

1000 René-Levesque Blvd East                1000, boul. René-Levesque est

Quebec, Quebec                Québec (Québec)

 

March 21, 2006          Le 21 mars 2006


 

 

 

 

Transcripts

 

In order to meet the requirements of the Official Languages

Act, transcripts of proceedings before the Commission will be

bilingual as to their covers, the listing of the CRTC members

and staff attending the public hearings, and the Table of

Contents.

 

However, the aforementioned publication is the recorded

verbatim transcript and, as such, is taped and transcribed in

either of the official languages, depending on the language

spoken by the participant at the public hearing.

 

 

 

 

Transcription

 

Afin de rencontrer les exigences de la Loi sur les langues

officielles, les procès‑verbaux pour le Conseil seront

bilingues en ce qui a trait à la page couverture, la liste des

membres et du personnel du CRTC participant à l'audience

publique ainsi que la table des matières.

 

Toutefois, la publication susmentionnée est un compte rendu

textuel des délibérations et, en tant que tel, est enregistrée

et transcrite dans l'une ou l'autre des deux langues

officielles, compte tenu de la langue utilisée par le

participant à l'audience publique.


Canadian Radio‑television and

Telecommunications Commission

 

  Conseil de la radiodiffusion et des

télécommunications canadiennes

 

 

 

 

Transcript / Transcription

 

 

 

 

        

  VARIOUS BROADCAST APPLICATIONS /

PLUSIEURS DEMANDES EN RADIODIFFUSION

        

 

 

 

 

 

BEFORE / DEVANT:

 

Charles Dalfen          Chairperson / Président

Michael Arpin          Commissioner / Conseiller

Richard French          Commissioner / Conseiller

Andrée Noël          Commissioner / Conseillère

Joan Pennefather          Commissioner / Conseillère

 

 

 

ALSO PRESENT / AUSSI PRÉSENTS:

 

Chantal Boulet     Secretary / Secrétaire

Valérie Lagacé          Legal Counsel /

Conseillère juridique

Robert Ramsay          Hearing Manager /

Gérant de l'audience

 

 

 

HELD AT:          TENUE À:

 

Convention Centre              Centre des congrès de Québec

1000 René-Levesque Blvd East              1000, boul. René-Levesque est

Quebec, Quebec              Québec (Québec)

 

March 21, 2006              Le 21 mars 2006

 


TABLE DES MATIÈRES / TABLE OF CONTENTS

 

 

   PAGE / PARA

 

PHASE I (Cont.)

 

 

PRÉSENTATION PAR / PRÉSENTATION BY:

 

Radio Couleur Jazz inc.    392 / 2320

 

Radio Nord Communications inc. (CKNU-FM)    445 / 2639

 

Radio Charlesbourg/Haute St-Charles (CIMI-FM)    510 / 3006

 

Communications Médialex inc. 572 / 3372

 

591991 B.C. Ltd. (Corus) (CFEL-FM)    647 / 3970

 

 

 

PHASE II

 

INTERVENTION PAR / INTERVENTION BY:

 

3924301 Canada inc. (Communications Lévis 2001) 697 / 4277

 

Yves Sauvé 707 / 4323

 

 

 


   Québec (Québec)

‑‑‑ L'audience débute le mardi 21 mars 2006 à 0932 /

    Upon commencing on Tuesday, March 21, 2006 at 0932

LISTNUM 1 \l 1 \s 23102310     LE PRÉSIDENT: À l'ordre, s'il vous plaît.

LISTNUM 1 \l 12311     Madame la secrétaire, bonjour, tout le monde.

LISTNUM 1 \l 12312     LA SECRÉTAIRE:  Merci, Monsieur le président.  Bonjour à tous.

LISTNUM 1 \l 12313     Avant de débuter, j'aimerais annoncer que deux requérantes qui s'étaient engagées à déposer un document concernant leur création orale l'ont fait ce matin.

LISTNUM 1 \l 12314     Alors, il s'agit de la requérante Yves Sauvé et de la requérante 9147‑2605, M. Jean‑Pierre Coallier.

LISTNUM 1 \l 12315     Alors, les documents ont été déposés au dossier de la demande et seront disponibles dans la salle d'examen pour ceux qui désirent les consulter.

LISTNUM 1 \l 12316     Alors, nous allons commencer ce matin avec l'Article 5 à l'ordre du jour qui est une demande présentée par Radio Couleur Jazz inc. en vue d'obtenir une licence visant l'exploitation d'une entreprise de programmation de radio FM commerciale spécialisée de langue française à Québec.


LISTNUM 1 \l 12317     La nouvelle station sera exploitée à la fréquence 106,9 MHz (canal 295C1) avec une puissance apparente rayonnée moyenne de 3 690 watts, puissance apparente rayonnée maximale de 16 900 watts/hauteur de l'antenne de 410,1 mètres.

LISTNUM 1 \l 12318     M. Pierre Brosseau comparaît pour la requérante et il nous présentera ses collègues.  Vous disposerez alors de 20 minutes pour votre présentation.

LISTNUM 1 \l 12319     Monsieur Brosseau.

*PRÉSENTATION / PRESENTATION

LISTNUM 1 \l 12320     M. BROSSEAU:  Bonjour, Monsieur le président, Monsieur le vice‑président, Mesdames les conseillères, membres du personnel.

LISTNUM 1 \l 12321     Je suis Pierre Brosseau, président du conseil de Radio Couleur Jazz et de Radio Nord Communications. Permettez‑moi de vous présenter les personnes qui m'accompagnent aujourd'hui.

LISTNUM 1 \l 12322     A ma droite immédiate, Louis Panneton, vice‑président, ventes et marketing, vice‑président exécutif radio et directeur général de Couleur Jazz Montréal.

LISTNUM 1 \l 12323     A la droite de Louis, Raynald Brière, président et chef de l'exploitation de Radio Nord Communications et Guy Banville, vice‑président de la programmation de Radio Nord Communications.


LISTNUM 1 \l 12324     A ma gauche, Francine Côté, conseillère à la direction de Radio Nord.

LISTNUM 1 \l 12325     A la table derrière nous, en commençant par votre droite, Réjean Nadeau, directeur général, finances et administration; Thierry Gamelin, superviseur, recherche média, de Carat Canada; Ralph Boncy, directeur musical de Couleur Jazz à Montréal; Danny Boulanger, directrice des ressources humaines à Radio Nord Communications; et Guy Beaudoin, directeur général, services techniques et informatiques.

LISTNUM 1 \l 12326     Dans la demande que nous vous présentons aujourd'hui, Radio Nord Communications s'est associé à la Société Spectra‑Scène qui est également son partenaire dans Couleur Jazz 91,9, lancée le 14 décembre 2004 à Montréal.  Ce lancement demeure une date importante pour les partenaires de Couleur Jazz.  Radio Nord Communications entrait enfin dans le marché de la radio à Montréal après plus de 55 ans d'existence.

LISTNUM 1 \l 12327     Le lancement de Couleur Jazz Montréal soulignait aussi l'enracinement et le soutien du Festival international de jazz de Montréal après avoir célébré ses 25 ans d'existence en 2004.


LISTNUM 1 \l 12328     Une aventure aussi excitante qu'on a pu l'imaginer pose encore un défi de taille.  Le développement de la radio spécialisée exige de la détermination et de la patience. Ajoutons à cela que nous opérons à Montréal avec une fréquence très limitée.

LISTNUM 1 \l 12329     Malgré cela, Radio Couleur Jazz tisse ses racines petit à petit à Montréal et construit sa notoriété.

LISTNUM 1 \l 12330     Les bénéfices annoncés avec la création de cette radio commence à prendre forme.

LISTNUM 1 \l 12331     Guy Banville vous en parle.

LISTNUM 1 \l 12332     M. BANVILLE:  Comme le mentionnait Pierre, Couleur Jazz a beaucoup évolué depuis son lancement. On peut maintenant dire qu'elle est une station référence.  Son offre radiophonique stimule la découverte de la richesse du répertoire jazz, blues et musique du monde.

LISTNUM 1 \l 12333     Lors du Festival de jazz l'été dernier, Couleur Jazz s'est associée à l'événement comme station référence en y installant son antenne pendant toute la durée du festival. A cette occasion, nous avons demandé à trois musiciens de la relève de former un trio qui s'est déplacé au cour du centre‑ville pendant 11 jours, permettant au public d'apprécier les talents de la relève jazz.


LISTNUM 1 \l 12334     Le public a tellement aimé que nous avons décidé de financer cette formation de la relève comme le trio officiel de Couleur Jazz.

LISTNUM 1 \l 12335     Déjà, nous avons réussi à lancer des artistes du jazz comme Florence K., Annie Poulin, qui est de Québec d'ailleurs, et Samina, dont nous avons parrainé les concerts intimes et les spectacles gratuits dans le cadre du Festival de jazz.

LISTNUM 1 \l 12336     Couleur Jazz a été aussi la première station à diffuser son nouvel album.  Couleur Jazz travaille aussi avec l'Université Concordia, la faculté de musique de l'Université de Montréal, le JazzFest, le Festival des harmonies à Sherbrooke et le FestiBlues pour n'en nommer que ceux‑là.

LISTNUM 1 \l 12337     Malgré sa courte existence, Couleur Jazz a créé une attitude dans l'univers de jazz à Montréal et a contribué à mieux faire connaître le genre et surtout ses merveilleux artistes.

LISTNUM 1 \l 12338     Nous croyons que la ville de Québec pourra aussi bénéficier de la venue d'une station jazz et notre station Couleur Jazz Québec viendra enrichir et compléter l'offre radiophonique à Québec.


LISTNUM 1 \l 12339     Soixante‑dix pour cent de notre programmation musicale proviendra de la catégorie 34 jazz et blues avec un contenu canadien de 35 pour cent, ce qui atteste de notre détermination à mieux faire connaître les artistes canadiens qui évoluent dans ce genre et à encourager les talents émergents.  Nous diffuserons aussi des musiques variées, musiques métissées, R&B, soul et funk et des musiques de catégorie 2 avec un contenu canadien de 45 pour cent et 65 pour cent de musique vocale de langue française.

LISTNUM 1 \l 12340     Le Festival d'été international de Québec et le concours provincial de musique de Sillery sont des éléments qui seront appuyés par Couleur Jazz Québec.

LISTNUM 1 \l 12341     Nos émissions de création orale communiqueront les dates de concerts, spectacles, nouvelles sorties de disques, écoute K, toutes les dates de jazz et du blues de la région de Québec, des festivals, les soirées spécialisées et bien d'autres activités culturelles dans le genre seront communiqués en ondes.

LISTNUM 1 \l 12342     Du trio au big band, du classique au novateur, Couleur Jazz Québec soutiendra les groupes ou artistes en développement par un programme de talent qui peut donner le petit coup de pouce qui manque souvent à ces artistes.


LISTNUM 1 \l 12343     Couleur Jazz Québec souscrira 700 000 $ en dépenses directes et 105 000 $ en dépenses indirectes pour le terme de la licence, dépenses qui sont réparties en cinq volets:  175 000 $ pour Musique Action; 140 000 $ en bourses pour les étudiants en musique; 210 000 $ pour le concours Couleur Jazz, 70 000 $ pour des camps musicaux dans la région de Québec; et 105 000 $ au Festival d'été international de Québec.

LISTNUM 1 \l 12344     Couleur Jazz Québec sera la radio référence pour tout ce qui se rapporte au jazz, au blues et à toutes les déclinaisons les plus connues comme certaines facettes insoupçonnées pour les amateurs sérieux et les néophytes à la portée de tous les auditeurs dans une ambiance conviviale.

LISTNUM 1 \l 12345     Couleur Jazz Québec offrira une programmation adaptée à ses auditeurs avec un peu plus de 14 heures de création orale par semaine.

LISTNUM 1 \l 12346     Couleur Jazz Québec diffusera l'actualité locale, régionale et nationale en bulletins de trois minutes aux heures de pointe la semaine, neuf fois par jour, en plus de la météo, de la circulation et des documentaires sur les profils d'artistes de jazz, histoire du jazz et d'autres rubriques comme la bourse, sports, jardinage et les activités qui reflètent les centres d'intérêts des auditeurs québécois.

LISTNUM 1 \l 12347     Louis Panneton vous donne maintenant plus de détails quant au plan d'affaires proposé.


LISTNUM 1 \l 12348     M. PANNETON:  Notre formule Couleur Jazz apportera une diversité et une complémentarité aux émissions de radio disponibles dans le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 12349     Notre formule vise prioritairement les adultes de 35 à 64 ans dans un créneau musical qui demeure inoccupé.  Ainsi, notre étude de marché réalisée par Carat note que les adultes de plus de 35 ans consacrent une grande partie de leur écoute de la radio à des stations établies à l'extérieur de Québec.  Chez les adultes de 35 à 64 ans, la station la plus populaire est Rock détente avec une part de 20,4 pour cent suivi de CFOM et de la station Énergie.  La formule Couleur Jazz sera vraiment complémentaire à ces stations.

LISTNUM 1 \l 12350     Par ailleurs, Couleur Jazz Québec s'adressera à un groupe cible dont les caractéristiques socio‑économiques diffèrent des publics cibles des stations actuelles.


LISTNUM 1 \l 12351     Nous estimons que la part de marché de la station pour les 25‑54 oscillera entre 3,9 pour cent en l'an un à 4,9 pour cent à maturité.  Environ 500 000 $ des recettes envisagées par Couleur Jazz Québec en l'an un proviendraient des stations actuelles.  Donc, l'incidence est donc négligeable pour les stations qui pourraient être affectées compte tenu de la part de marché et des recettes modestes projetées par Couleur Jazz et de la bonne santé du marché de Québec selon les indicateurs économiques les plus récents.

LISTNUM 1 \l 12352     La ville de Québec demeure l'une des seules grandes villes canadiennes sans station de jazz.  Nous pensons que la population de Québec accueillera avec enthousiasme cette station qui contribuera à l'enrichissement de l'offre dans le marché.

LISTNUM 1 \l 12353     Une centaine d'intervenants, que nous remercions, ont pris la peine d'appuyer notre demande.

LISTNUM 1 \l 12354     Notre sondage, réalisé par le maison Synovate, permet de vérifier l'intérêt de la population de Québec pour le jazz.  Tout en respectant l'équilibre du paysage radiophonique, nous pensons offrir une contrepartie de qualité, innovante et pertinente à la population de Québec.


LISTNUM 1 \l 12355     Notre présence à Québec nous permettra aussi de soutenir l'expansion de la radio spécialisée de jazz au Québec. Si nous obtenons une licence à Québec, notre intention est d'offrir également le service dans les plus petits marchés comme Sherbrooke et Trois‑Rivières au moyen de réémetteurs.  Nous pourrions ainsi constituer une offre plus attrayante pour les annonceurs nationaux qu'il est très difficile actuellement de convaincre avec une seule station à Montréal.  Compte tenu des limitées serrées du modèle économique actuel, il nous paraît souhaitable d'assurer une présence dans les marchés principaux du Québec pour accéder à une base de revenus nationaux.

LISTNUM 1 \l 12356     De plus, les synergies avec CKNU dans l'hypothèse où les modifications des licences demandées seraient autorisées par le Conseil, nous permettront de soutenir l'effort des deux stations dans une phase de développement.

LISTNUM 1 \l 12357     Je cède la parole à Raynald Brière pour la conclusion de notre présentation.

LISTNUM 1 \l 12358     M. BRIERE:  Merci, Louis.

LISTNUM 1 \l 12359     Dans un environnement où la technologie interpelle la vision d'avenir de la radio au Québec, tout comme au Canada, la radio spécialisée s'impose comme une piste prometteuse pour assurer la croissance de ce médium.


LISTNUM 1 \l 12360     A l'instar de ce qui se passe à la télévision, nous sommes convaincus que la radio spécialisée peut fidéliser des nouveaux auditeurs et attirer de plus en plus l'intérêt des annonceurs.  Pour soutenir la radio spécialisée, il faut mettre des ressources mais aussi compter sur une masse critique qui permet d'offrir un produit plus attrayant aux annonceurs et d'améliorer la qualité du service, surtout dans l'univers francophone limité aux nouveaux permis.

LISTNUM 1 \l 12361     C'est dans ce contexte que nous souhaitons que le Conseil nous permette de poursuivre notre expérience dans cette voie en nous autorisant une nouvelle station Couleur Jazz dans la capitale.

LISTNUM 1 \l 12362     Nous vous remercions de votre attention et nous sommes entièrement disposés à répondre à vos questions.

LISTNUM 1 \l 12363     LE PRÉSIDENT:  Merci beaucoup, Messieurs et Mesdames.

LISTNUM 1 \l 12364     Monsieur le vice‑président French.

LISTNUM 1 \l 12365     CONSEILLER FRENCH:  Bon, est‑ce qu'on pourrait parler avec M. Panneton, commencer avec M. Panneton au sujet du marché du Québec, de Québec, qui est quand même un enjeu important?

LISTNUM 1 \l 12366     On remarque dans les quelques commentaires préliminaires, on parle de la bonne santé du marché de Québec.  Est‑ce qu'on peut dire, Monsieur Panneton, dans l'option de Radio Nord, que le marché de la publicité radio à Québec est en bonne santé?


LISTNUM 1 \l 12367     M. PANNETON:  Oui, le marché est en bonne santé à Québec.  Plusieurs tableaux indiquent que le marché de Québec se porte bien.

LISTNUM 1 \l 12368     M. BRIERE:  Si vous me permettez que je rajoute peut‑être un commentaire, d'abord tous les indicateurs économiques, quand on les regarde, les derniers indicateurs économiques montrent que c'est un marché en bonne santé, mais que la moyenne en tout cas, qu'on regarde les permis de construction, qu'on regarde le taux d'emploi, et cetera, je pense que ça nous indique que l'économie est bonne.

LISTNUM 1 \l 12369     Quand on regarde de 1999 à 2003, il y a eu une croissance, les revenus ont passé de 25 millions à 31 millions, une croissance de 5,8 pour cent, puis après ça, ça s'est stabilisé, on le sait, depuis 2003 à maintenant.

LISTNUM 1 \l 12370     Dans notre esprit, dans mon esprit, en tout cas, c'est une situation plus conjoncturelle que structurelle.  Il y a eu des chambardements.  Il ne faut pas penser que ces chambardements‑là n'ont pas eu une grande influence sur la situation du marché.


LISTNUM 1 \l 12371     Mais quand on regarde les derniers sondages, il y a une redistribution de l'écoute puis on sent que maintenant, on va assister, je pense, à une reprise de ce marché‑là et qu'on va connaître une croissance dans les prochaines années, il n'y a pas de doute.  Parce que les indicateurs étant là, je pense que forcément, les revenus ‑‑

LISTNUM 1 \l 12372     MME COTÉ:  Peut‑être, si vous me permettez, Monsieur French, nous avons demandé aux représentants de Carat, qui ont fait l'étude de marché qui avait été déposée en 2004 de mettre à jour les prévisions au niveau des indicateurs de la santé économique du marché de Québec, et je demanderais, si vous le permettez, à Thierry Gamelin de vous donner les résultats de cette mise à jour, si vous le souhaitez.

LISTNUM 1 \l 12373     CONSEILLER FRENCH:  Je suis choyé.

LISTNUM 1 \l 12374     M. GAMELIN:  Bonjour, Monsieur le conseiller.

LISTNUM 1 \l 12375     Donc, le Conference Board du Canada avait fait des projections de croissance stable pour les ventes au détail dans le marché de la ville de Québec et ces projections‑là ont été, nous en sommes très heureux, revues à la hausse.

LISTNUM 1 \l 12376     Donc, si on regarde, il avait été projeté en 2004 des ventes au détail de 9,1 milliards de dollars et le réel coût que nous avons eu les résultats du Conference Board est de 9,9 milliards. Donc, une augmentation de 9 pour cent.


LISTNUM 1 \l 12377     Pour ce qui est de 2005, c'était prévu 9,4 milliards et ça s'est chiffré à 10,2 milliards, donc ce qui est une augmentation aussi de 8 pour cent.

LISTNUM 1 \l 12378     Ça démontre que le marché de Québec est en bonne situation économique au niveau des ventes au détail.

LISTNUM 1 \l 12379     Vous êtes sûrement pas aussi sans savoir que le marché de Québec a un taux de chômage beaucoup plus bas que celui de la province, de 3 pour cent plus bas en février 2006.

LISTNUM 1 \l 12380     Et pour ce qui est de la valeur des permis de bâtir, elle augmente plus rapidement dans le marché de Québec.  Elle a augmenté de 1999 à 2005 de 22,5 pour cent comparativement à 15,1 pour cent pour la même période pour la province de Québec.

LISTNUM 1 \l 12381     Donc, le marché de la ville de Québec se porte mieux économiquement que la province elle‑même. Merci.

LISTNUM 1 \l 12382     CONSEILLER FRENCH:  Oui, mais la question n'est pas là.  Personne conteste le dynamisme général de l'économie de la grande région métropolitaine québécoise.  C'est plutôt la question de la traduction de ces ventes de détail et d'autres indices prometteurs en publicité radio dont il s'agit.


LISTNUM 1 \l 12383     Donc, j'aimerais demander à M. Brière il y a eu des événements conjoncturels qui ont, ou conjoncturaux, je ne sais pas,  qui ont quelque peu déplacé, je fais une hypothèse, là, qui a quelque peu déplacé l'argent pub radio à Québec.  Où est allé cet argent‑là?

LISTNUM 1 \l 12384     M. BRIERE:  Permettez que je revienne au début de votre question, Monsieur le vice‑président.

LISTNUM 1 \l 12385     Ces événements conjoncturels‑là, à mon avis, ont eu un impact sur la stabilité.  Le milieu des annonceurs n'aime pas beaucoup l'instabilité. Je pense que c'est clair, ça.  Si je suis un annonceur, demain, moi, l'instabilité, ça ne m'intéresse pas.

LISTNUM 1 \l 12386     Et cette instabilité‑là, en fait, hier, on en a parlé. Je ne reprendrai pas tout ce qui s'est dit, mais on sait très bien qu'il y a des annonceurs qui ont dit bon, bien, on ne touche pas à ça.  On arrête.  Puis quand vous réglerez vos problèmes, on viendra.  Puis nous autres, en attendant, on veut pas être associé à ça.


LISTNUM 1 \l 12387     Il y a une réalité là‑dedans qui m'apparaît claire.  A qui profite le crime, comme dirait l'autre.  Mon expérience en télévision, en tout cas, a montré que la télévision locale en particulier se porte plutôt bien. Donc, je pense que la télévision, sur le plan local, à raison d'une tarification appropriée, dirons‑nous, récupère une partie de ce montant‑là qui, parce que dans le fond, la nature, ça se déplace d'un secteur à l'autre et c'est évident que je pense que c'est la télévision locale qui en profite le plus.

LISTNUM 1 \l 12388     CONSEILLER FRENCH:  Pourtant, il n'y a pas eu de pointe de revenu particulière pendant cette période‑là.

LISTNUM 1 \l 12389     M. BRIERE:  Non, mais il y a eu ‑‑

LISTNUM 1 \l 12390     CONSEILLER FRENCH:  En télévision.

LISTNUM 1 \l 12391     M. BRIERE:  Il y a quand même une croissance des revenus, en télé, en tout cas.  Les chiffres qui étaient à ma disposition il n'y a pas très, très longtemps illustraient qu'il y avait une croissance de revenus et il y a le fait encore une fois qu'il y a des annonceurs qui ont dit en radio, bien nous, on va faire autre chose ou on va attendre.  Puis encore une fois, quand le marché sera beaucoup plus stable, on reviendra.

LISTNUM 1 \l 12392     C'est des bouleversements majeurs au fond qu'il y a eu.  Les trois animateurs qui ont vu leur situation se modifier dans l'espace d'un an.

LISTNUM 1 \l 12393     CONSEILLER FRENCH:  Ils sont retombés sur le champ de bataille.

LISTNUM 1 \l 12394     M. BRIERE:  C'est quand même pas rien, admettons le.


LISTNUM 1 \l 12395     CONSEILLER FRENCH:  Je suis curieux et je pose la question pas en temps que vice‑commissaire ou vice‑président du CRTC mais plutôt comme personne curieuse.  Comment ce fait‑il que l'annonceur n'opte pas pour un des postes non impliqués dans cette confrontation?  Est‑ce que ça empoisonne tout le puits?

LISTNUM 1 \l 12396     M. BRIERE:  C'est difficile ici parce qu'ils sont à peu près tous impliqués.

LISTNUM 1 \l 12397     Mais, non, je blague un peu mais en fait, les trois premiers joueurs, les trois premiers joueurs, oui, c'est ça, étaient directement impliqués.  Ça crée une instabilité.

LISTNUM 1 \l 12398     Ça crée un climat, ça crée un environnement et cet environnement‑là fait que vous savez, quand on est à distance, quand on est un annonceur national particulièrement, on regarde ça de loin, on a souvent parfois l'impression que c'est pire.  On se dit, eh, mon Dieu, qu'est‑ce qui se passe là?

LISTNUM 1 \l 12399     Donc, on se dit bien, on va attendre. On va attendre parce qu'il se dit des choses.


LISTNUM 1 \l 12400     Les médias extérieurs rapportent ça d'une façon.  Est‑ce que c'est correct ou pas, je n'ai pas de jugement à porter là‑dessus.  Je dis juste que le fait qu'on propage ça partout, ça beaucoup d'impact.  Et ça joue, c'est un facteur extrêmement important qui a joué.

LISTNUM 1 \l 12401     Je le répète, c'est un changement majeur.  C'est pas une petite affaire qui est arrivée, dans le fond.

LISTNUM 1 \l 12402     Je sais qu'on ne peut pas, pour répondre à votre question, l'indicateur économique évidemment ça ne se répercute pas mais ça va finir par se répercuter, c'est indiscutable.

LISTNUM 1 \l 12403     CONSEILLER FRENCH:  Alors, vous prévoyez quand même un avenir où le marché reprend son rythme de croisière de croissance d'entre 1999 et 2003, sauf que vous prévoyez quand même 5 pour cent plutôt que 5,7 pour cent pour les prochaines années.  Est‑ce qu'il y a une raison qui est ‑‑

LISTNUM 1 \l 12404     M. BRIERE:  Par prudence.

LISTNUM 1 \l 12405     CONSEILLER FRENCH:  Par prudence.

LISTNUM 1 \l 12406     M. BRIERE:  Par prudence, on pense que ce marché‑là va croître à ce rythme‑là.  On s'est donné, je pense qu'il faut faire des calculs conservateurs.

LISTNUM 1 \l 12407     Il faut se donner cette marge‑là et on s'est donné cette marge‑là, qui nous apparaît plus réaliste aussi quand on fait des calculs évidemment.


LISTNUM 1 \l 12408     CONSEILLER FRENCH:  Et l'impact de licences pour Couleur Jazz dans le marché de Québec serait modeste sur les titulaires actuels?

LISTNUM 1 \l 12409     M. BRIERE:  Oui, c'est clair que c'est modeste.  On parle de 900 000 $ en l'an un, un marché de 30 quelque millions.  Je veux dire, c'est bien sûr, vous savez, prenons uniquement le cas de la station où c'est connu, c'est un dossier qui présente une modification de son format mais c'était juste le point de dire de cette façon‑là tirait une partie de ses revenus du marché de Québec dans un groupe cible plus âgé.

LISTNUM 1 \l 12410     Cet argent‑là retourne dans le marché. Cet argent‑là, il retourne dans le marché. Donc, on prend une portion de cette ‑‑ on prétendrait prendre une simple portion de ce pourcentage‑là.

LISTNUM 1 \l 12411     Quand on regarde ça sur les sept années disons, je faisais le calcul ce matin, je regardais ça et je me disais présumant qu'il n'y a pas de croissance, 30 quelque millions, c'était 225 millions, on va aller chercher 5 pour cent chez certains, disons.  C'est ça qu'on fera avec le plan qu'on dépose devant vous aujourd'hui, en présumant même pas la croissance du 5 pour cent.


LISTNUM 1 \l 12412     En présumant qu'il ne se passe rien, on va aller chercher le 5 pour cent.  Ça va donner à peu près 223, 224 millions sur les sept ans de ventes publicitaires dans ce marché ici.

LISTNUM 1 \l 12413     Donc, toutes choses étant égales, ça nous apparaît, tout en offrant une diversité, on se dit, en fait, on offre un nouveau produit, une diversité avec peu d'impact, qui nous apparaît un plan qui fait du sens.

LISTNUM 1 \l 12414     CONSEILLER FRENCH:  M. Coallier évoquait un fait que je trouvais intéressant ‑‑ puis je doute que vous pouvez répondre pour votre poste de Montréal, mais je vous pose la question pareil. Il a indiqué qu'une proportion significative ‑‑ je ne me rappelle pas, mais c'était peut‑être entre 40 et 60 pour cent de ses annonceurs ‑‑ annonçaient uniquement avec lui.  On peut déduire peut‑être qu'ils avaient attiré ses annonceurs dans le marché de la pub radiophonique par un produit unique.

LISTNUM 1 \l 12415     Avez‑vous des statistiques comparables pour le Jazz Montréal?


LISTNUM 1 \l 12416     M. BRIERE:  Je vais laisser Louis le préciser mais c'est inévitable que la venue de produits haute gamme ou niche, dans le fond, n'est pas mainstream. Alors, il y a des annonceurs qui ne veulent pas être noyés dans un environnement mainstream.  C'est normal parce que, bon, je pense que c'est une catégorie de produits, dont l'automobile de luxe peut‑être, dans les vêtements.

LISTNUM 1 \l 12417     Et à Montréal, on a senti que ça créé un attrait particulier pour ce genre de produits‑là, un peu comme un magasin spécialisé qui demain vient dans le marché à côté d'un magasin mainstream, il va chercher une part parfois d'un marché qui sont des annonceurs qui sont pas des familiers disons.

LISTNUM 1 \l 12418     M. PANNETON:  Après notre première année d'opération ou à peu près à Couleur Jazz Montréal, on a environ aux alentours de 40 pour cent de notre clientèle en chiffres d'affaires qui provient dans un premier temps de clients qui justement sont reliés directement à la musique jazz, que ce soit dans la restauration, que ce soit dans l'habitation, que ce soit en automobile, reliés à des événements aussi qui sont reliés au jazz.  Donc à l'événementiel, ça c'est vraiment un volet intéressant.

LISTNUM 1 \l 12419     Deuxième point sur les clients, qui justement, comme Raynald vient de le dire, n'utilisaient pas la radio et utilisaient d'autres médias et maintenant peuvent rejoindre la clientèle cible qu'on offre à cause de notre profil démographique.


LISTNUM 1 \l 12420     On a une concentration d'auditoire qui est importante ‑‑ jusqu'à 70 pour cent de notre clientèle entre 25‑54 ‑‑ et donc de cette façon‑là pour eux avec des revenus et aussi des revenus et de l'éducation au‑delà de la moyenne.  Donc, c'est relativement contemporain.

LISTNUM 1 \l 12421     Donc, c'est à peu près 40 pour cent de notre clientèle actuellement qui sont les clients, du nouvel argent, qu'on peut dire, honnêtement, qui a été soit des ajouts supplémentaires au budget, déplacement de budgets de d'autres médias à la radio, ou tout simplement, c'est l'environnement qu'ils viennent chercher chez nous au niveau de Couleur Jazz.

LISTNUM 1 \l 12422     CONSEILLER FRENCH:  Merci.  Je ne sais pas si vous avez d'autre chose à ajouter, Monsieur Brière, mais il est évident que pour ‑‑ et je parle de l'impact économique de l'arrivée d'une autre licence ‑‑ c'est évident que si le Conseil décidait d'attribuer une licence ou même plus qu'une licence, on ferait le pari que vous faites, que vous nous invitez à faire.

LISTNUM 1 \l 12423     Soit que 2003 à 2005 était un accident de parcours et non pas une manifestation d'une différence fondamentale du marché, du lien entre le marché radio pub et le marché plus généralement.


LISTNUM 1 \l 12424     Mais je peux pas laisser le sujet sans remarquer que le Conseil doit être conscient que 70 pour cent du revenu dans le marché va à trois postes et les quatre autres postes ont de la difficulté.  Il se peut qu'on soit pas malhonnête ou incorrect en disant que c'est une économie extraordinaire à Québec, puis ça marche bien puis c'est plus dynamique que les autres villes en général, mais il faut un peu faire attention ‑‑ et puis je vous accuse pas de ne pas l'avoir fait ‑‑ mais il faut que le Conseil fasse attention de ne pas présumer naïvement et de façon simpliste que cet accident de parcours est terminé et que l'argent va revenir.

LISTNUM 1 \l 12425     Alors, je vous invite une fois devant moi, si je pense à d'autre chose, puis si vous avez d'autre chose à dire là‑dessus.

LISTNUM 1 \l 12426     M. BRIERE:  Je vous remercie de l'invitation.  Je pense qu'il y a deux éléments que j'aimerais ajouter.

LISTNUM 1 \l 12427     Le premier, comme je dis, c'est conjoncturel, c'est circonstanciel, c'est des décisions de programmation.  A partir du moment, on ne peut pas, en tout cas, je ne pense pas qu'on puisse évaluer le marché sur uniquement des décisions de programmation.


LISTNUM 1 \l 12428     Les décisions de programmation, ça change.  La preuve de ça, quand on regarde depuis le dernier sondage, on regarde la situation de Cogeco, par exemple, qui a récupéré 30, 40, 50 pour cent de l'écoute des pertes de CHOI, disons, là on va se retrouver dans une position économique, une situation financière pas mal meilleure.  Je pense que ça, c'est clair.

LISTNUM 1 \l 12429     Uniquement sur un sondage, on n'a pas vu celui du 10 avril encore qui s'en vient.  Il y a donc cet espèce de jeu‑là, d'équilibre‑là qui est en train de se faire, dont à mon avis vous devez tenir compte, puis avec respect.

LISTNUM 1 \l 12430     Deuxième des éléments pour moi, c'est je transpose ça dans un autre secteur.  L'avenir de la télévision spécialisée, par exemple, ça n'a pas affaibli la télévision au Québec, ni à Québec, ni à Montréal.  Ça créé de la diversité et des fois la diversité, ça crée de la richesse parce que ça offre des choix, parce que ce que ça fait, c'est que ça permet que les annonceurs soient attirés, plus de restaurants.


LISTNUM 1 \l 12431     Hier, je suis allé manger à Québec.  Il y a pas mal de restaurants en ville et pas loin des meilleurs restaurants au monde, il faut le dire.  Mais la vérité, il y en a beaucoup. C'est certain qu'il y en a qui vivent moins bien mais la majeure partie vit bien parce qu'il y a une diversité, il y a un italien, il y en a un chinois, il y en a en je ne sais pas quoi.  Il y a toutes sortes de restaurants.

LISTNUM 1 \l 12432     C'est peut‑être un problème aussi qu'il y a eu une concentration de trois joueurs seulement.  Ça, c'est un problème.  Ça, à mon avis, c'est pas sain.  On ne peut pas blâmer les gens, c'est leur job, puis ils font une sacrée bonne job.  Mais on n'a pas ce problème‑là dans d'autres marchés parce qu'il y a une diversité de produits.

LISTNUM 1 \l 12433     Des situations de contrôle de 40, 45 pour cent dans un marché, on voit pas ça à nulle part, absolument pas.  On a vu ça ici.  On verra plus ça, je pense.

LISTNUM 1 \l 12434     Alors, à mon avis, c'est ça qui est le plus, que vous devez tenir compte aussi.

LISTNUM 1 \l 12435     CONSEILLER FRENCH:  Vous nous invitez à lever notre regard vers un avenir, deux, trois ans et un moment où il y aurait un plus grand départage d'écoute.  Il y aurait, espérons‑le, moins d'instabilité en terme de personnel, d'animateurs et animatrices et il y aurait, on présume, une situation où la relation entre l'économie générale de la région et le marché de radio pub s'apparente davantage à la situation dans d'autres villes canadiennes.


LISTNUM 1 \l 12436     M. BRIERE:  A mon avis, on est en route, on est en marche, on l'est dedans.  Ces événements‑là, le temps passe, évidemment. Ces événements‑là se sont produits il y a un certain temps. On voit déjà la redistribution.

LISTNUM 1 \l 12437     Les gens sont bien conscients, on voit déjà la situation de CHOI‑FM en terme d'écoute n'est plus du tout la même.  FM93 s'est repositionné.  Astral n'a pas de problème dans le marché.  Corus est en train de s'organiser.

LISTNUM 1 \l 12438     A moment donné, ce marché‑là va reprendre là où il était dans sa croissance parce qu'il va y avoir une plus grande diversité et la diversité, je pense encore une fois, je le pense sincèrement, ça crée de la richesse.  Ça fait qu'il y a plus de choix, plus de monde qui s'intéressent à plus de produits.

LISTNUM 1 \l 12439     Cette concentration des produits‑là a créé cette situation‑là et il ne faut pas trop attendre.  Je pense que le changement est en train de se faire et c'est le temps, à mon avis, d'offrir de nouveaux produits dans ce marché‑là pour un meilleur équilibre, une plus grande diversité.


LISTNUM 1 \l 12440     Pourquoi il n'y aurait pas Jazz à Québec quand on compare que des villes à peu près de même taille au pays offrent un produit comme ça?  Ça fait que ça ajoute une diversité et ça n'a pas beaucoup d'impact sur le marché et à mon avis, c'est le temps de faire.

LISTNUM 1 \l 12441     CONSEILLER FRENCH:  Est‑ce qu'il y a un poste de jazz au pays qui le ferait?

LISTNUM 1 \l 12442     M. BRIERE:  J'ai pas les chiffres de toutes les stations de jazz à travers le pays.  Je peux vous dire une chose, on va faire nos choix à Montréal. Je peux vous assurer ça.  On va le faire parce qu'on a une belle formule, on a un beau plan, du bon monde, puis un bon marché.  Puis on va le faire.

LISTNUM 1 \l 12443     Ça va prendre le temps.  Le principal handicap à Montréal, c'est pas le produit, c'est pas le plan, c'est pas l'idée.  C'est notre antenne.

LISTNUM 1 \l 12444     CONSEILLER FRENCH:  On l'a vu sur une mauvaise pente à Westmount, alors j'en sais quelque chose.

LISTNUM 1 \l 12445     M. BRIERE:  Mais je vais vous dire une chose.  On va tout faire, on a des gens qui travaillent là‑dessus.  C'est évident qu'on a hérité d'une petite antenne. On le savait.  On n'est pas totalement dépourvu.  On le savait qu'on avait une petite antenne.


LISTNUM 1 \l 12446     Mais c'est un risque d'affaires.  On le prend.  On y croit. On prend les portes qui se présentent à nous.  Quand on est un joueur émergent comme nous autres, on veut rentrer dans les marchés.  Dès que la porte s'ouvre, on est là, nous.  Les grosses portes, des centaines, il en reste moins. Pour le moment. On verra ce que le numérique pourra amener.

LISTNUM 1 \l 12447     Mais on l'a pris, on l'a pris, ce risque‑là. On l'assume.

LISTNUM 1 \l 12448     A Gatineau, on est là.  L'entreprise a pris un risque.  Ça été long. Deux à trois ans, c'est long, hein, quand on perd de l'argent. Je peux vous dire que cette année, on est dans la rentabilité. On est pas mal content de ça.  Une sacrée bonne job. Petite antenne améliorée, bon produit, on l'a fait.

LISTNUM 1 \l 12449     A Montréal, on va le faire, soyez assuré de ça.

LISTNUM 1 \l 12450     CONSEILLER FRENCH:  Justement au sujet de Gatineau et de Montréal, est‑ce que vous pouvez nous donner une idée combien est le minimum d'heures de programmation locale Québec ou québécoise que vous allez faire dans l'hypothèse qu'on vous attribue la licence?

LISTNUM 1 \l 12451     M. BRIERE:  Je vais demander à Guy de vous répondre.

LISTNUM 1 \l 12452     CONSEILLER FRENCH:  Monsieur Banville?


LISTNUM 1 \l 12453     M. BANVILLE:  Cent pour cent de la programmation sera locale à Québec.  Zéro pour cent d'émissions en simultané avec nos autres radios.

LISTNUM 1 \l 12454     CONSEILLER FRENCH:  Alors, la chronique culturelle, les entrevues, tout ça va être fait ici?

LISTNUM 1 \l 12455     M. BANVILLE:  Oui.  Oui, bien peut‑être vous allez nous parler de synergie plus tard, mais.

LISTNUM 1 \l 12456     CONSEILLER FRENCH:  Bon, parlons de synergie tout de suite alors.

LISTNUM 1 \l 12457     M. BANVILLE:  D'accord.

LISTNUM 1 \l 12458     CONSEILLER FRENCH:  Quelles seraient les synergies?

LISTNUM 1 \l 12459     M. BANVILLE:  C'est‑à‑dire une fois qu'on a dit ça, parce que c'est le principe que toute l'équipe d'animation qui va avoir Québec va être d'ici.

LISTNUM 1 \l 12460     Ça n'empêche pas, j'ai vu, et j'ai bien entendu la question hier qui s'adressait à M. Coallier par rapport à la grille qu'il présentait et la grille qu'il affichait sur son site Internet à Montréal.

LISTNUM 1 \l 12461     Si vous allez sur le site Internet de Couleur Jazz à Montréal, la moitié des émissions qui sont déposées ici n'existent pas, n'existent plus.  Déjà, il y a beaucoup de ‑‑


LISTNUM 1 \l 12462     Il reste des émissions comme Couleur café, par exemple, qui portent le même nom qu'à Montréal. Nous, on trouve que c'est une jolie trouvaille matinale qui s'appelle Couleur café, lorsqu'on s'appelle Couleur Jazz.

LISTNUM 1 \l 12463     Mais l'animation est différente, elle est locale.  Les chroniques, l'information est différente et tout ça.

LISTNUM 1 \l 12464     Il arrive que parfois, on aime en synergie partager des choses pour une bonne raison.  Par exemple, si je vous parle de l'émission Référence Couleur Jazz, là c'est autre chose.  Même si l'émission est animée localement, on peut partager des choses. Pourquoi?  Parce qu'on a fait la promotion des talents.  Ça, c'est une émission qui référencie les albums jazz.

LISTNUM 1 \l 12465     En passant, je crois que probablement, on est la seule radio à référencer des albums au lieu de chansons.

LISTNUM 1 \l 12466     Excusez‑moi, je ne parle pas souvent au micro.


LISTNUM 1 \l 12467     Nous, on pense que c'est une formule originale qui, je pense qui a démontré qui faisait beaucoup plaisir aux artistes et qui nous permet, par exemple, si un album d'une semaine à l'autre est toujours à l'affiche dans l'émission, nous permet de diffuser des chansons différentes parce qu'on n'est pas prisonnier d'un concept de décompte ou de top.

LISTNUM 1 \l 12468     Ça vaut la peine de partager ça entre stations.  Ça, ça vaut la peine d'avoir de la synergie, qu'une Annie Poulin, qui est typiquement une artiste de Québec, soit en promotion dans l'émission Référence couleur jazz à Montréal.

LISTNUM 1 \l 12469     CONSEILLER FRENCH:  Alors, pour être clair, vous nous demanderez pas, sous aucune hypothèse, un permis de réseau.

LISTNUM 1 \l 12470     M. BRIERE:  La réponse est non. Philosophiquement, c'est un bien grand mot.

LISTNUM 1 \l 12471     CONSEILLER FRENCH:  Vous n'êtes pas le seul à philosopher dans ces périodes‑là.

LISTNUM 1 \l 12472     M. BRIERE:  Absolument pas.  Je ne philosophe pas beaucoup, effectivement.  Notre entreprise, notre groupe, notre modèle d'affaires est bâti sur la radio locale.  On dispose d'un certain nombre de stations de radio qui sont toutes locales.


LISTNUM 1 \l 12473     Il y a deux modèles au Québec dans le marché francophone, les modèle des réseaux comme on connaît, puis le modèle qu'on privilégie. Nous, on pense qu'il y a de la place pour ça encore aujourd'hui et je respecte l'autre modèle.  J'y ai participé modestement dans une autre vie.  Et c'est un modèle excellent, qui est en bonne santé, qui va bien, qui est rentable et tout ça.

LISTNUM 1 \l 12474     Mais nous, on a choisi la radio locale parce qu'on pense que c'est important.  On a une locale en Abitibi, on a une locale partout et à Québec, dans tout ce qu'on va faire, on va être local.

LISTNUM 1 \l 12475     CONSEILLER FRENCH:  Juste pour en finir, Monsieur Banville, il y avait une référence dans votre demande aux entrevues faites à l'étranger et notre personnel était curieux de savoir ce que ça voulait dire exactement.  L'étranger, c'est à l'extérieur de la ville de Québec?

LISTNUM 1 \l 12476     M. BANVILLE:  Oui.  Non, ça, c'est formidable.  C'est formidable parce que c'est une alliance qui enrichit notre projet parce qu'elle est faite avec la station TSF à Paris, qui sont de bons amis, et qui, vous savez, on diffuse leur programme avec 5 000 titres et qui reçoivent pleins d'invités sur des artistes français que parfois nous diffusons, parfois que nous aimerions faire découvrir au public ici.


LISTNUM 1 \l 12477     Donc, on a une entente.  En échange, ils vont pouvoir venir au kiosque de Couleur Jazz pendant le Festival de jazz.  C'est une espèce de bonne entente.  Mais on va essayer aussi d'exporter des produits d'ici vers eux pour les faire diffuser et les entendre à Paris.

LISTNUM 1 \l 12478     CONSEILLER FRENCH:  Et le personnel sera très déçu si je ne vous demandais pas si vous avez une idée de combien de minutes?

LISTNUM 1 \l 12479     M. BANVILLE:  Je peux vous le dire, Monsieur le vice‑président. Je peux vous le dire.  Attendez.

LISTNUM 1 \l 12480     Alors, ces chroniques‑là, d'ailleurs on les appelle Fans de jazz.  Elles ont, c'est des extraits d'entrevues qui durent quatre minutes.  On en aurait quatre extraits d'entrevues pour un total de 16 minutes par semaine.

LISTNUM 1 \l 12481     CONSEILLER FRENCH:  Par semaine.

LISTNUM 1 \l 12482     M. BANVILLE:  Oui. C'est de l'importation plutôt noble, quoi.

LISTNUM 1 \l 12483     CONSEILLER FRENCH:  D'accord.  Merci.

LISTNUM 1 \l 12484     Une autre question qui m'est inspirée, qui nous est inspirée par notre examen de votre demande par rapport aux autres demandes, les synergies administratives et autres seront sans doute importantes?

LISTNUM 1 \l 12485     M. BRIERE:  Je vais demander à Réjean de les préciser.  C'est surtout en administration, en technique.  De mémoire, 125.


LISTNUM 1 \l 12486     M. NADEAU:  Les synergies d'administration sont exactement 125 000 $ principalement au niveau de l'administration générale, la comptabilité, au niveau des ressources humaines, entres autres, l'informatique et partie technique, vente et promotion.

LISTNUM 1 \l 12487     CONSEILLER FRENCH:  Alors, les synergies effectivement touchent les aspects qui appuient la programmation mais ne touchent pas la programmation de façon directe.

LISTNUM 1 \l 12488     M. BRIERE:  Encore une fois, ça fait partie de notre modèle d'affaires, ce qu'on essaie de faire, c'est de regrouper le plus possible les aspects techniques et administratifs pour dégager les marges nécessaires pour investir dans les contenus locaux.

LISTNUM 1 \l 12489     C'est vrai qu'on centralise certains services mais on décentralise le contenu. C'est notre modèle d'affaires.  C'est notre approche et c'est le même modèle d'affaires qu'on va implanter ici.

LISTNUM 1 \l 12490     CONSEILLER FRENCH:  Ça se voit puisque vos dépenses de programmation sont au bas mot à peu près le double de ceux proposés par.

LISTNUM 1 \l 12491     M. BRIERE:  Cinquante ‑‑ Oui, c'est ça, à peu près.  Exactement. Oui, exactement.  Je suis heureux que vous l'ayez trouvé.

LISTNUM 1 \l 12492     CONSEILLER FRENCH:  Il faut le dire.


LISTNUM 1 \l 12493     M. BRIERE:  C'est un travail formidable, hein.

LISTNUM 1 \l 12494     CONSEILLER FRENCH:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12495     M. BRIERE:  Absolument.  Mais on vous l'aurait dit quand même.

LISTNUM 1 \l 12496     Non mais effectivement, quand on est une entreprise de taille moyenne comme la nôtre, disons‑le, sans fausse modestie, c'est un peu la façon qu'on a trouvée pour dégager des argents pour investir dans les contenus.  Sinon, ça n'a pas de bon sens être obligé.  Sinon, c'est des sommes importantes.

LISTNUM 1 \l 12497     On se dit qu'est‑ce qui fait qu'on gagne ou on perd?  Est‑ce que c'est la technique? Non, tout le monde l'a, la technique.  Est‑ce que c'est parce qu'on a un meilleur service administratif?  Tout le monde a des bons services administratifs.

LISTNUM 1 \l 12498     Ce qui fait qu'on gagne ou on perd, c'est le contenu puis la mise en marché.  Et on a décidé que ‑‑ puis dans l'année, on vient de le faire dans toutes nos autres stations, on essaie de dégager des sommes.  On se bat contre des entreprises extrêmement puissantes, très bien organisées, qui ont du bon contenu et je pense que la clé du succès à la radio, à la télévision aussi, dans les journaux, dans les médias, c'est le contenu.


LISTNUM 1 \l 12499     Le contenu local est plus coûteux à faire pour nous parce qu'on ne peut pas le spreader, comme dirait l'autre, sur un grand nombre de stations.  C'est un choix économique qu'il faut bien assumer quand on le fait.

LISTNUM 1 \l 12500     La seule façon de le faire c'est de concentrer les budgets en administration et tout ça autour de ‑‑ et ça nous permet de dégager plus d'argent pour les contenus et c'est ce qu'on cherche à faire.

LISTNUM 1 \l 12501     CONSEILLER FRENCH:  Donc, plus cher et content de l'être?

LISTNUM 1 \l 12502     M. BRIERE:  Plus cher dans la mesure où ‑‑ Non, on n'est jamais content quand ça coûte cher, on sait tous ça, mais on est plutôt content des résultats, par exemple.

LISTNUM 1 \l 12503     On est content de l'offre.  C'est une offre diversifiée.  Ça coûte un peu plus cher quand dans un marché on doit produire une centaine d'heures par semaine, on est d'accord pour dire que ça coûte ‑‑

LISTNUM 1 \l 12504     CONSEILLER FRENCH:  Ça coûte cher.

LISTNUM 1 \l 12505     M. BRIERE:  ‑‑ plus cher que celui qui doit faire 30 ou 35 heures par semaine parce qu'il a une partie de son produit qui vient d'une autre source d'alimentation.


LISTNUM 1 \l 12506     Je comprends que c'est pas les mêmes coûts, c'est pas la même grandeur, on n'est pas dans les mêmes ordres de grandeur quand on embauche des artistes qu'on paie à un prix fort.  Mais on est plutôt content de ce modèle‑là mais on pense surtout que c'est nécessaire, cet équilibre‑là dans les marchés.

LISTNUM 1 \l 12507     Les stations locales ont leur rôle à jouer, les stations, les réseaux ont leur rôle à jouer il n'y a pas de doute.

LISTNUM 1 \l 12508     CONSEILLER FRENCH:  Merci.

LISTNUM 1 \l 12509     Est‑ce que vous avez une dépense de droits plus élevés que par exemple la musique classique? Est‑ce que ça serait significatif?

LISTNUM 1 \l 12510     M. BRIERE:  Je ne suis pas certain de comprendre la question.  Vous voulez dire le coûts par rapport aux droits des ‑‑

LISTNUM 1 \l 12511     CONSEILLER FRENCH:  Des auteurs compositeurs et des artistes.

LISTNUM 1 \l 12512     M. NADEAU:  Ce sont les mêmes, Monsieur.

LISTNUM 1 \l 12513     CONSEILLER FRENCH:  Les mêmes?

LISTNUM 1 \l 12514     M. NADEAU:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12515     M. BRIERE:  C'est les mêmes montants, oui.


LISTNUM 1 \l 12516     CONSEILLER FRENCH:  Est‑ce qu'on peut parler de CKNU, parce que dans la demande de CKNU, vous mentionnez les synergies possibles avec une nouvelles station FM. Est‑ce que vous pouvez nous en parler un petit peu de savoir de quoi il s'agit?

LISTNUM 1 \l 12517     M. BRIERE:  Encore une fois, c'est essentiellement le regroupement des services administratifs.  Bien sûr que notre intention dans ce plan‑là, la modification de la licence à Québec dans l'autre cas et dans la demande ici présente, c'est de regrouper ça sous un même toit, d'installer ça dans un même local évidemment.

LISTNUM 1 \l 12518     Mais de bénéficier des synergies administratives, techniques, etc., tout en séparant totalement les contenus, y compris dans l'information.

LISTNUM 1 \l 12519     CONSEILLER FRENCH:  Donc, c'est clair dans l'information pour ces deux postes‑là c'est 100 pour cent séparé?

LISTNUM 1 \l 12520     M. BRIERE:  Absolument, c'est‑à‑dire que dans l'information, il y aura, dans le cas de CKNU, il y a des journalistes qui travaillent parce que c'est pas les mêmes groupes cibles évidemment puis c'est pas les mêmes atteintes au niveau de l'information.  On en parlera ultérieurement, je pense.

LISTNUM 1 \l 12521     Mais dans le cas de Couleur Jazz, c'est des journalistes culturels qui font la couverture exclusivement pour Jazz, absolument.


LISTNUM 1 \l 12522     CONSEILLER FRENCH:  Je pense, Monsieur le président, que ça couvre à peu près ce que le personnel m'a demandé de faire. Ils vont me donner ma note après la session.  Ils ont peut‑être d'autres questions, je ne le sais pas.

LISTNUM 1 \l 12523     Monsieur Brière, vous pouvez faire d'autres commentaires si vous voulez.  Il y a peut‑être de mes collègues aussi qui ont des questions.

LISTNUM 1 \l 12524     LE PRÉSIDENT:  A la fin, on vous donne l'opportunité d'avoir un survol ou un pitch dernier à la fin.

LISTNUM 1 \l 12525     M. BRIERE:  Je la saisirai, Monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 12526     LE PRÉSIDENT:  Bon, Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 12527     CONSEILLER ARPIN:  Merci, Monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 12528     Je veux revenir à la partie des questions que M. French vous a posées sur le marché puis je vais vous divulguer un certain nombre, pas des nombres mais certaines données sur le marché que le Conseil collige évidemment à partir des rapports annuels, et j'aimerais avoir vos observations parce que je pense qu'elles sont un peu en contradiction avec ce que vous avez affirmé tantôt.


LISTNUM 1 \l 12529     Je vais commencer par la télévision pour vous dire qu'en la période 2001 à 2005, les revenus de publicité locale en télévision ont décrû de 5,8 pour cent et en comparaison à la radio, elles ont crû de 1,3 pour cent.

LISTNUM 1 \l 12530     Donc, je ne peux pas croire que les revenus de publicité locale qui ont diminué suite à la discussion que vous avez eue concernant les animateurs vedettes soient retrouvés à la télévision.

LISTNUM 1 \l 12531     Malheureusement, on n'a pas de données sur les quotidiens, sur les hebdos et sur l'Internet, voire même qui pourraient être venus chercher une partie de ces revenus publicitaires‑là.

LISTNUM 1 \l 12532     Quand je regarde maintenant du côté de la publicité nationale, à la télévision, les revenus de publicité nationale ont crû de 35 pour cent pour la télévision.

LISTNUM 1 \l 12533     Cependant, à la radio, elles ont décrû de 0,6 pour cent.  Donc, décroissance un petit peu, décroissance mais légère.

LISTNUM 1 \l 12534     Donc, malgré le fait qu'il y a eu de la turbulence, je ne peux pas croire que les annonceurs nationaux ont quitté la barque très rapidement.

LISTNUM 1 \l 12535     Est‑ce que je pourrais avoir vos commentaires, parce que je pense que ça vient changer la réponse que vous avez donnée à M. French.


LISTNUM 1 \l 12536     M. BRIERE:  Non, je ne pense pas que ça vient la changer. Ça vient peut‑être la corriger un peu mais pas dans le son sens profond.

LISTNUM 1 \l 12537     Ce que j'ai fait allusion, j'ai dit pour ‑‑ Moi, j'étais président du groupe TVA, j'ai les données en tête là.  Notre station performait plutôt bien dans le marché de Québec et les souvenirs que j'en ai, et c'est ce que j'ai évoqué tout à l'heure.

LISTNUM 1 \l 12538     En ce qui me concerne, c'était ma connaissance de ce transfert‑là en tout cas, là.  C'est que notre station performait plutôt bien et elle récupérait donc, à mon avis, une partie importante de l'argent qui pouvait se trouver libéré dans ce marché‑là.

LISTNUM 1 \l 12539     Quant au deuxième point concernant la publicité nationale, ça illustre peut‑être un peu la situation parce que ce que vous dites, Monsieur le vice‑président, c'est que la publicité nationale à la TV a crû de 35 pour cent.  Exact?

LISTNUM 1 \l 12540     CONSEILLER ARPIN:  Exact.

LISTNUM 1 \l 12541     M. BRIERE:  Et elle est à peu près stable.

LISTNUM 1 \l 12542     CONSEILLER ARPIN:  En radio.


LISTNUM 1 \l 12543     M. BRIERE:  En radio.  Ça pourrait peut‑être expliquer que les annonceurs nationaux ont pensé que la turbulence en radio, à la radio c'est peut‑être pas tout à fait un bon terrain pour investir et qu'il fallait peut‑être mettre l'argent en radio à la télé parce que 35 pour cent, admettons que c'est une croissance appréciable.

LISTNUM 1 \l 12544     CONSEILLER ARPIN:  Oui.  Cependant, quand je regarde l'étude que Carat a fait pour vous, l'étude prévoit que 80 pour cent de vos revenus viendront du placement média local.

LISTNUM 1 \l 12545     M. BRIERE:  Oui, mais c'est tellement minime. Oui, je comprends, on parle de ‑‑

LISTNUM 1 \l 12546     CONSEILLER ARPIN:  A moins que préalablement à la période de turbulence et pendant la période de turbulence et après la période de turbulence, que ce soit à la radio ou à la télévision, il n'y a pas de croissance des revenus de publicité locale.

LISTNUM 1 \l 12547     M. BRIERE:  Bien, je comprends que la ‑‑ Est‑ce qu'on est d'accord pour dire qu'avant la période de turbulence, il y avait une croissance de revenus?  Est‑ce qu'on s'entend là‑dessus, de 1999 à 2004? Le marché était de 25 millions et il est passé à 31 millions.

LISTNUM 1 \l 12548     CONSEILLER ARPIN:  De publicité.


LISTNUM 1 \l 12549     M. BRIERE:  De publicité totale, là.  Le marché était à 25 millions.  Il est passé à 31 millions, entre 1999 et 2003.

LISTNUM 1 \l 12550     CONSEILLER ARPIN:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12551     M. BRIERE:  Il y a eu une croissance de 5,8 pour cent.  Est‑ce qu'on est d'accord sur ce chiffre‑là?

LISTNUM 1 \l 12552     CONSEILLER ARPIN:  Cependant, ces données‑là comprennent et les paiements de réseaux puis des droits puis d'autres sortes de revenus.

LISTNUM 1 \l 12553     M. BRIERE:  Mais on prend les chiffres ‑‑

LISTNUM 1 \l 12554     CONSEILLER ARPIN:  Si je regarde juste les revenus de publicité, je suis obligé de pas être en accord avec vous.

LISTNUM 1 \l 12555     M. BRIERE:  Non, mais vous êtes d'accord, Monsieur le vice‑président, qu'il y avait quand même une croissance?

LISTNUM 1 \l 12556     CONSEILLER ARPIN:  Tellement légère que c'est à peine perceptible.

LISTNUM 1 \l 12557     M. BRIERE:  Entre 2003 et ‑‑ entre 1999 et 2003?

LISTNUM 1 \l 12558     CONSEILLER ARPIN:  Malheureusement, je ne l'ai pas sous les yeux, les années 1999 et 2000, sauf que je sais que ‑‑


LISTNUM 1 \l 12559     M. BRIERE:  Moi, de 1999 à 2003, Monsieur le vice‑président, j'ai de 25 millions à 31 millions, de 5,8 pour cent.

LISTNUM 1 \l 12560     Puis alors, il y a quand même eu une croissance de marché.  On ne met pas 30 millions de publicité dans ce marché‑là depuis cinq ans.

LISTNUM 1 \l 12561     CONSEILLER ARPIN:  Mais ça comprend aussi beaucoup de revenus.  Exemple, je regarde juste pour l'année 2003, j'ai 1 million d'autres revenus qui ne sont ni de la publicité nationale ou locale, qui peut être n'importe quoi, là.  Ça, c'est dans le domaine de la radio.  C'est 1 million.

LISTNUM 1 \l 12562     Donc, c'est pour ça, quand je regarde juste les revenus de publicité purs, de publicité locale et de publicité nationale, je vous dis qu'il n'y a à peu près pas de croissance en radio.

LISTNUM 1 \l 12563     Télévision ‑‑

LISTNUM 1 \l 12564     M. BRIERE:  En télévision, c'est connu.

LISTNUM 1 \l 12565     CONSEILLER ARPIN:  C'est‑à‑dire en télévision, oui, il y a eu de la croissance, c'est sûr.  Le marché particulièrement en publicité nationale. Pas en publicité locale.

LISTNUM 1 \l 12566     Mais vous allez vivre de publicité locale. Votre modèle dit que vous avez 80 pour cent de revenu seront des revenus de publicité locale.


LISTNUM 1 \l 12567     M. BRIERE:  Monsieur le vice‑président, je vais laisser Louis ‑‑

LISTNUM 1 \l 12568     Mais c'est vrai qu'on va vivre principalement de publicité locale au départ, c'est bien sûr.  Mais encore une fois, c'est une ponction modeste.

LISTNUM 1 \l 12569     Regardez, prenez uniquement l'argent qui est libéré dans le marché par les changements de format actuellement. C'est de l'argent qui se retrouve dans le marché. On parle de faire 900 000 $ en annonces. C'est de ça qu'on parle, là.

LISTNUM 1 \l 12570     C'est ça, le modèle.  On ne parle pas d'aller chercher une somme importante.  On n'affectera pas le marché. On n'a pas cette prétention‑là, ni en écoute, ni en argent.  On offre un produit de niche, diversifié.

LISTNUM 1 \l 12571     On ouvre un petit restaurant où est‑ce que c'est dur.  C'est ça qu'on est.  C'est ça qu'on offre.  On est conscient que si demain matin, on débarque avec une station mainstream, femmes 25‑54, occupée par ‑‑

LISTNUM 1 \l 12572     CONSEILLER ARPIN:  La raison pour laquelle je pose la question, c'est que les formats sont pas réglementés et vous pourriez décider ‑‑

LISTNUM 1 \l 12573     M. BRIERE:  Non.


LISTNUM 1 \l 12574     CONSEILLER ARPIN:  On vous donne le permis puis un format beaucoup moins pointu, un format très, très populaire puis, ce qui n'est pas interdit.

LISTNUM 1 \l 12575     M. BRIERE:  Non, non, non.  D'accord mais en même temps, sur notre plan d'affaires, on est crédible.  On se présente devant vous aujourd'hui avec un plan.  On va faire ce plan‑là.

LISTNUM 1 \l 12576     Dans le cas de CKNU, on a ‑‑

LISTNUM 1 \l 12577     CONSEILLER ARPIN:  On a vu différents, on a vu des choses, toutes sortes de choses.

LISTNUM 1 \l 12578     MME COTÉ:  Oui, c'est vrai, mais, Monsieur le vice‑président, si vous me permettez, dans le jazz, on a une demande de services spécialisés.  Excusez, mais pour dire qu'on a en quelque sorte une camisole de force.  C'est quand même, ça met une flexibilité puis une chemise.

LISTNUM 1 \l 12579     M. BRIERE:  Exactement!

LISTNUM 1 \l 12580     MME COTÉ:  CKNU, c'est une station de mainstream, mais ici, c'est un service spécialisé.

LISTNUM 1 \l 12581     CONSEILLER ARPIN:  D'accord. Mais j'apprécie votre commentaire.

LISTNUM 1 \l 12582     Monsieur Panneton, vous voulez ‑‑


LISTNUM 1 \l 12583     M. PANNETON:  Monsieur Arpin, je voulais juste vous dire un point par rapport à l'augmentation en télévision de 35 pour cent versus quelque chose de stable au niveau radio et dépendant du local ou du national, je vais vous dire que je pense que c'est relié à la diversité parce qu'en 1997, on trouve qu'en télévision spécialisée, il y a eu plusieurs nouvelles licences et ça ouvert les marchés, ça segmenté le marché, ça spécialisé le marché de façon à ce que les ventes télévision dans les conventionnelles ont été à peu près stables et les spécialisées ont permis l'augmentation importante, d'où la l'importance de dire que nous, si on avait une boîte de radio spécialisée, on pourrait avoir le même phénomène local, offrir la possibilité à des gens d'annoncer dans un créneau ou dans une station qui permette de rejoindre un profil plus efficace pour eux.

LISTNUM 1 \l 12584     CONSEILLER ARPIN:  Maintenant, Carat vous a déposé à la page 22 de son analyse de marché ce qu'on appelle entre nous le mapping et a situé l'âge moyen de la population à 42 ans et situé votre station Couleur Jazz un petit peu plus vieille que l'âge moyen du marché.

LISTNUM 1 \l 12585     Alors, j'ai posé la même question à plusieurs requérants hier et je vais continuer aujourd'hui.  Donc, quel âge a votre auditeur type?

LISTNUM 1 \l 12586     M. BANVILLE:  Je dirais 44 ans.


LISTNUM 1 \l 12587     CONSEILLER ARPIN:  C'est un homme de 44 ans.  Merci.  C'était toutes mes questions.

LISTNUM 1 \l 12588     LE PRÉSIDENT:  Je ne veux pas prolonger le débat sur les chiffres, Monsieur Brière, mais si je regarde les chiffres de l'année 2002 jusqu'à 2005, je vois que les revenus des ventes publicité locale sont plats à à peu près 20 millions dans le marché total mais que les ventes de publicité nationale augmentent de 6,8 à 8,9 jusqu'à 11,2 cette année.

LISTNUM 1 \l 12589     J'essaie de réconcilier ces chiffres avec la théorie qu'il y avait des problèmes dans le marché avec quelques nuances.

LISTNUM 1 \l 12590     M. BRIERE:  Vous parlez de quelle année à quelle année?  Excusez‑moi, de 19 ‑‑

LISTNUM 1 \l 12591     LE PRÉSIDENT:  De 2002 jusqu'à 2005.

LISTNUM 1 \l 12592     M. BRIERE:  OK.  Vous dites que les revenus locaux sont à peu près flats et que les revenus nationaux augmentent. On est toujours à la radio.

LISTNUM 1 \l 12593     LE PRÉSIDENT:  C'est toujours à la radio.


LISTNUM 1 \l 12594     M. BRIERE:  Il y a deux choses là‑dedans. D'abord, les revenus à la radio nationaux sont souvent segmentés de manière différente. Il faut savoir qu'est‑ce qu'on comptabilise là‑dedans, dans les revenus nationaux, les revenus régionaux.  C'est pas tout le temps clair, ça, qu'est‑ce qu'on met à l'intérieur de ça.  Je pense que c'est un premier élément dont on doit tenir compte.

LISTNUM 1 \l 12595     Deuxièmement, il est évident que les annonceurs locaux sont souvent les premières victimes d'une turbulence dans un marché et on ne peut pas croire, on ne peut pas penser, je pense, sérieusement qu'un tel chambardement ne crée pas une problématique; c'est‑à‑dire que les annonceurs acceptent ou préfèrent vivre dans l'instabilité que dans la stabilité.

LISTNUM 1 \l 12596     Alors, je pense que c'est un impact qui est normal, c'est un impact, on a déjà vu ça quand il y a eu des turbulences dans certains marchés.

LISTNUM 1 \l 12597     Mais je ne vois pas la contradiction.  Je cherche la contradiction.  Je ne vois pas la contradiction entre ce que nous prétendons et ce que les chiffres disent.

LISTNUM 1 \l 12598     On est d'accord pour dire que la totalité du marché est relativement flat.  Je pense qu'on se trompe pas là‑dessus quand on regarde ça depuis une couple d'années, en radio, et on attribue.

LISTNUM 1 \l 12599     Vous savez, ça reste une opinion, mais ça reste aussi le résultat de notre expérience. Ça reste le résultat de nos contacts avec le marché de la publicité puis ça reste le résultat de notre expertise.


LISTNUM 1 \l 12600     On se dit que quand on regarde ça, on se dit qu'effectivement, il y a eu une situation conjoncturelle qui va changer puis que les parts de marché vont changer.  C'est commencé. Les joueurs contrôlaient 40 quelque pour cent du marché.  Si au moins tu peux mettre des spots à l'antenne puis à moment donné.

LISTNUM 1 \l 12601     Alors là, le marché est en train de se répartir et je pense sincèrement que la situation est en voie de se rétablir.  Encore une fois, notre projet affecte pas ça.  On parle pour d'autres joueurs dont les projets pourraient affecter.  On parle toujours ici de 800 000 $ de revenus, sur 31, 32 millions.

LISTNUM 1 \l 12602     MME COTÉ:  Je pense aussi, si vous me permettez, que quand on se remémore ce que j'appellerais presque une bataille de tranchées qui a eu lieu à Québec, ça explique les annonceurs locaux ont souffert de frilosité au‑delà de l'hiver et pendant quelques années, c'est à nous, en offrant une programmation qui apporte de la diversité dans le marché, dans le respect de nos auditeurs, dans le respect de leur vie privée, d'aller reconquérir ces annonceurs locaux là compte tenu de la bonne santé financière du marché de Québec.


LISTNUM 1 \l 12603     LE PRÉSIDENT:  Je vous remercie beaucoup.  La conseillère juridique.

LISTNUM 1 \l 12604     Me LAGACÉ:  Merci.  Au point de vue de la programmation musicale, je crois que vous avez indiqué dans votre demande que vous alliez consacrer environ 15 pour cent à la catégorie musique du monde, donc la sous‑catégorie 33, c'est bien ça?

LISTNUM 1 \l 12605     M. BANVILLE:  Oui, exact.

LISTNUM 1 \l 12606     Me LAGACÉ:  Est‑ce que vous considériez que ce serait acceptable que ce soit inclus dans une condition de licence

LISTNUM 1 \l 12607     M. BRIERE:  Oui, absolument.

LISTNUM 1 \l 12608     M. BANVILLE:  Absolument.

LISTNUM 1 \l 12609     Me LAGACÉ:  Maintenant, au point de vue du contenu canadien pour les pièces à teneur de catégorie 3, vous avez indiqué que vous seriez prêt à respecter un niveau de 35 pour cent, c'est bien exact?

Oui, exact.

LISTNUM 1 \l 12610     M. BANVILLE:  Exact.

LISTNUM 1 \l 12611     Me LAGACÉ:  Et encore une fois, ça serait possible que ce soit dans une condition de licence?

LISTNUM 1 \l 12612     M. BANVILLE:  Absolument.

LISTNUM 1 \l 12613     Me LAGACÉ:  Merci.


LISTNUM 1 \l 12614     LE PRÉSIDENT:  Merci bien.  Ce sont nos questions sur cette requête.

LISTNUM 1 \l 12615     Est‑ce que vous voulez une pause pour quelques minutes avant de procéder avec votre prochaine requête?

LISTNUM 1 \l 12616     Bon, on arrête pour 10 minutes.  We will take a 10‑minute break.

‑‑‑ Suspension à 1032 / Upon recessing at 1032

‑‑‑ Reprise à 1048 / Upon resuming at 1048

LISTNUM 1 \l 12617     LE PRÉSIDENT:  Je ne veux pas laisser passer le fait qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Jean‑Sébastien Bach.  On avait son image devant nous hier et c'est important de souligner.  M. Coallier ne nous l'a pas dit hier mais je veux le mentionner.  Joyeux anniversaire à tous ses amateurs.

LISTNUM 1 \l 12618     Je pense que, Madame Côté, vous avez quelque chose à corriger.

LISTNUM 1 \l 12619     MME COTÉ:  Oui, deux petites choses, Monsieur le président.


LISTNUM 1 \l 12620     Dans l'effervescence de la discussion sur le marché, après la discussion, notre représentant de Carat a apporté à mon attention que dans l'étude que Carat a réalisée pour Jazz, à la page 48, les recettes publicitaires qui proviendront des stations de radio actuelles dans le marché représentent 60 pour cent des recettes estimées par la station Couleur Jazz et non 80 pour cent.

LISTNUM 1 \l 12621     Je pense que c'est important de mettre ça au procès‑verbal.

LISTNUM 1 \l 12622     Et puis également sur la question des droits d'auteur, puisque vous disiez que c'est l'anniversaire de Bach, malheureusement, Bach, lui, n'a pas droit à des redevances puisqu'il est maintenant du domaine public, ce qui explique que dans le domaine du jazz, on a des auteurs qui sont plus contemporains et donc des redevances plus élevées aussi qu'une station de musique classique.

LISTNUM 1 \l 12623     C'est la situation qu'on vit également à Gatineau avec notre station de musique classique.

LISTNUM 1 \l 12624     Merci beaucoup, Monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 12625     LE PRÉSIDENT:  Merci.

LISTNUM 1 \l 12626     Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 12627     CONSEILLER ARPIN:  Je vous remercie de la correction, mais ma référence est à la page 47 de l'étude de Carat où il est affirmé que les revenus de publicité locale anticipés seront de 80 pour cent et les revenus de publicité nationale anticipés seront de 20 pour cent.


LISTNUM 1 \l 12628     Et ça, c'est stable pour chacune des sept années. C'est à ça que j'ai fait référence et non à la provenance des revenus des autres stations.

LISTNUM 1 \l 12629     Merci.

LISTNUM 1 \l 12630     LE PRÉSIDENT:  Merci.  Madame la secrétaire.

LISTNUM 1 \l 12631     LA SECRÉTAIRE:  Merci, Monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 12632     Nous entendrons maintenant l'article 7 à l'ordre du jour, qui sont des demandes présentées par Radio Nord Communications inc., Radio Nord, pour le renouvellement de la licence de l'entreprise de programmation de radio commerciale de langue française CKNU‑FM Donnacona et son émetteur CKNU‑FM‑1 Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière, qui expire le 30 avril 2006.

LISTNUM 1 \l 12633     Radio Nord demande de modifier sa licence en supprimant la condition de licence qui précise qu'elle doit s'abstenir de solliciter de la publicité à l'extérieur de la région de Portneuf.


LISTNUM 1 \l 12634     Radio Nord propose de modifier le périmètre de rayonnement autorisé de CKNU‑FM Donnacona en diminuant la puissance apparente rayonnée de 3 100 watts à 1 585 watts, tout en augmentant la hauteur de l'antenne et en déplaçant l'émetteur du site à Saint‑Raymond au sommet du Mont Bélair, antenne non directionnelle, hauteur de l'antenne de 429 mètres.

LISTNUM 1 \l 12635     Le Conseil note que les changements proposés aux paramètres techniques déplaceront de façon significative le périmètre de rayonnement de la station qui, par conséquent, englobera la ville de Québec.

LISTNUM 1 \l 12636     Conjointement avec le retrait de la condition de licence la station pourrait être considérée comme une station desservant le marché de Québec, y compris Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12637     M. Raynald Brière comparaît pour la requérante. Il nous présentera ses collègues, après quoi vous aurez 20 minutes pour votre présentation.

LISTNUM 1 \l 12638     Monsieur Brière?

*PRÉSENTATION / PRESENTATION

LISTNUM 1 \l 12639     M. BRIERE:  Merci.  Rebonjour, Monsieur le président, Monsieur le vice‑président, Mesdames les conseillères, membres du conseil.

LISTNUM 1 \l 12640     Donc, mon nom est Raynald Brière. Je suis le président et chef de l'exploitation de Radio Nord Communications.

LISTNUM 1 \l 12641     Je suis donc accompagné aujourd'hui par les personnes suivantes:


LISTNUM 1 \l 12642     A ma droite, Guy Banville, vice‑président de la programmation de Couleur Jazz; Pierre Brosseau, qui est président du conseil et chef de la direction.

LISTNUM 1 \l 12643     A ma gauche immédiate, Louis Panneton, qui est vice‑président exécutif et vice‑président, ventes et marketing et directeur général de Couleur Jazz; Francine Côté, conseillère à la direction de Radio Nord Communications.

LISTNUM 1 \l 12644     A la table derrière moi, en commençant par votre droite, Benoît Vanasse, qui est le conseiller à la programmation de Radio Nord; Alain Desormiers, le président de Touché Media; Gilbert Marie, associé, Géocom Recherche; et Réjean Nadeau, qui est directeur général, finances et administration; Guy Beaudoin, directeur des services techniques; Dominique Plamondon, qui est directeur de la programmation et de la promotion durable pour CKNU; et Danny Boulanger, qui est directeur des ressources humaines de Radio Nord Communications.

LISTNUM 1 \l 12645     Nous sommes donc fiers de présenter aujourd'hui la demande de renouvellement de licence de CKNU‑FM de Donnacona ainsi que les demandes de modifications pour permettre à la station de solliciter de la publicité locale à Québec et déménager son site d'antenne principal au Mont Bélair.


LISTNUM 1 \l 12646     L'acquisition des actifs de CKNU par Radio Nord Communications a été complétée le 5 janvier 2006, quelques semaines après l'autorisation du Conseil pour laquelle nous avançons.

LISTNUM 1 \l 12647     Depuis l'acquisition, nous exploitons la station selon les modalités de la licence actuelle, ce qui nous a permis de vérifier le bien‑fondé des demandes qui sont devant vous.

LISTNUM 1 \l 12648     Notre plan d'action pour le prochain terme de licence peut être résumé en trois points, à savoir:

LISTNUM 1 \l 12649     ‑ renouveler la personnalité de CKNU avec une formule musicale pop rock urbain qui s'adresse à un public cible de jeunes entre 18 et 34 ans avec un cour de cible 18‑24 ans;

LISTNUM 1 \l 12650     ‑ offrir une meilleure qualité de services à tous les auditeurs en déménageant notre site d'antenne à Mont Bélair, tout en conservant le réémetteur à Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière;

LISTNUM 1 \l 12651     ‑ revitaliser la station en lui permettant de solliciter de la publicité locale à Québec, marché qui fournit plus des trois quarts des heures d'écoute à CKNU.


LISTNUM 1 \l 12652     Au moment où nous avons produit notre demande pour acquérir les actifs de CKNU, nous avons mandaté la firme Touché pour préparer une étude afin de mieux comprendre la dynamique du marché de la MRC de Portneuf et de la région de la capitale.

LISTNUM 1 \l 12653     Nous avons ainsi déterminé que le groupe de 18‑24 ans à Québec ne constitue pas une cible prioritaire pour les stations de Québec.

LISTNUM 1 \l 12654     Les stations qui recueillent actuellement la plus grande part des heures d'écoute de ce groupe d'âge sont la station Énergie du groupe Astral et la station CHOI.

LISTNUM 1 \l 12655     Aucune station de Québec ne s'adresse spécifiquement aux jeunes de la grande région de Québec.  Pour répondre à ce besoin, nous avons imaginé le concept de TAG radio qui s'adressera spécifiquement aux jeunes de ce marché.  Notre positionnement pour les jeunes de Québec est plus pertinent que ce public déserte la radio.

LISTNUM 1 \l 12656     Le Conseil, dans son avis public 2006‑1, qui amorce un examen de la politique de la radio commerciale, faisait état de ces préoccupations à ces thèmes, et je cite:


"Comment la radio commerciale peut‑elle attirer des publics plus jeunes compte tenu des sources concurrentes de musique populaire?  Comment les radiodiffuseurs francophones peuvent‑ils répondre à la demande d'une plus grande variété musicale venant surtout des plus jeunes?"

LISTNUM 1 \l 12657     Le projet TAG radio est une solution à ce problème important et urgent.

LISTNUM 1 \l 12658     Je demande à Guy Banville, vice‑président de la programmation de Radio Nord Communications, de vous faire part de notre stratégie de programmation pour CKNU.

LISTNUM 1 \l 12659     M. BANVILLE:  Merci, Raynald, et rebonjour à tous.

LISTNUM 1 \l 12660     La nouvelle CKNU TAG radio a l'ambition de s'imbriquer aux attentes et critères de satisfaction de son quart de cible 18‑24 ans en créant une connivence avec eux, en parlant leur langage, en engendrant les émotions qui les atteignent et en les rejoignant là où ils se trouvent.

LISTNUM 1 \l 12661     Ainsi, TAG radio communiquera avec ses auditeurs en abordant les thèmes qui les préoccupent et qui distinguent cette génération.

LISTNUM 1 \l 12662     L'image sonore de la station appréciera l'approche traditionnelle de la radio.  La musique diffusée sur TAG radio sera choisie en fonction des préférences des 18‑24 ans.


LISTNUM 1 \l 12663     Pour eux, Nirvana et Garbage sont des classiques; les Stones, Led Zeppelin, des fossiles.  Les artistes locaux occuperont une surface priorisée dans la programmation de TAG radio.  La station mettra en valeur toutes les tendances de la pop moderne, tel le rock, le hip hop, la techno interprétés par des talents émergents, des groupes indépendants et des vedettes internationales.

LISTNUM 1 \l 12664     TAG radio sera arrimée à son milieu.  Elle établira un lien organique avec ses auditeurs et leur communiquera les éléments et les faits divers, l'actualité d'ici au plan de la culture, de la politique, des enjeux socioéconomiques, de la vie étudiante, bien sûr, livrée à travers le prisme des 18‑24 ans.

LISTNUM 1 \l 12665     Notre compréhension des valeurs des jeunes, et nous avons même fait un sondage de recherche documentaire sur cette question ‑‑ c'est disponible, si vous le souhaitez plus tard ‑‑ se traduira par un traitement diversifié et connecté tant sur les ventes de la station que sur son site Internet par les blogs, le SMS et courriels.


LISTNUM 1 \l 12666     A cet égard, nous comptons déployer beaucoup d'efforts pour développer notre site web que nous considérons comme une clé pour garantir l'interactivité avec les jeunes.

LISTNUM 1 \l 12667     La libre circulation des idées dans le respect de la diversité des points de vue et de la vie privée caractérisera l'approche éditoriale de TAG radio. Une partie importante de la programmation locale de TAG radio proviendra de Donnacona et contribuera à faire rayonner la région de Portneuf à Québec.  TAG radio se distinguera par sa mobilité et se trouvera au cour de l'action avec une diffusion en direct, maintenant le contact et la proximité avec ses auditeurs.

LISTNUM 1 \l 12668     Notre projet donnera aux auditeurs.  Est‑ce que j'ai sauté une page?  Pardon, excusez‑moi.

LISTNUM 1 \l 12669     Notre projet donnera à CKNU une identité qui lui est propre et qui permettra de rattraper l'environnement référentiel des jeunes.  Notre consultation auprès des instances municipales, étudiantes et communautaires nous a d'ailleurs permis de confirmer la validité de la stratégie pour CKNU.

LISTNUM 1 \l 12670     Nous sommes également disposés à vous donner plus de détails sur ce sujet si vous le souhaitez.


LISTNUM 1 \l 12671     Comme le notait Raynald au début de notre présentation, nous demandons entre autres à déménager notre antenne principale au Mont Bélair pour mieux servir nos auditeurs dont la majorité habite Québec.

LISTNUM 1 \l 12672     Louis Panneton vous dresse un portrait de la situation.

LISTNUM 1 \l 12673     M. PANNETON:  Alors, les études que nous avons produites avec notre demande sont une étude de marché de Touché et une autre étude de Géocom qui rendent compte que 76 pour cent des heures d'écoute de CKNU proviennent du marché de Québec.  La station CKNU dépend déjà du marché de Québec pour assurer sa survie puisque moins du quart de ses heures d'écoute proviennent de son propre marché à Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12674     La station ayant reçu plusieurs plaintes de ses auditeurs de Québec quant à la qualité du signal, il devient urgent de régler ce problème en déménageant son site d'antenne principal vers le Mont Bélair, d'où la demande de modification technique qui est devant vous.

LISTNUM 1 \l 12675     Par ailleurs, la station CKNU doit concurrencer les stations de Québec qui dominent son marché et qui s'approprient 74 pour cent des heures d'écoute de la population de la MRC de Portneuf.


LISTNUM 1 \l 12676     Ce contexte extrêmement compétitif, jumelé à la condition actuelle de sa licence, qui interdit à CKNU de solliciter le marché publicitaire de Québec, explique en grande partie que la situation financière de la station soit demeurée déficitaire depuis plusieurs années, situation qui se poursuivra dans l'hypothèse où cette condition de licence est maintenue pour le prochain terme.

LISTNUM 1 \l 12677     En effet, même avec une nouvelle formule de programmation et une meilleure qualité de signal à Québec, la station ne pourra sortir de sa situation déficitaire à moins d'être autorisée à solliciter le marché de Québec.

LISTNUM 1 \l 12678     La raison est simple:  Le marché de Donnacona, selon les études produites avec notre demande, plus particulièrement l'étude de Géocom, ne suffit pas à lui‑même à faire vivre une station de radio commerciale compte tenu de sa faible structure commerciale.

LISTNUM 1 \l 12679     Des commerces de la MRC de Portneuf comptent quelque 80 enseignes de biens durables et semi durables et n'offrent pas suffisamment de diversité pour satisfaire les goûts de la clientèle.  Le marché de Portneuf représente un potentiel de recettes publicitaires radio évaluées à 1,4 millions de dollars.


LISTNUM 1 \l 12680     Même avec une part de marché de 50 pour cent ‑‑ ce qui n'est pas réaliste et aucune station ne pourrait avoir ce type de part de marché ‑‑ la station serait au seuil de la pauvreté.

LISTNUM 1 \l 12681     De plus, certaines catégories de commerce sont absentes, comme les grands magasins de grande surface ou les boutiques de mode, de moyenne et de haute gamme.  Pour satisfaire ces besoins, la population de Donnacona et celle de Portneuf se déplace vers la région métropolitaine de Québec qui offre de nombreux centres commerciaux majeurs en plus du méga centre Godardville.

LISTNUM 1 \l 12682     Près de 6 millions de pieds carrés en commerces et services de toutes sortes sont accessibles à moins de 35 minutes de voiture de Donnacona. Ces données illustrent bien pourquoi la population de la MRC de Portneuf effectue ses achats un peu partout à Québec.

LISTNUM 1 \l 12683     Compte tenu de la proximité de ces marchés et de leur communauté d'intérêt, je demande à Guy Brosseau de conclure notre présentation.

LISTNUM 1 \l 12684     M. BROSSEAU:  Le plan de relance que vous avez élaboré de CKNU est exigent en terme d'investissements et de ressources.  Vous devrez faire preuve de persévérance pour imposer la nouvelle TAG radio dans ce marché.


LISTNUM 1 \l 12685     Il est utile à cet effet de rappeler que nous estimons que la station requérait une part de marché de 3 pour cent la première année, ce qui ne risque pas d'affecter les autres stations de Québec, déjà très présentes dans le marché de Portneuf.

LISTNUM 1 \l 12686     Nous pensons toutefois que les bénéfices qui résulteront de notre plan d'action pour CKNU en valent l'effort.  Ainsi, la venue de Radio Nord Communications à Québec, le deuxième marché en importance au Québec, aura pour effet de stimuler la diversité et d'apporter de la complémentarité à la gamme des services offerts à la radio à Québec.

LISTNUM 1 \l 12687     Depuis quelques années, Radio Nord Communications a investi de façon concrète en radio et a apporté une contribution originale et innovante au paysage de la radiodiffusion francophone.

LISTNUM 1 \l 12688     Nos stations de jazz et de musique classique ne seront jamais des incontournables, comme on dit dans le jargon, mais elles contribuent à la diversité des ondes de langue française.

LISTNUM 1 \l 12689     Nous nous préparons aussi à lancer très bientôt notre station pop rock urbain à Gatineau qui s'adressera spécifiquement aux jeunes de la région, tout comme nous souhaitons le faire à Québec.


LISTNUM 1 \l 12690     Notre stratégie avec TAG radio présente une vision d'avenir pour intéresser les jeunes de 18‑24 à la radio.  Notre demande pour le renouvellement de la licence de CKNU fait foi d'une véritable réflexion d'engagement sérieux qui vise à sortir la station de sa morosité en lui donnant une personnalité propre et les utiles nécessaires pour commencer le prochain terme de licence en mode de croissance.

LISTNUM 1 \l 12691     Nous souhaitons pour ces raisons que le Conseil accepte notre proposition de renouveler la licence de CKNU pour sept ans et accueille nos demandes de modifications qui sont garantes d'un meilleur équilibre concurrentiel à Québec.

LISTNUM 1 \l 12692     Nous vous remercions de votre attention et sommes prêts à répondre à vos questions.

LISTNUM 1 \l 12693     LE PRÉSIDENT:  Merci bien.

LISTNUM 1 \l 12694     Madame la conseillère Pennefather.

LISTNUM 1 \l 12695     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Merci, Monsieur le président.  Messieurs, Dames, bonjour.

LISTNUM 1 \l 12696     Monsieur le président a mentionné la fête de Jean‑Sébastien Bach.  Il a volé un peu ma première ligne.

LISTNUM 1 \l 12697     Mais je peux aussi peut‑être faire une autre mention de musique en disant que c'est la première fois que quelqu'un mentionne un groupe favori en ce genre de musique pop rock et Garbage.  Alors, je suis très contente.


‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 12698     Maintenant, je pense qu'on ira sur un point clé concernant ces demandes parce que ça va de soi, on est tous au courant qu'on a deux demandes devant nous, la demande de renouvellement de la licence et son réémetteur, CKNU‑FM 1 à Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière, et dans cette demande, vous demandez le retrait de la condition de licence de non sollicitation hors du marché de Portneuf. L'autre demande propose la modification aux paramètres techniques.

LISTNUM 1 \l 12699     En plus, et vous l'avez mentionné dans votre présentation aujourd'hui, et dans votre mémoire complémentaire sur la page 2, vous nous avez aussi soumis les changements importants dans le mandat, pour le mandat de la station, y inclus le format musical.

LISTNUM 1 \l 12700     Mais j'aimerais peut‑être discuter avec vous le dernier point qui a été mentionné dans le mémoire complémentaire sur la page 2.  Ça veut dire de renouveler la personnalité de CKNU pour en faire une station locale.

LISTNUM 1 \l 12701     C'est sur ce point‑là que j'aimerais poursuivre notre discussion pour commencer.


LISTNUM 1 \l 12702     Sur la page 4 de votre mémoire complémentaire, vous en parlez, une station entièrement locale.  Alors, si on retourne au début de l'historique de cette station, ça veut dire sa licence qui a été octroyée en 1996, le mandat de CKNU était d'offrir un service local pour les gens et pour les marchés de Portneuf Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12703     Ça veut dire, si on regarde BBM et la région, la région 4201, Donnacona, mais si je regarde le mémoire complémentaire sur cette page 4, je vois le suivant:

"CKNU sera de rassembler les jeunes 18 à 34 ans qui souhaitent participer activement à la vie de la capitale."

LISTNUM 1 \l 12704     Plus loin:

"CKNU sera entièrement programmé à Québec pour des jeunes de Québec et par des jeunes de Québec."

LISTNUM 1 \l 12705     Et plus loin:

"En discutant de formule musicale, à titre d'exemple, la vie culturelle de la capitale est riche en activités de toutes les sortes."


LISTNUM 1 \l 12706     Alors, on retournera après sur le raisonnement derrière le changement de format mais j'aimerais discuter avec vous alors, c'est évident que le propos d'être une station entièrement locale c'est d'être une station du Québec.

LISTNUM 1 \l 12707     Mais par contre, la licence a été octroyée pour donner un service à Portneuf Donnacona.  Alors, pourriez‑vous nous expliquer quel est l'intérêt du marché de Portneuf dans le plan, à avoir leur station maintenant à Québec et maintenant adapté et changé dans la façon que vous proposez?

LISTNUM 1 \l 12708     M. BRIERE:  Oui, c'est la question de fond, exactement.  Je vais essayer de vous donner notre point de vue le plus clairement possible là‑dessus.

LISTNUM 1 \l 12709     Effectivement, la licence va être octroyée pour ce marché‑là et l'histoire a démontré qu'il y a pas de viabilité dans la station, un élément que je voulais porter à votre attention.


LISTNUM 1 \l 12710     Deuxième élément, la région de Portneuf fait partie de la grande région de la capitale.  Ça fait partie de cette vaste région. On est ici dans le même environnement.  Le même environnement, on est à 30 minutes de Montréal, pas de Montréal mais de Québec.  Je pensais à Montréal parce qu'il y a des stations à Laval qui sont au nord de la ville et je me disais que c'est moins loin de Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12711     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Oui, je pense que c'est un point intéressant parce qu'il y a d'autres exemples de ce genre de situation.

LISTNUM 1 \l 12712     M. BRIERE:  Peut‑être.  Et exact, je sais qu'il y a d'autres examens.  Si la structure économique du marché, puis je vais demander tout à l'heure à Gilbert de vous en parler un peu plus, fait que nous sommes dans le même environnement.

LISTNUM 1 \l 12713     Et les gens de Donnacona viennent magasiner à Québec et donc on est dans la vaste région de Québec et dans cette perspective‑là, on se dit qu'il n'y a pas de viabilité.  Je pense que c'est clair. Il n'y a pas de viabilité à développer, à garder une station dans ce petit marché‑là qui n'offre pas la structure commerciale pour supporter la survie d'une station.

LISTNUM 1 \l 12714     Cela dit, comme ce marché‑là est le même, c'est‑à‑dire que Donnacona fait partie du même marché, et qu'on va consacrer des heures de notre programmation à ce marché‑là, il y a une opportunité d'être une vitrine pour le marché de Québec aussi.


LISTNUM 1 \l 12715     Les activités dont on va parler vont s'adresser aux gens de Donnacona, bien sûr, mais aux gens de Québec.  Comme ils sont à côté, ils vont venir participer à ces activités‑là.

LISTNUM 1 \l 12716     On est dans cette espèce de même environnement et dans cette perspective‑là, on se dit que c'est une question de viabilité.  Si on veut assurer un bon service dans ce marché‑là, il va falloir obtenir l'autorisation d'élargir la part publicitaire puisque le marché ne pourra pas supporter la présence ou la viabilité d'une station strictement locale.

LISTNUM 1 \l 12717     Autre point, la majeure partie de l'écoute de ce marché‑là provient des stations de Québec, une très, très grande partie, mais plus que les trois quarts provient des stations de Québec, ce qui illustre un peu que les gens font partie de cette grande région‑là.

LISTNUM 1 \l 12718     Peut‑être, j'aimerais ça que Gilbert vous explique un peu comment on est arrivé aussi à la conclusion, parce qu'on a essayé de faire nos devoirs, on a regardé ça puis on s'est dit comment ça peut survivre.  Gilbert pourrait peut‑être vous faire part de notre recherche ou de notre réflexion sur la capacité de ce marché‑là.


LISTNUM 1 \l 12719     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Je suis prête certainement.  On va revenir sur cette question de base, mais peut‑être si vous me permettez, j'aimerais rester un peu sur la question assez pratique sur le comment, prenons pour le moment qu'on accepte la thèse que la survie de la station en considérant les aspects que vous venez de mentionner, économiques, historiques de la station, la réalité d'être à côté de la région, du centre, la capitale, et cetera.

LISTNUM 1 \l 12720     Mais on revient sur le propos en soi vis‑à‑vis le fait que la station quand même que vous avez maintenant est une station pour Portneuf Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12721     A titre d'exemple, si on parlait des nouvelles, on parle encore de la programmation locale, et si on va de l'avant avec le propos que vous avez mis devant nous pour cette station de Portneuf Donnacona, vous avez mentionné que vous allez offrir, CKNU‑FM offrira trois heures de nouvelles par semaine.

LISTNUM 1 \l 12722     Pourriez‑vous nous indiquer à titre d'exemple combien d'heures et minutes seront dédiées aux nouvelles locales, régionales, nationales et comment se divisera entre nouvelles qui intéressent les gens de Portneuf, intéressent les gens du Québec?


LISTNUM 1 \l 12723     Je vois que vous avez fait une réponse un peu dans ce sens‑là dans votre lettre du 21 juin mais j'aimerais entendre encore plus en détail comment ça va être mis en marche en terme de fournir les informations locales pour les gens de Portneuf Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12724     M. BANVILLE:  Merci, Madame la conseillère.

LISTNUM 1 \l 12725     Effectivement, il y a 180 minutes dédiées à l'information.  Cinquante‑trois pour cent, en fait 96 minutes de cette période est consacrée aux nouvelles régionales, nationales et internationales; 84 minutes consacrées à la nouvelle locale; local Québec, 56.  Ce 84 minutes là est constitué de 56 minutes pour Québec, local Québec, et 28 minutes pour Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12726     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, en pourcentage?

LISTNUM 1 \l 12727     M. BANVILLE:  Vous avez 53 pour cent de nouvelles régionales, nationales et internationales, 47 pour cent de nouvelles locales.

LISTNUM 1 \l 12728     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et le local en terme de Portneuf Donnacona, la division entre ça?

LISTNUM 1 \l 12729     M. BANVILLE:  Je n'ai pas calculé le pourcentage mais on voit que le 56 minutes pour Québec, 28 minutes pour Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12730     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:

LISTNUM 1 \l 12731     M. BRIERE:  33, 66.

LISTNUM 1 \l 12732     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Comment?

LISTNUM 1 \l 12733     M. BANVILLE:  33, 66.

LISTNUM 1 \l 12734     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  33.


LISTNUM 1 \l 12735     M. BRIERE:  Pardon, je ne voulais pas vous interrompre, Madame.

LISTNUM 1 \l 12736     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Allez‑y.  Non, ça va.

LISTNUM 1 \l 12737     M. BRIERE:  Excusez‑moi.

LISTNUM 1 \l 12738     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Allez‑y.

LISTNUM 1 \l 12739     M. BRIERE:  Pour juste compléter la réponse pour qu'on reste dans le même ordre, d'abord on conserve les studios là‑bas. Donnacona, je pense que c'est important de préciser ça aujourd'hui, qu'on se sert des studios sur place.

LISTNUM 1 \l 12740     On conserve le réémetteur à Sainte‑Croix.  C'est important aussi qu'on rappelle ça pour les besoins de la cause.

LISTNUM 1 \l 12741     Donc, on garde sur place les outils pour nous permettre d'assurer la couverture locale et la présence locale.  On ne dit pas on s'en va de là puis on va s'installer à Québec puis on s'en n'occupe plus.


LISTNUM 1 \l 12742     On a eu ces discussions‑là avec le maire de la place d'ailleurs depuis quelque temps. On a beaucoup échangé là‑dessus.  On a partagé et on s'est dit s'il n'y a pas de viabilité pour la station, qu'est‑ce qui est le mieux?  Le mieux, c'est d'avoir accès pour nous à un autre marché mais en retour, on assure une couverture quand même locale.

LISTNUM 1 \l 12743     Puis ce n'est pas négligeable non plus, cette fenêtre qu'on va offrir sur un autre marché pour les activités.

LISTNUM 1 \l 12744     Demain matin, les activités culturelles au centre culturel ou communautaire de la place, on en parle dans le marché de Québec. C'est clair qu'à une distance de 30 minutes, les gens peuvent venir assister à ça.  Que ce soit une exposition, que ce soit du sport, que ce soit ça. Il y a comme une espèce de fenêtre ouverte sur le marché de Québec, ça m'apparaît un gain intéressant pour les gens de cette région‑là aussi.  Ça s'ajoute à la couverture locale.

LISTNUM 1 \l 12745     Le fait qu'on puisse exposer dans un marché plus grand les activités qui se déroulent, ça permet aux gens de se faire valoir puis ça permet d'attirer du monde qui autrement seraient peut‑être pas, sûrement pas.

LISTNUM 1 \l 12746     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, je vois aussi que vous avez mentionné que vous avez l'intention de conserver les studios à Donnacona.  Est‑ce qu'il y aura des journalistes dans les studios ou un journaliste?  Combien de journalistes donc seront dans les studios de Donnacona?


LISTNUM 1 \l 12747     M. BRIERE:  Notre intention est d'avoir, est que le journaliste soit présent ici, à Québec, aujourd'hui, au moment où on se parle, dans les studios de CKNU.

LISTNUM 1 \l 12748     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Pardon.  Est‑ce que c'est un journaliste que vous avez dit?

LISTNUM 1 \l 12749     M. BRIERE:  Oui, absolument.

LISTNUM 1 \l 12750     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Seulement un.

LISTNUM 1 \l 12751     M. BRIERE:  Oui, absolument.  Par contre, ce qu'on va faire, c'est que bien sûr, encore une fois, la proximité du marché fait que c'est relativement simple et c'est évident que son mandat, ça va être aussi d'aller couvrir ce secteur‑là.  On est à la proximité.  On n'est pas dans un milieu où il y a de très longues distances. On a probablement le meilleur réseau routier au Québec, d'ailleurs.  Et donc, l'accès est facile.  Donc, c'est clair qu'on va assurer quand même la couverture sur place.

LISTNUM 1 \l 12752     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, d'après vous, un journaliste est suffisant pour couvrir non seulement les événements à Québec mais aussi pour rapporter non seulement les événements mais le ton, l'intérêt, la discussion culturelle de Donnacona?


LISTNUM 1 \l 12753     M. BANVILLE:  Malheureusement, ce n'est pas suffisant.  Mais nous avons imaginé une formule pour compléter ce travail qui consiste à impliquer tous les animateurs, soit ceux qui animent en direct de Donnacona ou ceux qui animent en direct de Québec ou ceux qui animent en direct de véhicules.

LISTNUM 1 \l 12754     Vous savez, dans la programmation, nous avons présenté ce principe de portabilité où certaines émissions se font dans un véhicule qui circule un peu partout sur tout le territoire.

LISTNUM 1 \l 12755     Ensuite, nous demandons, nous comptons demander aux auditeurs d'être participatifs à leur propre information, c'est‑à‑dire de prendre contact. On compte créer un réseau via Internet où il va pouvoir nous alimenter en information.

LISTNUM 1 \l 12756     Mais on a une approche qui n'est peut‑être pas conventionnelle par rapport aux sources d'alimentation.  Bien sûr, on a tout, on a file de presse NTR, tout ça, mais on pense que pour les jeunes, il est très important de saisir leurs valeurs, leurs attentes puis leurs critères de satisfaction et je pense qu'il y a très peu de gens qui peuvent déclarer les connaître vraiment.  On parle de quelqu'un de quand même assez jeune.


LISTNUM 1 \l 12757     Les animateurs, vous savez, ont 19, ceux que nous avons ciblés, ont 19‑20 ans. Ils sont très sérieux.  Ils ont bon esprit et on peut voir, si vous me permettez ‑‑ encore là, Gilbert pourrait vous révéler que leur sens de valeurs, c'est l'amitié, c'est l'amour, c'est la famille ‑‑ et qui finalement peuvent enrichir ce projet‑là par toutes d'informations parce qu'un animateur qui finit l'école, qui vient faire son émission peut vous parler de son école, peut parler du milieu étudiant.  C'est important.  Vous avez vu, on a des émissions de radio campus et tout ça.

LISTNUM 1 \l 12758     L'information, on estime aussi, puis vous savez, on a rencontré pas mal d'intervenants à la maison aux jeunes Pont‑Rouge, le Carrefour jeunesse emploi, Centre jeunesse Québec, Concert action, la Sûreté du Québec, je vous nomme ça, l'École le relais, la ville de Donnacona, et cetera, sous le regard bienveillant du maire Marcoux qui lui‑même va s'impliquer parfois dans une approche intergénérationnelle.

LISTNUM 1 \l 12759     C'est assez intéressant de voir comment on peut discuter de problèmes avec quelqu'un qui a l'âge de son père comme le maire, avec un jeune homme comme Jean‑François Lizotte, que nous avons ciblé, donc la copine habite Donnacona, d'ailleurs. Le maire la connaît. Je vous dis ça comme ça.


LISTNUM 1 \l 12760     Ce que je veux dire, c'est que l'approche de l'information c'est une approche que nous aimerions faire évoluer selon les goûts et les valeurs, tout en respectant évidemment les règlements du CRTC sur la notion de l'information, la nouvelle pub.

LISTNUM 1 \l 12761     Mais il me semble que l'information peut aller très loin si le public de la station peut s'impliquer.  Vous savez, on voit ça dans d'autres radios ailleurs dans le monde.  J'ai travaillé dans une douzaine de pays et il y a plusieurs radios, on pense à Radio Néo, par exemple, à Paris.  On voit plusieurs radios qui alimentent leur information grâce au public, qui s'ouvrent une ligne, un éditorial, tout çà, mais il ne s'agit pas uniquement d'un traitement lié à des gens qui sont formés par une fédération parce qu'il y a ton d'antenne, il y a un langage évolutif à avoir, il y a un art de l'accroche, il y a finalement pas mal de règles qu'on peut appliquer et qui peuvent nous permettre.

LISTNUM 1 \l 12762     Écoutez, nous peut‑être qu'une information, c'est simplement un petit numéro de téléphone au bas du babillard de chez Guy Snack Bar à Donnacona. Ça peut être une petite information bien pratique pour les gens.


LISTNUM 1 \l 12763     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Merci.  Je pense que par contre, la ligne de questionnement est claire, d'après si vous voyez ça d'un angle exactement de par exemple du stock de la station, étant donné qu'on a devant nous une station de Donnacona Portneuf, mais la présentation est clairement pour une station de la capitale, Québec.

LISTNUM 1 \l 12764     Alors, il faut qu'on discute des aliénas de votre propos qui répondent à l'effet que la licence qu'on a et une question, les demandes que vous soumettez, ce n'est pas la première fois qu'elles étaient déposées devant le Conseil. Ces questions ne sont pas nouvelles, en d'autres mots.

LISTNUM 1 \l 12765     J'aimerais peut‑être toucher sur l'aspect technique, juste un peu aussi dans le même thème de regarder le service pour les auditeurs et auditrices à Portneuf Donnacona.  Selon les données formulées dans la demande, et là, la demande technique a été comprise dans la demande originale de Genex.

LISTNUM 1 \l 12766     Dans la section 4,2 de cette demande, on voit que la population desservie va aller de 31 438 à 628 042. Est‑ce que c'est toujours la même modification technique?  Ce n'est pas changé?

LISTNUM 1 \l 12767     M. BRIERE:  Ça n'a pas changé.

LISTNUM 1 \l 12768     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, c'est une augmentation de 1 897 pour cent de la population.


LISTNUM 1 \l 12769     M. BRIERE:  Oui, tout à fait.  J'ai pas calculé le pourcentage.  Vous l'avez fait.  Mais en fait, évidemment le fait d'installer une antenne sur le Mont Bélair, ça ouvre cette possibilité‑là, ça ouvre cette perspective‑là.

LISTNUM 1 \l 12770     Encore une fois, ça permet probablement à 30 000 personnes de parler à 630 000 personnes aussi.  On pourrait le voir de cette façon‑là aussi, si on voulait.  Ça serait une autre façon de le regarder.

LISTNUM 1 \l 12771     Oui, ça ouvre ce marché‑là mais ce marché‑là, il est déjà là.  C'est une réalité démographique et géographique.

LISTNUM 1 \l 12772     D'ailleurs, quand on regarde la carte fournie par le gouvernement du Québec sur la ‑‑

LISTNUM 1 \l 12773     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Cette carte ici?

LISTNUM 1 \l 12774     M. BRIERE:  La capitale, la répartition des municipalités, la grande région de la capitale englobe la région de Portneuf, on est d'accord.  C'est compris dans le 660 000 personnes que le gouvernement du Québec établit comme référence pour la grande région de la capitale.  Ça englobe également cette région‑là.

LISTNUM 1 \l 12775     Nous, on a l'impression qu'on parle d'un ou d'une seule et même région.


LISTNUM 1 \l 12776     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  J'ai une question par contre un peu technique pour le moment. J'ai la carte qui démontre le changement technique et en terme du service pour les auditeurs et auditrices de Portneuf Donnacona, on voit que le changement fait en sorte que le contour 3 millivolts tombe directement à Donnaconna et Portneuf est à l'extérieur de ce contour.

LISTNUM 1 \l 12777     Est‑ce que vous nous dites que le service technique sera amélioré dans cette façon‑là?

LISTNUM 1 \l 12778     M. BRIERE:  Je vais demander à Guy Beaudoin de répondre à votre question, Madame.

LISTNUM 1 \l 12779     M. BEAUDOIN:  Madame la conseillère, avec le patron de rayonnement actuel, notre problème de réception se situe surtout dans l'ouest du comté de Portneuf où il y a une concentration de la population du comté.

LISTNUM 1 \l 12780     Nous avons reçu plusieurs plaintes de résidents de Sainte‑Catherine, de Val‑Cartier et de Saint‑Raymond. C'est curieux parce que le site émetteur est à Saint‑Raymond mais le problème a fait qu'il y a beaucoup de valons et fait en sorte que nous avons des problèmes.


LISTNUM 1 \l 12781     Avec le déplacement de l'antenne, cette situation va se corriger étant donné la hauteur du Mont Bélair versus Saint‑Raymond, sans affecter de façon significative la région de Portneuf.

LISTNUM 1 \l 12782     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, si le contour 3 millivolts avec le changement proposé, ça l'air que Portneuf se trouve à l'extérieur?

LISTNUM 1 \l 12783     M. BEAUDOIN:  La région de Portneuf se trouve à l'extérieur et il faut se rappeler aussi que le réémetteur demeure en place à Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière et que la hauteur du Mont Bélair va faire en sorte que la couverture va être quand même meilleure.

LISTNUM 1 \l 12784     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Vous avez toujours besoin alors du réémetteur à Sainte‑Croix?

LISTNUM 1 \l 12785     M. BEAUDOIN:  Il n'est pas question de toucher le réémetteur.

LISTNUM 1 \l 12786     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et le réémetteur à Sainte‑Croix ne peut pas accommoder vos besoins sans faire l'autre changement proposé?

LISTNUM 1 \l 12787     M. BEAUDOIN:  Le réémetteur permet de combler la partie de la basse‑ville de Donnacona qui n'est pas couverte par l'émetteur principal.

LISTNUM 1 \l 12788     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Merci.

LISTNUM 1 \l 12789     M. BEAUDOIN:  Merci.


LISTNUM 1 \l 12790     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Une dernière question alors.  Pas une dernière question mais une autre question sur en terme des auditeurs et auditrices de Portneuf Donnacona étant donné qu'on va continuer notre discussion sur ce projet qui englobe les auditoires de Québec et de Portneuf Donnacona mais en terme d'être une station locale pour Portneuf Donnacona, est‑ce que vous avez peut‑être pensé à une garantie que CKNU‑FM, si on accorde la licence comme vous proposez, rendra un service à Portneuf Donnacona, peut‑être en terme d'une condition de licence qui garantira ce service?

LISTNUM 1 \l 12791     M. BANVILLE:  Oui, comme condition de licence, on a un certain nombre d'heures dans notre programmation qui serait donc consacré à une émission produite et animée à Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12792     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Est‑ce que vous pourriez peut‑être revenir avec quelque chose de précis?

LISTNUM 1 \l 12793     M. BRIERE:  On pourrait vous revenir là‑dessus.

LISTNUM 1 \l 12794     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Merci.

LISTNUM 1 \l 12795     On va continuer à parler un peu plus des synergies.  Mon collègue, M. French, en avait parlé.  Je voulais juste faire les clarifications en terme de CKNU.


LISTNUM 1 \l 12796     Si j'ai bien compris, on a parlé des synergies, si vous avez la licence Couleur Jazz entre Québec et Montréal.  Moi, je parle des synergies entre si vous avez la licence Couleur Jazz et CKNU‑FM.

LISTNUM 1 \l 12797     Vous nous avez fourni, je pense, dans la lettre du 12 décembre une liste des hypothèses pour ces synergies.  Est‑ce que vous avez quelque chose à ajouter?  Est‑ce que ça reste toujours le même?

LISTNUM 1 \l 12798     M. BRIERE:  Ça reste ‑‑ vous parlez de la page 6 et 7 probablement?

LISTNUM 1 \l 12799     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Oui, c'est ça.

LISTNUM 1 \l 12800     M. BRIERE:  C'est de ça où nous en sommes.  Alors, on voit en programmation, ce que ce fait:  17 800, c'est 125 000 $, d'après ce que nous avons fourni ce matin.  Alors, ça nous permettra, ce qui n'est pas négligeable, quand même, de faire des synergies de cet ordre‑là.

LISTNUM 1 \l 12801     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Le producteur en question, c'est un producteur qui servira les deux stations, et la station de Montréal, ou est‑ce que c'est un producteur qui servira les deux, CKNU?

LISTNUM 1 \l 12802     M. BRIERE:  Les deux stations ici, à Québec seulement.

LISTNUM 1 \l 12803     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et ce producteur, il fait quoi?


LISTNUM 1 \l 12804     M. BRIERE:  C'est les nouvelles, la production de commerciaux parce que ça n'a pas vraiment d'importance à ce moment‑là.  Donc, c'est quelqu'un qui est affecté à la production du matériel commercial.  Donc, pour travailler évidemment sur les deux stations sans que ça concerne le contenu de quelque façon que ce soit directement puisqu'on est dans la mécanique à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 12805     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, juste pour être clair et pour peut‑être la répétition, mais à titre d'exemple, les nouvelles seront produites complètement séparément, les deux stations?

LISTNUM 1 \l 12806     M. BRIERE:  C'est ça.  Je répète un peu ce qu'on s'est dit ce matin mais je vais le répéter. C'est deux clientèles différentes, c'est deux groupes cibles différents, on l'a vu.  Alors, les personnes affectées à l'information vont travailler pour l'une ou l'autre de nos stations dans ce marché‑là.

LISTNUM 1 \l 12807     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et je prends pour acquis que vos prévisions financières prennent ces synergies en considération?

LISTNUM 1 \l 12808     M. BRIERE:  Oui.


LISTNUM 1 \l 12809     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, si le Conseil vous donnerait pas une de ces licences, ça veut dire si le Conseil ne vous donnerait pas las licence Couleur Jazz, est‑ce que ça changerait d'une façon importante les prévisions financières pour CKNU?

LISTNUM 1 \l 12810     M. BRIERE:  Ça pose un problème, c'est bien sûr.  Est‑ce que c'est un problème insurmontable?  Peut‑être pas, mais ça cause un problème.  Vous savez, il est difficile de ne pas vous dire que c'est bien sûr que le fait dans des petites unités d'économiser et de pouvoir récupérer 125 000 $, ce qui peut paraître anodin pour d'autres personnes mais devient important pour nous, c'est bien sûr.

LISTNUM 1 \l 12811     Alors, dans cet esprit‑là, on se dit que ‑‑ puis comme Jazz est une station spécialisée, qui n'affecte pas le marché et je ne reviendrai pas là‑dessus ‑‑ on se dit que dans le même environnement, c'est évident que c'est des économies.

LISTNUM 1 \l 12812     Est‑ce que ça tue le projet disons?  Ça le complique mais ça ne fait pas mourir le projet.

LISTNUM 1 \l 12813     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Je vois que les dépenses en programmation prévues pour la station CKNU par contre sont différentes disons des dépenses de programmation dans le moment.

LISTNUM 1 \l 12814     Est‑ce que vous pouvez nous expliquer cette différence? C'est plus bas, en effet. Est‑ce que c'est à cause des synergies?


LISTNUM 1 \l 12815     M. BRIERE:  D'une part, vous dites que c'est plus bas.  Vous dites que c'est plus. le volume d'affaires est moins élevé, vous le voyez, que la situation actuelle. C'est plus bas parce qu'on n'est pas dans le même registre de vedettariat non plus.  On n'est pas dans les mêmes environnements.  Par contre, ça nous permet d'avoir plus de monde à l'antenne en même temps.

LISTNUM 1 \l 12816     On a fait un plan. On se dit on va essayer de ne pas miser sur des stars, on ne va pas miser sur des vedettes.  On a essayé de spreader ça sur un plus grand nombre de personnes pour occuper l'antenne le plus longtemps possible. Cela a été ces dernières années l'avantage d'une situation concentrée autour d'une personnalité.  Ce n'est pas ce modèle‑là que nous avons retenu.

LISTNUM 1 \l 12817     On a retenu un autre modèle.  Le modèle que nous retenons est un modèle différent, donc qui fait place à plus de personnes à l'antenne et qui s'adresse à une clientèle complètement différente.

LISTNUM 1 \l 12818     Alors, évidemment les revenus sont en conséquence de 6 pour cent de part de marché.  On prévoit 3 pour cent de part de marché la première année. Alors, il y a 50 pour cent des parts de marché qui ne sont pas là, qui vont retourner dans le marché à toutes fins utiles.


LISTNUM 1 \l 12819     On pourrait peut‑être se servir de ce 50 pour cent là pour Jazz, mais c'est des parts de marché qui s'en vont ailleurs parce qu'au fond, cette station‑là avait sa part de marché.  Vous connaissez les revenus. J'ai pas besoin de le dire ici.

LISTNUM 1 \l 12820     Puis si vous regardez la projection qu'on fait de revenus à la première année, c'est une partie de ces revenus.

LISTNUM 1 \l 12821     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et ces prévisions financières sont basées sur les nouveaux formats?

LISTNUM 1 \l 12822     M. BRIERE:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12823     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Ce qui veut dire pop rock au lieu de l'existant?

LISTNUM 1 \l 12824     M. BRIERE:  Exact, exactement, absolument.  Exactement.  C'est ça, au fond.

LISTNUM 1 \l 12825     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Parlons un peu maintenant de votre requête concernant le retrait de la condition licence de s'abstenir de solliciter de la publicité à l'extérieur de la région de Portneuf.

LISTNUM 1 \l 12826     Pourriez‑vous revoir avec nous les motifs de votre requête et tout en adressant les répercussions que vous envisagez si le Conseil venait à refuser cette requête?


LISTNUM 1 \l 12827     M. BRIERE:  Les conséquences, c'est ça.  En fait, c'est l'impact de ‑‑

LISTNUM 1 \l 12828     Mais les motifs de la requête, c'est assez clair, je pense qu'on peut les résumer à d'abord, encore une fois, la majeure partie de l'écoute actuelle de CKNU provient de Québec.  Alors, ce n'est pas une surprise.  Il y a une faible part de l'écoute qui provient du marché actuel, un marché de base.

LISTNUM 1 \l 12829     Le meilleur élément qu'on peut dire, puis les stations de Québec vont chercher 75 pour cent de l'écoute dans ce marché‑là.  Alors là, il faut essayer d'établir un certain équilibre.

LISTNUM 1 \l 12830     Il ne faut pas nous condamner à rester dans notre marché où on se dit qu'il faudrait avoir 50 à 60 parts de marchés pour être capable de vivre.  Dans le fond, c'est relativement simple, notre affaire.

LISTNUM 1 \l 12831     Il faudrait faire 50 à 60 pour cent, ce qui n'est pas pensable dans le contexte où 75 pour cent de l'écoute vient des stations du marché de Québec.


LISTNUM 1 \l 12832     Alors, puis on est en mesure d'assurer quand même un service qui autrement va être difficile.  Ça va être difficile de pouvoir assurer un service dans ce marché‑là.  Encore une fois, il faudrait faire, pour faire la même part de revenus projetés, il faudrait faire 50, 60 pour cent de parts de marché.  C'est un marché qui est trop petit, trop de proximité, trop d'accointance avec le marché de Québec pour justifier ça.

LISTNUM 1 \l 12833     A la deuxième partie de votre question, c'est un impact majeur.  Évidemment, on essaie, on prend des risques, on est entrepreneur, on veut que ça marche, on espère que ça marche mais on souhaite que le Conseil accepte notre demande parce qu'on pense que c'est dans le meilleur intérêt, autant du marché de Portneuf que du marché de Québec pour cette catégorie d'auditoire‑là, puis on se dit que ça rendrait la situation, c'est clair, extrêmement difficile, mais on assumera nos responsabilités, ça c'est clair.

LISTNUM 1 \l 12834     Mais ça rendrait la situation, on a beau le tourner de bout à bout, on a beau essayer de le regarder de tous les côtés, c'est que le tissu commercial de ce marché‑là, il peut pas faire vivre ça.

LISTNUM 1 \l 12835     Dans les dernières années on a réussi à faire des revenus parce qu'une meilleure partie de l'écoute, 75, 80 pour cent de l'écoute venait du marché d'ici, le marché de Québec.  Alors ‑‑


LISTNUM 1 \l 12836     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, pour être clair, si le Conseil refusait votre demande pour la modification technique et pour le changement en terme de la condition de licence concernant la publicité, quel sera l'impact sur votre plan d'affaires?

LISTNUM 1 \l 12837     M. PANNETON:  Extrêmement important.  Majeur.  Ça remet en question ce plan d'affaire là, ça c'est clair.  On aura des décisions à prendre puis on les communiquera, on les prendra.  On ne souhaite pas ça.  On souhaite que ça fonctionne.

LISTNUM 1 \l 12838     Mais c'est clair qu'à partir du moment où on va se limiter et on va se souvenir, on va être obligé d'aller chercher 60 pour cent de notre écoute dans notre marché, ça va être difficile d'y parvenir quand on va permettre à deux stations du gros marché de venir chez nous puis de venir prendre 75 pour cent de notre écoute.  C'est une mathématique qui ne fonctionnera pas, là, à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 12839     Puis ça ne sera pas plus intéressant pour les gens de la région parce que cette fenêtre‑là qu'on va leur offrir puis qu'on va continuer d'offrir, au fond, c'est un plus.  Je veux dire encore une fois, ce marché‑là, il inter réagit.


LISTNUM 1 \l 12840     Alors, la réponse est que, je ne pense pas que vous me demandez une réponse aujourd'hui à savoir ce qu'on ferait avec la station, mais on aurait sûrement une bonne discussion, ça c'est clair.

LISTNUM 1 \l 12841     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Si on prend l'étude faite pour vous, pour cette demande, je pense que c'est touché.

LISTNUM 1 \l 12842     M. BRIERE:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12843     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et si on va en annexe, et c'est en annexe qu'on parle du marché de Donnacona, et sur la page 26, on voit que CKNU‑FM et je comprends, vous avez fait en présentation aujourd'hui certains faits qui aussi sont soulevés par l'étude concernant l'écoute de CKNU qui proviennent du marché du Québec, je ne l'ignore pas, mais je veux juste vérifier maintenant sur la page 26.  On voit là une part d'écoute avec le format existant, avec la condition de licence existante de 16 pour cent.

LISTNUM 1 \l 12844     M. BRIERE:  Oui, exact.  C'est 16 pour cent de l'écoute actuelle dans le format présent de CKNU qui provient de la région.  Donc, le reste, 85 pour cent, provient des autres stations. C'est 137 000 heures, vous avez raison, 16 pour cent.

LISTNUM 1 \l 12845     Je ne sais pas si Alain veut ajouter quelque chose, mais ça ‑‑


LISTNUM 1 \l 12846     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et maintenant, le BBM pour CKNU dans le marché du Québec, automne 2005, je pense que c'était plus près d'à peu près 6 pour cent, quelque chose comme ça?

LISTNUM 1 \l 12847     M. DESORMIERS:  oui, CKNU a 6 pour cent de part de marché à l'automne, comparé à 4 pour cent au printemps.

LISTNUM 1 \l 12848     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  C'est ça, exactement, avec le format existant, avec la condition de licence existante.

LISTNUM 1 \l 12849     Alors, avec vos changements, vous prévoyez sur la page 24 par contre une part d'écoute de 3 pour cent des parts de marché totales et 4 pour cent des parts de marché commerciales.  Pourquoi ce changement, car on commence déjà, je pense, avec un pourcentage de part d'écoute plus haut.  Pourriez‑vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi de baser votre prévision de revenus publicitaires sur une part de marché de 3 pour cent du marché total et 4 pour cent du marché commercial.

LISTNUM 1 \l 12850     M. PANNETON:  D'abord avant tout, la décision en 18‑34 devait cibler la cible 18‑34.  Pour votre information, il y a 10 stations de radio à Québec. Il y en a huit sur 10 qui ciblent les 35 ans et plus.  Donc, nous, on vise les 18‑34 avec notre nouveau concept et il y a aussi une perte d'écoute de radio 18‑35 qu'Alain Désormiers pourra vous expliquer exactement.


LISTNUM 1 \l 12851     Mais lorsqu'on cible une clientèle, alors maintenant on arrive avec une radio qui cible les 18‑34, c'est pas en radio mainstream, comme on a dit.  Il y a une perte d'écoute.  On avait 6 pour cent de part de marché dans un univers où vous avez 35‑54, 35‑64.  Nous, lorsqu'on cible davantage les 18‑34, il est tout à fait normal qu'on ait une diminution de part de marché avec un nouveau concept en même temps.

LISTNUM 1 \l 12852     Alors, j'inviterais peut‑être Alain à donner des informations sur l'écoute 18‑34.

LISTNUM 1 \l 12853     M. DESORMIERS:  Ce que je peux peut‑être dire en commençant, c'est qu'on parle d'une transformation majeure d'une station.  Actuellement, il y a 60 quelque pour cent de l'auditoire qui est composée de 55 ans et plus alors que le nouveau format proposé va vraiment viser les 18‑34.  Donc, c'est certain que dans les premières années, il va y avoir un transfert notable.


LISTNUM 1 \l 12854     L'écoute plus âgée va se distribuer ailleurs. Il va falloir que la station bâtisse son nouveau profil et sa nouvelle écoute.  Donc, c'est pour ça que dans les premières années, on est revenu à une baisse d'écoute et qu'on l'a bâtie de façon conservatrice au courant des ans.  On a été conservateur pour l'amener au niveau de 9 pour cent dès la deuxième ou troisième année et on a préféré être conservateur parce que c'est un format innovant, c'est un format qui n'a pas vraiment de comparable ailleurs.

LISTNUM 1 \l 12855     Ça demeure du broadcast.  C'est pas niché comme jazz ou classique, mais c'est quelque chose d'évidemment qu'on ne pourra jamais positionner dans le top 5 ou le top 4 disons des stations de Québec parce que le profil va être 18‑34.

LISTNUM 1 \l 12856     C'est sûr que de la façon qu'on l'a vu et à la lumière de données de BBM automne 2005, on voit que c'est un marché qui a beaucoup de volatilité, on le sait. Le leader incontesté des dernières années a perdu 37 pour cent de ses parts de marché en un seul sondage.

LISTNUM 1 \l 12857     Donc, on a vu qu'il y avait de la place dans cette volatilité‑là pour aller récupérer une partie importante des heures des 18‑34, 41 pour cent des heures de choix qui ont été perdues sont des heures de 18‑34. Le marché de Québec a perdu 1,4 millions d'heures d'écoute au dernier sondage; 1,3 millions proviennent de CHOI.

LISTNUM 1 \l 12858     Donc, c'est tous ces éléments‑là qui nous ont permis d'y aller de façon conservatrice au début mais monter ce lien‑là.


LISTNUM 1 \l 12859     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Mais en effet, le début conservateur, j'ai vu votre mappe. M. Arpin m'instruit que c'est le mapping et en effet, CKNU va faire un voyage intéressant, un changement de position assez radical.

LISTNUM 1 \l 12860     Mais par contre, je comprends votre réponse vis‑à‑vis la première année où il y a une baisse de revenus considérant les revenus de cette année, de 2005 et 2006, et je pense que vous‑même, vous l'avez reflété sur la page 23.  Il y a un changement de perte de revenus publicitaires.

LISTNUM 1 \l 12861     Mais dans les prévisions financières à 4,1, vous avez aussi, comme vous venez de dire, un commencement assez conservateur.

LISTNUM 1 \l 12862     Mais ensuite, vous prévoyez les revenus publicitaires croîtraient à un rythme annuel moyen de 23 pour cent au cours du prochain terme de licence.

LISTNUM 1 \l 12863     Pourriez‑vous nous expliquer comment votre station réussira à remonter aussi vite la pente après une baisse aussi importante au début?


LISTNUM 1 \l 12864     M. DESORMIERS:  Peut‑être un premier élément de réponse, on est ans le domaine des petits chiffres, on n'est pas dans le domaine des grands chiffres.  Huit cent quelque milliers de dollars de revenus, c'est plus facile à avoir des taux de croissance relativement élevés que quand on se situe à 2 ou 3 millions $.

LISTNUM 1 \l 12865     On aurait pu prévoir que dès la deuxième, troisième année, qu'on ait une croissance remarquable puisque l'adhérence ou l'adhésion au nouveau format, on peut penser que ça se fasse de façon plus rapide.  On a préféré effectivement induire un taux de croissance relativement agressif pour nous amener vers le 8, 9 pour cent de part de marché maximum.

LISTNUM 1 \l 12866     Pour nous, encore une fois, cette station‑là qui est plutôt nichée n'aura jamais des 12, 15 ou 20 ou 30 pour cent de part de marché. On va se situer nécessairement en bas du 10 pour cent, selon notre expérience des autres marchés, et que de un à sept ans pour se rendre à ce plein potentiel nous apparaissait probable.

LISTNUM 1 \l 12867     M. BRIERE:  En fait, Madame, on parle d'une augmentation de revenus annualisée sur sept ans, de 2 millions, exact.  On est à 800 000 à 2009, quatre ans.  Donc, pour confirmer ce qu'Alain dit, on n'est pas dans les ‑‑


LISTNUM 1 \l 12868     C'est vrai que c'est des pourcentages, mais c'est des petits nombres.  Alors, c'est ce qui fait que, par exemple, entre la première et la deuxième année, il y a 200 000 $ d'augmentation.  Entre la deuxième et la troisième, il y a moins de 300 000.  On n'est pas dans l'univers des montants astronomiques.

LISTNUM 1 \l 12869     Et c'est un nouveau marché, on est conscient de ça. On ouvre un nouveau marché.  On ouvre un nouveau chantier.  On pense que c'est intéressant pour l'industrie de la radio et il n'y a pas beaucoup de comparables, on l'a dit, puis on se dit qu'au lieu d'aller jouer dans les plates‑bandes des autres, on essaie de créer des nouvelles plates‑bandes puis d'essayer de pousser un peu le marché vers de nouvelles avenues et c'est ce qu'on cherche à faire.


LISTNUM 1 \l 12870     Je voulais, si vous me le permettez, clarifier quelque chose qui est dans l'air, disons, et que je trouve qui est important qu'on se dise, c'est qu'on parle de, vous disiez tout à l'heure, CKNU aujourd'hui, aujourd'hui, CKNU n'existe plus dans sa forme de l'année dernière, disons ou des derniers mois.  Cette station‑là est en totale reconstruction.  On n'a pas de base parce que vous avez parlé du 6 pour cent versus le 3 pour cent, ça me frappait. Vous vous interrogez à bon droit puis avec raison de dire, bon, comment ça se fait qu'aujourd'hui ça fait 6 pour cent, pourquoi ça ne fait pas 3?  Je sais que vous savez bien que c'est le format.

LISTNUM 1 \l 12871     Mais je pense que c'est important qu'on précise que ce qui existait avant, ça n'existe pas. Donc, on reconstruit de la première pierre à toutes fins utiles, sur une autre base.  Là, on se lance, là, on rebâtit quelque chose.  Trois pour cent, si on était sur la même base, je comprendrais qu'on se dise bien pourquoi pas 8, pourquoi pas 10 et effectivement, pourquoi pas 12?

LISTNUM 1 \l 12872     Donc, la station telle qu'elle existait n'existe plus, d'aucune façon.

LISTNUM 1 \l 12873     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, sur les ondes maintenant, C'est déjà changé?

LISTNUM 1 \l 12874     M. BRIERE:  Oui, c'est‑à‑dire qu'on a regardé à l'intérieur, on n'aurait jamais osé faire ça. On savait bien, jamais. Non, on a gardé l'essentiel de la licence sur 10.  Vous n'êtes pas sans savoir que l'animateur André Arthur a quitté, et cetera.

LISTNUM 1 \l 12875     Donc, il y a eu ces changements‑là, vous vous imaginez un peu que ça eu un certain impact. On a gardé le format le plus possible proche de ce qu'il était mais les personnalités en moins, ça ne fait pas le même format. Alors, dans cet esprit‑là, je gagerai pas sur le prochain sondage pour aller à l'épicerie, en tout cas.


LISTNUM 1 \l 12876     Alors ça, on se dit qu'on reconstruit vraiment de la première pierre ou on va essayer de construire quelque chose de complètement différent.  C'est ça notre défi, bâtir quelque chose de nouveau et de complètement différent.

LISTNUM 1 \l 12877     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Justement, c'est un peu la base de ma question.  C'est pas de nécessairement, il faut commencer peut‑être avec une comparaison parce que la comparaison et le but de mes questions était aussi les attentes des auditoires de Portneuf Donnacona existantes. Alors, on fait le voyage, vous vous rappelez, dans le mapping.

LISTNUM 1 \l 12878     M. BRIERE:  Oui, oui.

LISTNUM 1 \l 12879     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Et ce voyage, les défis que vous mentionnez, j'avais remarqué dans l'étude Carat qui était fait pour votre demande à Québec, qu'en effet, le nombre d'heures d'écoute des adultes 25 à 54 ans a diminué de 1,7 pour cent durant cette même période.


LISTNUM 1 \l 12880     Ça, c'est à la page 12, une étude faite pour votre autre demande mais ça fait partie, j'imagine, d'essayer de comprendre pourquoi et comment vous pouvez, même avec un commencement conservateur, monter la piste de la façon que vous avez décrit, parce que c'est important pour nous de comprendre votre impact surtout dans le marché du Québec, parce qu'en effet, c'est une demande pour le marché du Québec.

LISTNUM 1 \l 12881     Et vous avez mentionné aussi ce matin que vous êtes la solution au problème urgent concernant les jeunes à la radio.

LISTNUM 1 \l 12882     Alors, c'est en effet un défi.  Il reste quand même que vous présentez les chiffres qui démontrent cette piste que je viens de mentionner en revenus publicitaires et vous prévoyez pour votre station pour l'année sept, des revenus de presque 3 millions.

LISTNUM 1 \l 12883     Alors en effet, la question que j'ai, c'est comment vous allez, qu'est‑ce que vous allez faire pour vraiment réussir avec ce défi?  Et j'aurais une autre question après aussi là‑dessus.

LISTNUM 1 \l 12884     M. BRIERE:  On va travailler fort.

LISTNUM 1 \l 12885     Ce que vous dites, c'est vrai que ce matin, on a dit que c'était une solution.  On aurait dû dire une piste de solution, hein.  C'est ça.

LISTNUM 1 \l 12886     Ce qui reste un défi, si vous permettez juste qu'on donne deux minutes pour essayer de camper un peu notre positionnement, c'est vrai que les jeunes écoutent moins la radio.  Ça, c'est clair.


LISTNUM 1 \l 12887     Ils regardent moins la télévision aussi. Ils écoutent moins la radio.  Et c'est un défi. C'est un défi industriel puis c'est un défi mais en même temps, c'est une opportunité.

LISTNUM 1 \l 12888     Je me dis toujours que si les jeunes n'écoutent pas la radio, c'est peut‑être que la radio n'écoute pas les jeunes.  Moi, j'ai des jeunes de 18, 19 et 21 puis ils ne sont pas très, très radio, à ma grande déception.

LISTNUM 1 \l 12889     Mais en parlant avec eux autres, je comprends que ça les intéresse moins parce qu'il faut reconnaître que la radio, parlons de notre marché, le marché ici, là, est devenu plus mainstream, plus 35‑40, plus 25‑54, dans ces groupes cibles là.

LISTNUM 1 \l 12890     Et qu'on a par conséquent, pour répondre aux besoins des annonceurs, on a un peu négligé et oublié les deux bouts, les deux extrémités.

LISTNUM 1 \l 12891     Parlons de l'extrémité en bas de la pyramide de l'âge.  On se rend compte qu'il n'y a pas beaucoup de radio qui s'intéresse ou qui se préoccupe des jeunes.


LISTNUM 1 \l 12892     Le défi qu'on se donne, on croit sincèrement, c'est notre capacité d'offrir à cette clientèle‑là un produit qui va les satisfaire.  C'est pas vrai que les jeunes, la radio, ça les intéresse pas.  C'est pas vrai, ça.  Moi, je ne crois pas à ça. Puis c'est vrai qu'ils sont sur Internet, ils sont sur le iPod puis on n'est pas totalement dépourvu de vision pour savoir ça.  On le sait tous.

LISTNUM 1 \l 12893     Mais le défi, c'est une radio, si c'est une radio qui est conventionnelle, ça marche pas.  Mais si on invente, on crée une radio interactive, une radio dans laquelle les jeunes se retrouvent, novatrice ‑‑ Guy l'a dit, il l'a dit tout à l'heure ‑‑ c'est sûr qu'on ne fera pas l'information de la même façon.

LISTNUM 1 \l 12894     Je comprends les critères des bulletins de nouvelles.  Mais le décloisonnement de l'information pour les jeunes, si on veut les attraper, c'est important.  Les nouvelles, c'est pas toujours à la demie.  Ça peut être à moins 20.  Là, je comprends qu'il faut en faire à la demie puis il faut qu'on respecte ça.

LISTNUM 1 \l 12895     Alors, c'est le défi qu'on se donne puis c'est le défi qu'on croit être capable de remplir puis le marché aussi par cette vitalité‑là pour être capable de supporter un défi comme ça.

LISTNUM 1 \l 12896     Autrement, on va faire quoi dans la radio? On va aller compétitionner les autres joueurs, dans les mêmes niches? On va tous se retrouver dans le même créneau, on va tous faire les mêmes choses.


LISTNUM 1 \l 12897     On essaie, comme nouveau joueur, on essaie comme nouvel arrivé dans ce marché ci, puis à Montréal, c'est ce qu'on a fait, puis à Gatineau, on a un pop rock urbain à Gatineau qui va entrer en ondes le 13 avril prochain. On est content de ça.

LISTNUM 1 \l 12898     Vous allez voir, on va faire une bonne job.  On s'adresse à une clientèle jeune puis on va brasser ça puis on va faire les choses comme il faut.

LISTNUM 1 \l 12899     On a déjà cette première expérience là, quand même. On a travaillé bien fort pour bâtir ça puis on est pas mal confiant que ça va marcher.

LISTNUM 1 \l 12900     Donc, on choisit ce positionnement‑là et ça nous apparaît loin d'être irréaliste de penser que de 800 000 $ aujourd'hui, dans sept ans, compte tenu du marché puis de tout ça, qu'on va faire 3 millions de revenus.

LISTNUM 1 \l 12901     Si on avait dit 10 millions, je comprendrais mais on a dit on va faire 12 millions de revenus à peu près sur les sept prochaines années sur 220, 230 millions de revenus.  Ça nous apparaît un plan vraiment réaliste et on parle de 3 pour cent de croissance de part de marché.

LISTNUM 1 \l 12902     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Alors, une autre question sur ce point, c'est l'impact que vous pensez que cette station aura dans le marché du Québec.


LISTNUM 1 \l 12903     Pendant à la discussion qu'on a eue ce matin de ce marché, quel est l'impact ‑‑ j'avais de la difficulté à trouver une réponse à ma question dans la demande et l'étude ‑‑ quel sera l'impact de votre station avec ce montant de l'année 5, 2 millions, l'année 7, presque 3 millions, un total comme vous dites de 200 millions dans le marché du Québec et en prenant en considération les discussions qu'on a eues ce matin?

LISTNUM 1 \l 12904     M. BRIERE:  Évidemment, il va y avoir une croissance de revenus. C'est difficile de ne pas reprendre, quand même qu'on le souhaite, la discussion de ce matin, mais écoutez, je ne reprendrai pas ce que j'ai dit ce matin, mais notre conviction profonde puis la réalité aussi je pense ça va être ça. C'est que ce marché‑là va continuer de grandir.

LISTNUM 1 \l 12905     Même en faisant aucune croissance, on va aller chercher 12 millions, 4 pour cent, ou 5 pour cent, pardon. Ça va être ça qu'on va faire.  Donc, ça va être notre ponction relativement modeste pour 200 quelque millions dont on va accumuler dans les sept prochaines années.  Trois millions en l'an 2007, sur un marché qui va être réduit à je ne sais pas, à 40 quelque millions, ça va représenter une somme relativement mince.


LISTNUM 1 \l 12906     On est dans le domaine pas de la spécialisation au sens strict de la réglementation, mais on est dans le domaine de la niche quand même.  Pensez qu'on va faire 3 millions de revenus dans sept ans, on sera pas un joueur qui va empêcher personne de venir dans ce marché ci, mais je pense que ce qu'on va avoir fait, ce qu'on va avoir contribué à créer un créneau, à stimuler le marché, à espérons influencer un tout petit peu le nouvel environnement des gens pour leur offrir un produit fait par eux, pour eux qui les concerne, ça va perturber le marché de façon importante d'aucune façon.

LISTNUM 1 \l 12907     Alors, on dérangera pas les joueurs qui sont dans le marché actuel, ça c'est clair.

LISTNUM 1 \l 12908     M. DESORMIERS:  Si je pourrais apporter un élément d'information pertinent, je crois, les 18‑34 ont dit souvent qu'ils consomment moins de radio, et c'est vrai.  Quand on regarde le marché de Québec, évidemment avec le genre de format qu'il y avait dans les dernières années, les 18‑34 consommaient plus de radio à Québec que dans l'ensemble du Québec. On parlait de 21,3 heures, donc qui consommaient 10 pour cent de plus de radio ici parce qu'il y avait une offre, parce qu'il y avait des stations qui permettaient de bien les servir.


LISTNUM 1 \l 12909     Lors du dernier sondage d'automne, la consommation moyenne des 18‑34 a plongé de 15 pour cent, donc, de 21,3 à 18,1.

LISTNUM 1 \l 12910     Ça, je pense que c'est une illustration que quand on a la bonne formule, la bonne offre finalement, que ce marché‑là des 18‑34, même si on sait que technologiquement, c'est un marché challengé, il y a beaucoup d'autres façons de les atteindre ou de consommer de la musique.

LISTNUM 1 \l 12911     On voit qu'il y a probablement moyen de refaire grimper dans une certaine mesure la consommation radio de ce groupe cible‑là.

LISTNUM 1 \l 12912     CONSEILLÈRE PENNEFATHER:  Merci beaucoup.  C'est toutes mes questions.  Merci, Monsieur le président.  Merci, Messieurs, Dames.

LISTNUM 1 \l 12913     LE PRÉSIDENT:  Merci.  Je pense que Mme Noël a une question.

LISTNUM 1 \l 12914     CONSEILLÈRE NO'L:  Je voudrais jute revenir un petit peu en arrière quand Mme Pennefather vous a demandé, Monsieur Brière, l'impact, si on ne vous accordait pas la station de jazz et si on vous accordait cette demande ci, vous avez répondu que ça serait un obstacle mais ça serait surmontable, si je résume un peu votre pensée.


LISTNUM 1 \l 12915     Si on ne vous accordait que la station de jazz et qu'on ne vous accordait pas les demandes que vous nous faites dans le présent dossier, c'est‑à‑dire la modification technique et la possibilité d'aller vendre de la publicité dans le marché de Québec, quel serait l'impact sur votre plan d'affaires de CKNU?

LISTNUM 1 \l 12916     M. BRIERE:  A sa face même, ça le mettrait en péril, ça crée une situation ‑‑

LISTNUM 1 \l 12917     CONSEILLÈRE NO'L:  Maintenant, vous nous avez dit que 70 pour cent de vos heures d'écoute provenaient du marché de Québec, historiquement provenaient du marché de Québec. Est‑ce que vous pouvez attribuer à un phénomène particulier le fait que ces heures d'écoute‑là vous provenaient du marché de Québec ou est‑ce que c'était mesurable le matin, pour être plus précis?

LISTNUM 1 \l 12918     M. BRIERE:  Non, ça se mesurait une bonne partie de la journée puisque l'animateur vedette est en ondes le matin, le midi puis le soir.

LISTNUM 1 \l 12919     CONSEILLÈRE NO'L:  D'accord, je pensais qu'il était en ondes seulement le matin.


LISTNUM 1 \l 12920     M. BRIERE:  Alors, vous comprendrez que l'impact est encore beaucoup plus grand.  Mais en même temps, c'est un peu normal parce qu'encore une fois, je pense qu'il faut, quand on se promène dans le marché, moi, je viens de la région du Saguenay.  Je passe souvent ici.  Je suis passé du temps ici étant plus jeune, j'ai vécu une partie de mon temps à Québec aussi d'ailleurs.  Il n'y a pas de distance dans ces marchés‑là et donc, l'écoute de l'un embarque sur l'écoute de l'autre.

LISTNUM 1 \l 12921     CONSEILLÈRE NOËL:  Est‑ce que vous pouvez nous dire, et je sais que vous n'avez pas, vous n'avez certainement pas de publicité dans le marché de Québec, mais est‑ce que les annonceurs de Québec avaient la possibilité de vous offrir leurs dollars publicitaires ou enfin sous l'ancienne administration et est‑ce que ça s'est fait et est‑ce que ça représentait une part importante des revenus de la station CKNU?

LISTNUM 1 \l 12922     M. BRIERE:  Je ne saurais répondre pour l'ancien propriétaire puisque je n'étais pas là, mais ‑‑

LISTNUM 1 \l 12923     CONSEILLÈRE NOËL:  Vous avez dû voir les états financiers lorsque vous avez acheté.


LISTNUM 1 \l 12924     M. BRIERE:  Mais justement ce que j'allais dire, mais à mon avis, il y a une partie très importante des revenus.  C'est mathématique. Tu ne peux pas faire ce revenu‑là avec 16 parts de marché dans Donnacona puis croire que tu vas rendre autant d'argent en publicité.  Il faut que ça vienne de quelque part. Si ça ne vient pas de Donnacona, probablement que ça vient de Québec.

LISTNUM 1 \l 12925     CONSEILLÈRE NOËL:  Et depuis que vous avez complété la transaction au mois de janvier, pouvez‑vous nous dire si ces revenus‑là sont encore au rendez‑vous?

LISTNUM 1 \l 12926     M. BRIERE:  Pas du tout.  Ça ne va pas très bien.  On vit avec cette situation‑là parce qu'on le savait.  On a pris ça, on a pris ce risque‑là.  On est conscient, on est conscient du risque.  On a acheté une station de radio, donc on a pris des risques.

LISTNUM 1 \l 12927     Nous, on pense qu'on a un bon projet mais la réponse, c'est qu'aujourd'hui, très honnêtement, 80 à 85 pour cent des revenus sont disparus, fondus comme neige dans les prochains jours.

LISTNUM 1 \l 12928     CONSEILLÈRE NOËL:  Au soleil.

LISTNUM 1 \l 12929     M. BRIERE:  Puisque le printemps approche. Il est arrivé mais il n'est pas encore arrivé.

LISTNUM 1 \l 12930     CONSEILLÈRE NOËL:  Vous me dites que des revenus de 2005 à l'heure actuelle, 80‑85 pour cent de ces revenus‑là sont disparus.

LISTNUM 1 \l 12931     M. BRIERE:  Absolument.


LISTNUM 1 \l 12932     CONSEILLÈRE NOËL:  Je vous remercie.  C'était mes questions.

LISTNUM 1 \l 12933     MME COTÉ:  Peut‑être juste une précision au niveau de la question que vous avez posée à savoir les trois quarts des heures d'écoute de la station ancien modèle provenaient de Québec mais la station revitalisée, même en visant des jeunes, avec un cadre de cible de 18‑24, les heures d'écoute vont provenir majoritairement de Québec aussi parce que c'est le poids démographique.

LISTNUM 1 \l 12934     Les jeunes, il y en a à Donnacona évidemment, mais il y en a trois fois moins qu'à Québec.

LISTNUM 1 \l 12935     CONSEILLÈRE NOËL:  A l'heure actuelle, ça ne s'est pas, le transfert ne s'est pas fait.

LISTNUM 1 \l 12936     MME COTÉ:  Non, le transfert n'est pas fait, mais si c'était le sens de votre question, le poids démographique va rester le même.  La proximité des marchés puis la communauté d'intérêt demeure, malgré les formats.


LISTNUM 1 \l 12937     CONSEILLÈRE NOËL:  Pouvez‑vous juste me préciser une petite chose?  A l'heure actuelle, en voiture, est‑ce que la station de Donnacona est captée relativement facilement jusqu'au moins dans la banlieue ouest de Québec?

LISTNUM 1 \l 12938     M. BEAUDOIN:  Je répondrais à ça qu'à partir de Loretteville, ça devient un peu compliqué de recevoir un signal de qualité.

LISTNUM 1 \l 12939     CONSEILLÈRE NOËL:  Loretteville, c'est près de l'aéroport

LISTNUM 1 \l 12940     M. BEAUDOIN:  Oui, autour de l'aéroport, puis à partir de Sainte‑Foy, c'est vraiment difficile.

LISTNUM 1 \l 12941     CONSEILLÈRE NOËL:  Il faut aimer beaucoup.

LISTNUM 1 \l 12942     M. BEAUDOIN:  Il faut aimer beaucoup, il faut avoir un bon radio.

LISTNUM 1 \l 12943     CONSEILLÈRE NOËL:  Merci.  Ce sont mes questions.

LISTNUM 1 \l 12944     LE PRÉSIDENT:  Merci.  Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 12945     CONSEILLER ARPIN:  Dans la foulée de la question de Madame Noël, quel serait l'impact pour Radio Nord et CKNU, de la décision du Conseil de ne pas autoriser le déménagement mais de vous autoriser à solliciter de la publicité dans le marché de Québec?

LISTNUM 1 \l 12946     M. BRIERE:  Vous dites si?


LISTNUM 1 \l 12947     CONSEILLER ARPIN:  On ne vous autoriserait pas de déménager votre site de Portneuf au Mont Bélair mais on vous autoriserait, on lèverait la condition de licence qui vous empêche actuellement de solliciter de la publicité dans le marché de Québec?

LISTNUM 1 \l 12948     M. BRIERE:  Ça n'empêchera pas les stations de Québec de venir dans le marché de ‑‑

LISTNUM 1 \l 12949     CONSEILLER ARPIN:  Non, mais vous pourriez venir solliciter.

LISTNUM 1 \l 12950     M. BRIERE:  On va être dans une situation, je comprends ce que vous dites, Monsieur Arpin, mais en même temps, c'est pas un bon deal. C'est‑à‑dire qu'on se retrouve avec, on va jouer avec 10 stations équipées pour aller en avant, pas à peu près, là.  Puis nous autres, c'est vrai qu'on peut rentrer dans le marché de Québec mais qu'est‑ce qu'on va avoir à offrir?

LISTNUM 1 \l 12951     Un marché de toute façon, il contrôle déjà aujourd'hui à 75 pour cent.  By the way, je suis déjà là. De quoi tu te plains?  Alors, ça m'apparaît pas une bonne idée mais écoutez.


LISTNUM 1 \l 12952     CONSEILLER ARPIN:  Dans la même foulée, on a parlé tantôt du réémetteur à Sainte‑Croix‑de‑Lotbinière.  Est‑ce que ça ne vous donnerait pas un avantage sur les autres concurrents?  On vous autorise à déménager à Québec et vous voulez maintenir votre réémetteur à Sainte‑Croix pour couvrir Donnacona.  Est‑ce que ça vous donnerait un avantage sur les compétiteurs de Québec qui ont déjà 74 pour cent du marché de Portneuf d'avoir ce réémetteur‑là?

LISTNUM 1 \l 12953     M. BRIERE:  Un réémetteur, non. La couverture, tout ce que ça nous permet de faire, c'est d'assurer une meilleure couverture pour la région.

LISTNUM 1 \l 12954     CONSEILLER ARPIN:  De Donnacona.

LISTNUM 1 \l 12955     M. BRIERE:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12956     CONSEILLER ARPIN:  C'est une cuvette.

LISTNUM 1 \l 12957     M. BRIERE:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12958     CONSEILLER ARPIN:  Mais à partir du moment où actuellement, les stations de Québec rentrent bien à Donnacona ou c'est, je parle de Donnacona même.

LISTNUM 1 \l 12959     M. BRIERE:  Oui, oui.  CHOI est presque à Drummondville, disons.

LISTNUM 1 \l 12960     CONSEILLER ARPIN:  Oui, d'accord mais donc dans Donnacona, ils sont bien perçus.

LISTNUM 1 \l 12961     M. BRIERE:  Oui.

LISTNUM 1 \l 12962     CONSEILLER ARPIN:  Or, pourquoi auriez‑vous besoin de réémetteurs pour couvrir Donnacona? Vous le couvririez en double?

LISTNUM 1 \l 12963     M. BRIERE:  Non, pas du tout parce que je pense qu'on a besoin de ce réémetteur‑là pour ‑‑

LISTNUM 1 \l 12964     CONSEILLER ARPIN:  Actuellement.


LISTNUM 1 \l 12965     M. BRIERE:  Oui, mais dans la prochaine, même en étant sur le Mont Bélair.

LISTNUM 1 \l 12966     Guy, pourrait peut‑être ‑‑

LISTNUM 1 \l 12967     M. BEAUDOIN:  Géographiquement parlent évidemment, Donnacona, c'est comme une cuvette effectivement au niveau de topologie.  De façon à assurer une couverture de la ville de Donnacona, on a besoin du réémetteur.

LISTNUM 1 \l 12968     On parle de 50 watts.  On parle pas de.

LISTNUM 1 \l 12969     CONSEILLER ARPIN:  Oui, oui, je comprends.

LISTNUM 1 \l 12970     M. BEAUDOIN:  On ne parle pas de gros chiffres, là.

LISTNUM 1 \l 12971     CONSEILLER ARPIN:  Je comprends, mais les autres stations de Québec couvrent Donnacona présentement, à partir du Mont Bélair.  Est‑ce qu'il couvre la cuvette comme il faut?

LISTNUM 1 \l 12972     M. BEAUDOIN:  La cuvette, je pense qu'il y a certains endroits qu'il y a des points où il y a des difficultés de réception.

LISTNUM 1 \l 12973     M. BRIERE:  Mais ces gens‑là pourraient faire une demande pour le couvrir, mais on s'arrêtera pas à ça.

LISTNUM 1 \l 12974     CONSEILLER ARPIN:  Non, non, c'est juste pour notre dossier.


LISTNUM 1 \l 12975     M. BEAUDOIN:  On comprend votre question.

LISTNUM 1 \l 12976     CONSEILLER ARPIN:  C'est tout, Monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 12977     LE PRÉSIDENT:  Merci.  La conseillère juridique, s'il vous plaît.

LISTNUM 1 \l 12978     Me LAGACÉ:  Alors, deux questions.  Dans votre mémoire complémentaire, vous avez indiqué que vous seriez prêt à maintenir un niveau de 45 pour cent de pièces musicales canadiennes.

LISTNUM 1 \l 12979     M. BRIERE:  Absolument.

LISTNUM 1 \l 12980     Me LAGACÉ:  Et vous avez confirmé par la suite que vous seriez prêt à le maintenir pour condition de licence.

LISTNUM 1 \l 12981     M. BRIERE:  Certainement, Madame.

LISTNUM 1 \l 12982     Me LAGACÉ:  Est‑ce que dans ce cas‑ci, votre condition de licence, vous seriez prêt à maintenir le niveau autant pour la période de 6 à 18 heures du lundi au vendredi que pour la période qui s'étend sur la semaine de radiodiffusion?

LISTNUM 1 \l 12983     M. BANVILLE:  Absolument.


LISTNUM 1 \l 12984     Me LAGACÉ:  Merci.  Durant le questionnement par Madame Pennefather, vous avez indiqué que vous étiez prêt à fournir une proposition concernant votre engagement à garantir que la population de Donnacona continuerait d'être desservie.

LISTNUM 1 \l 12985     Alors, est‑ce que vous avez une idée de quand vous seriez ‑‑

LISTNUM 1 \l 12986     M. BRIERE:  Aujourd'hui. Merci de me donner l'ordre et ça va être fait aujourd'hui.

LISTNUM 1 \l 12987     Me LAGACÉ:  D'ici la fin de la journée?

LISTNUM 1 \l 12988     M. BRIERE:  Mais oui, absolument.

LISTNUM 1 \l 12989     Me LAGACÉ:  Ça vous va?

LISTNUM 1 \l 12990     M. BRIERE:  Ça vous convient?

LISTNUM 1 \l 12991     Me LAGACÉ:  Merci.

LISTNUM 1 \l 12992     M. BRIERE:  On va le faire avec plaisir, Madame.  Merci beaucoup.

LISTNUM 1 \l 12993     LE PRÉSIDENT:  Très bien.

LISTNUM 1 \l 12994     On va maintenant prendre une pause jusqu'à 1h30.  On revient à 13h30.

LISTNUM 1 \l 12995     At 1:30 we will resume.

‑‑‑ Suspension à 1208 / Upon recessing at 1208

‑‑‑ Reprise à 1342 / Upon resuming at 1342

LISTNUM 1 \l 12996     LE PRÉSIDENT:  Order, please. Alors, s'il vous plaît. Madame la secrétaire.

LISTNUM 1 \l 12997     LA SECRÉTAIRE:  Merci, Monsieur le président.


LISTNUM 1 \l 12998     Nous entendrons maintenant l'article 8 à l'ordre du jour, qui est une demande présentée par Radio Charlesbourg/Haute‑Saint‑Charles en vue de modifier la licence de l'entreprise de programmation de radio FM communautaire de langue française de type B CIMI‑FM Québec, secteur Charlesbourg.

LISTNUM 1 \l 12999     La titulaire propose de modifier la licence en changeant la fréquence de 103,7 MHz, canal 279A1, à 106,9 MHz, canal 295B1.

LISTNUM 1 \l 13000     La titulaire propose également de modifier le périmètre de rayonnement autorisé en augmentant la puissance apparente rayonnée de 20 watts à une puissance apparente rayonnée moyenne de 4 120 watts, en augmentant la hauteur de l'antenne et en déplaçant l'émetteur d'environ 5 kilomètres au Mont Reine‑Malouin à Charlesbourg, puissance apparente rayonnée maximale de 6 550 watts/hauteur de l'antenne de 192,2 mètres.

LISTNUM 1 \l 13001     Le périmètre de rayonnement autorisé sera élargi de façon appréciable en raison de l'augmentation de puissance proposée, de l'augmentation de la hauteur de l'antenne et du déplacement de l'émetteur.


LISTNUM 1 \l 13002     Les changements proposés aux paramètres techniques déplaceront le périmètre de rayonnement de la station qui, par conséquent, englobera la ville de Québec. La station pourrait être considérée comme une station desservant le marché de Québec, y compris Charlesbourg.

LISTNUM 1 \l 13003     Le Conseil souligne qu'un certain nombre de plaintes ont été déposées au Conseil concernant le contenu verbal de certaines émissions. Ces plaintes soulèvent des préoccupations et le Conseil pourrait discuter de celles‑ci à l'audience.

LISTNUM 1 \l 13004     M. Stéphane Tremblay comparaît pour la requérante.  Il nous présentera ses collègues après quoi vous aurez 20 minutes pour votre présentation.

LISTNUM 1 \l 13005     Monsieur Tremblay.

*PRÉSENTATION / PRESENTATION

LISTNUM 1 \l 13006     M. TREMBLAY:  Merci.

LISTNUM 1 \l 13007     Monsieur le président, Monsieur le vice‑président, Mesdames les conseillères et conseillers, je suis président du conseil d'administration de la station CIMI‑FM 103,7.  Je pourrais même dire que j'ai participé aussi à sa fondation avec trois autres jeunes adultes de Québec, entres autres M. Dominique Tessier, qui est avec nous ici à ma gauche, qui a été aussi longtemps jusqu'à tout récemment directeur des programmes, en tout cas aussi homme à tout faire, je parle d'administration communautaire.


LISTNUM 1 \l 13008     Je suis aussi en compagnie de M. Stéphane Beaudoin, à ma gauche, qui est bénévole, membre du conseil d'administration, mais aussi artisan, donc participe aussi à la programmation.

LISTNUM 1 \l 13009     Moi également, j'ai le privilège d'y participer à cette programmation‑là de façon modeste.  Donc, comme vous pouvez voir, notre participation ne se limite pas à l'administration de la station mais aussi sont partie prenante de la programmation de la station.

LISTNUM 1 \l 13010     Donc, la présentation de CIMI‑FM, la présentation aujourd'hui touchera plusieurs aspects de la réalité de CIMI‑FM comme station communautaire oeuvrant pour les citoyens de la ville de Québec.

LISTNUM 1 \l 13011     Vous comprendrez que la presque totalité des ressources humaines tant au niveau administratif que radiophonique donnent de leur temps bénévolement par passion de la radio et par souci d'offrir un service complémentaire en terme de programmation radio.

LISTNUM 1 \l 13012     Nous croyons important de vous rappeler que CIMI‑FM a fait une demande auprès des autorités du CRTC en octobre 2004 pour avoir l'autorisation de modifier sa capacité technique d'émettre avec une puissance raisonnable sur le 106,9 FM.


LISTNUM 1 \l 13013     Aujourd'hui, nous réitérons cette demande en souhaitant que vous, commissaires, conseillers du CRTC, soyez pleinement conscients que la survie de CIMI‑FM passe par votre consentement à notre demande d'augmentation de puissance.

LISTNUM 1 \l 13014     CIMI‑FM est autorisée à diffuser avec 20 watts de puissance. Nous sommes sans aucun doute la station avec la plus faible capacité d'émettre de la ville de Québec. Nous avons atteint la limite comme artisans bénévoles d'opérer une station radio où nos auditeurs et nos commanditaires se voient contraints à ne pas pouvoir capter la station en plein cour de l'arrondissement de Charlesbourg, du nord de la ville, et de la ville même de Québec.

LISTNUM 1 \l 13015     Régulièrement, selon la température, la station CIMI‑FM 103,7 se trouve à disparaître des ondes de Québec pour laisse la place au FM 103,7 de Rivière‑du‑Loup.

LISTNUM 1 \l 13016     Oui, vous avez bien entendu, une station de Rivière‑du‑Loup, à plus de deux heures 30 de distance de Québec empêche CIMI‑FM de diffuser convenablement pour son auditoire.

LISTNUM 1 \l 13017     Cette situation, vous en conviendrez, est plutôt frustrante et la solution réside sans aucun doute dans notre demande pour obtenir le 106,9 FM.


LISTNUM 1 \l 13018     Nous pensons avoir démontré énormément de patience puisque cette demande est à l'étude par le personnel du CRTC depuis plus de 16 mois.  Nous croyons que ce délai ne peut être justifié considérant que tout dernièrement, le CRTC a autorisé en quelques semaines la vente de la station CKNU Donnacona et par le fait même, plusieurs artisans de la radio ont perdu leur emploi.

LISTNUM 1 \l 13019     Pourquoi aujourd'hui devrions‑nous avoir confiance au CRTC d'avoir la moindre opportunité de recevoir l'autorisation à notre demande quand pendant 16 longs mois, nous avons pratiquement été ignorés par ce CRTC?  Aucune réponse, report d'audience, lettre contenant des questions qui, selon nous, n'ont rien à avoir avec notre capacité d'émettre raisonnablement.

LISTNUM 1 \l 13020     Voilà où nous en sommes aujourd'hui avec notre niveau de confiance vis‑à‑vis le CRTC à résoudre notre problème technique de puissance.

LISTNUM 1 \l 13021     Maintenant, parlons de la programmation de CIMI‑FM et de son mandat communautaire.


LISTNUM 1 \l 13022     CIMI‑FM respecte pleinement son mandat communautaire, ce que semble mettre en doute le personnel du CRTC et quelques organisations de différents milieux. Nous avons depuis nos débuts diffusé des centaines d'heures de produits locaux tels que chroniques communautaires, émissions sur des thèmes variés comme la santé, les jeunes, les groupes de la relève, le sport amateur local, la culture, la religion, la politique, l'économie, la musique alternative, et évidemment j'en oublie.

LISTNUM 1 \l 13023     Nous voulons maintenir et améliorer cette programmation locale et communautaire pour nos concitoyens de Québec.  Nous avons à CIMI‑FM reçu et supporté des dizaines et des dizaines de jeunes artisans de radio en devenu qui ont réussi par la suite à se dénicher des emplois dans le milieu radiophonique de Québec et en région.  Nous sommes fiers d'avoir participé à leur formation radio et nous voulons maintenir et accentuer ce volet de notre mandat communautaire.

LISTNUM 1 \l 13024     Nous avons à CIMI‑FM depuis près de deux ans une émission hebdomadaire co‑animée par des jeunes de 12 à 17 ans.  Nous souhaitons cette initiative où les plus jeunes expriment leurs idées, leurs intérêts, partagent leur vision de la société. Nous croyons au mandat communautaire de CIMI‑FM.

LISTNUM 1 \l 13025     Aidez‑nous à pouvoir mieux faire en nous donnant les moyens techniques pour financer correctement l'encadrement de CIMI‑FM.


LISTNUM 1 \l 13026     Nous avons reçu plusieurs dizaines d'organismes communautaires dans le cadre de notre programmation sans compter la diffusion de centaines de communiqués provenant de ceux‑ci.  Ces services rendus aux citoyens de Québec sont gratuits et démontrent notre responsabilité face au mandat communautaire de la station.

LISTNUM 1 \l 13027     Nous recevons presque à chaque semaine en studio des groupes de musiciens de la relève pour promouvoir l'émergence des talents locaux pour Québec.  Nous avons produit des spectacles de cette relève musicale.  Nous avons dans les formats musicaux de notre programmation une place importante pour cette relève.

LISTNUM 1 \l 13028     CIMI‑FM est écoutée des jeunes parce qu'elle est à l'écoute de leurs intérêts.  CIMI‑FM fait également découvrir à son auditoire des styles différents de musique alternative on the ground.

LISTNUM 1 \l 13029     Comment pouvons‑nous promouvoir cette relève si l'auditoire ne peut nous capter sur sa radio ou qu'au moindre changement de température, il se trouve à entendre une radio de Rivière‑du‑Loup?


LISTNUM 1 \l 13030     CIMI‑FM a été fondée par des jeunes passionnés de la radio.  Elle est administrée par des bénévoles de Québec, tous aussi animés par cette passion.  Ces artisans bénévoles, pour la grande majorité, et si peu rémunérés pour quelques‑uns, ceux‑là qui permettent à cette programmation de CIMI‑FM d'exister ne comprennent pas les raisons pour lesquelles le CRTC n'a toujours pas répondu à cette demande depuis 16 mois.

LISTNUM 1 \l 13031     Cette situation demeure encore aujourd'hui très nébuleuse et apporte son lot de questions sans réponses.

LISTNUM 1 \l 13032     Revenons sur l'implication d'une décision favorable à CIMI‑FM, à la demande de modification technique.

LISTNUM 1 \l 13033     Les résultats d'une décision favorable à CIMI‑FM permettra premièrement de garantir à l'auditoire de Québec une station 100 pour cent gérée et opérée par des citoyens de Québec.

LISTNUM 1 \l 13034     Deuxièmement, de permettre à CIMI‑FM d'embaucher les ressources humaines nécessaires pour réaliser un encadrement adéquat du contenu de la programmation et une supervision étroite des artisans bénévoles et rémunérés de la station.

LISTNUM 1 \l 13035     Troisièmement, de permettre à CIMI‑FM de rejoindre l'auditoire de Québec pour qui cette station communautaire a été fondée.


LISTNUM 1 \l 13036     Quatrièmement, de garantir aux artisans de la radio, qu'ils soient de la relève et aux autres, que 100 pour cent des revenus et des profits seront réinvestis dans la station CIMI‑FM et au développement de talent. La charte à but non lucratif de la station protège cette garantie.

LISTNUM 1 \l 13037     Cinquièmement, l'autorisation du CRTC à la demande de CIMI‑FM aura peu d'effets sur le marché publicitaire de Québec étant donné son mandat communautaire et surtout aux capacités illimitées des groupes comme Corus, Astral, Cogeco et Radio Nord à vendre leur publicité aux commerçants de Québec.

LISTNUM 1 \l 13038     Ces différentes entreprises médiatiques sont toutes déjà présentes dans le marché de Québec et se partagent pratiquement la totalité des revenus publicitaires radiophoniques.

LISTNUM 1 \l 13039     Ne serait‑il pas intéressant pour la population de Québec d'avoir un poste de radio communautaire ayant des ressources suffisantes permettant de leur offrir un produit de plus grande qualité?


LISTNUM 1 \l 13040     Sixièmement, l'augmentation de puissance demandée par CIMI‑FM, si accordée par le CRTC, offrira l'occasion aux gens d'affaires de Québec qui font confiance à CIMI‑FM d'être entendus correctement par la clientèle qu'ils sollicitent. Présentement, il est excessivement difficile pour CIMI‑FM de solliciter les gens d'affaires de Québec étant donné la faible puissance de l'antenne.

LISTNUM 1 \l 13041     Bien évidemment, nous constatons le problème qu'occasionne notre faible puissance d'antenne depuis pratiquement les débuts de la station CIMI‑FM en août 2001. Toutefois, sans nous décourager, nous avons trouvé l'énergie et le financement pour l'étude technique et les partenaires pour réaliser éventuellement les modifications techniques que nous souhaitons, et cela trois ans plus tard.

LISTNUM 1 \l 13042     Nous étions loin de penser que 16 mois après notre demande, nous serions toujours sans réponse du CRTC.  CIMI‑FM a été lourdement pénalisée par ces délais d'attente, subi plusieurs départs d'artisans de radio et solutionné difficilement les problèmes pour boucler le budget des dernières années.

LISTNUM 1 \l 13043     Les conséquences d'un éventuel refus de la demande de modification technique par le CRTC vont condamner CIMI‑FM à vivoter et nous ne pourrons envisager aucun développement à court terme de la station.


LISTNUM 1 \l 13044     En terminant, nous vous rappelons que seule la demande de CIMI‑FM garantit aux citoyens de Québec une station 100 pour cent Québec, autant dans sa gestion que dans sa programmation.

LISTNUM 1 \l 13045     Merci.

LISTNUM 1 \l 13046     LE PRÉSIDENT:  Merci.  Monsieur Arpin.

LISTNUM 1 \l 13047     CONSEILLER ARPIN:  Merci, Monsieur le président.

LISTNUM 1 \l 13048     Mon programme de questions va couvrir les aspects suivants:  la qualité technique du service actuel et ses limites, vous en avez déjà glissé une mot dans votre présentation orale mais on va quand même y revenir; la modification technique proposée et son impact sur le service aux communautés actuellement desservies; les coûts de la transition et leur financement.

LISTNUM 1 \l 13049     Nous parlerons également de la programmation proposée et de son impact sur les stations communautaires présentes, c'est‑à‑dire CKRL et CKIA; de vos projets quant à l'information locale et la couverture de l'Assemblée nationale; vos engagements en matière de développement canadien.

LISTNUM 1 \l 13050     Nous toucherons également vos projections financières et les impacts de ces dernières sur l'ensemble du marché radiophonique de Québec.


LISTNUM 1 \l 13051     Finalement, nous vous demanderons vos commentaires suite à une plainte de l'Université Laval du 3 novembre 2004, plainte à laquelle nous n'avons jamais eu votre réponse.

LISTNUM 1 \l 13052     Quant aux autres plaintes, elles ont déjà été répondues et vos réponses sont déjà au dossier public et je n'ai pas l'intention d'y revenir.

LISTNUM 1 \l 13053     Dans votre demande originale, et la licence d'ailleurs vous fut attribuée en mars 2001, vous proposiez de desservir Charlesbourg ainsi que les communautés de Lac Beauport, Stoneham, Tewkesbury, Lac‑Saint‑Charles, Sainte‑Brigitte‑de‑Laval, Lac Delage et quelques autres localités.

LISTNUM 1 \l 13054     Dans votre présentation d'aujourd'hui, vous vous dites que vous desservez le marché métropolitain de Québec et j'essaie de réconcilier le mandat original que vous aviez et votre prétention que la licence que vous avez, c'est pour desservir le marché du Québec métropolitain.

LISTNUM 1 \l 13055     Je ne sais pas quel commentaire que vous pouvez me fournir à ce stade‑ci.

LISTNUM 1 \l 13056     M. TREMBLAY:  A votre première question, en lien avec effectivement la station de CIMI‑FM a été créée essentiellement au tout début, je dis au tout début parce qu'évidemment, il y a eu des modifications entres autres en terme de fusion de la ville de Québec, que vous connaissez.


LISTNUM 1 \l 13057     Le mandat premier était de couvrir Charlesbourg et la Haute‑Saint‑Charles, donc le nord du territoire.  Mais même ce territoire‑là, qui est Charlesbourg, qui est pratiquement au centre‑ville de Québec ‑‑ je pense que vous connaissez l'arrondissement Charlesbourg qui est quand même assez vaste ‑‑ est mal servi par le 20 watts que CIMI‑FM a présentement et au niveau du nord, c'est sûr que cette couverture‑là est pratiquement pas pour dire inexistante mais excessivement difficile.

LISTNUM 1 \l 13058     Mais effectivement, dans notre demande de modification technique, on est conscient que ce que nous demandons va permettre à la station CIMI‑FM de rayonner sur l'ensemble de la ville de Québec.

LISTNUM 1 \l 13059     Et cela, je pense que c'est tout à fait légitime de proposer cette modification technique‑là puisque couvrir le nord du territoire et l'arrondissement de Charlesbourg sans couvrir le reste des arrondissements de Québec devient particulièrement difficile et tout à fait incohérent et illogique.


LISTNUM 1 \l 13060     CONSEILLER ARPIN:  Cependant, et puis on en discutera un peu plus tard, mais il y a déjà des stations de radio communautaire dans le même marché.  Donc, vous vous proposez de devenir essentiellement des concurrents des stations communautaires existantes qui, elles, ont déjà le mandat de desservir le Québec métropolitain.

LISTNUM 1 \l 13061     M. TREMBLAY:  Je ne crois pas que les stations communautaires soient en concurrence une envers les autres.  C'est pas notre attitude, je crois, à CIMI‑FM d'avoir cette prétention‑là.  C'est clair que les stations comme CKRL ou même la station universitaire CHYZ, entres autres pour prendre ces exemples‑là, couvrent Québec, la ville de Québec, et ne sont pas confinées à un secteur particulier comme l'Université Laval ou juste son département, va beaucoup au‑delà de la cité universitaire, tout comme CKRL va au‑delà de l'arrondissement de Québec.  Et c'est tout à fait normal.

LISTNUM 1 \l 13062     On ne voit pas ça comme un compétiteur puisqu'on a des services complémentaires et je crois que déjà CKRL a montré sa viabilité depuis une trentaine d'années et avec un service qui répond à un auditoire.

LISTNUM 1 \l 13063     L'université aussi avec ses étudiants, je crois que CIMI‑FM, depuis quatre ou cinq ans, a démontré aussi qu'elle avait un auditoire et que cet auditoire‑là devrait être respecté à ce niveau‑là.


LISTNUM 1 \l 13064     CONSEILLER ARPIN:  Maintenant, vous avez dit vous‑même que vous étiez dans le projet initial de CIMI et donc, vous avez participé au développement du concept d'une station de radio 20 watts pour desservir un secteur bien précis et vous saviez déjà, puisque vous venez de le dire, que CKRL a maintenant 30 ans.  Donc, à l'époque, CKRL en avait 25, que CKRL est donc présent dans l'ensemble du grand Québec.

LISTNUM 1 \l 13065     Or, qu'est‑ce qui fait qu'aujourd'hui, à l'exception même du problème technique, vous demandiez de venir desservir l'ensemble du grand marché de Québec?

LISTNUM 1 \l 13066     M. TREMBLAY:  Je pense qu'à cette question‑là on a eu un débat au niveau des membres de la station CIMI‑FM et il y a plusieurs années, dans ma présentation, j'ai une mention qu'on a constaté rapidement les limites du 20 watts.  Évidemment, ça prenait pas très, très long pour savoir que le 20 watts était difficile à rentabiliser.

LISTNUM 1 \l 13067     Mais je pense qu'il y a des précédents en terme de station communautaire universitaire dans le développement. Je prends entre autres la station universitaire CHYZ qui a obtenu quand même 5 000 ou 6 000 watts ça fait quoi, à peine deux ou trois ans.


LISTNUM 1 \l 13068     Donc, je crois qu'il y a des précédents à ce niveau‑là.  Donc, c'est possible de commencer avec un wattage qui est bas.  Donc, je pense que c'était légitime.  Il y avait une mission par rapport à ça.  On s'était donné quand même des objectifs mais tout ça a évolué quand même et je pense qu'il faut penser qu'il faut développer au niveau communautaire et il y a une question aussi de rentabiliser, d'avoir un minimum de rentabilisation de nos services comme station communautaire.

LISTNUM 1 \l 13069     D'autres stations l'ont démontré en faisant des demandes d'augmentation de puissance aussi.

LISTNUM 1 \l 13070     CONSEILLER ARPIN:  Je vais revenir sur la question technique et de la couverture, et les problèmes de couverture que vous avez.

LISTNUM 1 \l 13071     Vous avez dit dans une lettre du mois de juin 2005, vous aviez eu plusieurs plaintes et vous avez fait plusieurs consultations pour conclure que votre signal était soit faible, voire nul, voire même absent, et que votre projet cherchait en premier lieu à régler ce problème et également à rejoindre la ville de Québec.


LISTNUM 1 \l 13072     Et vous avez spécifié que vous cherchiez quand même à corriger ce problème‑là.  Avez‑vous procédé à des tests de mesure selon les règles d'Industrie Canada pour déterminer de manière raisonnable les endroits à l'intérieur de votre desserte actuelle où la qualité du signal ne rencontre pas les normes?

LISTNUM 1 \l 13073     Parce qu'habituellement, quand un requérant se présente, autant devant nous qu'à Industrie Canada, il repose à la même occasion des mesures de champ, de force de champ pour dire à cet endroit‑là qui est dans mon territoire pré autorisé, qui est déjà là, on n'a pas la qualité de signal qu'on devrait avoir, selon les règles établies par Industrie Canada.

LISTNUM 1 \l 13074     Est‑ce que vous avez procédé à des mesures de cette nature‑là?

LISTNUM 1 \l 13075     M. TREMBLAY:  A cette question, je vais demander à M. Tessier de répondre puis je compléterai.

LISTNUM 1 \l 13076     M. TESSIER:  C'est très simple. Notre contour est non protégé présentement à 20 watts.  Donc, peu importe la station qui va rentrer en interférence ou peu importe le signal qui soit faible ou qui a de la misère à rentrer à certaines places, étant donné que le contour est non protégé, la réponse d'Industrie Canada, c'est allez faire une demande au CRTC pour une augmentation de puissance.


LISTNUM 1 \l 13077     Et sur le 103,7 c'est pas possible étant donné des autres fréquences 103,7 qu'il y a à l'entour, on nuirait à leur contour à eux.  Donc, la question et le pourquoi qu'on a demandé le 106,9, c'est une des raisons principales.

LISTNUM 1 \l 13078     Le contour est non protégé.  Ça fait que déjà là, on n'a pas le choix.  Les premiers qui sont arrivés sont là puis prenez ce que vous avez.

LISTNUM 1 \l 13079     CONSEILLER ARPIN:  peut‑être que c'est une réponse qui est valable pour le 103,7 mais on va revenir un petit peu.

LISTNUM 1 \l 13080     M. TESSIER:  Mais juste pour vous dire vite, vite de même, Industrie Canada, les techniciens d'Industrie Canada sont venus nous voir puis ils ont fait des tests à savoir sur le périmètre, selon notre première étude qui a été faite sur notre 20 watts, selon eux, c'était convenable mais ils étaient d'accord à dire que, oui, à des places, le signal est absent.


LISTNUM 1 \l 13081     Que ce soit dans le centre de Charlesbourg où on a juste à prendre Lac Beauport, Stoneham, Tewkesbury, ainsi de suite, ils sont bas, sauf le lac Beauport où on rentre, je ne peux pas dire convenablement dans le début du Lac Beauport, mais tous les autres qui s'appellent Lac Delage, Stoneham, Tewkesbury, c'est zéro, foul ball, il n'y a rien qui passe là.  Il y a des montagnes. C'est le climat nord, en fait.  Tout bloque.  C'est une des raisons principales pour l'augmentation.

LISTNUM 1 \l 13082     CONSEILLER ARPIN:  Est‑ce que cette étude‑là a été réalisée par Industrie Canada?

LISTNUM 1 \l 13083     M. TESSIER:  Non, Industrie Canada, moi, j'ai fait un appel.  Eux autres se sont déplacés puis par après ça, ils nous ont tout simplement dit regardez, on ne peut pas faire grand‑chose.

LISTNUM 1 \l 13084     CONSEILLER ARPIN:  Mais ils ont fait des mesures.

LISTNUM 1 \l 13085     M. TESSIER:  Oui, oui, oui.  C'est ça.

LISTNUM 1 \l 13086     CONSEILLER ARPIN:  Est‑ce qu'ils vous ont remis une copie du rapport?

LISTNUM 1 \l 13087     M. TESSIER:  Non, il n'y a aucun rapport qui a été fait là‑dessus.  Oui, oui, ça été fait à main levée.

LISTNUM 1 \l 13088     M. TREMBLAY:  J'aimerais compléter là‑dessus les propos de mon collègue, Dominique Tessier.


LISTNUM 1 \l 13089     Le 20 watts a été testé.  On a eu une étude technique, a été acceptée par Industrie Canada à ce moment‑là.  Vous avez émis la licence.  Donc, tout semblait être dans les normes correctes.  C'est par la suite qu'on a vu les lacunes de ce 20 watts‑là.

LISTNUM 1 \l 13090     Je pense que c'est pas trop, sans être un ingénieur à ce niveau‑là je pense que c'est facile de constater où c'est relativement raisonnable de considérer que 20 watts pour cette situation géographique‑là, ce territoire‑là, c'était trop modeste à ce moment‑là.

LISTNUM 1 \l 13091     CONSEILLER ARPIN:  Mais personne vous l'avait dit avant de demander votre licence en 2001?

LISTNUM 1 \l 13092     M. TREMBLAY:  Non.  Par contre, je veux dire, on ne veut pas non plus revenir trop loin en arrière là‑dessus. Je pense qu'à ce moment‑là, on croyait que le 20 watts serait suffisant pour vous couvrir ce territoire‑là qui est quand même assez vaste, puis M. Tessier l'a mentionné, très montagneux.

LISTNUM 1 \l 13093     Donc, on n'a pas été surpris quand même à moment donné. On s'est vite aperçu que c'était très, très problématique.

LISTNUM 1 \l 13094     C'est aussi le fait que d'autres stations, entres autres des stations venant du Bas Saint‑Laurent, de Rivière‑du‑Loup, nous faisaient disparaître finalement des ondes de Québec.


LISTNUM 1 \l 13095     M. TESSIER:  Quand on vous dit que sur des périodes très nuageuses, quand il pleut, le signal disparaît parce qu'on est une station faible, c'est un peu plate quand les auditeurs appellent puis la première question, c'est est‑ce que votre émetteur est sauté? Qu'est‑ce qui est arrivé? Non, c'est la température.

LISTNUM 1 \l 13096     Ça l'air niaiseux à dire, mais c'est une réalité, c'est vrai.

LISTNUM 1 \l 13097     CONSEILLER ARPIN:  Là, vous avez dit par temps nuageux, mais est‑ce qu'il y a des périodes dans l'année où c'est plus apparent que d'autres?

LISTNUM 1 \l 13098     M. TESSIER:  Oui, énormément.  Ça va surtout aussi avec l'été, l'été.

LISTNUM 1 \l 13099     M. TREMBLAY:  L'été c'est moins bon.

LISTNUM 1 \l 13100     M. TESSIER:  Ça dépend de l'inclinaison.

LISTNUM 1 \l 13101     M. TREMBLAY:  L'hiver, c'est meilleur.

LISTNUM 1 \l 13102     M. TESSIER:  Ça dépend de bien des choses.

LISTNUM 1 \l 13103     CONSEILLER ARPIN:  Parce qu'il y a des feuilles dans les arbres.

LISTNUM 1 \l 13104     M. TREMBLAY:  Oui, la pression atmosphérique aussi.

LISTNUM 1 \l 13105     CONSEILLER ARPIN:  C'est la réponse.

LISTNUM 1 \l 13106     M. TREMBLAY:  Vous avez tout à fait raison.


LISTNUM 1 \l 13107     M. TESSIER:  Non, mais ça fait ‑‑ et il y en qui vont rire ici là, c'est sûr ‑‑ mais oui, c'est une réalité. Les feuilles dans les arbres bloquent le signal.

LISTNUM 1 \l 13108     M. TREMBLAY:  Exactement.

LISTNUM 1 \l 13109     M. TESSIER:  Le 20 watts, c'est pas gros. Une ampoule est plus forte que notre antenne.

LISTNUM 1 \l 13110     CONSEILLER ARPIN:  Mais c'est la réalité que vous aviez choisie antérieurement au dépôt de votre nouveau projet.

LISTNUM 1 \l 13111     Maintenant, avant de considérer le 106,9 et puis de rayonner sur l'ensemble du Québec métropolitain, parce que votre signal même de 3 microvolts va couvrir également la rive sud, avez‑vous regardé d'autres options pour mieux desservir Charlesbourg et l'arrondissement nord ou le secteur nord?

LISTNUM 1 \l 13112     M. TESSIER:  Oui, il y a plusieurs options qui ont été regardées avec celui qui af ait notre étude technique, Jean Fréchette, de Sogitech, et celle qui est sortie en premier lieu, c'est le 106,9.

LISTNUM 1 \l 13113     Pourquoi? Un, le coût des opérations pour l'installation parce qu'il y a un coût après cas s'il y a acceptation.  Ça, c'est une réalité.  C'est lui qui nous revenait le moins cher.


LISTNUM 1 \l 13114     Les autres étaient peut‑être aussi un peu compliqués techniquement parlant où il fallait mettre des réémetteurs un peu partout, qui déjà là augmentaient les coûts énormément.

LISTNUM 1 \l 13115     On avait pensé au 105,7 mais déjà là, le 105,7 encore là, c'était une question de coût puis d'installation technique peut‑être un peu trop compliquée.

LISTNUM 1 \l 13116     Le 106,9, selon M. Fréchette, c'est ce qui lui apparaissait le mieux, question de coût et question d'installation et de facilité technique.

LISTNUM 1 \l 13117     CONSEILLER ARPIN:  Cependant, ça vous donnait la couverture de l'ensemble du Québec métropolitain.

LISTNUM 1 \l 13118     M. TESSIER:  Oui, ça donnait les mêmes couvertures.  En fait, le 106,9, on aurait pu monter jusqu'à 10 000 watts, selon Industrie Canada.

LISTNUM 1 \l 13119     Et pourquoi on n'a pas monté jusqu'à 10 000 watts, c'est parce qu'on aurait peut‑être exagéré un peu et on a voulu un peu se garder une petite gêne puis on a dit on va demander la moitié du 10 000.  On ne savait pas ce que ça allait donner au début, le 5 000 watts.


LISTNUM 1 \l 13120     Et une des réalités aussi à travers tout ça, si vous regardez la carte de rayonnement et si vous regardez le nord comparativement au sud, en s'en allant vers le fleuve, vous allez être surpris que le nord, on poigne pratiquement pas.  On rentre déjà encore assez mal.  Pas énormément, pas aussi mal qu'avant, mais comparativement à si on regarde en s'en allant vers le fleuve, les différences sont là.

LISTNUM 1 \l 13121     Et tout ça, c'est à cause des montagnes. S'il n'y aurait pas eu de montagnes, on aurait fait, on va demander moins, on va peut‑être moins rayonner sur le Québec métropolitain.  On ne rentrera pas dans le coin de la Beauce, on ne rentrera pas à Lévis, on ne rentrera pas à Portneuf.  Ça ne sera pas trop grave.

LISTNUM 1 \l 13122     Mais là, étant donné les montagnes qui nous bloquaient, on n'a pas eu le choix d'aller un peu plus haut au niveau du wattage pour être capable de pénétrer dans ce secteur‑là.

LISTNUM 1 \l 13123     Sinon, on aurait été pris de la même façon qu'on est là, c'est‑à‑dire qu'on aurait eu un signal faible à Lac Beauport, à Stoneham, à Tewkesbury, à Shannon et ainsi de suite.

LISTNUM 1 \l 13124     M. TREMBLAY:  J'aimerais compléter ta réponse, Dominique.


LISTNUM 1 \l 13125     Là‑dessus, je crois que pourquoi on n'a pas fait non plus d'études, plus d'études, plus d'études, c'est une question financière aussi.  L'étude technique, il y a un coût quand même appréciable.  Donc, on s'est informé, on a demandé à des collaborateurs bénévoles qui nous ont pas mal informés quelle serait la meilleure étude technique possible. C'est pour ça que notre choix s'est arrêté sur le 106,9.

LISTNUM 1 \l 13126     Et nous croyons que, aussi, la station communautaire, les gens de l'arrondissement de Charlesbourg et du nord, on ne peut pas mettre des frontières maintenant aux arrondissements. Je pense qu'on est rendu, Québec, on parle de la ville de Québec.  On ne parle pas non plus de la Beauce comme telle. On ne parle pas de Charlevoix, même de Portneuf.  On parle vraiment de, oui, pouvoir toucher notre auditoire du nord.  Donc, du Lac‑Saint‑Jean, Stoneham, tout ça, mais évidemment toucher aussi les gens de Québec parce que les gens de Charlesbourg ne s'arrêtent pas à Charlesbourg. Ils vivent aussi à Québec. Ils sont aussi à Sainte‑Foy et ils sont aussi au Lac‑Beauport.

LISTNUM 1 \l 13127     Je pense que pour nous, il semble raisonnable de demander le 106,9 à cette puissance‑là. On croit que cette demande‑là est justifiable avec ces arguments‑là.


LISTNUM 1 \l 13128     CONSEILLER ARPIN:  Et donc, c'est ce qui fait que finalement, votre option technique, selon vous, que c'est la meilleure pour desservir Charlesbourg et la région du nord et par incidence, ça vous permettrait de desservir l'ensemble du Québec métropolitain, y compris la rive sud, et ce qui ferait de vous une station qui aurait un périmètre de desserte sensiblement équivalent aux autres demandes qu'on a étudiées depuis hier.

LISTNUM 1 \l 13129     M. TREMBLAY:  Effectivement, je crois que c'est pour ça que notre demande a été placée en concurrence avec les autres stations, les autres organismes, entreprises qui ont demandé ces licences‑là.

LISTNUM 1 \l 13130     Mais une station communautaire peut‑être qui élargit davantage son auditoire, mais effectivement, je pense qu'aujourd'hui, on est en 2006, c'est tout à fait légitime et raisonnable parce qu'évidemment les ondes ne s'arrêtent pas à chaque coin de rue.

LISTNUM 1 \l 13131     M. TESSIER:  Et il ne faut pas oublier que tout ça a été fait aussi en consultant un ingénieur technique que j'ai nommé tantôt, Jean Fréchette, et qui nous a un peu conduit vers le 106,9.  On n'est pas arrivé puis on lui a dit on veut le 106,9, on le veut à 5 000 watts.


LISTNUM 1 \l 13132     Il a dit regardez, il y a ça, il y a ça, il y a ça.  Il nous a proposé des différents scénarios que je vous ai montrés tout à l'heure, 92,5, 105,7, 106,9.  Il nous les a pratiquement tous proposés.  Il nous a montré les plus et les moins et selon ce que lui, vers où il nous amenait, bien on est arrêté sur le 106,9.

LISTNUM 1 \l 13133     CONSEILLER ARPIN:  Les finances des stations communautaires sont très fragiles et les dépenses en immobilisations sont difficiles souvent à réaliser. Or, dans votre projet, vous n'avez pas indiqué quels seraient les coûts de votre localisation et les coûts d'installation de vos équipements de transmission.  Je présume que vous devez quand même avoir une idée de ces coûts‑là et peut‑être qu'on pourrait élaborer.

LISTNUM 1 \l 13134     Avez‑vous, dans le but de nous aider à bien comprendre ce que vous avez, comment ce projet‑là va coûter et comment est‑ce que vous allez le financer? J'aimerais vous entendre là‑dessus.

LISTNUM 1 \l 13135     M. TESSIER:  Disons que pour comment le financer, je vais laisser aller M. Tremblay pour ça étant donné que je ne fais plus partie intégrante de la station.  Je suis toujours dans les alentours pareil.


LISTNUM 1 \l 13136     En ce qui concerne le coût, avec M. Fréchette, avec d'autres personnes aussi qui gravitent à l'entour de la station, on l'a évalué, tout dépendant des équipements qu'on va aller chercher, si les équipements vont être des équipements neufs ou usagers parce que l'usager est aussi à regarder de ce côté‑là, peut graviter dans les alentours entre 50 000 et 90 000 $.  Ça dépend réellement du style et de la sorte d'équipement qu'on va aller chercher.

LISTNUM 1 \l 13137     Si on va dans le neuf, je vous dirais que c'est 90 000 $, ça c'est sûr et certain.  Si on va dans l'usager, bien au plus bas, c'est 50 000, peut‑être 60 000.

LISTNUM 1 \l 13138     M. TREMBLAY:  Pour compléter, une centaine de mille comme investissement.  Nous avons déjà fait certaines représentations auprès de partenaires financiers de Québec, des entreprises privées qui sont prêtes à investir dans cette station communautaire de Québec, 100 pour cent Québec parce qu'ils y croient, finalement.  Ils croient en la relève, ils croient que ça prend une station qui va permettre aux jeunes de faire leurs débuts au niveau radiophonique et c'est un investissement pour eux.


LISTNUM 1 \l 13139     Donc, là‑dessus, on n'aura pas de difficulté à aller chercher ce financement‑là.  Déjà, on a des gens qui sont très ouverts à cette proposition‑là.

LISTNUM 1 \l 13140     CONSEILLER ARPIN:  Est‑ce qu'il y en a qui vous ont fait des propositions de financement?

LISTNUM 1 \l 13141     M. TREMBLAY:  On n'a rien d'écrit proprement dit, mais on peut l'avoir.

LISTNUM 1 \l 13142     CONSEILLER ARPIN:  Ça serait peut‑être intéressant que vous obteniez des lettres de soutien financier qui nous démontreraient que vous avez la capacité de faire des investissements aussi significatifs que 100 000 $.

LISTNUM 1 \l 13143     M. TREMBLAY:  Si c'est un argument, effectivement, que vous nous mentionnez qui est important dans votre décision, je crois que c'est ce que j'entends, c'est certain que pour nous, on va faire le nécessaire.

LISTNUM 1 \l 13144     CONSEILLER ARPIN:  Tous les autres requérants nous ont déposé avec leur demande une documentation qui fait en sorte que ce soit une lettre d'institutions financières, que ce soit des engagements, appuyés sur des états financiers qui nous démontrent la capacité de faire l'investissement.


LISTNUM 1 \l 13145     Donc, je pense qu'il faut être capable de mesurer votre projet selon les mêmes critères que les autres et puis c'était certainement un sujet d'inquiétude plus spécifique pour les radios communautaires parce qu'on sait que le financement est extrêmement fragile, que le gouvernement du Québec, qui vous a aidé pendant longtemps, ne finance plus d'immobilisations.  Il donne des subventions au fonctionnement qui sont relativement limitées. Et c'est vrai pour l'ensemble des radios communautaires et c'est pas juste spécifique à vous.

LISTNUM 1 \l 13146     Donc, je pense que pour nous, c'est assez important de voir que vous avez la capacité financière pour faire l'investissement que vous vous proposez de faire.

LISTNUM 1 \l 13147     M. TREMBLAY:  On va faire le nécessaire pour transmettre ces garanties‑là.

LISTNUM 1 \l 13148     CONSEILLER ARPIN:  Dans la demande, il y a une lettre d'Action solution radio qui est signée par un M. Cadotte et qui serait le fournisseur de votre tour.

LISTNUM 1 \l 13149     M. TREMBLAY:  Oui.

LISTNUM 1 \l 13150     CONSEILLER ARPIN:  Et qui dit que quand même, avant de procéder à l'implantation, il devra procéder à une étude de capacité de la tour.  Est‑ce que cette étude‑là a été réalisée?  Et est‑ce qu'elle permet d'installer une antenne du type de celle que vous voulez installer?


LISTNUM 1 \l 13151     M. TREMBLAY:  Oui, oui.  Elle permet, on n'a même pas eu besoin d'étude, quand je lui ai dit le poids de l'antenne, ça lui prenait juste le poids de l'antenne pour le savoir de base, puis le poids de l'antenne était assez bas pour nous mettre en plein dans le haut de la tour et c'était en fin de compte sa conviction de nous mettre en plein dans le haut de la tour étant donné il y a une autre montagne qui aurait pu nous cacher.

LISTNUM 1 \l 13152     CONSEILLER ARPIN:  D'accord.  C'est pour ça que je posais la question.

LISTNUM 1 \l 13153     Monsieur Tremblay, quand est‑ce que vous pensez que vous pourriez nous faire remettre des lettres qui nous démontreraient la capacité financière de CIMI de procéder à ‑‑?

LISTNUM 1 \l 13154     M. TREMBLAY:  Je vais m'engager dans les 30 jours, les 30 prochains jours maximum.

LISTNUM 1 \l 13155     CONSEILLER ARPIN:  Pour produire ces lettres‑là.

LISTNUM 1 \l 13156     M. TREMBLAY:  Si le délai est trop long, ça peut être avant.

LISTNUM 1 \l 13157     CONSEILLER ARPIN:  Mais si ça peut être avant, on a demander avant.

LISTNUM 1 \l 13158     M. TREMBLAY:  On va faire, on va y aller très rapidement.

LISTNUM 1 \l 13159     CONSEILLER ARPIN:  D'accord.


LISTNUM 1 \l 13160     M. TREMBLAY:  On va y aller très rapidement.

LISTNUM 1 \l 13161     CONSEILLER ARPIN:  D'accord.  Alors, pensez‑y et vous me direz tantôt ce que vous entendez pas très rapidement.

LISTNUM 1 \l 13162     M. TREMBLAY:  D'ici la fin de la semaine, c'est ça?

LISTNUM 1 \l 13163     CONSEILLER ARPIN:  Ça serait l'idéal, c'est sûr, mais je pourrais quand même vous donner peut‑être dans les premiers jours du mois d'avril, parce que ça peut peut‑être prendre plus que quelques heures pour ‑‑

LISTNUM 1 \l 13164     M. TREMBLAY:  Le 31 mars, on s'entend là‑dessus.

LISTNUM 1 \l 13165     CONSEILLER ARPIN:  Parfait.

LISTNUM 1 \l 13166     M. TREMBLAY:  Merci.

LISTNUM 1 \l 13167     CONSEILLER ARPIN:  C'est acquis.

LISTNUM 1 \l 13168     Vous l'avez dit dans votre présentation orale que si le Conseil refusait votre demande, ça vous mettrait en situation finalement de vivotement.

LISTNUM 1 \l 13169     Pouvez‑vous nous décrire de manière plus spécifique c'est quoi l'impact d'un refus de votre demande?


LISTNUM 1 \l 13170     M. TREMBLAY:  L'impact, c'est énorme. Aujourd'hui, on se présente. Aujourd'hui, c'est une étape essentielle au développement de la station CIMI‑FM.  Quand on dit on va vivoter, parce que si la demande est refusée, on va demeurer avec 20 watts.

LISTNUM 1 \l 13171     onc, ça veut dire continuer de perdre des commanditaires ou ne pas trouver de commanditaires, avoir un minimum de personnel au niveau de la station.  Ça diminue de plus en plus.  Les salaires aussi sont de plus en plus bas.

LISTNUM 1 \l 13172     Vous avez vu nos états financiers.  On a de la difficulté à arriver année après année.  Donc, ça nous condamne finalement, notre licence vient à terme en 2007.  Donc, est‑ce qu'il y aura des courageux comme nous qui allons maintenir le fort encore longtemps, des bénévoles, tout ça? Je ne le sais pas.

LISTNUM 1 \l 13173     C'est pour ça qu'on dit on va vivoter si la réponse est négative puis on va peut‑être aussi quitter les ondes.  On va peut‑être devoir dire on va mettre la clé dans la porte.


LISTNUM 1 \l 13174     Ça serait dommage parce que ce que la station a amené au niveau entre autres des jeunes talents, la relève, il y a entre autres des animateurs, des animatrices qui sont sur les stations de Québec, qui ont passé par les ondes de CIMI‑FM. Il y en a en région.

LISTNUM 1 \l 13175     On peut en nommer.  Il n'y a pas de problème avec ça.  On est fier de ça et on a un rôle communautaire à jouer.  On veut continuer de le jouer, mais au moins avec une antenne raisonnable.

LISTNUM 1 \l 13176     CONSEILLER ARPIN:  Le Conseil ‑‑ c'est un commentaire que je veux simplement solliciter ‑‑ a toujours eu dans le cas des demandes de modification à l'intérieur d'un premier terme de licence, une préoccupation effectivement sur le processus d'intégrité puis d'octroi des licences.

LISTNUM 1 \l 13177     Beaucoup de licences ont été attribuées dans un cadre concurrentiel.  Quand la licence de CIMI a été attribuée à la même époque, le Conseil avait étudié des demandes. D'ailleurs, peu de temps, je crois que vous êtes entré en ondes en 2001, la station de Cogeco, c'est venu un peu plus tard, parce que je sais que ça s'est fait dans le cadre d'une audience publique où il n'y a pas eu de comparution.


LISTNUM 1 \l 13178     Mais malgré tout, le Conseil, quand il attribue des fréquences puis à l'intérieur de la première période de licence, s'inquiète de voir des modifications survenir. La modification que vous proposez, elle est très substantielle et elle fait en sorte que votre station, vous avez parlé de mutation, vous avez parlé de développement, mais c'est un développement extrêmement rapide par rapport à d'autres stations.

LISTNUM 1 \l 13179     Vous avez tantôt parlé de la station de l'Université Laval mais qui s'est développée au cours des ans.  Je pense à d'autres radios communautaires dans d'autres marchés, oui, qui ont demandé, ou des stations de radio de campus, mais qui ont exploité peut‑être leur station pendant 10, 12, 15 ans avant de dire il y a de l'étalement urbain, il y a que la population étudiante s'est déplacée, le campus est morcelé, il y a d'autres institutions éducation qui sont venues ‑‑ je vous donne des exemples ‑‑ et on veut bien les desservir.

LISTNUM 1 \l 13180     Mais tout ça généralement se fait après au moins une période complète de licence. Or, vous, vous avez obtenu votre licence en 2001.  Votre renouvellement de licence va survenir au cours de l'année 2008, et on est aujourd'hui en train d'étudier votre projet d'augmentation de puissance et c'est un projet très significatif.


LISTNUM 1 \l 13181     Qu'est‑ce que vous avez à nous dire qui peut nous rassurer que vous n'avez pas utilisé un faux prétexte pour vous insérer dans le marché puis dire quand on sera là, on viendra puis on se positionnera plus fort puis on reviendra chercher le marché?

LISTNUM 1 \l 13182     M. TREMBLAY:  Je ne sais pas si je comprends bien votre question, mais pour CIMI‑FM, l'augmentation de puissance, est‑ce que c'est trop rapide par rapport aux autres stations communautaires?  Il y a cet élément‑là.

LISTNUM 1 \l 13183     Je crois que si jamais le CRTC octroie d'autres licences au Québec, que ce soit d'autres compagnies qui sont présentées aujourd'hui et hier, il y a là comme une opportunité aussi pour la station communautaire CIMI‑FM parce qu'il y a quand même des délais aussi pour aussi appliquer, comme vous l'avez mentionné, les changements techniques.

LISTNUM 1 \l 13184     Donc, il faut penser à ça aussi.  Mais comme organisation communautaire à but non lucratif, se positionner dans le marché, oui et non.  Effectivement, on veut faire une radio communautaire intéressante, développer la relève, s'assurer aussi que nos commanditaires, parce que les stations communautaires vivent aussi de commanditaires.  Vous l'avez mentionné, les gouvernements se retirent de plus en plus au niveau du financement des organisations communautaires au niveau de la radio.


LISTNUM 1 \l 13185     Donc, il faut se responsabiliser et c'est pour ça qu'on est devant vous aujourd'hui.  C'est pour ça qu'il y a 16 mois, on a déposé une demande de modification technique.

LISTNUM 1 \l 13186     Selon nous, c'est une puissance raisonnable. Selon nous, avec qui on parle ici, autour de nous, c'est pour une station communautaire.

LISTNUM 1 \l 13187     La station universitaire, comme vous l'avez mentionné, CHYZ a quand même obtenu 6 000 watts après peut‑être une dizaine d'années mais pour nous, on l'a dit, les jeunes, ça va de plus en plus rapidement.  Donc, on est à la fin de notre licence en 2007.  Donc, je pense que le momentum est bon, l'opportunité est là aussi.

LISTNUM 1 \l 13188     Mais effectivement, on ne se cache pas qu'on pense qu'on va pouvoir être en mesure de rentabiliser la station.  Rentabiliser, c'est que les profits ou les revenus vont aller de toute façon à 100 pour cent dans la station.  Puisqu'on est à but non lucratif, on a un mandat communautaire et on veut promouvoir, améliorer tout ça.


LISTNUM 1 \l 13189     Améliorer aussi l'aspect technique, devenir en quelque sorte, améliorer l'aspect académique des jeunes qui se préparent à faire de la radio au niveau commercial.  Et ça, il faut avoir quand même les moyens.  Je pense que les autres les ont eus, comme CHYZ entre autres.

LISTNUM 1 \l 13190     CKRL s'est pris d'une autre manière avec 30 ans, au‑delà 30 ans d'expérience de radio.  Mais quand même, il faut aller avec des modèles des fois qui sont différents.  Je pense qu'il n'y a rien de mal dans ce sens‑là.

LISTNUM 1 \l 13191     Et pour nous, CIMI‑FM, c'est effectivement l'opportunité lors de ces audiences‑là de présenter cette demande‑là.  Mais ça fait quand même un certain temps qu'on y pense.  Comme on vous l'a mentionné dans notre présentation, ça fait déjà 16 mois.

LISTNUM 1 \l 13192     CONSEILLER ARPIN:  Je fais effectivement, la portée de ma question fait que nous reprochez d'avoir attendu 16 mois.  Donc, c'est tout ça qui vient colorer ‑‑

LISTNUM 1 \l 13193     M. TREMBLAY:  Bien, aujourd'hui au moins, j'entends une partie de la réponse, si je peux me permettre, c'est qu'il y a quand même des délais que vous, vous donnez dans le sens qui fait partie, si on veut, de la normalité des choses que nous, nous ne connaissons pas comme simple bénévoles.


LISTNUM 1 \l 13194     On n'est pas des professionnels.  Vous voyez que notre équipe est plutôt limitée en terme de présentation et de connaissances aussi.  Là‑dessus, c'est certain qu'on a encore des croûtes à manger, ça c'est certain.

LISTNUM 1 \l 13195     CONSEILLER ARPIN:  On va passer au volet de la programmation, si vous voulez.

LISTNUM 1 \l 13196     Donc dans votre demande et dans vos réponses aux questions du Conseil, vous avez indiqué que votre programmation est et demeurera locale, axée sur la couronne nord de Québec.

LISTNUM 1 \l 13197     Alors, pouvez‑vous nous dire, nous donner une brève description de cette programmation et quelles émissions vous avez présentement et lesquelles seront remplacées pour refléter votre service élargi?

LISTNUM 1 \l 13198     M. TREMBLAY:  Notre programmation présentement, ça va de cette façon‑là.  Du lundi au vendredi, le matin, on a une émission d'actualité locale, régionale, communautaire, des gens qui viennent parler aussi. On a un animateur qui est relativement jeune dans le milieu de la radio.  Ça fait deux ans qu'il a fait ses débuts.  Donc, une émission d'actualité.

LISTNUM 1 \l 13199     En avant‑midi, de 9 heures à 11 heures, ou 9 heures 30 à 11 heures, à une demi‑heure près, on a une émission qui est davantage un genre de marché aux puces.  On demande aux gens, c'est une émission populaire, une radio communautaire.


LISTNUM 1 \l 13200     Donc, il y a des chroniques aussi culturelles qui sont mises en ondes, l'émission du midi aussi où parfois on ouvre les lignes effectivement pour parler aux gens, aux gens de Québec avec des animateurs de la relève qui sont présentement en ondes.

LISTNUM 1 \l 13201     En après‑midi, il y a un retour tout à fait, de la musique francophone aussi en après‑midi.  L'émission du retour.

LISTNUM 1 \l 13202     On essaie de permettre à la création orale, de permettre aux jeunes d'expérimenter le médium de la radio tout en leur donnant quand même une orientation.

LISTNUM 1 \l 13203     En soirée, il y a aussi du sport évidemment. On a du sport local depuis un certain temps qui est en ondes sur les ondes CIMI‑FM.

LISTNUM 1 \l 13204     Et pour ce qui est de la soirée, c'est des jeunes qui viennent faire de la radio, au niveau de la relève, des jeunes du CRTQ, des jeunes du Cap, des jeunes bénévoles qui sont passionnés de la radio qui viennent faire leur émission.

LISTNUM 1 \l 13205     La fin de semaine aussi essentiellement, c'est 100 pour cent bénévole, une émission de santé, cuisine, politique, économie, musique, sports.  On a vraiment un format qui est varié, comme le mandat communautaire nous le demande.


LISTNUM 1 \l 13206     CONSEILLER ARPIN:  Vous dites que vous avez des émissions de sport.  Parlez‑vous de couverture d'événements sportifs?

LISTNUM 1 \l 13207     M. TREMBLAY:  Non, c'est du sport en général, du sport local.  On couvre le hockey senior, aussi le hockey majeur.  C'est essentiellement ça mais aussi le sport professionnel, évidemment.

LISTNUM 1 \l 13208     CONSEILLER ARPIN:  C'est des équipes de Charlesbourg ou des équipes de Québec?

LISTNUM 1 \l 13209     M. TREMBLAY:  On parle des équipes de Québec.

LISTNUM 1 \l 13210     CONSEILLER ARPIN:  De Québec.

LISTNUM 1 \l 13211     M. TREMBLAY:  Parfois de Charlesbourg, effectivement.  Ça peut être du sport très, très, très, très local, l'arrondissement, mais aussi de Québec.

LISTNUM 1 \l 13212     Pour nous, Québec, c'est local.

LISTNUM 1 \l 13213     CONSEILLER ARPIN:  Je vois dans votre présentation, vous nous avez parlé d'émissions de musique pour les 12‑17 et puis vous avez d'ailleurs parlé d'abondance de ce service‑là et puis des opportunités que ça offrait de relève musicale et tout.

LISTNUM 1 \l 13214     Où ça se trouve présentement dans votre grille horaire?


LISTNUM 1 \l 13215     M. TREMBLAY:  Je suis très content que vous en parliez puisque je co‑anime cette émission‑là depuis deux ans avec des jeunes, des adolescents et adolescentes puisque dans mon métier, je travaille auprès des adolescents et adolescentes.

LISTNUM 1 \l 13216     C'est le mercredi soir, de 7 heures à 8 heures 30.  Donc, tous les mercredis soirs, je co‑anime avec des jeunes adolescents, adolescentes, 12 à 17 ans, une émission où les jeunes viennent exprimer leurs idées, préparent des chroniques qui touchent le milieu scolaire, le milieu artistique, l'école, la famille, tout ça.

LISTNUM 1 \l 13217     Je vous invite à l'écouter.  C'est très, très sympathique comme émission.

LISTNUM 1 \l 13218     CONSEILLER ARPIN:  C'est ça qui s'appelle Paradoxe?

LISTNUM 1 \l 13219     M. TREMBLAY:  Ça s'appelle Paradoxe puis on a beaucoup de plaisir à faire ce type d'émission‑là.

LISTNUM 1 \l 13220     Ça permet aux jeunes d'initier à l'écoute de la radio mais aussi au fait de faire de la radio aussi.


LISTNUM 1 \l 13221     CONSEILLER ARPIN:  Vous avez aussi dit que votre service élargi, vous vouliez desservir davantage la région de Québec et vous avez dit que vous aviez perdu plusieurs, vous avez subi plusieurs départs d'artisans de radio.

LISTNUM 1 \l 13222     Donc ma question vient, c'est qu'à une époque donnée, CIMI a quand même eu un animateur vedette de premier plan qui a travaillé chez vous, est‑ce que dans votre service élargi, vous entendez faire encore appel à des animateurs vedettes?

LISTNUM 1 \l 13223     M. TREMBLAY:  La station CIMI‑FM, est‑ce qu'elle aurait à faire appel à un animateur vedette?  Je vous dirais pourquoi pas?  Si un animateur vedette veut faire de la radio CIMI‑FM, dans la mesure où il respecte les règles, pourquoi pas? On est une station de radio. Donc, est‑ce qu'on va empêcher aux animateurs et aux animatrices de radio de faire de la radio?

LISTNUM 1 \l 13224     Mais j'ai dit avec des conditions.  Évidemment, on n'accepte pas tout le monde qui vient à CIMI‑FM faire de la radio.  Évidemment, il y a quand même un processus d'embauche ou d'acceptation des projets.

LISTNUM 1 \l 13225     CONSEILLER ARPIN:  Ça me tente de vous poser la question.

LISTNUM 1 \l 13226     M. TREMBLAY:  Allez‑y.

LISTNUM 1 \l 13227     CONSEILLER ARPIN:  Quand vous avez engagé M. Arthur, avez‑vous eu un processus d'embauche?

‑‑‑ Rires / Laughter


LISTNUM 1 \l 13228     M. TREMBLAY:  Je ne crois pas que notre demande de modification technique, il y a un lien direct.

LISTNUM 1 \l 13229     CONSEILLER ARPIN:  Bien non, effectivement, mais ça m'amène quand même vers l'avenir.  Il y a d'autres animateurs vedettes dans la région de Québec qui sont aujourd'hui en chômage ou sur l'Internet, donc accessibles par des moyens alternatifs.

LISTNUM 1 \l 13230     Est‑ce que vous ne seriez pas tenté de faire appel à une de ces personnalités‑là?

LISTNUM 1 \l 13231     M. TREMBLAY:  Aujourd'hui, là? Non.

LISTNUM 1 \l 13232     CONSEILLER ARPIN:  Mais demain?

‑‑‑ Rires / Laughter

LISTNUM 1 \l 13233     M. TREMBLAY:  L'avenir, ce n'est pas moi qui ‑‑

LISTNUM 1 \l 13234     CONSEILLER ARPIN:  Ce n'est pas vous qui le décrivez.


LISTNUM 1 \l 13235     Après l'implantation de, l'augmentation de puissance, parce que ma question, qui est la question qui va suivre, c'est comment est‑ce que vous pensez être capable de les encadrer?  Et puis ce n'est pas tellement pour savoir qui, je ne cherche pas de nom, mais c'est de discuter de l'encadrement puis éventuellement de discuter avec vous de vos lignes directrices sur les contenus et puis votre politique de règlement interne qui concerne les tribunes téléphoniques.

LISTNUM 1 \l 13236     C'est l'essence de ma question.  Alors, peut‑être que vous l'avez ramassé.

LISTNUM 1 \l 13237     M. TREMBLAY:  Absolument. On consent que l'encadrement de la programmation à CIMI a pu avoir des défaillances parce qu'évidemment, ça prend des ressources pour encadrer une programmation, des ressources humaines.  Et pour avoir une ressource humaine d'expérience, parce que je pense que pour encadrer, que ce soit des jeunes de la relève ou des personnes plus expérimentées, ça prend des personnes qui ont une certaine expérience ou à tout le moins un début d'expérience.

LISTNUM 1 \l 13238     Que ce soit en station communautaire ou en station commerciale, je pense qu'avec des ressources, donc une augmentation de puissance va nous permettre d'avoir des ressources, va pouvoir nous permettre d'engager quelques personnes, une, deux, des personnes qui vont pouvoir justement mieux encadrer, donc on parle de directeur des programmes, de direction générale, mieux encadrer cette programmation‑là.


LISTNUM 1 \l 13239     Donc, s'assurer que notre programmation soit davantage de qualité, respecter davantage les règles si jamais les règles ne l'ont pas été.  Mais je pense que ça prend un minimum de ressources puisque nous, comme équipe de bénévoles, des gens avec la passion de la radio, oui, mais de bonne volonté.

LISTNUM 1 \l 13240     Mais effectivement, on demeure qu'on ne peut pas suivre entièrement tout ce qui se passe au niveau des ondes de CIMI‑FM. Pour ça, il faut déléguer nos pouvoirs à des gens de confiance qui ont aussi une certaine expérience.  Mais pour ça, pour les dénicher, pour les trouver, ça prend des ressources.

LISTNUM 1 \l 13241     Vous dites que vous avez une politique interne.  Vous avez dit ça d'ailleurs dans une lettre du 9 septembre 2005 que vous aviez des règlements internes concernant les contenus.  Est‑ce que vous avez déposé ces règlements‑là un jour au Conseil?

LISTNUM 1 \l 13242     CONSEILLER ARPIN:  Je ne me souviens pas précisément. Je sais qu'on a des règlements internes qui sont relativement simples.  Évidemment, on ne parle pas de code de déontologie ou quelque chose comme ça.  On parle de règles de base qui ont été émises par le conseil d'administration pour le bien évidemment de nos artisans quand ils arrivent en onde, surtout quand on arrive avec des différentes émissions.


LISTNUM 1 \l 13243     Donc, c'est cette structure‑là où les gens s'engagent évidemment à respecter ces règles de base.

LISTNUM 1 \l 13244     M. TREMBLAY:  C'est des règles écrites ou des règles verbales?

LISTNUM 1 \l 13245     CONSEILLER ARPIN:  Je pense qu'il y a des choses écrites, sous toutes réserves.  Si vous me demandez si on a quelque chose de particulier, il faudrait que je vérifie.

LISTNUM 1 \l 13246     M. TESSIER:  Il y a les règlements généraux de la station mais tout organisme à but non lucratif a des règlements généraux. Il y a une partie de ces règles‑là qui sont dictées et d'autres sont plus des règles un peu plus verbales.

LISTNUM 1 \l 13247     Il ne faut pas oublier aussi que la majorité des animateurs qui sont à la station sont des animateurs bénévoles; et Dieu sait seul qu'un peu partout, les bénévoles, c'est pas évident à contrôler.

LISTNUM 1 \l 13248     Et c'est dur aussi à contrôler parce que c'est, en même temps la vie de la station, c'est des employés en même temps qui ne sont pas rémunérés; mais sans eux, on ne serait pas grand‑chose.  Et il ne faut pas l'oublier.


LISTNUM 1 \l 13249     Et de leur dicter des règles quand ils sont là pour venir parler à la radio puis pour venir étaler leurs tripes dans le respect des règles radiophoniques, dans le respect des règles du CRTC, parce qu'un des documents justement des règles radiophoniques qui existent, c'est vos règles à vous. Il ne faut pas l'oublier. Et ça, les bénévoles majoritairement, les animateurs, qu'ils soient vedettes ou non, sont tous au courant de ces règles‑là de base.

LISTNUM 1 \l 13250     Mais il ne faut pas oublier que c'est des bénévoles aussi. C'est un peu dur de leur ‑‑

LISTNUM 1 \l 13251     CONSEILLER ARPIN:  Mais l'expérience nous montre des fois qu'il y en a, dans le feu de l'action, qui semble qui les oublient.

LISTNUM 1 \l 13252     M. TREMBLAY:  Absolument.

LISTNUM 1 \l 13253     CONSEILLER ARPIN:  Est‑ce que vous avez des mécanismes de rappel?

LISTNUM 1 \l 13254     M. TREMBLAY:  Nos mécanismes de rappel, c'est que s'il y a eu erreur ou s'il y a eu faute commise, évidemment il va y avoir une plainte quelque part. Je pense qu'on a mentionné qu'on n'en ferait pas mention aujourd'hui, de ce que j'ai pu comprendre.

LISTNUM 1 \l 13255     CONSEILLER ARPIN:  Je ne fais pas l'analyse des plaintes.  Je fais l'analyse des mécanismes de contrôle.


LISTNUM 1 \l 13256     M. TREMBLAY:  C'est ça, exactement, et c'est exactement dans cette direction‑là que je m'en vais, dans le mécanisme de contrôle. Pour nous, il est plutôt limité.  Et pourquoi?  Je vous l'explique. Parce que, comme Dominique le mentionnait, il y a une équipe de bénévoles.

LISTNUM 1 \l 13257     Il y a certaines personnes qui sont là aussi pour encadrer mais évidemment les ressources étant insuffisantes, parce que les revenus l'étant aussi, bien il y a comme une cause à effet, là, à moment donné.

LISTNUM 1 \l 13258     Je pense que dans les stations radio, qu'ils soient à la radio ou à la télé, qui ont les ressources, ils ont les ressources aussi de je ne dirais pas contrôler mais à tout le moins orienter, guider leurs artisans en ondes.

LISTNUM 1 \l 13259     Mais quand on a peu de moyens, bien il arrive des dérapages parfois, malheureusement.

LISTNUM 1 \l 13260     CONSEILLER ARPIN:  Il n'en demeure pas moins que vous en avez la responsabilité.

LISTNUM 1 \l 13261     M. TREMBLAY:  Absolument.

LISTNUM 1 \l 13262     CONSEILLER ARPIN:  Et vous, à titre de président du conseil d'administration, c'est à vous, on s'attend que ce soit vous qui soyez le policier.

LISTNUM 1 \l 13263     M. TREMBLAY:  Là‑dessus, si je peux vous répondre.


LISTNUM 1 \l 13264     CONSEILLER ARPIN:  Non.

LISTNUM 1 \l 13265     M. TREMBLAY:  Ou c'est pas une question?

LISTNUM 1 \l 13266     CONSEILLER ARPIN:  Non, c'était pas une question.

LISTNUM 1 \l 13267     M. TREMBLAY:  D'accord.

LISTNUM 1 \l 13268     CONSEILLER ARPIN:  On va en même temps parler, il y a déjà dans le marché deux stations de radio communautaires.  On les a mentionnées toutes les deux.  Je ne parle pas de la station de campus, mais CKRL et CKIA.

LISTNUM 1 \l 13269     En quoi votre programmation projetée suite à l'augmentation de puissance sera‑t‑elle distincte de ces stations?

LISTNUM 1 \l 13270     M. TREMBLAY:  Elle est déjà distincte de ces stations, selon nous.  A tout le moins, je ne pense pas que CKRL ou CKIA se sont plaints que notre programmation, on dédoublait leur programmation. Je ne pense pas que c'est le cas.

LISTNUM 1 \l 13271     Je pense que tout le monde trouve, je ne dirais pas sa niche parce que c'est des formats très, très différents parce que c'est communautaire, donc c'est très varié.


LISTNUM 1 \l 13272     Je crois que CKRL a déjà démontré peut‑être ses orientations davantage au niveau de la culture. Ces aspects‑là sont très forts chez CKRL.

LISTNUM 1 \l 13273     Nous, ça varie. On parle d'émissions sportives, on parle d'émissions avec des adolescents, on parle de ‑‑ c'est très, très varié.

LISTNUM 1 \l 13274     Je pense qu'on est complémentaire.  Parfois, on est similaire mais parfois, on est complémentaire, mais c'est le lot des stations communautaires.

LISTNUM 1 \l 13275     C'est sûr que nous, on essaie d'aller chercher finalement l'intérêt aussi des citoyens de Québec au niveau de l'auditoire parce qu'on n'en a pas fait mention mais on a entendu les autres présentations, mais on parle d'une perte d'auditoire pour Québec importante je pense dans les derniers sondages.

LISTNUM 1 \l 13276     Je pense qu'on a suivi ça un peu comme vous et il y a une perte d'auditeurs et d'auditrices qui ne sont plus à la radio.  Ça fait qu'à quelque part, il doit y avoir un besoin.  Il va avoir des gens qui cherchent à quelque part une radio à entendre.

LISTNUM 1 \l 13277     Peut‑être la station CIMI‑FM au niveau de radio communautaire peut peut‑être répondre en partie à cette perte d'auditoire qui a eu lieu à Québec.


LISTNUM 1 \l 13278     CONSEILLER ARPIN:  Est‑ce que vous pensez qu'il y a des synergies possibles à travailler avec les stations de radio communautaires existantes puis de venir voir s'il y a moyen de s'entendre sur des grilles de programmation qui sont non concurrentielles de façon à ce que vous soyez pas tous dans le même créneau au même moment ou est‑ce que c'est impensable et puis vous êtes trop indépendants un l'autre?  Pas nécessairement vous plus indépendant que les autres.

LISTNUM 1 \l 13279     M. TREMBLAY:  Je ne sais pas en quoi ça serait ‑‑